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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 06:12

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Le Mercantour et ses sommets à plus de 3200m d'altitude

 

Sur le plateau de la Revère, les premiers habitants s'installent dès l'âge de fer. Au XVIIIème siècle, les Sardes implantent un camp retranché à la Semboula dans le but de repousser les armées françaises et espagnoles. Au XIXème siècle, pour la défense de Nice, la région, du Var à l'Italie, est fortifiée avec, dans le Parc de la Grande Corniche, deux forts : la Drette en 1878, et La Revère en 1879.

PHOTOS-2014-0176.JPGCe dernier dominant la Méditerranée à plus de 700 mètres d’altitude, offre une position stratégique circulaire unique. Tout le long de la route militaire de la Forna, restent les vestiges de nombreuses poudrières. Le plateau de la Revère se caractérise par un relief calcaire où les gouffres, dolines et grottes sont nombreux ; il présente un écosystème méditerranéen rare où près de 450 espèces de végétaux sont répertoriés, souvent protégés.

PHOTOS-2014-0177.JPGDans la garrigue, dans les forêts de pins ou de chênes, dans les vestiges de restanques consacrées à la culture de l’olivier, la faune est représentée par les grands rapaces tels que les hiboux, grands ducs, aigles, par les sangliers, blaireaux, lapins….

PHOTOS-2014-0205.JPGLe fort de la Revère est un ouvrage militaire construit entre 1879 et 1885 au-dessus du village d'Èze dans le Parc forestier de la Grande Corniche du département des Alpes-Maritimes. Situé à 696 m d'altitude, il domine sur une ligne de crête toute la côte depuis l'Italie jusqu'à l'Estérel. Jusqu’en 1886, il est aussi appelé fort Anselme.

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Le fort fait partie d'un ensemble de fortifications semi-enterré et bâti à partir de 1879 et jusqu'au début de la Grande Guerre, le long des frontières et des côtes niçoises. Conçu selon le système Séré de Rivières, il est de type dit "à massif central et batterie basse" avec batterie sur les périphéries et casernements en partie centrale. Son projet apparaît dans un rapport de 1877 du commandant Wagner, chef du Génie de Nice. Les plans sont établis par le capitaine Rougier en 1878.

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D'un coté la mer, de l'autre les montagnes


 Son périmètre en forme de trapèze est entouré en totalité par un fossé sec flanqué de caponnières. Son armement se composait de 16 canons et de 4 mortiers. Ce dispositif était complété par trois batteries annexes: la Calanca, la Forna et Samboules. Avec son homologue le fort de la Drète, il défendait les voies de pénétrations par les vallées.

PHOTOS-2014-0233.JPGDurant la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement de Vichy y transférait des prisonniers alliés, principalement des pilotes britanniques. Il est ensuite déclassé et fermé au public. Cet important ouvrage fortifié construit en vue de la protection de Nice ne se visite pas, mais l'esplanade ombragée de platanes qui l'entoure offre une vue saisissante sur la commune d'Èze et la mer où se découpent les avancées verdoyantes des caps. Idéal pour des piques niques panoramiques !

PHOTOS-2014-0248.JPGBancs invitant au repos, maison de la nature, sentier botanique, table d'orientation et aven de Simboula agrémentent ce bref séjour dans le parc naturel départemental de la grande Corniche soumis, il faut le préciser, à un curieux micro-climat où se mêlent influences maritimes et courants venus en droite ligne des sommets alpins. Depuis ce bastion calcaire suspendu quelque 700 m au-dessus du littoral, on toisera la Côte d'Azur en admirant la place-forte naturelle où s'est écrite l'histoire mouvementée du village d'Èze dont l'architecture circulaire, les toits de tuiles rondes et le jardin exotique enrichissent un paysage prestigieux.

PHOTOS-2014-0275.JPGPendant la seconde guerre mondiale, le gouvernement de Vichy avait fait transférer au Fort de La Revère (situé à 20 km de Nice sur la haute corniche entre Eze et La Turbie) des prisonniers alliés, essentiellement des pilotes britanniques, tombés sur le sol de la France dite "libre". En mars et en août 1942, il fut le théâtre de deux évasions spectaculaires. La première fut soigneusement préparée par le réseau Pat O' Leary et l'aumônier du fort qui photographia les détenus pour leur fabriquer de faux papiers.

PHOTOS-2014-0293.JPGLe plan était simple : accéder à l'infirmerie par la grosse canalisation des toilettes, scier les barreaux de la fenêtre dominant le fossé du fort et se laisser descendre le long d'une corde. Grâce à des complicités extérieures (notamment des résistants monégasques), la moitié des 10 pilotes évadés purent regagner l'Angleterre. Les autres furent repris par la police vichyste à Nice et à Monaco.

PHOTOS-2014-0308.JPGLa seconde fut encore plus audacieuse. Pendant six semaines, les détenus creusèrent un tunnel de 30 m sous le fort. Au cours de la nuit du 23/24 Aout, soixante six aviateurs l'empruntèrent. L'alerte fut donnée lors du passage du soixante-septième. Trente-un d'entre-deux, pris en charge par les réseaux F2 et Libé-Sud regagnèrent leur pays.

PHOTOS-2014-0313.JPGEn juin 1942, environ 300 soldats et une trentaine d'officiers anglais sont internés au Fort de la Révère, surveillés par des gardes mobiles français, sous le contrôle de la commission d'armistice italienne. Un résistant nomme Val Williams, décide d'essayer de faire évader des officiers, dont l'armée alliée a le plus urgent besoin. Organiser une évasion suppose un plan... et des finances.

PHOTOS-2014-0356.JPGLes fonds : ils sont collectes auprès de la colonie anglaise de Monaco, qui crée un comité de soutien présidé par le duc de Westminster. Le plan : prendre contact avec les prisonniers sous couvert d'organiser chaque semaine des loisirs sportifs, censés être prévus par la convention internationale de La Haye. En fait, il s'agit la d'une invention de Val Williams* qui met son plan a exécution...

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la garrigue méditerranéenne


 Il obtient l'accord des autorités pénitentiaires pour une visite d'entraînement hebdomadaire de volley ball. Il propose d'entraîner les officiers, car les soldats sont trop nombreux ! Après de nombreuses visites, la confiance s'établit et Val Williams n'est même plus fouillé a son entrée dans le camp ! Passés les premiers moments de suspicion, il peut en collaboration avec les officiers anglais, organiser leur évasion.

PHOTOS-2014-0315.JPGLe plan choisit avec le capitaine Bennett consiste à creuser un tunnel sous les douves, pour aboutir sur le flanc externe du fort. Six hommes sont choisis pour tenter l'évasion, ils préparent leur matériel- (fausses clefs, faux papiers, échelles de corde, etc...), et commencent a creuser.

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point de vue sur la rade de Villefranche


 La position géographique du pays de Nice, la diversité de ses paysages et son climat varié en font une étape incontournable pour des dizaines de milliers d’oiseaux survolant ou traversant notre territoire de février à juin pour rejoindre leur aire de nidification, ou d’août à novembre afin de gagner leurs quartiers d’hivernage.

PHOTOS-2014-0322.JPGSi nous avons la chance de pouvoir observer deux fois par an l’un des plus beaux spectacles de la nature, il incombe également à notre pays de prendre ses responsabilités pour protéger ces espèces migratrices, symbole d’un patrimoine naturel européen commun. L'un des meilleurs sites de suivi de la migration postnuptiale des oiseaux de la région PACA se situe dans les Alpes-Maritimes au Fort de la Revère.

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les montagnes tombent dans la mer


 Situé sur un très beau lapiaz (roches calcaires ciselées par le ruissellement des eaux) en partie recouvert par la garrigue, il offre une vue spectaculaire sur toute la côte et les reliefs environnants. Suivant les années et notamment les variations des facteurs climatiques, le total d’oiseaux qu’il est possible de dénombrer du Fort de la Revère fluctue entre 70000 et 110000 oiseaux migrateurs.

PHOTOS-2014-0348.JPGLes forts effectifs sont généralement liés à des passages importants de pigeons ramiers, qui représentent parfois près de 60% de l’effectif total des oiseaux migrateurs, toutes espèces confondues. Quantitativement viennent ensuite les passereaux puis les rapaces et enfin les autres espèces, à savoir les cigognes, les cormorans, les grues.  La diversité ornithologique est elle aussi importante avec, chaque année, une centaine d’espèces dénombrées. Parmi les plus emblématiques du site figurent le Circaète Jean-le-blanc, la Bondrée apivore ou encore le Guêpier d’Europe.

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le village de Eze sur le piton rocheux


*A nous la victoire, film américain de John Huston, sorti en 1981 avec Sylvester Stallone, Michael Caine, Max von Sydow, Carole Laure, Jean-François Stévenin fut inspiré par la grande évasion du fort de la Revere.

 

 

                             DIAPORAMA DE LA BALADE


 
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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 06:32

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Monument au sens réel du mot car elle commémore l’arrivée à Nice des eaux de la Vésubie en 1883, la Cascade de Gairaut et son pavillon-chalet font partie des manifestations architecturales des compagnies fêtant la mise en fonction de nouvelles alimentations en eau des villes à la fin du XIXe siècle. Son site bénéficie d’un panorama sensationnel que l’on peut apprécier, ainsi que la cascade, sans descendre de voiture ou de moto. Mais la tentation de prendre en photo ce lieu est impossible d'y résister.

PHOTOS-2014-0043.JPG Ici chalet et cascade forment un ensemble d’inspiration autrichienne très prisé à la Belle Époque, qui s’explique par la vogue des villes d’eau du centre de l’Europe comme Baden Baden en Allemagne où l’hydrothérapie se conjuguait avec des distractions estivales dans une atmosphère folklorique.

PHOTOS-2014-0065.JPGLe pavillon de la Compagnie Générale des Eaux se dresse au centre d’un socle de rochers artificiels de connotation alpestre qui structure une large chute d’eau à ressaut aboutissant à un bassin dans une symétrie parfaite, mais non géométrique. Ailleurs dans Nice, ce caractère “rustique” est illustré par la cabane en trompe-l’œil de ciment imitant des rondins qui jouxte la villa Beau Site sur le boulevard du Mont- Boron.

PHOTOS-2014-0074.JPGÀ Grasse, cette tendance stylistique de la Belle Époque est présente avec l’ancien Pavillon de Thé bavarois de la baronne Alice de Rothschild, que l’on peut apercevoir depuis la route Napoléon à un rond-point au-dessus de la ville (je vous l’ai fait voir dans mon article route Napoléon). Justement, la Cascade de Gairaut a un homologue à Grasse : la cascade du canal du Foulon, une succession de chutes d’eau marquant l’arrivée dans la ville, de l’eau d’une source de Gréolières.

PHOTOS-2014-0084-copie-2.JPGCascade de caractère également pittoresque, mais moins architecturée que celle de Gairaut. Les vasques irrégulières en gradins sont dominées par un pavillon belvédère d’aspect néoclassique créé en 1889. Le site très dénivelé procure lui aussi un panorama exceptionnel sur les collines du pays de Grasse, que précède une vue plongeante sur les toits de la vieille ville.

PHOTOS-2014-0089.JPGPour revenir à la Cascade de Gairaut, point culminant de l’acheminement du canal de la Vésubie, la réalisation du projet nécessita une série de rapports et d’études. L’idée en revint au médecin-agronome François Fodéré qui diagnostiqua en 1803 les capacités de la riviére Vésubie à remplir cet office. Puis le projet progresse par étapes pour être confirmé par une loi en 1878 déclarant “d’utilité publique” le canal de la Vésubie.

 PHOTOS-2014-0092.JPGÀ son rôle symbolique de performance industrielle, la cascade de Gairaut joint une fonction technique: l’oxygénation de l’eau amenée par pompage jusqu’à cet emplacement avant sa distribution dans la ville. Or la position élevée du site de la cascade offre une vue étendue sur Nice d’où émerge l’acropole du Château se découpant devant la mer.

PHOTOS-2014-0053.JPGAu premier plan, d’anciennes campagnes et, toute proche, l’église italianisante de Saint-Sauveur de Gairaut d’où l’on peut voir de son belvédère une vue magnifique sur la Baie des Anges, la colline du château et pour encore très peu de temps les tribunes de l’ancien stade du Ray lieu des exploits de l’OGC Nice.

PHOTOS-2014-0106.JPGNon visible depuis la cascade, du côté ouest, la station de pompage vitrée permet d’admirer un ensemble de machines. Mais c’est aux heures nocturnes que le fracas et la surprenante odeur aquatique de la cascade, donnent la mesure de leur puissance. La cascade de Gairaut s’écoule dans différents bassins de chute surmontés d’un chalet alpin en bois travaillé. L’ensemble du site est aménagé de grottes avec fausses stalactites et d’accessoires en rocaille de ciment armé imitant des branches de bois.

PHOTOS-2014-0110.JPGAu début du XXe siècle la cascade est une étape incontournable des circuits d’excursion du pays niçois. Et les guides touristiques ainsi que la presse locale de l’époque ne manquent pas de recommander ce site au décor typique et au panorama exceptionnel auprès de leurs lecteurs. Aujourd'hui encore, elle continue d’oxygéner l’eau de la Vésubie et d'être un lieu de promenade pour de nombreux visiteurs. L'ensemble des bassins, cascades, grottes de rocaille et le chalet fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 28 novembre 2001.

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 De l’ancien chemin de Gairaut à l’avenue de Rimiez, ce sentier de deux km, agrémenté de petits ponts anciens, offre de beaux panoramas sur la ville. Une agréable promenade sous les oliviers et les figuiers, longeant le canal de la cascade de Gairaut. C'est le cadre idéal de balades romantiques. Les joggers s’y entrainent été comme hiver. Les riverains et leurs enfants s’y retrouvent pour flâner un moment.

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église Saint-Sauveur de Gairaut


 Ce chemin est un lieu de convivialité où les rencontres avec d’authentiques niçois ne sont pas rares et permettent d’apprécier toute la chaleur méditerranéenne. Longeant l’ancien canal qui amenait l’eau de la Vésubie depuis San Juan la Ribera jusqu’à Nice, les petits ponts anciens qui agrémentent son parcours lui donnent un cachet tout particulier.

PHOTOS-2014-0170.JPG Pour y accéder, il faut se rendre à Nice-Nord, prendre l’avenue de Gairaut puis emprunter l’ancien chemin de Gairaut, en montant à droite près de la Cascade. (Du centre-ville, on peut aussi prendre l'autobus ligne Sunbus n° 25). Le début du sentier se situe à proximité d’un portail qui semble délimiter une propriété privée, un autre termine la promenade en s’ouvrant sur l’avenue de Rimiez.

PHOTOS-2014-0157.JPGC'est à deux pas du centre ville, sur la colline de Gairaut, on peut y admirer un magnifique belvédère sur les quartiers du littoral, tout en se promenant ou en courant au grand air, la vue sur Cimiez, Nice et la baie des Anges est magnifique.

PHOTOS-2014-0167-copie-1.JPGAu fur et à mesure du jogging, sous le chant des cigales, on côtoie de vieux oliviers, de grands pins, des chênes, des acacias, des cyprès, des figuiers odorants, des sureaux, des mûres sauvages ou des néfliers et bien sur les inévitables mimosas et magnolias. L'eau qui y coule est purement décorative, l'alimentation de l'usine de traitement des eaux de Rimiez est assurée par une canalisation souterraine.

PHOTOS-2014-0165.JPG Ah oui j’oubliais ! Par rapport à d’autres collines, comme Cimiez, on peut dire que Gairaut a conservé jusqu’au XXe siècle cette réputation de campagne de l’élite niçoise plus que des hivernants étrangers, ainsi qu’en témoigne l’implantation de la famille Médecin, grands édiles niçois. Ne négligeons cependant pas l’influence de la Belle-Époque, moindre, certes, du fait de l’éloignement par rapport au centre, mais présente.

PHOTOS-2014-0154-copie-1.JPGUn château, pour reprendre la terminologie de l’époque, en témoignent. Le château d’Azur fut achevé en 1932 sur la commande d’un excentrique millionnaire d’origine américaine, un industriel du parfum appelé Virgil Neal, et sur les plans de l’architecte niçois Adrien Rey. À ce titre, ce bâtiment est le dernier témoignage des "folies" Belle-Époque qui, depuis le château de l’Anglais (1855), se mirent à orner les collines niçoises au gré des caprices de leurs richissimes commanditaires.

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Mimosa et magnolia chaque hiver à Nice

 

Édifice d’un luxe inouï, directement inspiré par le style Renaissance française du château d’Azay-le-Rideau, parsemé de fantaisies décoratives extraordinaires, le château reçut initialement le nom du produit de beauté qui avait fait la fortune de son propriétaire, la crème To-Kalon, ce qui, en grec, signifie… la Beauté. C’est cette beauté que manifestent encore, associée à la pureté de leur eau, les collines niçoises de Gairaut et Rimiez.

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  vue sur la chateau d'azur

 

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 08:43

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Eze bord de mer est une petite station sur le littoral (basse corniche) à ne pas confondre avec Eze village (Eza en nissart), la cité médiévale qui se trouve au plus haut d'un piton rocheux et qui se prend par la route de la moyenne corniche. Le village médiéval et la station font parti évidemment de la même commune.

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la végetation ne sommeille pas ici, meme en hiver (janvier)!


 Les allées aux noms évocateurs de cigales, d'aloès et d'œillets  révèlent la douceur du climat et la douceur de vivre d'Eze Bord de Mer. Station estivale située sur la Basse Corniche, du Cap Estel à l'est, à la crique de St-Laurent à l'ouest. Une agréable plage ombragée avec des aspects sauvages. Lieu de résidence calme (en hiver) enfoui sous une riche végétation méditerranéenne, jouissant d'un microclimat exceptionnel.

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Foret de bananiers


 Abritée de la houle par la pointe de St-Jean-Cap-Ferrat, Eze bord de mer conserve un mico-climat favorable à une luxuriante végétation méditerranéenne. Les façades roses et ocres des villas, noyées dans une végétation parfois luxuriante où se plaisent les bananiers, se détachent sur une mer azuréenne. Faisant fi des balustrades et des portails, les glycines, les jasmins et les bougainvillées débordent des propriétés. Les citronniers, les bigaradiers et les mandariniers qui fournissent la célèbre petite mandarine d'Eze, embaument les chemins avec l'air iodé de la mer.

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Un aloes sauvage sur le chemin des douaniers  


Déjà sous l'Antiquité, les riches familles patriciennes y prenaient les eaux et les caboteurs romains y trouvaient un abri salutaire comme l'atteste la mention d'Eze Bord de Mer sous le nom d'Avisionis Portus dans l'itinéraire d'Antonin. Plus tard, à la Renaissance, ce sont les Génois qui y viendront se ravitailler en sel dans ses salines.

DECEMBRE-2013-0809.JPGPerdue dans les brumes de l'histoire, Eze Bord de Mer renaîtra sous la forme d'une station balnéaire dès la fin du siècle dernier. Eze attire et devient le point de chute favori des promeneurs niçois et des hivernants passant leurs vacances sur la Cote. Eze sur Mer deviendra internationale en accueillant une colonie russe désirant échapper aux massacres de la révolution de 1917 (tiens des similitudes avec d'autres barbares !). Un des plus importants témoignages de leur installation est sans nul doute "Le Cap Estel", romantique demeure d'un Prince russe.

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Le village médieval est perché sur l'éperon rocheux


 Le président Poincaré découvrit Eze en visite officielle ; il y reviendra quelques mois plus tard. Le peintre Sakarof, la Princesse Antoinette, sœur du Prince Rainier de Monaco, et Bono du groupe U2 ont laissé également leur empreinte en y demeurant régulièrement. Nietzsche  séjourna dans l'une des plus anciennes maisons et trouva l'inspiration pour composer "Ainsi parlait Zarathoustra" lors d'une promenade jusqu'au village.

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L'isoletta est une propriété privée


 "Beaucoup de coins cachés et de hauteurs silencieuses dans le paysage de Nice ont été sanctifiés pour moi par des moments inoubliables." affirmera Frédéric Nietzsche dans Ecce homo au sujet de son premier séjour sur la Riviera du 2 décembre 1883 au 20 avril 1884. Lorsqu'il arrive sur la Côte que l'on n'appelait pas encore d'Azur, le moral de Nietzsche est au plus bas. Ses livres se vendent mal, il vient de se brouiller avec Wagner et de se faire éconduire par Lou Andréas Salomé.

DECEMBRE-2013-0758.JPGSur la Côte d'Azur, Nietzsche va retrouver l'émotion créatrice nécessaire pour écrire, "Ici je croîs au soleil, comme la plante y croît" écrit-il. Et, dans une lettre à Peter Gast, il ajoute : "…Cette magnifique plénitude de lumière a sur moi, mortel très supplicié (et souvent si désireux de mourir) une action quasi miraculeuse." Eze et particulièrement le sentier qui mène de la petite gare d'Eze Bord de Mer au village médiéval jouera un rôle prépondérant dans son œuvre. S'il est prouvé que Nietzsche a séjourné à Nice au cours de ce séjour, une tradition orale affirme aussi qu'il a été hébergé à Eze Bord de Mer, à l'emplacement de l'ancienne poste.

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Selon certains, il aurait aussi dormi à plusieurs reprises dans le village. Toujours est-il qu'à Eze, le philosophe très sensible à l'influence du climat et des paysages, se régénère. Comme de nombreux écrivains, il a besoin de marcher pour créer. "L'agilité des muscles fut toujours la plus grande chez moi lorsque la puissance créatrice était la plus forte. Le corps est enthousiasmé … Je pouvais alors, sans avoir la notion de fatigue, être en route dans les montagnes littorales pendant sept ou huit heures de suite. Je dormais bien, je riais beaucoup. J'étais dans un parfait état de vigueur et de patience."

DECEMBRE-2013-0823.JPGLà, au milieu des oliviers, des lentisques, des euphorbes et des chênes verts, au milieu de cette nature sauvage où les senteurs marines s'effacent devant l'odeur de la terre, avec la Méditerranée en fond et la silhouette du village au-dessus de la tête, Nietzsche composera des pages d'Ainsi parlait Zarathoustra qu'il qualifie lui même de "décisives".

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Ainsi parla la Riviera en hiver !


 "L'hiver suivant, sous le ciel alcyonien de Nice qui, pour la première fois rayonna alors dans ma vie, j'ai trouvé le troisième Zarathoustra - et j'avais ainsi terminé", écrit-il avant d'ajouter : "Cette partie décisive qui porte le titre : "Des vieilles et des nouvelles Tables" fut composée pendant une montée des plus pénibles de la gare au merveilleux village d'Eza, bâti au milieu des rochers".

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La Cote d'Azur félicité éternelle


 De fait, lorsque l'on marche sur les traces de Nietzsche sur le chemin qui porte désormais son nom, on comprend mieux l'émotion qui s'est emparée de lui, notamment lorsqu'il parle d'ascension vers le sommet. "C'est du soleil que j'ai appris cela, quand il se couche, du soleil trop riche : il répand alors dans la mer, l'or la richesse inépuisable" confiera-t-il plus tard. Aujourd'hui encore, l'homme s'y retrouve en pleine nature face à l'infini de l'horizon pour assister au même spectacle.

DECEMBRE-2013-0887.JPGNietzsche reviendra chaque année sur la Riviera jusqu'en 1888 et même s'il ne l'évoque pas dans sa correspondance, il est probable qu'il est venu se ressourcer à Eze à plusieurs reprises. Nietzsche a parcouru des milliers de kilomètres pour trouver le "lieu fabuleux" où il trouverait enfin le calme. Ce lieu c'est peut-être Venise ou Nice mais plus sûrement Eze dont les paysages correspondent à son tempérament.

DECEMBRE-2013-0812.JPGEze bord de mer est aussi la résidence de la Princesse royale Marie-Gabrielle de Savoie. Elle est la fille du roi Humbert II d’Italie et de la reine née Marie-José de Belgique. En 1999, Marie-Gabrielle inaugura une plaque apposée sur l’ancien Sénat de Nice : la présence d’une princesse de la maison de Savoie qui régna près de 500 ans (1388-1860) sur Nice était destinée à interpeller les autorités françaises et les inciter à revenir sur la décision de supprimer la cour d'appel de Nice (au profit d'Aix-en-Provence) prise lors du rattachement de Nice à la France en 1860.

DECEMBRE-2013-0815.JPGDepuis la mort le l’ancien roi Humbert II d’Italie son père, elle dirige, avec l’assentiment de son frère Victor-Emmanuel de Savoie, la Fondation Humbert-II-et-Marie-José-de-Savoie destinée à dépouiller les archives de la Maison de Savoie qui régna sur des territoires appartenant aujourd'hui à la France, à la Suisse et à l’Italie.

DECEMBRE-2013-0925.JPG Aprés avoir parcouru le chemin de l'Isoletta, je reprends la moto pour faire un petit tronçon du sentier des douaniers au Cap d'Ail. Je laisse celle ci sur le parking de la plage Marquet, et je m' engage sur le confortable sentier littoral qui serpente entre de gros blocs rocheux jusqu'à la pointe des Douaniers où l'on  peut observer des affleurements de roche volcanique.

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église paroissiale Notre-Dame-du-Cap-Fleuri 


Ce parcours parsemé de villas de rêve et de curiosités historiques ou géologiques justifient un parcours d'interprétation. Le sentier s'élargit face à quelques villas monumentales datant du début du XXe. Greta Garbo, Winston Churchill et Sacha Guitry entre autres prisèrent ce lieu paradisiaque qui abrita l'un des plus beaux palaces de la Côte, aujourd'hui reconverti en résidence de luxe. Depuis la pointe des douaniers, j'aperçois les premiers immeubles de la Principauté de Monaco. Je retourne au parking Marquet pour récupérer ma moto. C'etait une balade hivernale bien agréable...
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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 20:07

DECEMBRE-2013-0175.JPG C’est à la Révolution française que l’administration des douanes prend la décision de faire tracer un chemin le long du littoral; le « chemin des Douaniers » est ainsi opérationnel en 1791, des Saintes Maries de la Mer dans les Bouches du Rhône  jusqu’à Menton dans les Alpes Maritimes. 

DECEMBRE-2013-9799.JPGPour profiter des beautés de la côte d’azur sans la chaleur et la foule de l’été, il faut vivre à contretemps. C'est l'occasion pour découvrir de nouveaux chemins pendant la saison hivernale. De toute manière cette excursion est tellement physique qu'il vaut mieux faire cela en hiver au moment ou les températures sont plus douces. Cette balade à donc été faite en décembre.

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Villa sur la Cap Nice


 Aujourd’hui,  je suis ce chemin côtier depuis le parc Vigier à Nice (après l'embarcadère des ferries pour la Corse), jusqu’à Villefranche sur Mer, le premier port de croisière de France. J’aborde donc le sentier du littoral au petit matin avec de bonnes chaussures (haro sur les tongs), une casquette et de l’eau fraiche dans le sac photo ainsi que mes Pan Bagnat pour le pique nique, qui se fera dans l'une des criques qui borde le sentier.

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Palais et villas face à la mer


 Je profite d’une vue exceptionnelle qui s’étend, à l’ouest, jusqu’au massif de l’Esterel, le cap d'Antibes, les iles de Lérins et parfois au cap de Saint-Tropez. À l’est, le cap Ferrat est tout proche et les cotes italiennes sont à porté de chaussure.

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La continuité de l’accès du sentier du Littoral est parfois confrontée aux difficultés topographiques, de sécurité, et juridiques (en effet de nombreuses sections sont tracées sur le domaine privé). La section entre le jardin Félix Raynaud, la plage de Coco Beach, et le Cap de Nice date de 1920. Inaugurée le 20 juillet, la section entre la pointe Gaton et la pointe Madame est ouverte depuis le 12 juin 2009, achevant la liaison entre le blockhaus de la pointe des sans-Culottes et le Lazaret de Villefranche sur Mer.

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les murailles du Palais Materlinck


 La section de Maëterlink à la pointe des Sans-Culottes, zone d'éboulis et falaises, reste à aménager sur le domaine privé, et les travaux qui étaient envisagés pour 2010 ne sont toujours pas réalisés et ne le seront jamais, si vous voulez mon avis.. Toujours est-il qu'entre mer et nature les sentiers aménagés des caps du littoral azuréen invitent aux balades pédestres authentiques au dessus des flots.

DECEMBRE-2013-9834.JPGCelui du Cap Nice longe la route du bord de mer sur un trottoir aménagé jusqu'au petit jardin cité plus haut, le sentier du cap, liaison ancienne de 980m de long, démarre en contrebas pour serpenter entre maisons suspendues et falaises en aplomb. Criques et falaises calcaires jalonnent cette promenade côtière à la végétation luxuriante.

DECEMBRE-2013 9904L’aménagement se poursuit  jusqu'au fameux ponton des naturistes, seule plage nudiste de Nice. Le sentier littoral entre Nice et Villefranche sur mer fut étendu avec l’ajout du tronçon entre la Pointe des Sans-Culottes (au Cap de Nice après le secteur Maeterlinck) et le Lazaret (Villefranche sur Mer), mais ne relie donc pas encore les deux villes.

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Pour rejoindre Villefranche, il faut remonter sur la Basse Corniche par un escalier permettant de contourner la propriété du Palais Maeterlinck. L'ouverture toujours programmée d’une dernière section passant par les falaises de Maeterlinck et rejoignant la pointe des Sans-Culottes permettra de rallier sur cinq km au total le site niçois de Coco Beach à la Darse de Villefranche-sur-Mer.

DECEMBRE-2013-9851.JPGLe Palais Maeterlinck est un ancien hôtel de luxe de Nice qui domine majestueusement la Méditerranée. Ce projet d’envergure est initié en ces lieux pour un Anglais en 1913 par les architectes Romaine, Walker et Jenkins, mais reste inachevé. Le bâtiment est acheté vers 1920 par un Russe blanc, le comte de Milléant, qui souhaite y bâtir un rival du casino de Monte-Carlo sous le nom de Castellamare; mais le projet avorte, finalement court-circuité par l’ouverture en 1928 du mythique Palais de la Méditerranée.

DECEMBRE-2013-9833.JPGRacheté par Maurice Maeterlinck lors d'une vente aux enchères, le domaine devint la villa Orlamonde. L’écrivain achève les travaux et sa villa devient un centre mondain où il organise de nombreuses fêtes. Durant la Seconde Guerre mondiale, il vit aux États-Unis et la villa est abandonnée, squattée et pillée. Maurice Maeterlinck meurt dans cette villa en 1949 où son épouse, la niçoise Renée Dahon continue à résider. Les cendres de l'écrivain et de sa femme reposent dans la stèle d'une plate-forme située à proximité sur le Boulevard Princesse Grace de Monaco.

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À la mort de Renée Dahon, la villa est à nouveau laissée à l'abandon. L'héritier qui n'a pas les moyens d'entretenir le domaine s'associe à un promoteur; il en sort une copropriété d'une vingtaine d'appartements commercialisés dès 1983 sous le nom de Palais Maeterlinck. L'architecture du palais est de style néoclassique d'inspiration florentine.

DECEMBRE-2013-0184.JPGLa municipalité devait construire un tunnel ou une passerelle pour permettre aux randonneurs de continuer le sentier et rejoindre Villefranche. Je suppose que le coup des travaux a du faire faire marche arrière aux autorités estrosienne. Beaucoup d'argent pour quelques randonneurs ont du en conclure ces messieurs.

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La rade de Vilafranca


 Je redescends donc les escaliers après le Palais Maeterlinck et je profite à nouveau d’une randonnée pédestre de 2,4 km sécurisée et assez sportive qui longe de petites criques enchâssées dans des rochers escarpés avec vue plongeante sur la rade de Villefranche sur Mer, sculptés dans un site d'exception entre mer saphir et terre ocre et les fonds baptismaux d'une Méditerranée scintillante

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Le domaine public maritime est défini par le niveau de plus haute montée des eaux.  Ici, l’espace appartient à tout le monde et la flore est très réduite,  seulement des plantes halophiles, qui supportent le sel, et héliophiles, qui aiment le soleil. Le sentier se termine sur le chemin du Lazaret et le port de la Darse ancien arsenal du Duché de Savoie, devenu plus tard Royaume de Piémont-Sardaigne. Il faut de nouveau remonter les escaliers pour rejoindre la basse corniche. J’ai deux solutions pour récupérer la moto : soit prendre un bus ou bien continuer à pied dans le sens inverse. J’ai opté pour la seconde solution.

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Vous l’aurez compris, une des voies pour réussir son séjour à Nice est de sortir des circuits touristiques en parcourant le sentier du littoral niçois, unique et exceptionnel. Malheureusement, il est très peu connu et peu indiqué aussi (même le livret randonnée du conseil général n’en parle pas) ... Ce n'est peut-être pas plus mal !

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DIAPORAMA DE LA PROMENADE


  
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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 05:30

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Le Cours Saleya ..la meme chose dans l'autre sens

 

....car la balade se prolonge vers le marché aux fleurs, réputé pour ses variétés. Et tous les jours, été comme hiver, le Cours Saleya est rythmé par les déambulations de touristes et habitants, les discussions aux terrasses des cafés. Au-delà d’un décor agréable, le Cours Saleya est imprégné d’histoire. Une histoire locale que chacun peut découvrir à travers le Palais de la Préfecture, ancien Palais Royal des rois sarde construit au début du XVIIème siècle sur la place de la chapelle de la Miséricorde, véritable joyau de l’architecture baroque.

JUILLET2013-2541.JPGCet espace est désigné dans les textes anciens comme la Marina. A partir de 1714, le terme Palco prévaut. Il est indiqué Cours sur le cadastre. Puis au début du xxe siècle, adopte son nom actuel de Cours Saleya.

JUILLET2013-2238.JPGÀ l’origine, le Palco (Cours) se forme probablement sur un espace laissé libre entre une ligne de maisons fortifiées parallèles au rempart du front de mer. Dans la première moitié du XVIIIe siècle, le Cours trouve son axe définitif lors de la construction des corps de bâtiments de la Terrasse, accessible au public, le long du rivage. En 1748, il est presque entièrement nivelé.

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Des bouquets pour ne pas ruiner les Messieurs...


 De nombreux magasins se développent jusque devant le jardin royal. Vers 1750, une association de commerçants et de propriétaires est fondée pour défendre leurs intérêts communs. A l’est, le palais du Sénat est agrandi et la chapelle du saint-Suaire se dote d’une nouvelle façade.  À la fin du XVIIIe siècle, la pratique de la promenade devient le loisir préféré d’une riche clientèle oisive. Le Cours et les Terrasses sont le centre de la vie mondaine niçoise.

JUILLET2013-2222.JPGLes familles de notables fréquentent les cafés et les boutiques de luxe. La nombreuse colonie étrangère d’Anglais et de Russes blancs, s’extasie du panorama et des couchers de soleil depuis le haut des Terrasses. En 1827, à l’extrémité orientale du Cours, un monument dit des Serruriers est érigé en l’honneur du roi Charles Félix, sur la place éponyme. En face, le côté nord comprend aussi des bâtiments avec jardins et terrasses privés, au premier étage, surplombant le Cours.

JUILLET2013-2263.JPGEn 1839, dans une de ses maisons, Benoit Visconti ouvre l’Établissement Littéraire Visconti, salon-littéraire qui reste pendant plus d’un demi siècle l’adresse de référence internationale pour tous les passionnés des arts et des lettres. Dans les salons et jardins, les dames organisent des soirées de charité. Sur le Cours, la terrasse de Visconti est le lieu où tout hôte de marque doit être vu. On y assiste à des concerts musicaux et à des fêtes nocturnes illuminées.

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Pour faire " li bignéta dé flou dé cougourdéta "

 

Dans le même temps, le Consiglio d’Ornato décide d’ouvrir le Cours sur la mer avec une porte Marine sur celle existante à trois arcades, puis une porte dite Charles-Félix dans l’axe de la rue du Sénat et un passage sous la terrasse en face du palais du gouvernement. En revanche, son alignement sur le côté nord, prévu dans le plan régulateur, n’est réalisé qu’après l’annexion du comté de Nice à la France.

JUILLET2013-2282.JPGLe 22 juillet 1861, la municipalité de Malausséna approuve la création sur le Cours du premier marché aux fleurs, fruits et légumes de la ville. En 1892, le corso du carnaval abandonne le Cours et migre vers la ville nouvelle. Les boutiques de luxe suivent le mouvement et s’installent sur le quai, l’avenue de la Gare et la place Masséna. Le Cours perd son caractère festif.

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Les couleurs de Nissa la Bella


 En 1900, il est couvert par une halle métallique à usage du marché. En 1930, la couverture métallique existante est remplacée par une construction en béton. Dès lors, en dehors des horaires de marché, le Cours se transforme en un vaste parc à voitures où le piéton est exclu. Progressivement délaissées, les Terrasses sont fermées au public dans les années 1960.

JUILLET2013-2315.JPGIl n'est pas étonnant de trouver un Giordano sur le Marché Saleya. Cette ville si elle ne s'appellerait pas Nice, elle s'appellerait Giordano.


L’inesthétique halle de béton est démolie en 1980 sous l’impulsion du Maire Jacques Médecin qui fut, sans doute, l’élu le plus chéri de la population. D’importants travaux de rénovation sont entrepris pour réaliser un parc de stationnement souterrain, et redonner au Cours sa vocation de promenade sous forme de zone piétonnière.

JUILLET2013-2517.JPGLe Consiglio d’Ornato est l’héritier d’un processus de modernisation politique, initié depuis le XVIe par la maison de Savoie, qui visait à imposer le modèle turinois aux développements urbains de ses provinces. Et cette tradition de planification, marquée par l’abondance de projets fait du chef-lieu du comté de Nice, une exception urbaine par rapport aux autres villes françaises.

JUILLET2013-2525.JPGEn 1860, à l’Annexion, l’autorité royale sarde disparaît. Le Consiglio d’Ornato est aboli mais sa logique continue d’inspirer l’administration française sur de nombreux projets jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. Voilà ce qui confère à la Ville de Nice, cet air « Italien » que l’on retrouve dans toute la vieille ville, aujourd’hui encore tant au niveau de l’architecture de ses églises et cathédrales que dans l’édification et la coloration de nos traditionnelles maisons Niçoises.

JUILLET2013-2265.JPGL'une des principales activités sur le cours Saleya est bien entendu le fameux marché aux fleurs. Toute la journée de 6 heures à 17 heures trente, du mardi au dimanche. Vous pourrez trouver sur ce marché, de nombreux produits de la région tels que le caviar d'olive à la truffe, la socca, mais vous pourrez également y trouver des fruits, des légumes, ainsi que des plats typiquement niçois.

JUILLET2013-2288.JPGClassé par le Conseil National des Arts Culinaires parmi les marchés d’exception en France. Il fait partie du Top 10 des meilleurs marchés traditionnel du monde. Abritées par de jolies tentures rayées, des centaines de fleurs vous font de l’œil. Les fleurs ont toujours joué un rôle important dans l'histoire de Nice et le la Côte d'Azur. Il sera difficile de résister aux géraniums multicolores, aux fuchsias d'un mauve intense, aux dahlias à fleur d'anémone, aux impatiens éclatantes proposés par les pépiniéristes.

JUILLET2013-2293.JPGSi on se laisse aller à flâner devant ces compositions florales harmonieuses, c'est une bouffée de senteurs, un bouquet de couleurs, de plantes, de fleurs exotiques qui nous attend. Des noms de fleurs sont donnés à certains quartiers de la Ville, comme le Vallon des fleurs ou Valrose. La fleur est aussi un motif que l'on retrouve sur de nombreuses frises qui ornent les avant-toits de maisons niçoises. Et ce n'est pas un hasard si le costume traditionnel niçois avec tablier et capeline est celui des "bouquetières". C'est certainement la douceur de son climat, qui a permis à Nice d'acquérir une réputation internationale dans la culture des fleurs.

JUILLET2013-2299.JPGL'oeillet de Saint-Laurent, le mimosa de Mandelieu, les violettes de Tourrettes sur loup , les roses et le jasmin de Grasse, ou le bougainvillier découvert et ramené du Brésil lors d'une expédition du premier navigateur Français à faire le tour du monde (Louis-Antoine de Bougainville en 1766), sont quelques-unes des fleurs emblématiques de la Côte d'Azur.

Septembre-2013-2390.JPGSans pissalat pas de vraie Pissaladiere


Sont proposés dans ce marché des fruits, des légumes, des produits locaux qui proviennent authentiquement de l'arrière-pays niçois, «le potager», lou plantié, ou l'ouort en niçois. Les spécialités sont très influencées par la proximité des régions italiennes de la Ligurie et du Piémont. C’est un ravissement pour les yeux et un délice pour les papilles gustatives.

Septembre-2013-2445.JPGFruits "traditionnels", légumes, épices, fruits exotiques, fruits confits, pâtes d’amande, produits du terroir et spécialités locales (socca, pissaladière, fougasse…) se côtoient dans une atmosphère colorée et agréable. Ici, l’ensorcellement est de mise. Tâches multicolores des étalages sur fond ocre ou parme des maisons…jamais cet espace ne fut si bien composé comme on le dit d’un tableau » écrivit le niçois Louis Nucera.

Septembre-2013-2454.JPGD’un côté sont regroupés les producteurs locaux, agriculteurs, apiculteurs, fromagers…de l’autre les fleuristes, les confiseurs, les marchands d’épices ou de produits Corse et italiens. Le point d’orgue de la visite pour niçois et touristes est l’arrêt au stand de la marchande de socca. Pour la plupart des niçois la socca se déguste sur un marché en compagnie d’amis, au milieu des bruits des marchands et des conversations  enveloppés par une odeur de feu de bois.

Septembre-2013-2465.JPGBien sur l'immobilier a fait rage sur le littoral, n'empeche que la production du terroir des Alpes Maritimes n'est pas si ridicule que cela et surtout grace à son arriere pays, et si nous ne pouvons concurencer les autres départements en terme de production, la qualité de nos produits est sans egale. Voici quelques chiffres:

Septembre-2013-2475.JPGAvec 1890 exploitations pour 42000 hectares cultivés et un chiffre d'affaires de 92 millions d'euros, les exploitations maraicheres sont surtout familiales. Elles alimentent les etals du marché Saleya avec une douzaine de produits phares comme les salades, les courgettes fleurs, les blettes, les tomates, aubergines ou les fraises....

Septembre-2013-2486.JPGL'agriculture du 06 se caracterise surtout par sa qualité et est considéré par la chambre de commerce comme la meilleure de l'hexagone. 181 exploitations sont certifiées "Bio", 70 hectares de vignobles en AOC Bellet, 180 apiculteurs (80 tonnes/an), 350000 oliviers pour 600 tonnes d'huile certifié AOP la meilleure de France, 17 exploitants de plantes à parfum et aromatiques, 80 producteurs d'agrumes et 270 éleveurs pour 75000 tétes de brebis en montagne, plusieurs producteurs de safran bio...et aussi le diamant noir, la truffe et meme une champignonnière installée dans le tunnel des anciens chemins de fer. A voir absolument !

Septembre-2013-2494.JPGEnfin on n'oubliera pas que Nice est une enfant de la montagne, mais aussi de la mer. Une multitude de poissons fraichement péchés aiguisent l’appétit des passants, mais aussi des mouettes et des goélands qui observent de loin ce festin. La pêche arrive le matin vers 8h et garantit donc une fraîcheur absolue.

Septembre-2013-2498.JPGLes poissons encore frémissants, sont répartis en fonction de leur variété:  Poissons bleus (sardines, anchois, bonites), merous, carrelets, grondins, lottes, soles, dorades, merlans, loups, Saint Pierre, chapons, mostelles, merlus, sérioles, thons, maqueraux, sars,  poulpes, calamars, supions seiches, raies, gambas et crabes et crustacés, et enfin, le caviar de la méditerranée, le met rare dont tous les niçois fins gourmets raffolent : La pouuuuuutiiiinaaaaaa !

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                                   DIAPORAMA DU MARCHE


 
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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 17:37

JUILLET2013-1940.JPG Lorsque vous viendrez visiter Barcelonnette, vous entendrez parler des villas mexicaines. Alors ceux qui s’attendent à voir une architecture spécifique à ce pays d’Amérique seront bien déçus. Ce que Barcelonnette appelle les villas mexicaines, sont en fait de grosses et somptueuses demeures qui reflètent non pas l’architecture locale mais montrent l’enrichissement qu’on eut les Barcelonnettes au Mexique.

JUILLET2013-1972.JPGEtalée sur un demi-siècle (1880-1930), la construction des villas de Barcelonnette regroupe une cinquantaine d'édifices qui ont favorisé la création d'un nouvel urbanisme proche de celui des villes d'eau contemporaines. Il en résulte un esprit et un mode de villégiature qui vont caractériser l'émergence de cette nouvelle architecture plus familière du littoral Méditerranéen. Les commanditaires sont tous des enfants du pays, de retour après de longues années d'émigration et qui ont tous brillamment réussi dans l'industrie textile et le négoce.

sapininiere.jpgAinsi, après avoir longtemps été à la pointe du goût et de la modernité, ils s'attachent à la construction d'une villa moderne où ils passeront l'été avant de rejoindre le front de mer dès les premiers frimas de l'hiver. Les riches années 1890-1910 instaurent de nouvelles pratiques architecturales. Les villas deviennent ambitieuses, les modèles se multiplient, les façades s'ornent et surtout les toitures se compliquent, toujours plus haute.

JUILLET2013-2036.JPGDes architectes venus des principales métropoles dessinent d'imposantes « villas châteaux» et puisent dans toutes les ressources de l'éclectisme fin de siècle. L'accent est mis sur l'effet de silhouette. Regroupées à l'est de Barcelonnette, les villas témoignent de la diversité des formes architecturales et du vocabulaire décoratif. Au castel néo-gothique succède un palazzo florentin avec son ordonnance de pilastres.

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Depuis une trentaine d'années, la ville de Barcelonnette célèbre son lien historique avec le Mexique. L'histoire de la petite ville de Barcelonnette est intimement liée au Mexique où émigrèrent quelque 3 000 enfants du pays au XIXe siècle.  Les fêtes latino-mexicaines, qui débutent au mois d'Aout chaque année et animent la capitale de l'Ubaye jusqu'au 15 août, sont une manière de célébrer ces liens et de conter cette histoire particulière. Populaires et festives, rythmées et entraînantes, ces animations sont avant tout l'expression de l'attachement au Mexique.

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Chateau des Magnans


 Chaque année, elles entraînent dans leur sillage des milliers de spectateurs, avides des couleurs et des rythmes latino-mexicains.  Concerts des groupes Mariachi Real de Cocula  sont au programme sans oublier les aubades des mariachis qui déambulent dès le matin dans les rues de Barcelonnette, la Mexicaine.  Les Fêtes Latino-Mexicaines mettent toute une ville à l'heure mexicaine, les restaurants servent des repas mexicains : Chili Con Carne, Fajitas... Bières. Tequilas mais aussi Mojito se dégustent avec modération !

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Les premiers pionniers en provenance de la vallée de l'Ubaye furent les trois frères Arnaud, de la filature de soie de Jausiers. Ils partirent initialement pour la Louisiane, où existait une importante émigration française ; ils y devinrent petits fournisseurs de textile de l'armée américaine. Puis, ils allèrent s'établir à Mexico où ils fondèrent un premier magasin de tissu. Transmettant la nouvelle de leur installation à leur vallée d'origine, ils furent peu à peu rejoints par quelques uns de leurs compatriotes. C'est surtout à partir de 1845 que prit corps le mouvement d'émigration des Barcelonnettes.

JUILLET2013-1980.JPGA compter de cette date, les départs à destination du Mexique s'intensifièrent. S'aidant les uns les autres avec les petits moyens dont ils disposaient au cours de ces premières années, les arrivants suivirent en majorité l'exemple des frères Arnaud et firent "carrière" dans le commerce de la ropa (tissus, vêtements, linge de maison, etc.).

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Dans les premiers temps, les activités des Ubayens se partagèrent entre de simples magasins de détail, vendant des étoffes à bas prix, à la partie la plus inférieure de la population et le colportage à travers tout le pays, dans des conditions souvent très risquées en raison d'un banditisme endémique. Ces premiers succès attirèrent de plus en plus de jeunes de la vallée de l'Ubaye, générant un véritable courant d'émigration dont l'ampleur était sans précédent.

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Villa la Sapiniere


 Durant les années 1860, le blocus des Etats sudistes, grands fournisseurs de coton, notamment la Louisiane, où les champs furent souvent laissés à l'abandon réduisit rapidement la production américaine, faisant grimper les prix de la matière première. Les Barcelonnettes saisirent immédiatement cette occasion inespérée de faire fortune et devinrent les fournisseurs de l'armée américaine. Au cours de cette même période, les événements internationaux allaient leur être une seconde fois favorables, avec l'arrivée au Mexique des troupes françaises de Napoléon III (1862-1867), venues défendre le trône de l'empereur Maximilien.

JUILLET2013-1982.JPGDurant ces quelques années, les Barcelonnettes allaient être les pourvoyeurs de l'armée française grâce à laquelle ils firent d'énormes bénéfices, tout en restant politiquement neutres dans le conflit.  Cinquante ans après leur arrivée, l'empire commercial des Ubayens commençait à prendre forme : ils possédaient de nombreux magasins de détail, un réseau de représentants dans tout le pays, ainsi que des comptoirs d'achat (gros et demi-gros) en Europe avec d'importantes ramifications en France et en Angleterre.

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Rue Porfiro Diaz à Barcelonnette


 L'élection à la présidence du Mexique de Porfiro Diaz (1876-1911) intervint au moment où les Barcelonnettes étaient parvenus à une grande maturité économique et disposaient des moyens qui allaient faire d'eux des industriels.  Durant sa longue présidence, Porfiro Diaz, favorisa largement les investissements étrangers et manifesta "une volonté démesurée pour la France". Forts de cet appui, les Barcelonnettes se développèrent davantage, en créant les premiers "grands magasins". 

JUILLET2013-1999.JPGEn 1890, on dénombrait au total 110 maisons de commerce. En 1897, il existait 132 établissements barcelonnettes au Mexique, dont 86 magasins de nouveautés. Après le commerce et l'industrie, les Barcelonnettes allaient étendre leur empire économique dans un domaine jusqu'à lors inexploré par eux, le secteur financier. Les activités barcelonnettes concernaient aussi bien les banques que les sociétés financières.

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Villa la grande eperviere


 En 1911 eut lieu la chute de Porfiro Diaz. Le pays entra alors peu à peu dans une période d'anarchie, de violence et de désorganisation interne, se traduisant par des grèves importantes et le sabotage des voies de communication et des appareils de production. Cela conduisit à la récession économique. La révolution mexicaine qui s'ensuivit sera longue et les entreprises des Barcelonnettes en subirent l'influence de plein fouet. 

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Place Manuel à Barcelonnette


 Puis ce fut le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Dès la déclaration de guerre, d'un seul élan, tous les Français du Mexique en âge de porter les armes se présentèrent au consulat, sans y être contraints, pour venir combattre en France.  Près d'un tiers des Barcelonnettes résidant au Mexique, principalement des jeunes, partirent pour le front. Des centaines d'entre eux tombèrent au champ d'honneur, ainsi que des dizaines de citoyens mexicains, engagés volontaires.

JUILLET2013-1993.JPGAinsi, lentement, l'âge d'or des Barcelonnettes s'estompa. La communauté ne retrouvera jamais son dynamisme d'antan. La période de l'entre-deux guerres fut à son tour marquée par ce que l'on a appelé "l'autoritarisme mexicain", lequel, en raison de sa politique d'expropriation et de nationalisation de nombreuses entreprises étrangères, accentua le déclin de l'empire industriel et financier de la colonie française.

JUILLET2013-2008.JPGDès lors s'amorça irrémédiablement la fin du rêve mexicain dans la vallée de l'Ubaye. Au seuil des années 1950, l'émigration se tarit définitivement et l'aventure des Barcelonnettes n'allait plus tarder à prendre fin. Il n'en demeure pas moins que l'aventure singulière de la communauté alpine en terre mexicaine connut, pendant plus d'un siècle, une réussite extraordinaire.

JUILLET2013-2011.JPGEn 2013, qu’en est-il des Barcelonnettes au Mexique ? On dénombre encore beaucoup de Barcelonnettes au Mexique, même si toutes les fabriques ont fermé. De nombreuses familles reviennent sur les terres d’origines voir leur famille. Aujourd'hui, le nombre de descendants barcelonnettes implantés au Mexique, estimé entre 20 000 et 50 000, dépasse largement le nombre des habitants de la Vallée: 7 500. Chaque année de nombreux américains et mexicains, tous originaires de l'Ubaye, découvrent la terre de leurs ancêtres.

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                          DIAPORAMA DE BARCELONNETTE


  
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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 18:53

JUILLET2013-1618.JPG Situé à 2 326 mètres d'altitude, le col de la Cayolle est un col des Alpes du Sud dans le Comté de Nice, à la limite entre les départements des Alpes-Maritimes et des Alpes-de-Haute-Provence. Plus précisément, il assure durant six à sept mois de l'année la liaison routière entre la vallée de l'Ubaye au nord et la vallée du Var (le fleuve) au sud.

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Cascade d'Aiglière à Entraunes


Situé à l'est du mont Pelat (3 051 m), il est en effet impraticable aux véhicules automobiles et encore moins aux motos de décembre à mai du fait de l'enneigement important. Son nom « cayolle » vient d'une petite grange à haute altitude dans les alpages. Le col est dominé par quatre sommets: au nord-ouest par le Trou-de-l'Aigle (2 961 m), au sud-ouest par le sommet des Garrets (2 822 m), au sud-est par le synclinal perché de Roche Grande (2 752 m) et à l'est par la Tête de la Gypière (2 626 m).

JUILLET2013-1777.JPGAutant vous dire que la perspective des paysages en moto est impressionnante et que celle ci est un régal pour les yeux. Avant d'arriver au sommet du col, nous traversons les derniers villages du Comté de Nice ou si vous préférez ceux des Alpes Maritimes. Le col fait parti du parc national du Mercantour jumelé depuis peu en Parc Naturel Européen avec celui des Alpi Marittimo coté Italien.

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Village d'Entraunes


 Tout ici montre que depuis fort longtemps la vie pastorale est omniprésente, comme en témoignent les noms de cols ou vallons: par exemple, Estrop vient du mot "stropia" en gavot nissart qui veut dire troupeau, "cayolle" désigne un enclos nocturne pour les troupeaux et l'abri du berger. On en aperçoit plusieurs en montant vers le village de Guillaumes, ou je vous ai déjà parlé de sa foire aux tardons. La foire aux tardons (agneaux de printemps élevés sous la mère et dans les alpages) de Guillaumes existe depuis le XVIe siècle.

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En dessous du panneau d'agglomeration, celui du vrai nom niçois de la commune


 Lieu de rencontres et d'échanges des habitants de la vallée, elle attirait de nombreux marchands de bestiaux venant du Sud, du Sud Ouest et même du centre de la France. Elle comptait parfois plus de 13 000 têtes de bétail : ovins et bovins en majorité. Une coopérative laitière vit le jour en 1903 à Guillaumes. Aujourd'hui, alors que les moutons occupent les alpages au rythme des transhumances, seules quelques centaines de vaches pâturent autour du Col de la Cayolle.

JUILLET2013-1657.JPGPlus haut en altitude, le voyageur découvre une montagne découpée et abrupte: barres rocheuses, falaises, cascades et bien sûr massif des Aiguilles de Pelens dessinent un immense arc de cercle, véritable amphithéâtre naturel. Ce relief d’un calcaire ocre-orangé d’origine sédimentaire, date aussi du Secondaire. A 1300 mètres d’altitude, Châteauneuf d'Entraunes se niche au pied d’une de ces falaises, le collet de Sen.

JUILLET2013-1639.JPGLe val d’Entraunes est finalement ceinturé au nord par une puissante barrière de hauts sommets, entre 2500 et 3000 mètres d’altitude. Constitués de grès d’Annot, roche ocre et rose du tertiaire, ces véritables châteaux forts naturels s’enflamment au lever et au coucher du soleil pour un spectacle sans cesse renouvelé… Hiver comme été, c’est le royaume privilégié des bouquetins et des marmottes.

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Les glaciers, au Quaternaire, ont achevé le paysage d’aujourd’hui en sculptant la roche: ce sont des vallées en auge, des cirques suspendus, des verrous glaciaires, des moraines et des lacs. L’homme a su en profiter, il s’est installé sur des replats pour les cultures et, encore aujourd’hui, entretient des prairies de fauche et d’immenses pâturages pour ovins et bovins.

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les couches de marnes noires


 Nous arrivons maintenant à Villeneuve d'Entraunes pour faire une petite pause café. Ce bourg alpestre, dépendant de la commune d'Entraunes est situé à 7km en amont de ce village. Presque déserté pendant l'hiver à cause de la température rigoureuse qui sévit dans ces régions, le hameau se compose d’une quinzaine de granges bâties sur le versant méridional d'un mamelon verdoyant. L'aspect de ces habitations entourées de prairies est des plus pittoresques.

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Les eaux du Var, qui naissent à un kilomètre environ au-dessus d'Estenc, coulent de tous côtés  au milieu du hameau et contribuent ainsi à communiquer aux prés et aux vergers environnants une végétation extrêmement vigoureuse. Ce territoire est divisé en deux parties bien distinctes, par une entaille rocheuse aux parois escarpées. Au fond de ce défilé, la rivière s'échappe bruyamment en cascades.

JUILLET2013-1814.JPGPuis tout doucement nous arrivons dans un lieu mythique pour les niçois de souche, le site ou le fleuve Var prend sa source. Ce fleuve niçois est connu pour être le seul de France à porter le nom d’un département qu’il ne traverse pas. Le Var prend sa source au pied de la montagne du Garret vers 1780 mètres d'altitude, un peu en amont du hameau d'Estenc.

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Ici commence le fleuve Var


 Le Var n’est la qu’un petit ruisseau qu’un enfant passe facilement et qui nous fait penser immédiatement au Mississipi avec la même particularité. La ressemblance s'arrête la bien sur, car le fleuve américain et son affluent le Missouri font prés de 6800km et atteint par endroit une largeur d’un kilomètre cinq cent.

JUILLET2013-1709.JPGC'est d'abord un mince filet d'eau qui rejoint vite le Ruisseau de Sanguinière qui drainait jusqu'ici les eaux du haut de la  vallée. Son parcours de 114 kilomètres s'achève dans la mer Méditerranée entre Nice et Saint-Laurent-du-Var. Le Var coule presque entièrement dans les Alpes-Maritimes à l'exception d'une brève incursion dans les Alpes-de-Haute-Provence à Entrevaux. Une anomalie française, car à l'époque, on aurait du débaptiser le département du Var qui n'avait plus aucun sens.

JUILLET2013-1707.JPGPlus que quelques kilomètres avant d'arriver au sommet de la Cayolle, on passe devant la dernière habitation connu qui se trouve être un gite et  refuge: Le refuge de la Cantonnière (alt. 1845m) a été bâti à la fin du XIXème siècle pour héberger les cantonniers, préposés à la construction de la route du Col de la Cayolle qui devait être inauguré plus tard par le Président Raymond Poincaré.

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Le refuge de la cantonniére

 

Cette route présentait différents intérêts : stratégique, pour sa proximité avec l'Italie et la liaison entre les vallées du Var et de l'Ubaye; et touristique, avec la route des Grandes Alpes, propice au cyclisme et à l'automobile. Aujourd'hui propriété du Parc national du Mercantour. Installé au-dessus du hameau d'Estenc sur un vaste plateau glaciaire au beau milieu des bosquets de mélèzes et des prairies de fauche, le refuge de la Cantonnière a été construit avec les matériaux environnants: pierre de grès d'Annot pour les murs et bardeaux de mélèze pour la toiture et les façades.

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La source du Var commence par ce point d'eau


 Enfin nous arrivons devant la borne interdépartementale du col de la cayolle, nous sommes à 2326 mètres d'altitude et nous allons rejoindre la vallée de l'Ubaye et la ville de Barcelonnette la mexicaine, mais cela est une autre histoire ....

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Nous entamons le descente sur l'Ubaye

 

                                DIAPORAMA DE LA BALADE


  
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8 septembre 2013 7 08 /09 /septembre /2013 07:33

 

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Jean Gabin supporter de Nice venait parfois s'entrainer avec l'equipe pro

 

 Le terme « Ray » correspond au nom du quartier où se trouve le stade. Il provient du niçois rai, devenu par la suite ray, qui se prononce comme « rail ». En nissart « rai » signifie petit ruisseau, rigole ou filet d'eau et le quartier en est largement pourvu. . Ce quartier abritait en effet plusieurs sources.

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Inauguré le 30 janvier 1927, il compte alors 3 500 places. En 1948, les vieilles tribunes sont reconstruites, l'édifice atteint les 23 000 places dès le début des années 1950. Le record d'affluence du stade selon le site internet de l'OGC Nice date de cette période : le 11 mai 1952, 22 740 spectateurs assistent au match opposant l'OGC Nice au Racing Club de Paris. Le record d’affluence sera de nouveau établi le 8 mars 1959 à l’occasion de la rencontre de Division 1 Nice-Reims (4-0) avec 22.908 spectateurs. En 1979, la tribune ouest est rebâtie et la capacité du stade est portée à environ 25 500 places.

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des milliers de supporters sont montés une dernere fois au Ray


 Dans les années 1920, les dirigeants de l’O.G.C. Nice (Olympique Gymnaste Club de Nice) tentent de trouver pour leur club un lieu capable d’accueillir un stade digne de ses ambitions nationales. C’est ainsi qu’ils obtiennent en 1926 une subvention municipale dans le but d’aménager un terrain agricole de 27 000 m², dont ils viennent d’obtenir la gérance, dans le quartier San-Maurizio, à proximité du Parc Chambrun, et bordé par la route du Ray.

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On construit alors une tribune en ciment armé de 300 places, des gradins et toutes les installations nécessaires pour l’équipe (vestiaires avec douches, lavabos, salle de secrétariat…). Deux lignes de tramways et des services d’autobus desservent le stade.

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la toute nouvelle boutique du Gym sur la place Massena et deja beaucoup de clients


 Après la Seconde Guerre mondiale, des transformations plus conséquentes et des travaux d’agrandissement sont entrepris : tribune d’honneur de 3000 places couverte, luminaires pour les matchs en nocturne…

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 Malheureusement le stade vieillit mal au cours des années 90, et lors d’un match Nice-Bastia, à cause de l’explosion de bombes agricoles dans la tribune Est lancées par des ultras Corses, le pire est évité de peu. On détruit néanmoins cette tribune pour des raisons de sécurité, remplacée par des modules en tubulaires.

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Le roi de la pop Mickael Jackson etait lui aussi supporter de Nice


 Fondé en 1904 et baptisé "Olympique Gymnaste Club de Nice" depuis 1924, le club a connu au stade du Ray ses plus belles heures dans les années cinquante : les Aiglons décrochèrent alors quatre titres de Champion de France, deux Coupe de France et deux quart de finale de Coupe d’Europe.

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Le stade du Ray rénové enregistre alors ses plus belles affluences. L'enceinte niçoise exulte notamment le 4 février 1960 en accueillant pour la deuxième fois le Real Madrid en quart de finale de Coupe des Clubs Champions. Poussé par un fervent public, l’attaquant luxembourgeois Victor Nurenberg inscrivit un triplé. Nice était venu à bout du Real de Ferenc Puskas qui n’avait inscrit que 2 buts.  La petite histoire ne date pas d’hier mais a de quoi faire sourire. Durant la rencontre de 1960 face à Madrid, Dominique Baratelli était un gamin supporter de Nice avant de devenir gardien de but des rouges et noirs et de l'équipe de France.

JUILLET2013-2655.JPGLe dimanche 01 Septembre 2013 ce fut la dernière représentation du Ray, une date qui restera historique pour tous les supporteurs de l'OGC Nice : celle du dernier match de l'histoire du Ray, qui passe le relais au grand stade Allianz Riviera. 85 ans d'émotions se sont tournés lors du dernier match de l'OGC Nice au stade du Ray contre Montpellier. A cette occasion, la ville de Nice et l'OGC Nice ont organisé deux jours de fête pour rendre hommage au Ray.

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La Dernière"Montée" au Ray et le dernier match de l'histoire du Stade du Ray se sont déroulé le dimanche 1er septembre. Il est en effet de coutume à Nice d'utiliser l'expression "Monter au Ray" pour se rendre au Stade. Dès 13h30, un rendez-vous a été fixé place Masséna, habillé en Rouge et Noir, les couleurs du Gym, pour vivre en commun la dernière montée au Ray à pied ! Un parcours qui passa par les avenues Jean Médecin, Malausséna, Borriglione, et l'avenue Gorbella avec arrivée au Stade du Ray. De nombreuses animations ludiques et familiales ont été proposées de 10h à 19h sur la Place Masséna le Samedi 31 Aout:

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Des matches qui ont ecrit la legende du club


 A 10 heures,  inauguration du village du Ray, parcours OGC Nice chronométré pour tester son agilité, organisé par des professionnels du club sur un mini terrain de 6m x 4m; tir au but pour tester sa force de frappe comme les professionnels grâce au tir radar; tir d'agilité dans une cage gonflable, tirer et essayer d'atteindre les cibles pour obtenir le plus de points; baby foot géant: s’affronter entre amis ou en famille au cours d'une partie animée; stand maquillage pour porter haut les couleurs rouge et noir ! Exposition sur l’histoire du Ray, studio photo éphémère: devenir le héros d’un match de l’OGC Nice ! Stand de l’OGC Nice: dédicace de la BD, informations sur la der du Ray,  snack de socca et de pan bagnat… Issa Nissa  per toujou !

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Beaucoup de femmes sont supportrices du gym 


Le Gym comme l’appelle familièrement les niçois est un style de vie, une philosophie pour les fans de la squadra azzurra, le club ne représente pas seulement un sport mais l’identité d’une ville et d’un peuple fier d’être le lien qui les unit dans cette passion commune.  Le Dimanche 1er Septembre, ils ont été des milliers à se réunir sur la place Massena pour monter une derniere fois au Ray.

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Sylvia & Paola


 Ils sont tous présent pour la der du Ray et leur hymne à l’amour de cette terra amata: Gil Marsala, Sébastien Filippini, Bertrand Gasiglia, Eric Cavargini, le père et le fils Boetto simultanément président des supporters niçois et respectivement âgés de 95 et 65 ans (vous savez ces supporters que Rachida Dati a prétendu sauvages et a interdit leur association), Renaud Maccheroni (juriste), pascal Condomitti, Gilles Zambo et des milliers d’autres, parce que le Gym, c’est être niçois avant tout.

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Parce que je n' oublierai pas qu’un dimanche après midi avec mon père et mon grand père, il faisait beau sur le stade et dans nos vies, que Carnus et Baratelli portaient des casquettes écossaises et Huck ressemblait à un chanteurs anglais, Fioroni portait toujours ses lunettes et Marco Molitor l’alsacien marquait but sur but. C’est ça le Ray, des images, des sons, des odeurs, des émotions, des souvenirs et des gens qui parlent notre langue…. pas besoin d’internet la mémoire a tout gardé, on se souviendra pour toujours !

JUILLET2013-2646.JPGLes joueurs et les supporters du Ray parlent de ce stade comme d’une maison de famille dont on gardera toujours la clé. On ira maintenant à l’Allianz Riviera et malgré l’excitation de se retrouver dans la tribune Guiseppe Garibaldi ou Catarina Segurane, la fierté et le bonheur, il y aura toujours un voisin pour rappeler ces soirs ou il était si bon de monter au Ray.

 La Der du Ray, Li Eri ! La Der du Ray j’y étais !

img359.jpgL'événement a battu tous les records de ferveur dans la joie, le bruit et la fumée. En masse soudé, coloré, bruyant, le peuple niçois entame sa dernière marche en avant vers le Ray. Dans une folie jamais vu sur l'avenue Jean Médecin pleine de haut en bas, les chants s'élèvent encore plus fort. Aux balcons ont se précipite de toute part pour immortaliser l'événement. Mythique ! Un terrible Nissa la Bella est entonné par un peuple tout entier de plus de 10000 voix. Les trains qui passent sur le pont klaxonnent pour accompagner le cortège. C'est hallucinant ! En tant que niçois ce que je viens de vivre n'est pas surprenant. Le patriotisme niçois est réel depuis toujours. Cette marche est un élan vers l'avenir, vers l'identité d'un peuple qui c'est toujours affirmé différent. Etre niçois, c'est être toute sa vie fidèle à son drapeau, à ses couleurs....et un jour viendra la liberté !

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                             DIAPORAMA DE LA DER


  
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8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 09:10

MAI-2013-0326.JPG L'École de Nice est un courant artistique qui s'est développé à Nice à partir de la fin des années 1950 et qui a regroupé de nombreux artistes devenus internationaux. Elle s'inscrit à la croisée de plusieurs mouvements comme le Nouveau réalisme, le Fluxus, le Supports/Surfaces...

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Les Artistes ayant appartenu à l'École de Nice : Arman, George Brecht, Daniel Biga, Louis Cane,  Albert Chubac, Erik Dietman, Noël Dolla, Yves Klein, Robert Malaval, Benjamin Vautier, Bernard Venet, Claude Viallat, Serge Oldenbourg, Bernard Pagès, Pierre Pinoncelli, Martial Raysse, Patrick Saytour, Théo Tobiasse, Patrick Moya, Sacha Sosno... sont devenus des artistes internationaux parfois adulé !

MAI-2013-0190.JPGIls étaient trois, Arman, Klein et Raysse. Ils sont maintenant des centaines, comme l’avait prédit Martial Raysse. Ils, ce sont les artistes de l’Ecole de Nice. Encensés, décriés, adulés, on a écrit tout et son contraire sur l’école niçoise. Différents moyens d’expressions, différents courants, mais une position commune : le rejet foncier des académismes.

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Mais au fond, qu’est ce qui fait de l’école de Nice, l’école de Nice ?

Trois mouvements caractériseraient donc l’école de Nice. Le nouveau réalisme, sorte de pop art à la française apparu dans les années cinquante, fait la part belle à trois niçois : Arman, Raysse et Klein. Trois artistes souvent associés à César, le voisin. Dans les années soixante, c’est le mouvement Fluxus qui débarque sur la Côte d’Azur. Fluxus pose de façon radicale le problème des limites de l’art et des genres. Et quand l’attitude elle-même devient objet d’art, Ben, Alocco et Brecht se voient propulsés au rang « de l’école de Nice ».

MAI-2013-0232.JPGAutres artistes labélisés « de l’école de Nice », ceux du Groupe 70 et de Support Surface, mouvances apparues dans la seconde moitié des années soixante. Après l’objet comme élément d’art et l’attitude, c’est le retour aux outils et aux procédures de la peinture, médium un temps délaissé au profit de nouvelles formes d’expression. Viallat, Dolla et Saytour comptent parmi les Niçois de Support Surface.

MAI-2013-0197.JPGNice ce n'est bien sûr pas que l'Ecole de Nice.... C'est aussi tout un système de réseaux... C'est des milliers d’artistes, écrivains aux noms prestigieux ou moins illustres, de Le Clézio à Daniel Biga, Cathy Rémy ou Christian Arthaud, de Le Pillouer à Marylin Desbiolles, c'est des comédiens par dizaines de troupes, des musiciens, des photographes, des peintres et des sculpteurs..

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C'est des rêves de lieux ouverts et dynamiques, comme le Centre National d'Art Contemporain, le premier en province, ouvert à la Villa Arson; c'est des galeries qui depuis plus ou moins longtemps défendent l'art contemporain. C'est des propositions alternatives dans lesquelles on cherche, on trouve, on monte, on se rencontre...

MAI-2013-0206.JPGDans une déclaration joyeusement anarchiste, Klein disait en 1947 : "Bien que nous, c'est à dire artistes de Nice, soyons toujours en vacances, nous ne sommes pas des touristes. C'est là le point essentiel. Les touristes viennent chez nous pour les vacances, nous, nous vivons sur cette terre de vacances, ce qui nous donne cet esprit de folie. Nous nous amusons sans penser ni à la religion, ni à l'art, ni à la science.

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Si l'Ecole de Nice se porte bien, c'est parce qu'au delà des frontières, elle a su s'imposer par ses qualités artistiques. En alimentant la controverse d'une école, elle a fait d'un lieu, un exemple de réussite dynamique fondé sur des particularités régionales. Particularismes que les artistes ont su transcender dans le bonheur d'un art qui exulte de toute part. Martial Raysse ne disait-il pas déjà en 1965 : "Nous étions trois, nous voici dix, nous seront trois cent dans dix ans".

MAI-2013-0293.JPGSi vous voulez visiter le MAMAC, rien de plus simple ! Dés que vous voyez la "Tête Carrée" vous êtes arrivé ... La Tête Carrée est une sculpture monumentale de 30 métres de haut  imaginée par le sculpteur niçois Sacha Sosno, symbole-clé de l’architecture contemporaine de la ville. Elle est constituée d'une partie cubique de 14 métres de côté abritant les bureaux de la bibliothèque Louis Nucera, soutenue par le bas d'un buste gigantesque, tronqué au niveau de la bouche.

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Avec l’hôtel Elysée Palace à Nice, bâtiment-statue de 26 mètres de haut en granit et bronze, Sosno a démontré la possibilité et même la nécessité d’intégrer l’œuvre d’art au bâtiment. « La meilleure galerie pour la sculpture c’est la rue, c’est la plage, c’est la place » dit Sosno dans un souci de montrer les objets artistiques au plus grand nombre.

MAI-2013-0234.JPGLe Musée d'art moderne et d'art contemporain de Nice a la forme d’un arc tétrapode à cheval sur le cours du Paillon (cette riviere niçoise invisible). La monumentalité du projet développé sur la couverture du Paillon permet de relier par une terrasse, nommée Promenade des arts, le musée à un théâtre. Avec son plan carré, son architecture s’inspire des règles du néo-classicisme.

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La superficie disponible est d’environ 5 000 m2 répartie sur neuf salles d’exposition pour quatre niveaux. Ses façades lisses sont recouvertes de marbre blanc de Carrare. En octobre 2001, Niki de Saint Phalle lègue une importante partie de sa collection à la Ville de Nice pour le musée: Le corps de la donation est composé de 170 œuvres dont 63 peintures et sculptures, 18 gravures, 40 lithographies, 54 sérigraphies et de nombreux documents originaux. Le Mamac de Nice est considéré comme l'un des plus beaux musées d'art moderne au monde. Ici se trouve vraiment la capitale europeenne de la culture. Nice n'a pas besoin d'un titre parce que sa ville est en faillite.....

MAI-2013-0314.JPGRappelons au passage que, Nice est la ville après Paris possédant le plus grand nombre de musées. (Tous les musées municipaux sont gratuits). Ville d'art et d'histoire à la culture trois fois millénaire...

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                                  DIAPORAMA DE LA VISITE


  
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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 21:17

MAI-2013-0048.JPG Les producteurs des terroirs Italiens amènent directement sur les tables des français le meilleur de cette gastronomie de renom : des spécialités les plus typiques aux mets les plus rares. L’Italie est le partenaire principal du département des Alpes Maritimes, du fait de sa proximité stratégique avec le Comté de Nice et la multitude des activités partagées.

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Comme ont aimé le souligner les organisateurs de ce salon, ainsi que les autorités locales, Nice et son Comté sont de culture italianisante et si Nice est la première ville Italienne de France, son berceau restera à jamais lié au delà des Alpes.

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SU PATRIOTTU SARDU A SOS FEUDATARIOS


 Le secteur de l’agroalimentaire italien représente une tranche importante du marché des importations de notre département, avec un volume d’échanges de 427 millions d’euros, ce qui représente 14% de l’ensemble des importations. Ceci est l’une des raisons qui confirme la valeur de ces initiatives, comme "L’Italie à Table" qui s'installe depuis presque une décennie sur la place Masséna ou la promenade des Anglais pour cette édition 2013 à cause des travaux de la coulée verte et de la promenade du Paillon.

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le drapeau de l'indépendance Sarde. le bandeau de la téte de maure est sur les yeux 

 

En effet, c’est maintenant une tradition: la saison estivale niçoise ne commence qu’après la découpe emblématique du ruban qui symbolise l’amitié nisso-italienne de "L’Italie à Table", le salon gastronomique organisé par la Chambre de Commerce italienne de Nice, ville méditerranéenne historiquement liée à la Péninsule...

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autentica sarda mamma, il sorriso


 Arrivé à sa neuvième édition, le salon confirme qu’il est l’événement italien le plus attendu de la Costa Azzurra, grâce à la diversité, à la typicité et aux multiples facettes de ses produits, ainsi que les diverses animations proposées localement.

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les piémontaises sont de petites coquines.

 

L’Italie à Table n’est, cependant, pas uniquement une manifestation du goût et de l’excellence culinaire italienne; il s’agit aussi, voir même surtout, d’un événement économique et professionnel important, dans lequel plus de 150 exposants venus de douze régions italiennes, l’Emilie-Romagne, le Piémont, la Vénétie, la Ligurie, l’Ombrie, les Marches, la Sardaigne, les Pouilles, la Calabre, la Lombardie, la Toscane et la Sicile, pour mettre nos papilles en alerte à chaque stand, se mettent en vitrine, en engendrant de nombreuses occasions des rencontres commerciales avec de possibles acheteurs.

MAI-2013-7071.JPGCeci est donc une des fonctions de l’espace VIP, créé exprès pour accueillir les entreprises et les autorités institutionnelles présentes sur l’événement, et favoriser les échanges, sans oublier, évidemment, les innombrables moments de convivialité. Un rendez-vous qui s’annonce, riche en événements, à base d’ateliers, de conférences, de points presse et tant d’autres choses.

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Le gout, c’est le premier des 5 sens à se développer (déjà avant la naissance). Elémentaire et pourtant essentiel, il véhicule des sensations qui dépassent de loin la seule saveur. Alléchant, pétillant, sensuel: au goût sont associées des qualifications qui nous transportent bien au-delà de la sphère alimentaire. Expérience sensorielle infinie, le goût change au fil de nouvelles rencontres qui transforment les acquis de chacun d’entre nous.

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Comment reconnait on un cochon Italien ? Il aime le bunga bunga di cavaliere


 C’est ce que propose le salon: une découverte, un apprentissage à travers l’excellence œno-gastronomique Italienne; et puisque les saveurs sont les produits du savoir-faire, de la tradition, de l’histoire, le salon est aussi un voyage à travers les terroirs et leurs innombrables richesses.

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C'est un vrai cadeau pour tous ceux (plus de 150.000 chaque année) qui, désireux de découvrir le bon et le beau du "Bel Paese" de la dolce vita, sont fidèles au rendez-vous annuel. Parce que l'Italie, c'est aussi le gout du beau voyage, dans ce pays d’Europe possédant le plus grand nombre de sites au classement du patrimoine de l’UNESCO.

MAI-2013-0069.JPGTout produit alimentaire véhicule l’histoire de son territoire et de sa culture. L’Italie à Table n’est donc pas seulement l’occasion de déguster les meilleurs produits de la tradition œno-gastronomique italienne; elle permet également de découvrir le terroir et son histoire, ses lieux enchanteurs, et ses propositions pour tout type de budget.

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Désormais tout le monde sait que la promotion du territoire et le soutien de la production agroalimentaire sont indissociables. Voilà pourquoi "L’Italie à Table" est l’occasion unique pour tous ceux qui ont pour vocation le développement territorial; c’est aussi l’occasion pour les visiteurs de se confectionner un petit voyage sur mesure dans le plus beau pays de notre continent !

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Sicilienne a sinistre et Calabraise a destre.. belles poulettes hein !


 Chaque aliment est porteur d’une histoire, d’un territoire et d’une culture; voilà pourquoi le salon " l’Italie à Table " est un évènement à la fois gastronomique mais aussi culturel. C’est un lieu où trouver des informations pour des destinations de rêve. De nombreuses plaquettes informatives sont disponibles en français sur les stands et distribuées gratuitement. (Ce qui m’a permis d’avoir d’intéressante documentation pour mon futur voyage en Sardaigne).

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Mme la Consul d'Italie en France (a droite)

 

Une dégustation préparée par des chefs Italiens de Rieti, pâtes Mezze Maniche à la gricia, Trio de Bruschette, huile d'olive vierge DOP de la Sabine, oreillettes de porc d'Amatrice et truffes noires de la Province de Rieti. Vins, Ratto della Sabina. Buon appetito !

MAI-2013-0099.JPGD’autres événements accompagnent cette manifestation gourmande mais aussi culturelle comme les 22 000 repas d’inspiration italienne sont distribués aux enfants de 120 écoles de la ville de Nice.

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Ciao ! Sono Estrosi... come stai ?


 Cette fête des terroirs italiens pousse à la dégustation ! La promenade des Anglais est prise, dans un tourbillon de gourmandise. Dès le matin, les visiteurs se sont lancés dans la pêche merveilleuse aux morceaux de charcuterie, aux fromages délicats ou puissants, aux douceurs les plus variées. Et les variations sont presque vertigineuses.

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Incroyable et gourmande construction ! Comme un édifice de fromages bâti avec des tomes affinées emmaillotées dans des feuilles de noyer, de poivrier, clouées de pépins et de marc de raisin ou simplement couvertes de thym et de baies de genièvre. Ici, les tomes grimpent partout. Le monticule s’étend encore, piqué de Pecorino Sardo, nature ou au myrte.

MAI-2013-7056.JPGCet événement qualifié de grande fête de l’amitié aura permis d’entendre notre député maire qu’il faut accorder plus d’autonomie aux régions et moins de fédéralisme et de pouvoir centralisé … N’en doutons pas Mr Estrosi que pour l’instant cela vous arrange de déclamer tout cela, mais, nous ne manquerons pas de vous le faire rappeler à l’occasion. Surtout que vous savez très bien que cette région PACA ne correspond pas du tout à notre culture et à notre identité.

MAI-2013-7062.JPGJ’ai remarqué aussi une chose, c’est que nos cousins Italiens étaient plus au courant que vous sur les dates historiques de notre Comté. Notamment la charmante consul de l’Italie en France : la ravissante Oleana Divona ainsi que la présidente de la chambre de commerce italienne de Nice, la non moins élégante Patrizia Dalmasso. Les Mamas italiennes sont toujours les meilleures !

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                                DIAPORAMA DU SALON


  
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Published by freerider06 - dans comté de Nice

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