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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 06:33
LES DIABLES BLEUS DU MERCANTOUR

VOUS POUVEZ CLIQUER SUR TOUTES LES PHOTOS POUR LES AGRANDIR

 

Ce corps d’élite avait une relation particulière avec notre Pays Niçois tant les hommes qui le composaient avaient un rapport privilégié avec nos montagnes dont, pour la plupart, ils étaient issus. Cette osmose avec leur pays s’est perpétuée au fil du temps, malgré la volonté farouche de la république française de formater les habitants des régions qu’elle administrait, habitants issus pour la plupart du monde paysan.

LES DIABLES BLEUS DU MERCANTOUR

Le vallon de Salso Moreno offre les vues les plus étonnantes du Mercantour. On se croirait dans les steppes de Mongolie !

Lors de la « grande boucherie » de la guerre de 1914/1918, que l’on ose dire Grande, toute la population paysanne des pays européens fut mobilisée et ce conflit sonnera la fin du monde agricole. Ce conflit affectera considérablement notre pays Niçois qui paiera un lourd tribut à cette guerre civile européenne.

LES DIABLES BLEUS DU MERCANTOUR

Il y aura plus de 4000 combattants tués issus de la ville de Nice ce qui laisse imaginer le nombre d’enfants du Comté qui ont perdu la vie dans un conflit qui les dépassait. Il leur aura fallu du courage à ces enfants du pays pour supporter les conditions particulières de cette guerre dans des contrées qu’ils ne connaissaient pas, au milieu de populations qui leur étaient étrangères et avec le mépris que pouvaient avoir l’état-major français à leur égard.

LES DIABLES BLEUS DU MERCANTOUR

Le casernement du camp des fourches à 2291métres d'altitude datant de 1890

Le traitement dont fut l’objet le XV° corps (composé de soldats venus de chez nous) est assez symptomatique à cet égard. Ils furent accusés de défaitisme pour masquer les défaillances du commandement suprême et, face à la première cuisante défaite des troupes françaises, le chauvinisme français avait besoin d’un bouc émissaire et ce furent, selon les paroles d’un historien français, « des français un peu moins français que les autres, à tout le moins, un peu particuliers » qui en firent les frais.

LES DIABLES BLEUS DU MERCANTOUR

Vision irréelle d'un village en ruine

Cependant, on peut noter les réactions des adversaires allemands qui les appelaient les « schwarze teufel », les diables bleus (habillés en noir) qui se traduisait par une admiration envers ces soldats venus d’ailleurs:  combattre les diables bleus, est un honneur pour le guerrier allemand.

LES DIABLES BLEUS DU MERCANTOUR

Si nous pouvions oublier les horreurs provoquées par la bêtise des hommes, nous pourrions, sûrement, admirer le comportement admirable de nos chasseurs alpins dans cette tourmente. C’est par l’attachement à leur terre et à leurs montagnes, à leurs familles et à leurs villages, qu’ils ont pu surnager (et pour certains survivre).

LES DIABLES BLEUS DU MERCANTOUR

C’est par la petite histoire (souvent bien plus intéressante) que l’on peut comprendre celle que l’on appelle grande (sic). N’oublions pas, au passage, que notre Pays Niçois fut pendant plusieurs siècles partie intégrante d’Empires Germaniques. Les livres d'histoire de France ne l'apprennent pas !

LES DIABLES BLEUS DU MERCANTOUR
LES DIABLES BLEUS DU MERCANTOUR

Direction le fort du Camp des Fourches avec sa tourelle métallique dite « Séré de Rivière »

Nice et le Pays Niçois ont payé un lourd tribut à cette guerre qu’un grand nombre d’officiers participants nommeront boucherie, charnier, enfer, pour encore une fois de plus aucune reconnaissance faite par le pays qui nous avait annexé.

LES DIABLES BLEUS DU MERCANTOUR

Rochers des Trois Eveques et Téte de l'Enchastraye 2954m

Si pour les touristes (encore de nos jours), notre terroir se résume souvent à la zone littorale: « la mer de Nice », « le pays bleu », « la Riviera enchantée » chers aux littérateurs depuis Théodore de Banville jusqu’à Dominique Durandy et Jean  Cocteau, il ne faudrait pas oublier que le Comté de Nice depuis toujours est constitué de 70% de montagne et même de très haute montagne.

LES DIABLES BLEUS DU MERCANTOUR

Blockhaus du Mont des Fourches

Nice est naturellement tournée vers ses vallées et ses montagnes, voie naturelle vers les Alpes qui sont le lien avec la Maison de Savoie à laquelle les Niçois, « ces montagnards face à la mer », s’étaient dédiés en 1388. C’est donc, un pays de chasseurs alpins qui connaissent extrêmement bien la montagne depuis des siécles.

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Les chasseurs alpins de la région de Nice avaient tenu presque exclusivement les secteurs des Vosges et d’Alsace avec leurs camarades alpins des autres garnisons des Alpes. Ils s’illustrèrent entre autres au cours de combats acharnés pour la possession de l’Hartmannswillerskop, le fameux « Vieil Armand ».

LES DIABLES BLEUS DU MERCANTOUR

Blockhaus de Ventabren sur la ligne Maginot du Mercantour

Beaucoup, beaucoup trop, reposent dans le cimetière de Silberloch, près de Cernay (Haut-Rhin), au cimetière des chasseurs, Lingerkopf, près de Munster.

LES DIABLES BLEUS DU MERCANTOUR

À la déclaration de guerre, la garnison alpine de Nice comprenait le 6e BCA à Nice, le 23e à Antibes , le 20e à Grasse, le 24e à Villefranche, le 27e à Menton. Mais pour les Niçois, les Diables bleus ce sont surtout les chasseurs du 22e à qui ils portaient beaucoup d’affection.

LES DIABLES BLEUS DU MERCANTOUR

Fort du Mont des Fourches

Qu’est ce qui a fait que ce corps d’élite occupe une place si importante dans le cœur des Niçois. On se demande, alors, comment les Chasseurs Alpins, ont pu s’intégrer d’une façon si naturelle dans la communauté Niçoise sans être reçus comme une troupe d’occupation, comme l’ont toujours été, avant eux, les soldats français au cours de l’histoire.

LES DIABLES BLEUS DU MERCANTOUR

Il faut savoir qu’un enfant de Nice qui s’appelait Joseph Garibaldi a contribué à faire admettre les troupes alpines au peuple dont il était issu. En 1859, Giuseppe Garibaldi, partisan convaincu de l’unité italienne, lève une troupe de francs-tireurs… troupe entraînée  pour évoluer dans la montagne qu’il nomme « les chasseurs des Alpes » (ce seront ces trois mille hommes qui formeront l’ossature des fameux « mille », héros de l’unité italienne).

LES DIABLES BLEUS DU MERCANTOUR
LES DIABLES BLEUS DU MERCANTOUR

Garibaldi qui était un enfant du pays savait bien que celui qui tenait la montagne avait un avantage décisif, il savait qu’une troupe entraînée pour passer sur des chemins de chèvre gagnerait de vitesse la troupe ennemie et que, dans le relief particulier et tourmenté de notre pays, une guerre de « guérilla » menée par une troupe mobile,  capable de « coups de main » et de se retirer aussi vite qu’elle était venue, donnerait un avantage décisif au camp auquel elle appartenait.

LES DIABLES BLEUS DU MERCANTOUR

Nos Chasseurs Alpins furent précédés par les « Alpinis », de l’autre côté des Alpes, qui avaient été créé sur le modèle des Chasseurs du Tyrol, les Tiroler Kaïserjäger (le chapeau que portent les Alpinis est significatif à cet égard).

LES DIABLES BLEUS DU MERCANTOUR
LES DIABLES BLEUS DU MERCANTOUR

Et la fraternité d’armes de ces hommes des montagnes, d’un côté à l’autre est accentuée par le fait que la notion de frontière leur était totalement inconnue.

LES DIABLES BLEUS DU MERCANTOUR

Casernement du Restefond à 2550m d'altitude

Pendant des siècles, ces hommes se retrouvaient dans les montagnes et cette habitude perdura après que fussent fixées des frontières qui étaient artificielles dans leur esprit. Les Nissarts et les Piémontais se rencontraient toujours, par delà les frontières.

LES DIABLES BLEUS DU MERCANTOUR

Bien évidemment, le recrutement privilégié de ce nouveau corps de montagne se fera au sein de la population locale car, et cela parait évident, les habitants du Comté étaient ceux qui connaissaient le mieux cette montagne.

LES DIABLES BLEUS DU MERCANTOUR
LES DIABLES BLEUS DU MERCANTOUR

Non seulement, ils connaissaient par cœur leurs Alpes mais étaient comme des poissons dans l’eau au sein des populations du haut-pays. Avec leur implantation dans les différentes garnisons de montagnes, ils seront toujours présents pour rendre divers services aux populations.

LES DIABLES BLEUS DU MERCANTOUR

Une cloche GFM (Guetteur et fusil mitrailleur)

 

               DIAPORAMA CAMP BONETTE RESTEFONT

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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 06:25

PHOTOS-2014-0032.JPG Pour ce premier samedi de février 2014, il n'y avait pas la grande foule, comme lors de l'inauguration de la promenade du Paillon, mais tout de même plus de 500 personnes ont participé, à la cérémonie d’inauguration du nouveau quai des États-Unis. Une cérémonie marquée par la présentation de la Statue de la liberté. Elle trône désormais face à l’opéra tout à coté du kiosque à journaux et de cette horreur que les niçois appellent déjà la tour Eiffel** de la honte.

PHOTOS-2014-0018.JPGRiba dòu miejour, autrement dit "rive du Midi", tel est le nom ancien de ce que l'on appelle aujourd'hui le "quai des Etats-Unis" situé dans le prolongement de la promenade des Anglais entre la plage des Ponchettes*** et la rue du même nom...

PHOTOS-2014-0028.JPGCette statue signée, comme l’originale, d’Auguste Bartholdi nous l’avons voulue modeste car il ne s’agit pas de rivaliser avec New York, a lancé le député-maire de Nice Christian Estrosi (ou figure son nom en grosse lettre sur la plaque commémorative, le nombrilisme eternel des politiciens).

PHOTOS-2014-0044.JPGDans ce cas la, on aurait pu faire l'inauguration d'un Burger King et cela aurait suffit ... mais, il semble que ce maire soit prêt à tout pour se montrer en public et rivaliser en pitrerie avec son tristement célèbre Napoléon III qu'il idolâtre sans vergogne pour les terribles répressions que cet individu a fait aux niçois... Nice Matin servant de support aux frasques du candidat à la municipalité.

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les 3 drapeaux amis du pays niçois....avec ma préference pour l'Italie bien sur !

 

 Les travaux n’auront vraiment pas traîné sur le quai des Etats-Unis. Débutés mi-novembre 2013, ils sont déjà terminés mi février 2014. Ce qui veut dire que quand on veut débloquer du pognon pour les caprices de nos élus, l'argent est facile à trouver. Par contre faire une crèche, une halte garderie supplémentaire, des parkings, des logements ...tout cela niet, il n'y a pas de fric.

PHOTOS-2014-0084-copie-1.JPGBon, passons à ce qui nous concerne, ce fameux quai des Etats Unis mérite une petite visite, puisque de toute manière, vous savez déjà que je ne suis pas un partisan inconditionnel de ce monsieur. Depuis l'embouchure du Paillon jusqu'a la colline du Château, la municipalité avait fait aménager, au XIXe siècle, une route afin de relier la ville nouvelle au port par le bord de mer. Entre 1840 et 1843, la Ville fait édifier un quai de 350 mètres de long devant les façades maritimes : le quai du Midi, haut lieu de promenade.

PHOTOS-2014-0101-copie-1.JPGLes ponchettes

Scindé en deux tronçons, le quai accueillait, dans sa première partie, des bâtiments fastueux comme l'hôtel Beau-Rivage où des célébrités comme Henri Matisse, sainte Thérèse de Lisieux ou encore l'écrivain russe Anton Tchekhov y ont séjourné. Le second tronçon, quant à lui, était occupé par les marins pêcheurs qui y halaient leurs barques sur la grève à l’aide de treuils, réparaient leurs filets et y habitaient parfois.

PHOTOS-2014-0094.JPGTreuil d'amarrage pour barque de peche

Près d'un siècle plus tard, en 1917, sur proposition du général Goiran, maire de Nice, le conseil municipal décide de débaptiser le quai du Midi pour le quai des Etats-Unis et d’apposer une plaque commémorative**** d’amitié franco américaine. Une initiative prise afin de saluer l'entrée en guerre des Américains aux côtés des Alliés pendant la Première Guerre mondiale.

PHOTOS-2014-0126.JPGPar la suite, entre 1930-1932, le quai fut agrandi de quinze mètres via un perré gagné sur la plage. Pour assurer la continuité esthétique avec la Promenade des Anglais, le quai fut divisé en double voie avec un parterre central fleuri. En ce qui concerne la statue inaugurée récemment, cette réplique de la célèbre statue offerte par la France aux Etats-Unis était le dernier exemplaire que détenait la fonderie de Coubertin.

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l'hiver sur la Baie des Anges

 

 Elle a été achetée par la ville de Nice en 2011 (deux ans dans les entrepôts pour la sortir au moment opportun). Après Paris, Colmar ou même Tokyo, au Japon, Nice est donc la dernière ville à détenir une réplique ou une reproduction de l'un des monuments les plus célèbres de New-York.

PHOTOS-2014-0142.JPGLa Liberté éclairant le monde, plus connue sous le nom de statue de la Liberté, a été inaugurée en 1886 pour célébrer le centenaire de la déclaration d'indépendance américaine et en signe d'amitié entre les deux nations. Dans le cadre de cette opération, le trottoir Sud du Quai des Etats-Unis a été élargi pour créer un nouvel espace piéton d’un hectare en bord de mer.

PHOTOS-2014-0158.JPGLe cadran solaire de Rauba Capéu

Une piste cyclable de 400 mètres de long par 3 mètres de large a également été mise en place, tandis qu’une jardinière longitudinale de 1.000 m2 a été installée, dans laquelle 31 palmiers et 7 arbres et arbustes ont été plantés.

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montagne enneigé au dessus de la cité des anges. Ce sont les montagnes grassoises

 

 De beaux immeubles y furent bâtis à la fin du XIXe siècle en aval de l’Opéra reconstruit en 1884. On peut lire au fronton de la porte monumentale qui fait communiquer le quai avec la cité du Parc et le cours Saleya, l’inscription rappelant: « sur l’initiative du président Woodrow Wilson de participer au conflit mondial de la civilisation contre la barbarie ».

PHOTOS-2014-0180.JPGLe quai des États-Unis accueille des œuvres d'art exposées en plein air. Régulièrement, de nouvelles œuvres sont présentées. Ainsi, plusieurs sculptures de Niki de Saint Phalle firent leur apparition sur le quai, puis, ce furent des sculptures de Pierre Marie Lejeune et aussi, une exposition aérienne d'Alain Jacquet dans la foulée.

PHOTOS-2014-0191.JPGPHOTOS-2014 0249 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

*Bouon journada, anen parlà frances couma co seraï maï facile per l’escriéure. Ahura "Rauba-Capeù" cela veut dire, voleur de chapeau en raison des coups de vent qui balaient  le quai devant lequel fut immergée, le 20 octobre 1968, la statue de N.-D. des Fonds Marins.

PHOTOS-2014-0211.JPG ** Les  9 lignes obliques de Bernard Venet: Une structure Stalinienne métallique composée de barreaux de fer de 30 mètres de haut. D'une valeur marchande de deux millions d'euros (de qui se moque t'on ?), la mairie n'aurait payé que la fabrication et le transport environ 280 000€ ou il faudra  de nouveau ajouter la même somme pour son second déplacement. Ce machin n’a aucun sens artistique et est un amas de ferraille rouillée.

PHOTOS-2014-0252.JPG ***La rue des Ponchettes est le début de l’ancien chemin des Ponchettes, le premier sentier creusé dans la roche dans les années 1770, et permettant de relier la Marine (Cours Saleya d'aujourd’hui), au port Lympia, tout nouvellement creusé. « Pounchetta » signifie « petite pointe » en langue niçoise, et désigne ainsi les pointes rocheuses de Rauba Capéu.

PHOTOS-2014-3545.JPG ****Thomas Jefferson ambassadeur des Etats-Unis en France, 3e président des USA. Auteur principal de la rédaction de l'indépendance américaine. Amoureux de la France et grand ami de l'Amiral de Grasse, il partage nos valeurs de liberté, il joue un rôle clé dans l'ébauche de la constitution française et la déclaration des droits de l'homme en 1788.

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Plaque commémorative sur le quai des états unis à Nice

 

                                       DIAPORAMA DU QUAI

 



 
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14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 18:26

Septembre-2013-0100.JPG Cette article fait un peu suite à celui de la Promenade des Anglais (Revoir l'article).

Cette avenue, tracée entre la Place Masséna et la Gare en 1863, a été successivement dédiée à la Gare, au Prince Impérial (de Russie), à la Victoire (de 1918), puis à Jean Médecin. C'est le centre d'animation de la ville moderne. L’histoire de cette avenue doit son nom à Jean Médecin issu d'une ancienne famille de notables niçois, lequel a exercé les fonctions de Maire de la ville de Nice pendant 37 ans, de 1928 à 1965 (date de son décès).

Septembre-2013-0008.JPGComme vous l’avez sans doute deviné, Jean-Médecin était le père de Jacques Médecin, lequel lui succéda en 1965. Jean Médecin était parfois surnommé « le roi Jean » ou bien encore « Jan de Nissa ». Il faut savoir que cette avenue passait à travers champs pour relier la Place Masséna à la Gare du PLM (Train Paris, Lyon Marseille). Baptisée tout d’abord avenue du Prince impérial pour devenir en 1870 avenue de la Gare, elle prit ensuite le nom d’avenue de la Victoire pour commémorer la victoire qui mit fin à la 1ère guerre mondiale (1914-1918).

Septembre-2013-0012.JPGL'avenue Jean-Médecin est une avenue du centre de Nice qui constitue un des axes de circulation nord-sud de la ville. En niçois, c'est officiellement l' « avenguda Jouan-Medecin, consòu de Nissa ». Elle apparaît comme l'artère commerçante principale de Nice et est désignée par les Niçois comme « l'Avenue ».

Septembre-2013-0016.JPGTracée en 1863 selon le Consiglio d'Ornato (le conseil d'ornement), le plan régulateur général de la ville sous l'époque du Royaume de Sardaigne, la voie est construite sur un vallon naturel, le vallon Sant-Michele, à partir de la place Masséna, dans l'axe du Pont-Neuf. Elle traduit la volonté des autorités de l'époque de contrôler l'aménagement de la ville moderne sur la rive droite du Paillon.

Septembre-2013-0019.JPGL'avenue Jean-Médecin est traversée par d'importants axes de circulation est-ouest de la ville: la rue de la Liberté et la rue de l'Hôtel des Postes, la rue Pastorelli, le boulevard Victor-Hugo et le boulevard Dubouchage, le boulevard Raimbaldi aussi. Alors que le bas de l'avenue présente un fort caractère touristique grâce à la place Masséna, aux jardins Albert 1er, et tout récemment à la promenade du Paillon, le haut est davantage populaire.

Septembre-2013-0021.JPGCette différence concerne aussi les quartiers situés autour de l'avenue. On y rencontre tous les grands magasins de la ville, chacun pourrait faire l'objet d'un article tellement le commerce s'est modifié et adapté aussi bien à la clientèle locale qu'à sa population touristique. On y trouve également les sièges niçois des grandes banques françaises : l'immeuble du Crédit lyonnais, construit en 1890 suivant les plans de l'architecte niçois Sébastien-Marcel Biasini, l'immeuble de BNP Paribas édifié en 1921 et conçu par Charles Dalmas autre architecte niçois, et la célèbre agence de la Société générale dévalisée par Albert Spaggiari en 1976.

Septembre-2013-0026.JPGLe reste de l'avenue comprend des cinémas, la basilique Notre-Dame, inaugurée en 1868, ou encore le centre commercial Nice étoile. Parmi les autres bâtiments intéressants d'un point de vue architectural, on peut mentionner l'immeuble Belle Époque Riviera, construit en 1913, comprenant six étages et dix mille mètres carrés occupé aujourd'hui par la Fnac, ainsi qu'un peu plus bas, un immeuble de style Art déco utilisé par l'enseigne Monoprix. Au bas de l'avenue, se trouve le bâtiment des Galeries Lafayette, installées ici depuis 1916, à la façade ocre rouge et aux arcades de style Italien turinois.

Septembre-2013-0037.JPGDe 2003 à 2007, elle fut soumise à de longs travaux de restructuration sous terre et en surface en vue du passage du tramway de Nice. Elle est depuis décembre 2008 presque entièrement piétonne, à l'exception de la ligne du tramway. Le milieu de l'avenue est recouvert de milliers de diodes bleues s'éclairant la nuit. Elles constituent l'œuvre du plasticien lumière Yann Kersalé, intitulée « L'amorse du bleu » et inaugurée à l'occasion de la fin des travaux du tramway.

Septembre-2013-0127.JPGL'avenue a longtemps accueilli les corsi du carnaval de Nice. Les chars descendaient l'avenue au milieu de la foule jusqu'à la place Masséna. Aujourd'hui, leur passage n'est plus possible en raison du tramway et de son alimentation électrique.

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La villa du Docteur J-D. Faurennes, le chirurgien orthopédiste qui a reconstruit mon pied et qui m'a permi de continuer à marcher.

 

 Au carrefour de la rue de la Liberté (commerces de luxe) conduit au-delà de la place Grimaldi (bureau de poste) à l'église anglicane Holy Trinity construite en 1856 par l'architecte Woolfield dans le style troubadour sur l'emplacement d'un édifice de 1822. A droite, la rue de l'Hôtel-des-Postes, bordée de plusieurs immeubles "néo-baroques" (le Williams, 1889, au n°33) aboutit à la Poste Wilson, bâtie en 1888 dans le même style par Annibale Carlo et Horace Grassi.

Septembre-2013-7255.JPGPlus loin encore on atteint la place Général Marshall (anciennement Defly puis Roosevelt) le long de laquelle se dresse la masse de l'hôpital Saint Roch (architecte Joseph Vernier 1853) agrandi et modernisé dans les années 1980 ; au fronton : la gloire de St Roch. Sur la place, monument du sculpteur Maubert.

Septembre-2013-0032.JPGAu milieu de l'avenue Jean Medecin se dresse la Basilique Notre Dame de Nice. De style néogothique, elle s'inspire de la cathédrale d'Angers. La basilique comporte deux tours carrés de 31 mètres de hauteur s’élèvent dans le ciel de Nice, surmontant de part et d'autre une grande rosace représentant des scènes du mystère de l'Assomption. Les trois nefs sont de même hauteur et l’on compte douze chapelles latérales et sept chapelles en absidioles. Sa construction s'inscrivait dans le cadre d'une volonté des autorités de franciser la ville après l'annexion du comté de Nice à la France. Les édifices de style gothique étaient en effet censés être caractéristiques d'un style français.

Septembre-2013-7290.JPGA l'extrémité des arcades des galeries Lafayette et de chaque coté de l'avenue vous pouvez voir les deux plaques commémoratives des résistants niçois contre l'oppresseur nazi et pour la liberté des peuples. Le cultivateur niçois Séraphin Torrin et le maçon Ange Grassi deviennent, après la Libération, les martyrs emblématiques de la Résistance locale en raison des conditions de leur exécution le 7 juillet 1944 :

Septembre-2013-7330.JPG...pendaison au centre de Nice (à l'angle de l'avenue de Jean Medecin et de la rue Hôtel des Postes. Membres des FTP légaux, ils sont pris en otages lors d'une expédition punitive allemande.  Ils y sont torturés avant d'être condamnés à mort par un tribunal militaire allemand siégeant à l'hôtel Ruhl.

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Les plaques gravées sous les réverbères leur ayant servi de potence, inaugurées le 20 septembre 1944, indiquent : « Franc-tireur-Partisan français, FFI, fut pendu ici le 7 juillet 1944 et resta exposé pour avoir résisté à l'oppresseur hitlérien. Passant, incline-toi, souviens-toi ». Les arcades bordant le bas de l'avenue  Jean Médecin sont baptisées Torrin et Grassi par la Délégation spéciale de Nice le 6 octobre 1944.

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La Societe Generale de Spaggiari

Un autre personnage mythique de la vie niçoise est Jean Médecin qui était un homme passionné de Nice, aimé et estimé des Niçois, respecté parce que respectable, même de ses adversaires politiques. Un homme de rigueur aussi, on l’a dit autoritaire mais le « roi Jean » que l’on a voulu en faire était profondément démocrate et à l’écoute de tous pour le bien de la cité des anges.

Septembre-2013-7332.JPGNos parents (bouòn’ ànima) ont dit quand il est mort: « C’est comme si nous avions perdu un membre de la famille ». Il repose au cimetière de Gairaut. L'avenue Jean Médecin est un peu à Nice ce que les Champs Elysées sont à Paris, certes en moins clinquante mais où FNAC, galeries Lafayette et Nice etoile se sont faits une place au soleil.

Septembre-2013-7358.JPGElle débouche sur le Vieux Nice. Mais entre les deux, la place Masséna forme une passerelle. Elle doit beaucoup là aussi à l'arrivée des hivernants anglais pour qui on réalisait de nombreux projets urbanistiques afin de les attirer. C'est aujourd'hui une avenue ouverte et aérée. Elle s'est débarassée de la circulation automobile. Les piétons peuvent donc à loisir se promener entre les bâtiments au rouge pompéien éclatant et se mettre à l'abri du soleil sous les arcades et dans les nombreux magasins climatisés. Le tramway s'insère comme un serpent aimable sur les rails sans jamais rompre le charme de l'avenue. Il en fait même partie intégrante.

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                                DIAPORAMA DE L'AVENUE



 
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12 septembre 2015 6 12 /09 /septembre /2015 06:23

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La ville de Nice à un grand patrimoine architectural, l'un des plus importants d'Europe. Des maçons du sublime et du hasard ont fait de Nice un spectacle équilibré ou la beauté a trouvé son domaine avec cette lumière qui lui vient de la mer et du ciel.

Septembre-2013-6484.JPGLa période des "Arts Décoratifs" est liée aux "Années Folles", elle apparait après la première guerre mondiale et fait suite à "la Belle Epoque" .... Il est vrai qu'à la fin du XIXème siècle, Nice va devenir la capitale mondiale du tourisme hivernal ..... et cela jusqu'au début de la terrible boucherie de 1914-1918.

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Tous les plus grands architectes du continent décident d'en faire la plus belle ville d'Europe. La mode est lancée par la Reine de l'Empire le plus puissant du monde de cette fin du XIX° siècle, Victoria et son Empire Britannique .... Les Tsars de la Grande Russie privilégie aussi ce havre de paix et de douceur. Aujourd'hui, ce sont plus de 600 immeubles "Art Deco" que l'on peut découvrir dans la cité des Anges.

Septembre-2013-6509.JPGA la veille de la guerre 14-18, de nombreux français sont venus s'installer  à Nice; mais les immigrants italiens installés depuis bien plus longtemps s'intègrent  plus facilement par le dialecte niçois, participant ainsi à la sauvegarde de la culture. La Grande Guerre emporte  tout de même 4000 Niçois. Les difficultés économiques réapparaissent. Mais, les riches hivernants retrouvent le chemin de Nice à partir de 1919. Seuls les Russes manquent à l’appel et s’ils retrouvent nos rivages, c’est le plus souvent ruiné.

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Si les Anglais restent les plus nombreux, ce sont les Américains qui donnent le ton durant les Années Folles et étonnent par leurs extravagances. Faisant suite à « l’art nouveau », aux formes arrondies et détaillées d'avant la première guerre mondiale, « l'Art Déco », de 1920 à 1939, fut un mouvement artistique concernant tous les arts plastiques et particulièrement l’architecture; il tire son nom de l'exposition internationale des Arts Décoratifs et Industriels Modernes de Paris en 1925.

Septembre-2013-6516.JPGIl apparait donc à Nice dés le début des années 1920 à un moment de l’histoire marqué par la guerre et la misère. Il est le foisonnement quasi parfait d’une idéologie intellectuelle et artistique qui se fait pressentir dans l’élaboration d’un style où le moderne s’allie au classique avec grâce et élégance. Le béton armé favorisera ce style par des formes simples et plus dépouillées. Nice possède un patrimoine « art-déco» remarquable, le plus beau de France et même d'Europe.

Septembre-2013-6677.JPGLa période Art Déco, comme je vais vous la décrire est superbement représentée par de nombreux immeubles, dus notamment à des architectes comme Georges Dikansky (Russie 1881 - Nice 1903), Charles (Nice 1865-1938) et Marcel (1892 - Nice 1950) Dalmas, Guillaume Tronchet (1867 - Nice 1959), Roger Séassal (Antibes 1885-1967), etc... Certains s'avèrent des réussites évidentes.

Septembre-2013-6581.JPGÀ partir de 1925, la saison d’été est lancée. La vogue des bains de mer va amener la fermeture de nombreux palaces éloignés de la  plage, comme par exemple ceux de Cimiez (le quartier de la cité romaine) qui seront vendus par appartements. En 1936, l’arrivée des congés payés donne un côté plus populaire aux vacances estivales. Grâce aux studios de cinéma de la Victorine, Nice est le rendez-vous des stars les plus célèbres et participe pleinement à l’épopée du Septième Art.

Septembre-2013-6666.JPGLa population double presque entre 1914 et 1939 avec l’arrivée en particulier de nombreux rentiers et retraités. Dans le centre ville, beaucoup de villas sont remplacées par des immeubles de rapport qui s’élèvent aussi dans les anciens quartiers ruraux même si les pavillons y dominent. Sont construits ou ouverts de grands axes dans le prolongement des anciens comme les boulevards de Cessole ou Saint-Roch. 

Septembre-2013-6591.JPGL’œuvre la plus spectaculaire est le remodelage de la Promenade des Anglais, avec ses deux chaussées séparées de part et d’autre d’un terre-plein, agrémenté d’arbres et de plantes exotiques. Sur la Place Masséna, Jean Médecin, Maire de Nice depuis 1928, fait harmoniser la façade Belle Époque du Casino municipal avec les bâtiments néo-classiques d’origine.

Septembre-2013-6661.JPGLe temps des grandes villas est passé même si l’on élève le Château d’Azur, grandiloquent castel qui domine la ville de la colline de Gairaut. Il en va de même pour les grands hôtels. Tout au plus peut-on citer dans le centre ville le Napoléon, L’Albert 1er et l’Adriatic. C’est le temps des villas modestes et surtout des immeubles de rapport. Après la guerre, on continue à construire dans le style en vogue à la Belle Époque, largement inspiré des XVIIe et XVIIIe siècles.

Septembre-2013-6631.JPGC’est l’exposition des Arts Décoratifs de 1925 qui va révolutionner l’architecture et qui mieux que Nice comme ville pilote pour théâtraliser ce mouvement .... Les principales caractéristiques du Style Art Déco sont la simplicité des volumes, le dépouillement et la pureté du décor où désormais la ligne droite est omniprésente, l’emploi fréquent de figures géométriques (le triangle en particulier), l’abandon du chapiteau en haut des colonnes, le choix de la mosaïque de préférence à la fresque.

Septembre-2013-6628.JPGDe nombreuses façades Art Déco s’alignent le long de la Promenade des Anglais: l’immeuble du Comité des Fêtes, le Palais Mecatti, le Forum, le Palais Bel Azur, la Mascotte au coin de la Promenade et de l’avenue de Fabron sont les plus dignes d’intérêt mais le plus remarquable se trouve au 134, rue de France: le Gloria Mansions.

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immeuble de l'époque Victorienne


 En centre ville, d’autres immeubles présentent également un intérêt certain: la Rotonde au 41 bd Gambetta, les 40 et 36 rue Verdi, le 30 rue Rossini, les immeubles au coin des rues Rossini et Berlioz, le 34 rue Georges Clemenceau et l’Escurial comptent parmi les plus intéressants.

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Encore un autre un peu plus loin dans la meme rue


 Plus excentré, le Palladium mérite un détour (coin du bd Gambetta et du bd Tzarévitch). Mais tous les quartiers de la ville recèlent de remarquables exemples d’architecture Art Déco. Toutefois les bâtiments les plus intéressants sont des monuments publics. Il ne reste malheureusement que la façade du Palais de la Méditerranée construit en 1929 par Charles et Marcel Delmas à l’initiative de Franck Jay Gould désireux d’ouvrir un casino d’été à Nice.

Septembre-2013-6531.JPGJules Romain a écrit " la France de l’entre deux guerres a produit deux chefs d’œuvres : le paquebot Normandie et le Palais de la Méditerranée. " Jules Romain a sans doute oublié de dire que depuis 1860, la France a acquit son plus beau de tous les joyaux: la ville de Nice tout simplement.

Septembre-2013-6547.JPGLe Gloria Mansions est un vaste immeuble d’habitations situé dans le quartier des Baumettes, au 125 rue de France. Construit entre 1932 et 1934 par les architectes arméniens Garabed Hovnanian et Kevork, dans le plus pur style Art-déco, inspiré des modèles américains de New-York des années 1900-1910. Barouyr et Hrant Hovnanian en sont les entrepreneurs, et la réalisation est de Joachim Nahapiet, promoteur d'origine iranienne.

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la ville est entiérement faite de palais et de chateaux


 Les vitraux, signés par Lasalle, d'après les œuvres du peintre Mahokian, représentent des paysages pointillistes. Enfin, une mosaïque composée de morceaux de verre colorés collés entre deux vitres, suivant une technique inédite, décore les parties communes. Le Gloria Mansions est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 14 décembre 1989. Il y a aussi  "La Rotonde" que j'aime beaucoup. Cet Immeuble est bâti au 41, avenue Gambetta en 1929-1930 sur des plans dessinés en 1928 par Georges Dikansky. Il est labellisé par le Ministère de la Culture au patrimoine du XX° siècle.

Septembre-2013-6565.JPGEn troisième position, je place le "Sémiramis" toujours de l'architecte Dikansky.  Dikansky se place d'emblée comme l'un des représentants les plus originaux et les plus inventifs du style Art-Déco et du mouvement International inspiré des modèles nord-américains. Il se caractérise par le maintien de décors polychromes, le plus souvent en mosaïques, dans les parties hautes de ses façades tout en développant les ligues verticales.

Septembre-2013-6579.JPGIl fait preuve d'une fantaisie novatrice en jouant sur les éléments architecturaux, les balcons en particulier. Le quartier le plus prolifique pour admirer l'Art déco à Nice est le quartier des musiciens  à quelques minutes à pieds du grand axe actuel de l'avenue Gambetta.

Septembre-2013-6601.JPGLa plupart de ses rues portent le nom de musiciens célèbres qui ont visité et séjourné dans la ville, fréquentée par la grande noblesse et la bourgeoisie du temps. On citera Giuseppe Verdi, Paganini, Igor Stravinsky, Tchaïkovski, Hector Berlioz …Un quartier chargé d'histoire et de culture.

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La poste Thiers est construite en 1931 par Guillaume Tronche classé « patrimoine du XXe siècle »

 

                              DIAPORAMA DE LA BALADE



 
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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 06:24

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Le village a été transformé en commanderie des templiers par le comte Ottone II de Vintimille, à laquelle il donna le nom d'« Agerbol » qui désigne toujours un avant-poste fortifié d'époque médiévale, en ruine, situé sous le mont Agel, sur l'ancienne route des Croisades et du pèlerinage à Jérusalem.

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Dans le nom Agerbol l'on retrouve les G, R, B, O présent dans le nom actuel. Gorbio est un pays de langue mentonasque bien qu’il soit dans le Comté de Nice. Les gens des communes environnantes disent « Gouarbe », attesté sous la forme « Coarbo » en 1376. Les gens du village disent « Gouha » pour le nom du village et « Gourbarins » pour celui des habitants.

PHOTOS-2015-0088.JPGÀ noter que c'est le seul village du mentonnais dont le nom des habitants se termine en « in », en effet dans la langue régionale Menton donne des Mentonasques; La Turbie, des Turbiasques; Sainte-Agnès, des Senténasques; Roquebrune-Cap-Martin, des Roquebrunasques et Monaco, des Monégasques. On trouve une première mention du village sous le nom de « Golbi » en 1157. Il apparaît sous son nom actuel en 1301.

PHOTOS-2015-0106.JPGFief des comtes de Vintimille (Italie) (xiie et xiiie siècles) puis à leurs héritiers, la famille Lascaris, vieille famille du Comté de Nice et de Vintimille. Aux xviie et xviiie siècles, d'autres familles, comme les Isnardi, les De Gubernatis, les Raimondi, puis les Corvesi, les Alziari de Malaussène, les Guigliotti y tiennent à leur tour des parts de seigneurie.

PHOTOS-2015-0114.JPGA partir de 1388, le comté de Nice appartient aux comtes puis ducs de Savoie. Gorbio suit alors la destinée du comté de Nice jusqu’à l’annexion de 1860 par la France. En 1793, Anna Maria Lantiéri se distinguera dans la résistance contre les forces d'occupation françaises révolutionnaires, résistance qui avait pour nom Barbétisme. Au musée du Risorgimento de Turin, on trouve trace d'un Alessandro de Gubernatis, de Gorbio, sergent dans la brigade Pinerolo de l’armée Sarde.

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En déambulant dans les ruelles, vous serez séduits par ce vieux village médiéval dominé par le Mont Agel (1.150m), la cime de Gorbio (929m), le col de Madone (927m) et la cime de Briançon. En flânant dans les belles ruelles pavées en calade de Gorbio, vous découvrirez de magnifiques demeures anciennes et des portes en arcades des XI° et XVII° siècles.

PHOTOS-2015-0145.JPGLes enfilades de petites rues vous feront traverser des passages couverts du moyen-âge pour atterrir ensuite sur de charmantes petites places qui accueillent de vieilles fontaines. L'ensemble du village est embelli de plantes grasses géantes et de fleurs méditerranéennes donnant ainsi une touche pimpante à ces vieilles pierres chargées d’histoire.

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La première chose que l’on voit en arrivant au village de Gorbio,  c’est un orme planté au beau milieu du rond point et de la place du village. L’Orme planté en 1713 comme le rappelle une inscription en vieil italien, observe depuis près de trois siècles des générations de gorbarins (nom des habitants de Gorbio).

PHOTOS-2015-0226.JPGL'histoire locale veut qu'il ait été planté à l'occasion du traité d'UTRECHT par lequel, le Comté de Nice repassa sous la souveraineté du Duc de Savoie. Un dicton du XVIIIè siècle, rappelle que sous l'orme, les représentants des familles du village, se réunissaient pour prendre des décisions communautaires : "Tout homme, sous l'orme, est un homme "INTERO" ce qui peut se traduire : "fort de ses droits". « Cet arbre a été classé Remarquable en 2003 ».

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En suivant la ruelle principale, vous arriverez à l’église Saint Barthelemy (San Bartolomeo) qui fut construite en 1683. Le village, pauvre, eut beaucoup de difficultés à la construire, et les maçons de Sospel (haut village de la Bevera) ne furent jamais totalement payés et la façade jamais achevée… des églises de la région, tant ce siècle de la "contre réforme" opposée au protestantisme, fut prolifique dans le domaine de l'architecture catholique.

PHOTOS-2015-0205.JPGIl n'est pas étonnant de retrouver dans cette église, des oeuvres des peintres de la basilique St Michel de Menton, construite peu avant. En continuant notre chemin vers le haut du village, on passe devant le vieux Presbytère dont l'inscription ancienne (le I à la place du Y) rappelle que Gorbio fut italien jusqu’a l’annexion de 1860.

PHOTOS-2015-0211.JPGCette petite annexe de l'église fut la résidence des prêtres jusqu'après la seconde guerre, aujourd'hui, tous les étés elle se transforme en musée d'Art Contemporain et a déjà accueilli des artistes de grand renom. Le vieux four communal rappelle une époque où la vie communautaire avait un véritable sens; en effet, ce four servait à toutes les familles du vieux village qui l'utilisaient à tour de rôle pour leurs besoins.

PHOTOS-2015-0198.JPGAfin de ne pas confondre les pains, d'une fournée à l'autre, chaque famille gravait un signe distinctif sur ses pains: des signes abstraits, géométriques... un peu comme ceux qui sont gravés sur les pierres qui encadrent, en face, sous la voûte, l'entrée des caves du château des Malaussène.

PHOTOS-2015-0165.JPGLes comtes de Malaussène appartiennent à une branche des comtes Lascaris de Vintimille qui construisirent le première place forte de Gorbio. La construction remonte au XVIIè siècle. Cette grande bâtisse que l'on aperçoit, seule, depuis l'autoroute, confère au village un aspect de véritable "nid d'aigle". Elle appartient toujours à la famille des Malaussène, qui l'entretiennent régulièrement.

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La chapelle de la famille qui donne sur la cour est dédiée à St Antoine. Après avoir longé la grille de la petite cour des Malaussène, on retrouve le soleil et la vue sur le Mont Agel et sa base militaire, en débouchant sur la Place Honoré Vial (du nom d'un jeune résistant de Gorbio qui fut fusillé par les Nazis). Cette place pour les gorbarins garde encore son nom médiéval : la Place de "LA MOUA) appelée ainsi parce qu'il s'y trouvait une meule publique où l'on aiguisait armes et outils.

PHOTOS-2015-0283.JPGIl faut savoir que les Lascaris Comte de Vintimille, furent les premiers seigneurs de Gorbio. La place forte de Gorbio est citée déjà en 1040 et la construction qui demeure aujourd'hui a des bases du XIIè siècle. La Tour qui a résisté au temps et perdu ses créneaux lors du tremblement de terre de 1887, possède des fenêtres géminées du XIIIè siècle. La construction médiévale s'étendait jusqu'au petit jardin suspendu, et dans les voûtes du rez-de-chaussée, se trouvaient les écuries.

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C’est dans le village de Gorbio que l’on trouve la célèbre huile d’olive au citron des grandes tables étoilés françaises. Le Moulin de Gorbio est une marque et un procédé déposé qui a été adopté par les plus grands chefs pour créer leur plat. L’huile d’olive et le citron de Gorbio sont des produits     exceptionnels.

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                                     DIAPORAMA DE GORBIO

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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 12:52

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Avec le premier article sur le Carnaval de Nice 2015, vous avez pu vous rendre compte qu’il est arrivé avec ses gros sabots à grelots, sans tambour ni trompette, escorté d’un big bang. Mais pour générer un big bang de folie, cocasse, bruyant et moqueur, sa Majesté Carnaval cette année,  doit être un grand chef d’orchestre, un maestro aux couleurs de Nissa la Bella qui devient pour la circonstance un royaume éphémère des sons.

PHOTOS-2015-0297.JPGRoi de la musique. Roi des sons. Le Carnaval de Nice a régné pendant presque 20 jours. Une éphémère monarchie battue en mesure du 13 février au 1er Mars 2015, chef d’orchestre d’une symphonie fantastique. A la fois marrante, grotesque, ironique, lyrique et ils ont été plus d’un million et demi  de visiteurs malgré le séisme Charlie.

PHOTOS-2015-9280.JPGCe fracas qui a tué. Laissé sans voix le carnaval de Nice, puisque Tignous, qui fut l’un des illustrateurs du gros rire à la niçoise, s’en est allé rejoindre tous les rois déjà brulés vifs.

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Tignous fut l’une des pattes du carnaval niçois. A l’époque ou celui ci faisait appel au talent graphique et persifleur des ymagiers. Entendez par la, illustrateurs, dessinateurs de maquettes de chars, comme le furent les niçois Mossa père et fils. Hommes liges du mannequins rabelaisien, mais toujours électrons libres.

PHOTOS-2015-9366.JPGTignous (petite teigne en niçois) n’était pas du genre à se faire dicter sa loi comme tout bon niçois qui se respecte, même s’il était un garçon chaleureux et d’une douceur remarquable. De 2004 à 2010 Tignous signa 9 chars dont deux chars royaux. Il fut également l’auteur de trois affiches officielles du carnaval de Nice.  Ses croquis fouillés, son humour, aussi mordant que ses deux incisives bien visibles, avaient fait de lui une valeur sure et durable à la cour de sa Majesté. Le Carnaval de Nice est Charlie.

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Carnaval ne meurt jamais. Il persiste et signe dans l’arrogance moqueuse et débarque en baie des anges, pour mener à la baguette tout ces guignols de la politique ou ces religieux fanatiques.

PHOTOS-2015-9446.JPG18 chars de Carnaval géants, déclinant le thème de la musique sur fond de caricatures, mais aux finitions esthétiques sans couac, grâce à des carnavaliers niçois qui montent toujours le ton du savoir faire innovant, de vrais sculpteurs, de vrais peintres. Nous ne sommes pas ici dans un carnaval sorte de beuvrerie anarchique, mais bien dans un vrai carnaval comme ceux de Rio de Janeiro ou de la Nouvelle Orleans.

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De jolies filles, des événements caritatifs, un super big bang défilant et défiant les culs pincés. Jouant la partition de l’exutoire, de la décompression sociale, sur un air sonore à grand spectacle, universel, fédérateur et propice aux accords parfaits.

PHOTOS-2015-9491.JPGC’est sur la plus célèbre esplanade de Nice, La Place Massena que le roi et sa clique parade. Une scène triomphale, strategique. Un circuit qui englobe aussi l’avenue de Verdun, un bout de la Promenade des Anglais et l’avenue des Phocéens.

PHOTOS-2015-9554.JPGDes tribunes hautes de presque 11 mètres face à face qui font ressembler l’esplanade niçoise à un chaudron. Magique bien entendu ! Bien sur, en plus de ces nombreux corso en diurne ou en nocturne, il y a les batailles de fleurs sur la « Prom » et le Quai des Etats-Unis...

PHOTOS-2015-9557.JPG... Le Run du carnaval, le bain carnavalesque dans la Baie des Anges ainsi que la Zumba Party pour se réchauffer ensuite. Il y a la parade Nissarde composé de 9 chars « fait maison » fabriqués par les associations de quartiers. Des charivaris sont organisés dans plusieurs quartiers de la ville.

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Le Queernaval, le premier carnaval gay de France, la Socca Party. De la gastronomie avec « Vira la Roda ». Le déjeuner carnavalesque à bord de la grande roue. Des chasses au trésors, des concerts, des expositions. Enfin, il serait trop nombreux d’énumérer toutes les festivités pendant ces 20 jours de liesse..

PHOTOS-2015-9437.JPGVoici donc maintenant le détail des chars que vous avez pu voir dans mon article précédent ou bien tout au long de celui ci. On commence par:  Sa Majesté, roi de la musique sortant d’un cougourdons niçois, instrument de musique typiquement carnavalesque. Le roi devient chef d’orchestre aux rythmes universels… La Reine Symphonie, un bouquet de notes pour la plus belle des partitions.

PHOTOS-2015-9569.JPGVoici Carnavalon, le musicien en herbe…ou en couche culotte. Le char de Music Machine, un univers de création baroque fait d’instruments animés…évoque le monde. Le char « Boeuf Mondial », trois continents, mille cultures et autant de rythmes. Le char « Euro Mélomanie » (Poutine, Hollande Merkel) L’Eurovision est l’occasion de confirmer que nous n’avons pas les mêmes gouts en matière musicale, toujours une question de point de vue.

PHOTOS-2015-9596.JPGOn passe au char « Symphonie Cacophonique (Hollande, Fabius, Royal, Valls, Taubira): un grand classique…du genre. Xpartitions pour un instrument politique unique.  Le char « Romance Vénitienne, Pavarotti et sa conquête teutonne, dans Venise, berceau de l’opéra.

PHOTOS-2015-9609.JPGLe char Hit Road Jack: L’homme orchestre omniprésent, Jack ministre de la Musique (avec Fleur Pellerin et Frederic Mitterrand)  ..déjà 32 ans, cette initiative est aujourd’hui un sucées planétaire. Le char « La vie en rose, l’ancien Paris bucolique au son des accordéons, orgue de barbarie et de musiciens autour de la môme…

PHOTOS-2015-9632-copie-1.JPGLe char « Nice terre de musique » (Dick Rivers, Jennifer, Armstrong), Nice, une culture musicale. Son opéra, ses festivals, son palais Nikaia, ses enfants célèbres et sa musique traditionnelle lui donnent mille couleurs. On passe maintenant à Jurassic Rock avec Mick Jagger, ZZ Top. La loi de l’évolution sans fausse note…

PHOTOS-2015-9688.JPGPuis au char de « La musique adoucit les moeurs », Bob chantre de la paix et de l’amour, face au concert des tyrans et dictateurs (Bachar El Assad, Kim Dae Jung). Le char « le Grand Fossoyeur », le téléchargement illégal sera t’il le grand fossoyeur de la musique telle que nous la connaissons ?

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Voici enfin les deux derniers: Mais, je crois bien que j'en ai oublié un ? Vous voulez recompter avec moi ? Oui, c'est ça, il en manque un ! C'est le Néolitic Boys Band du dessinateur Kristian. Bon, on peut donc passer aux deux derniers.

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Le Joueur de Flute (Hollande), comme à Hamelin, le musicien conduit inexorablement ses victimes hypnotisées vers le futur implacable…. The Haging Rock Star pour terminer: Plus de la première jeunesse (Kiss), les rebelles d’antan continuent leur style de vie avec l’aide dans l’ombre de médecins, chirurgiens, et naturopathes…

MARS-2015-9691.JPGVoila, ce finit cette édition 2015  sur la musique comme l’un des premiers vecteurs de rassemblement et de communications festives…Enfin, j’espère !

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                                       DIAPORAMA DU CORSO

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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 17:41

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Son rayonnement international n’est nullement usurpé. Connu et reconnu aux quatre coins du monde comme l’un des trois plus grands, il tisse aussi des liens très étroits avec d’autres carnavals dans le monde, comme ceux de Laval au Québec, la Nouvelle-Orléans aux USA, Pasto en Colombie, ou encore Kobé au Japon...

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Mais le lien le plus prestigieux est celui qui existe avec Rio de Janeiro, en 2009, année de la France au Brésil, Nice et son Carnaval y a même été représenté par un char ! En phase avec son temps, un nouvel élan a été insufflé à cette manifestation afin de produire un spectacle actuel de qualité, particulièrement impressionnant dans sa version nocturne qui devient un véritable spectacle son et lumière.

PHOTOS-2015-0063.JPGModernité et tradition sont, plus que jamais, les maîtres mots d’un carnaval du troisième millénaire. Modernité avec son cortège d’innovation et de créativité, tout en restant attentif à la sauvegarde de l’environnement au cœur de toute action dans la ville. Tradition, avec le maintien des symboles forts liés à l’histoire du Carnaval de Nice.

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Cette période offre une merveilleuse opportunité pour découvrir Nice en Hiver : la douceur du climat, la luminosité du ciel et l’art de vivre sur la Côte d’Azur. Afin de mieux profiter de ses sites, son riche patrimoine culturel et artistique, sa gastronomie....

PHOTOS-2015-0101.JPGDu 13 février au 1er mars 2015, Nice a fêté la 131e édition de son Carnaval de l’ère moderne, c’est-à- dire dans sa forme actuelle qui a vu apparaître, en 1873, les corsi, les tribunes, en résumé, se transformer en un véritable spectacle. Cette année, Sa Majesté « Roi de la Musique » explore avec ironie toutes les facettes de cet art commun à toutes les cultures et civilisations, restant fidèle à sa vocation d’universalité.

PHOTOS-2015-0092.JPGCe thème ouvre toutes les perspectives à l’imagination quel qu’en soit le rythme... Car «Sans la musique, la vie serait une erreur» nous enseigna Friedrich Nietzsche. Une partition qui s’écrit d’ores et déjà…

PHOTOS-2015-0115.JPGLe carnaval est le grand héritier des fêtes païennes du solstice d’hiver et des célébrations du renouveau, l’église s’étant approprié cet événement pour transformer toutes ces coutumes en temps forts du calendrier chrétien. L’origine du mot « carnaval » provient, sans doute, de la contraction de « carne levare » : enlève la chair, au Moyen âge.

PHOTOS-2015-0119.JPGA Nice, la première mention retrouvée de ces réjouissances carnavalesque remonte à 1294, lorsque Charles d’Anjou, Comte de Provence, évoque son passage dans la cité pour « les jours joyeux de Carnaval ». Ce qui en fait le plus vieux Carnaval au monde connu.

PHOTOS-2015-0121.JPGA la veille d’entrer en Carême, des bals, mascarades, farandoles et autres animations sont de mise avec en toile de fond la transgression. Se moquer de tout, de tous aux dépens de chacun devient la règle, la permissivité est aidée par le masque et le travestissement. Des mesures de contrôle ont été instaurées selon les périodes…

PHOTOS-2015-0143.JPGLa Belle Epoque va attirer peu à peu tout le gotha international et la fête va se structurer en véritable spectacle... Les bases de l’ère moderne sont ainsi posées. En 1873, avec la création du Comité des Fêtes, le Carnaval de Nice prend de l’ampleur, les cortèges de chars, les ymagiers, les tribunes payantes, la mise en scène structurée,... font leur apparition.

PHOTOS-2015-0155.JPGUn étonnant particularisme d’actualité, grotesque et fabuleux…Trois ans après, sont créées les batailles de fleurs. A l’origine, simples échanges de fleurs, elles sont devenues le versant poétique et élégant du Carnaval et la vitrine d’une production locale, aujourd’hui encore présente sur les chars. Un spectacle unique au monde.

PHOTOS-2015-0174.JPGLes Chars de Carnaval sont l’emblème de la manifestation. Ils sont le fruit de diverses influences. L’illustrateur impulse l’idée, le carnavalier, artisan-artiste, crée le char et les éléments d’animation et enfin le coordinateur artistique veille au passage en 3 D et aux respects des exigences d’une telle fête. Si l’aspect carton pâte demeure, les matériaux et techniques, eux, sont pleinement du 21e siècle. L’inventivité y est présente !

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La bataille de fleurs conjugue des chars entièrement renouvelés et modulaires, pour un spectacle à 360°; des fleuristes, pendant 72 h, réalisent le piquage des fleurs fraîches qui s’effectue dans un univers de couleurs, de senteurs digne d’une ruche. Les costumes sont créés dans un atelier éphémère dédié au Carnaval par des costumières du monde du spectacle qui jonglent avec les tissus et matériaux originaux et laissent libre cours à l’imaginaire.

PHOTOS-2015-0218.JPGLes arts de rue sont la marque de fabrique du Carnaval nouveau. La BAT (Brigade d’agitateurs de Tribunes) créée pour la manifestation, est une troupe de 60 danseurs, acrobates ou circassiens en charge de l’animation des cortèges. Elle est sélectionné parmi plus de 500 candidatures à travers la France et on sélectionne vraiment les meilleurs.

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En parallèle, une vingtaine de groupes d’artistes, de musiciens, professionnels ou amateurs venant du monde entier, impulsent rythmes et couleurs à chaque corso carnavalesque et bataille de fleurs. Dans le prochain épisode de mon Carnaval niçois je vous présenterai le thème des 18 chars de 12 m de long sur 3 de large et 8 à 17 m de haut.

PHOTOS-2015-0260.JPGLes 3 chars de tête sont bien sur le Roi, la Reine et Carnavalon, leur fils. 20 tonnes de confetti sont au coeur des corsi et batailles de fleurs. 4 à 5 tonnes de déchets et autres reliefs sont récoltés par le service de nettoiement en 1 h 30 après la bataille de fleurs et 2 h après le corso.

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Les porteurs effectuent, sur la durée d’un carnaval, l’équivalent d’un marathon. Ceux qui animent la version traditionnelle dépensent une énergie évaluée à un mégajoule pendant la durée de la manifestation….Et le Carnaval dure 20 jours.

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                                          DIAPORAMA DU CORSO

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 15:47

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Comme la plupart des villes mediterrannéenes, Nice etait construite autour d'un chateau et de remparts pour se proteger des invasions venant de terre ou de mer. Suite à la destruction du chateau par les troupes de Louis XIV, Nice devient ville ouverte, ce qui fut une particularité sur la mediterrannée. Mais contrairement à ce que l'on pouvait croire aprés la razia des barbares du roi soleil, Nice eut la chance de devenir l'un des états appartenant au royaume de Sardaigne et de la Maison de Savoie qui constituait un royaume plus éclairé que ses voisins.

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Comme toute capitale provinciale, Nice est soumise au contrôle de la capitale des états de Savoie, Turin. Hors en 1773 est créé à Turin un congrès d’architecture qui doit examiner et donner son avis sur tout ce qui a trait à l’embellissement et à l’agrandissement de la cité. Ce congrès prenait le titre de " Consiglio d’Ornato " (Conseil d’Ornement).

JUILLET2013-0174.JPGLe Roi Charles Albert fit appel aux plus grands batisseurs du royaume, les architectes qui avaient caractérisée Turin la capitale, par un baroque piemontais, c'est à dire non peint, laissant les briques apparentes. Plus tard, c'est dans l'esprit du Consiglio que Russes et Anglais en feront de meme avec leurs plus brillants architectes ainsi que les plus grands botanistes.

JUILLET2013-7074.JPGC’est bien au Consiglio d’Ornato que les Niçois doivent leur ville d’aujourd’hui. L'une des plus belles d'Europe. Ville authentique en pleine effervescence, Nice exprime sa dynamique dans tous les domaines et les projets artistiques, technologiques ou d'aménagement y trouvent dans le respect de l'environnement tout en contribuant à son embellissement. Véritable cœur économique de la Côte d'Azur, c'est une cité moderne et active qui a su cependant préserver son art de vivre et son sens de l'accueil.

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Nice, cinquième ville de France, au sein d'une aire urbaine (Metropole Nice Cote d'Azur) qui rassemble plus d'un million d'habitants représente le deuxième pôle touristique international après Paris. Son territoire composé à 80 % de montagnes s'étend des rivages de la Méditerranée jusqu'aux stations de ski du parc national du Mercantour.

JUILLET2013-2406.JPGDans ce cadre exceptionnel, la ville s'appuie sur un développement axé principalement sur la préservation de l'environnement naturel, patrimonial et culturel. La mise en place d'une politique de développement durable s'applique désormais à tous les domaines: des transports aux nouvelles installations afin d'offrir un cadre de vie des plus agréables à la fois à ses habitants et à ses très nombreux visiteurs (17 millions de passagers par an à l'aéroport de Nice, 2e aéroport de France).

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Il y a de cela plusieurs années, environ quelques siècles pour être plus précis, on fit construire de grands bâtiments pour démontrer le pouvoir des souverains, glorifier leur richesse et impressionner le peuple. "La Belle Epoque" comme le disait si bien nos aïeux, appellation fortement déformée quelques années plus tard en "Les Folies de la Côte d'Azur".

JUILLET2013-2551.JPGLes Châteaux et demeures de Nice rassemblent plusieurs bâtiments royaux d'une grandeur inouïe et d'une splendeur inégalable. Autrefois, l'existence d'un château dans leur ville semblait vraiment être la plus merveilleuse chose qui pouvait arriver à un peuple, parce que cela signife bien qu'un roi y gouvernait, donc des histoires entières à raconter aux enfants.

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C'est en effet d'un château que naissent les fameuses histoires d'une princesse endormie et d'un vaillant prince chevalier qui vient à son secours, ou encore l’histoire des méchantes sorcières ou des batailles de grands chevaliers. Aujourd'hui encore, de nombreux enfants continuent à croire en ces légendes et ils trouvent une justification parfaite dans la réalité en pointant du doigt les vestiges des Châteaux et palais de Nice.

JUILLET2013-2573.JPGLa Belle Epoque débutait en 1856 pour prendre fin des années plus tard. Une Belle Epoque, certes pour les architectes qui gagnaient pas mal leur vie mais une Epoque de Folies pour les riches qui passaient leur temps à dépenser de la fortune par orgueil.

JUILLET2013-2575.JPGUne Belle Epoque en tout cas qui nous a permis aujourd'hui d'admirer la beauté et la splendeur de la ville de Nice sous la royauté à travers ces grands châteaux qui ornent ses rues depuis plusieurs années. Et si un jour l'envie de vous évader dans une époque royale vous vient à l'esprit, choisissez Nice comme première escale. Jamais une ville n'a autant été aimé par les Rois, les Empereurs et les Princes que celle de Nice.

JUILLET2013-2773.JPGElle vous emmènera non seulement vaguer à travers les époques les plus lointaines, mais elle vous fascinera aussi à travers les spécificités de l'architecture de la Belle Epoque et de leur évolution incroyable au cours d'une même époque. Vous n'oublierez pas de jeter un coup d'oeil sur "le Castel des Prés", un grand immeuble situé dans le quartier Carabacel dans le coin de la rue Docteur Ballestre. 

JUILLET2013-7127.JPGEt pour franchir les autres étapes de cette magnifique aventure que vous vivez au coeur des Châteaux de Nice, vous n'oublierez pas aussi de faire un tour  au "Castèu Frederi Mistral". La première visite vous mènera tout droit dans un mélange de trois styles architecturaux, entre David Grimm qui y apportait un style néo-gothique, Mikhaël Makaroff qui y ajoutait un petit goût du Moyen Age français, et enfin Antonio Crocci qui finalisait la construction avec une petite touche à l'italienne.

JUILLET2013-2591.JPGCette construction débuta en 1867 et s'acheva en 1870. Une année après la clôture des travaux, le bâtiment fut habité par la famille Von Derwies pendant dix longues années. Aujourd'hui c'est le siège principal de la Présidence de l'Université des Sciences de Nice-Sophia-Antipolis. Par ailleurs, le grand Mistral donnera un petit goût historique à cette balade car ce nom lui vient du grand Frédéric Mistral lui meme. Le bâtiment se trouve au 37, boulevard François-Grosso.

JUILLET2013-7121.JPGQuelle visite agréable avons-nous effectué aujourd'hui au coeur de Nice. Mais pour parfaire mon circuit, il faut vraiment venir voir tout cela de près. Je rappelle ici quelques liens de mes articles précédents sur la cité azuréene ou l'on découvre quartiers et palais de la capitale historique du Comté....

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Le Chateau Valrose et l'Isba:

Le Palais Massena & le palais Lascaris:

Le palais des rois de Sardaigne:

Les folies de la belle epoque:

Les palais de la belle epoque:

Villas & palais de Nice:

L'architecture Russe de Nice:

Promenade dans Nice la Belle:

L'oservatoire de Gustave Eiffel:

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                                DIAPORAMA DE LA BALADE




 
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15 février 2015 7 15 /02 /février /2015 07:35

PHOTOS-2015-7780.JPG La Darse de Villefranche-sur-Mer est le port historique du Comté de Nice. Elle est l'ancien arsenal du Duché de Savoie, devenu Royaume de Piémont-Sardaigne. Les principaux bâtiments du port sont protégés par les Monuments historiques depuis 1991.

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La rade de Villefranche a de tout temps constitué une étape incontournable sur les routes maritimes de la mer Méditerranée. Pour qui arrive à Villefranche par la corniche ou le col qui la relie à Nice, le spectacle est saisissant. La rade est entourée de toute part de falaises: Cap Ferrat, Cap de Nice, premiers contreforts des Alpes. Cet amphithéâtre de collines protège un vaste plan d’eau de deux kilomètres sur un et demi avec des fonds atteignant cinq cent mètres.

PHOTOS-2015-7607.JPGLa petite buvette des Loups de Mer


 Elle constituait aussi le débouché de la « Route du sel » qui traversait le sud des Alpes jusqu'a la capitale Turin. La Maison de Savoie, plus tard royaume de Piémont-Sardaigne, était un état montagnard dirigé depuis la cité piémontaise. Le comté de Nice fut longtemps sa seule fenêtre sur la mer. La rade de Villefranche devint naturellement le site du port royal.

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Le port de la darse, à Villefranche-sur-Mer, présente un arsenal maritime bien conservé. Cet ensemble historique, dédié à la construction et à l’armement des navires de guerre, comporte différents éléments datés des XIVe aux XVIIIe siècles. Unique en Méditerranée française, l’arsenal est doté d’un bassin de radoub d’environ 60 mètres de long par 12 de large, un hôpital pour les galériens, une forge, une corderie, des magasins sous voûtes et les restes d’un lazaret.

PHOTOS-2015-7601.JPGLa rade en raison de sa profondeur et de sa situation de rade abri, a une longue tradition de port militaire. Elle fut port de guerre de la Savoie pendant 5 siècle, puis à partir de 1860 abri naturel, elle vit mouiller tous les cuirassés et croiseurs de la flotte du début du siècle. Elle abrita la 6ème flotte américaine entre 1945 et 1962.

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La Darse aménagée au XVIIIème siècle pour être le port militaire et l’arsenal du Royaume de Piémont-Sardaigne est un ensemble qui est presque entièrement conservé, tout en ayant changé plusieurs fois de destination avec l’accueil de la flotte russe, celui de la flotte française, la création puis le développement de l'Observatoire Océanologique qui réunit 200 chercheurs, ingénieurs, techniciens et étudiants, des chantiers navals artisanaux, la navigation de plaisance, des clubs sportifs … 

PHOTOS-2015-7618.JPGAprès avoir été chassés de l'île de Rhodes par les Turc de Soliman le Magnifique allié à François 1er, les chevaliers de l'ordre des hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem (futurs « Chevaliers de Malte)  cherchèrent un refuge en Méditerranée. En 1527, le Grand-Maître de l'ordre, Philippe Villiers de l'Isle Adam, envoya Hercule de None comme ambassadeur auprès du duc de Savoie pour lui demander que l'Ordre ait sa résidence à Villefranche et à Nice, jusquà ce que l'île de Rhodes lui soit restituée.

PHOTOS-2015-7619.JPGLe duc de Savoie souscrivit volontiers à toutes les demandes du Grand Maître et à la suite de cette autorisation, le 8 octobre 1527, Villiers de l'Isle-Adam débarqua à Villefranche et habita avec sa famille une ancienne forteresse située au sommet du village, vers l'emplacement occupé en son temps par des capucins. Les chevaliers et les autres membres de la communauté logèrent dans la ville.

PHOTOS-2015-7624.JPGLeur présence, les vaisseaux qu'ils firent construire, le mouvement qui s'ensuivit, tout contribua à donner au port un grand développement. En 1571, La flotte du Sultan, allié du Roi de France, affronte les galères du reste de la Chrétienté réunies à l’appel du Pape. Quatre galères de Savoie, basées à Villefranche, prennent part brillamment à l’éclatante victoire de Lepante sur les Turcs et les Français.

PHOTOS-2015-7626.JPGEn 1769, Catherine II envoie deux escadres en Méditerranée depuis les ports du Nord, afin d’appuyer des opérations contre la Turquie. En 1770, la seconde escadre, commandée par l’amiral Orlov, relâche dans la rade de Villefranche-sur-mer où il peut constater l’intérêt militaire représenté par ce site. 10 ans plus tard, le frère de l’amiral, le prince Grigori Orlov, vient séjourner à Nice.

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En juillet 1783, Catherine II établit un consulat Russe pour Nice et Villefranche-sur-mer. Enfin, certaines familles Niçoises nouent des alliances avec des familles aristocratiques Russes au cours de la première moitié du XIXe siècle. La rade de Villefranche-sur-mer a abrité dès la fin des années 1850 ce que les autochtones et médias locaux ont rapidement appelé une « base navale » Russe.

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Or, le choix de cet emplacement ne doit rien au hasard dans la mesure où des sujets Russes se rendent régulièrement dans la région Niçoise. Le processus de rapprochement entre la flotte Russe et la rade de Villefranche-sur-mer se concrétise en 1858, accordée par le gouvernement Sarde au gouvernement Russe le 16 novembre.

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La Russie obtient l’usufruit de deux bâtiments : l’ancien bagne, appelé bâtiment des Galères, ainsi que la bâtisse attenante, appelée bâtiment de la Forge. Le premier sert de lieu de stockage et d’hôpital pour les marins Russes malades et le second bâtiment est transformé en dépôt de charbon, de toiles et de vivres pour la marine Russe.

PHOTOS-2015-7660.JPGDès 1953, pour des raisons stratégiques, les États-Unis vont faire de la rade de Villefranche une de leur base navale en Méditerranée. C'est une flotte imposante d'environ soixante bâtiments de guerre composée de cuirassés, de croiseurs, de destroyers, d'escorteurs et même de porte-avions qui règne sur les flots. Les sous-marins américains seront quant à eux dirigés sur le port de Nice.

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Villefranche devient le port d'attache du navire amiral, le croiseur lourd « USS Salem » qui sera relevé quelques années plus tard par le « USS Des Moines ». Trois cents familles d'officiers seront ainsi débarquées sur nos rivages pour des périodes de deux ans environ.

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Tout est prévu afin de faciliter l'intégration des « Ricains ». C'est une ville dans la ville qui s'installe dans le temps avec son administration, sa poste et ses écoles « made in USA ». Cette épopée s'achèvera en 1967 avec le départ définitif de ces grands bâtiments de guerre déroutés dorénavant sur d'autres escales de la Méditerranée...

PHOTOS-2015-7806.JPGL’Observatoire Océanologique de Villefranche-sur-Mer constitue un des principaux campus français en sciences de la mer. Il est école universitaire placé sous la tutelle du CNRS. Il rassemble environ 200 personnes, chercheurs, ingénieurs, techniciens et doctorants.

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L’équipe pédagogique est composée d’enseignants-chercheurs et encadre de nombreux stages en océanographie et géologie pour des étudiants français et étrangers inscrits principalement en master. L'observatoire est composé de deux laboratoires dont les thématiques sont la biologie cellulaire, et l'océanologie pélagique, biologique, biochimique, physique et chimique.

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Si vous passez à Villefranche sur le port, dans le batiment de la capitainerie, l'amicale des anciens marins tient un petit musée avec exposition permanente de maquettes marines qui comprend des bateaux de commerce (voiliers anciens) et des bâtiments de la marine nationale (anciens et modernes). Maquettes uniques avec atelier de construction et restauration, tableaux, rubans, et tapes de bouches. Ca vaut le détour.

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                             DIAPORAMA DE LA DARSE



 
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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 19:57

PHOTOS-2015-7820.JPG Située en front de mer de Villefranche, la Citadelle de Saint-Elme fut construite pour défendre le port, sa grande rade et plus généralement le pays niçois. Il faut dire que la ville de Nice avait subi un siège en 1543 par la flotte franco turque alliée au fameux pirate Barberousse et ses 110 galères.

PHOTOS-2015-7266.JPGCet impératif stratégique et défensif a été ressenti très tôt... Ainsi le Génois Andrea Doria, sans doute le plus fameux marin de ce temps, écrit-il à l'empereur Charles Quint par la lettre du 23 novembre 1554, qu'il est nécessaire d'édifier un fort au port de Villefranche (Villafranca) pour tenir, non seulement ce dernier, mais la cité de Nice.

PHOTOS-2015-7268.JPGLes travaux ont débuté en 1566 avec un nouveau système de défense mis en place, pensé par Gian Marie Olgiatti« supremo ingeniero », ingénieur italien et qui fut largement plagié par Vauban, Olgiatti y intégrant les innovations de l'artillerie et l'utilisation de la poudre.

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Le plan de l'édifice est un grand trapèze flanqué aux angles de bastions plus larges côté mer, l'ensemble du fort étant entouré d'un large fossé. Un pont permet d'accéder au portail d’entrée. Cela ne vous rappelle pas une autre forteresse ? Celle d’Antibes par exemple  qui n'a pas été construite par celui que l'on croit !

PHOTOS-2015-7476.JPGAu XV° siècle les meilleurs ingénieurs italiens se trouvent obligés d'imaginer une parade à l'évolution de l'artillerie. Après de nombreux tâtonnements, ils élaborent un nouveau type de fortification reposant sur deux grands principes : le rempart rempli de terre et le tracé bastionné sans angle mort. Ce sont ces ingénieurs italiens qui seront à l’origine des plus grandes fortifications modernes d’Europe.

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Les Tuiles vernissées ont été créées à base d’un système de tuilerie développé par les romains

 

La victoire de St Quentin en 1557 et le traité de Cateau-Cambrésis en 1559 permettent au Duc de Savoie de fournir les écus pour achever les travaux de la Citadelle qui prendront fin en 1570 (Le 10 août 1557, Emmanuel-Philibert, surnommé « Testa de ferre », véritable condottiere allié de Charles Quint et du Saint-Empire, écrase les troupes françaises du roi Henri II à la bataille de Saint-Quentin)..

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Une vegetation luxuriante a pris place dans les murailles de la citadelle

Quand le chantier de la Citadelle s'achève, la main d’œuvre et le matériel sont déplacés pour construire le Fort du Mont Alban. Cette deuxième construction considérée comme défense terrestre, vient en complément du Fort St Elme, défense maritime.

PHOTOS-2015-7551.JPGLa citadelle bâtie sur une éminence rocheuse fait partie d'un vaste dispositif de défense « Alla Moderna » voulu par le Duc Emmanuel-Philibert de Savoie, Prince de Piemont et Comte de Nice. Les forts satellites de Saint-Alban et de Saint Hospice complètent la citadelle de Villefranche.

PHOTOS-2015-7584.JPGRachetée par la ville en 1965, la citadelle abrite aujourd'hui l'hôtel de ville, le musée d'art et d'histoire , le musée Goetz-Boumeester, le musée Volti, le musée collection Roux, et un auditorium... Enfin, il faut également visiter l’église Saint-Michel dont les orgues des Frères Grinda ont été classés monuments historiques en 1990 et la chapelle Saint-Pierre, décorée par Jean Cocteau.

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En 1388 le Comté de Nice devient un débouché pour l'état savoyard. Villefranche-sur-Mer devient la seule porte maritime de la Savoie avant la construction du port de Nice au 18ème siècle, et tire des revenus de tous les navires marchands accostant au port.

PHOTOS-2015-7593.JPGEn 1416, le comté de Savoie est érigé en duché par l'empereur Sigismond. En 1523, le plus ancien navire cuirassé connu, « la Sainte-Anne », y est construit pour les chevaliers de Rhodes (Chevaliers de Malte) qui luttent contre Soliman II le Magnifique allié de François 1er qui térrorise toute l'Europe.

PHOTOS-2015-7677.JPGEn 1557, Emmanuel-Philibert charge André Provana de Leyni et Gian Marie Olgiatti de construire la citadelle Saint-Elme et le fort du mont Alban. Une première flotte de guerre est construite dans la darse du port.

PHOTOS-2015-7685.JPGEn 1571, quatre galères du duc de Savoie, comte de Nice, venant du port de Villefranche-sur-Mer, participent avec la Sainte-Ligue à la bataille navale de Lépante contre la flotte turque commandée par Ali Pacha: la «Capitane», la «Savoyarde», la «Marguerite», la «Piémontaise».

PHOTOS-2015-7697.JPGElles sont commandées par le capitaine André Provana de Leyni et le chevalier de San Vitale. Le port naturel est fortifié dès 1550. En 1713, les Ducs de Savoie portant désormais le titre de Roi de Sardaigne, la Darse devient donc "Port Royal".

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A partir de 1730 commencent les grands travaux : construction du phare, du bassin de raboub, de l'arsenal et de la forge. Puis dès 1770, on y ajoute le bagne, la corderie et la caserne des officiers. Aujourd'hui, c'est un port de plaisance qui a su garder l'héritage de son histoire.

PHOTOS-2015-7716.JPGDepuis le rattachement de la Savoie à la France en 1860, la Citadelle a servi de cantonnement militaire au 24ème Bataillon des Chasseurs Alpins. En vous promenant le long de ses remparts, la citadelle vous offre à la vue sa superbe architecture, illuminée par les doux reflets de la mer Méditerranée.

PHOTOS-2015-7721.JPGSur la partie basse de la citadelle, dans le jardin de la Roseraie et le jardin de l'Echauguette, l'architecture du XVIe siècle se mêle harmonieusement avec la nature. Au fil de votre promenade, vous croisez le buste de l'impératrice Alexandra Feodorovna, dernière impératrice de Russie, qui venait souvent en visite à Nice et ses alentours.

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Villa de l’architecte danois Hans-Georg Tersling élève de Charles Garnier au dessus de la citadelle

Aujourd’hui, la citadelle n’est plus un lieu de défense du territoire niçois, mais un lieu de culture. Plusieurs musées sont offert gratuitement à la visite des voyageurs et des mariages sont régulièrement organisés dans ce lieu chargé d'histoire et de beauté. Le charme de Villefranche sur Mer est dû également à la douceur de son climat, condition qui permet l’exubérance d’une végétation exceptionnelle et d’une somptueuse floraison. 

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La Villa Nellcote des Rolling Stone sur la droite

 

                             DIAPORAMA DE LA CITADELLE



 
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