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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 23:12

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La Torre Bellanda (la tour bellanda)


Avant de vous conter l'histoire du presepi nissart (crèche niçoise), je dois vous expliquer mon petit délire, étant lui même plus dans l'esprit de l'amusement et celui de faire plaisir aux petits enfants que celui d'une véritable création artistique. De  création artistique vous n'en trouverez donc pas, car je n'ai pas ce talent. Je le laisse à d'autre et notamment aux personnes citées plus haut qui le mérite amplement...

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Lou drapèu nissart  (le drapeau niçois)


L'ensemble de ces scénettes représentent donc Nice d'antan (schématisé), la baie des anges avec son port, le rocher du château, la vieille ville (babazouk), le Paillon ou le Var (c'est comme vous le sentez), la tour Bellanda et la cathédrale Sainte Reparate, la promenade des Anglais, les bugadieres, le pêcheur et son pointu, la campagne et ses champs de lavandes et au loin le Mercantour, la Vallée des merveilles et la riviére Roya. La créche se construit au fur et à mesure et arrive presque compléte vers la fin du diaporama...

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Roca dóu Castèu (rocher du chateau)


Le temps de Noël est arrivé avec son cortège de souvenirs, de branches de houx, d’étoiles scintillantes et de boules multicolores qui dansent la farandole dans les yeux de mes petits enfants et des votres bien sur ! Il est bon de rappeler nos traditions niçoises, à une époque où l’on ne peut plus faire une crèche ou placer un sapin de Noël dans une maternelle et méme manger du porc à l'école sous prétexte d’incongruité vis-à-vis d’autres cultures.

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Vielha Vila  (vieille ville)

 

Aujourd’hui beaucoup d’ethnies et de nationalités vivent chez nous et le pouvoir central voudrait nous dépouiller de nos racines, pour que nous nous adaptions aux mœurs et coutumes des nouveaux venus. La logique et le bon sens veulent que les nouveaux venus s’adaptent aux coutumes des pays où ils vivent. Mais le bon sens n’a plus cours au pays de Descartes, le bon sens n’est plus français… ou peut-être celui-ci ne l’a t'il  jamais été si on creuse un peu l’histoire.

octobre-2014-5069.JPGDepuis des siècles les Niçois ont toujours, avant les autres accueilli l’étranger, le banni et le persécuté qui venaient travailler dans leur ville, mais les Niçois sont chez eux ; ils ne plieront pas l’échine devant les philosophies décadentes de multi ceci et de pluri cela venues d’outre Var et hissées au pinacle du credo jacobin par un pouvoir central en pleine déliquescence, en pleine décadence je dirai même !

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lou camin dei ingles (la promenade des Anglais)

 

Que cela plaise ou non a certains coco ou facho (c'est du kif kif bourico), les Niçois ont une histoire de 25 siècles, ils sont chez eux et ils sont toujours debout, ils entendent demeurer ce qu’ils sont et conserver jalousement les traditions héritées de leur ancêtres, de mes parents, grands parents, arrière grands parents, niçois de souche....

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lou Farou (Le Phare)


A Nice, la culture et l’identité niçoise primeront toujours sur toutes les autres, que nous acceptons volontiers à condition qu’elles ne gênent pas la nôtre et ne soient conquérantes en aucune façon; cette vérité est incontournable et aucun pouvoir au monde ne pourra battre en brèche.

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le babazouc

J’évoquerais donc l’une des traditions populaires de Noël (Calena) auxquels nos ancêtres étaient très attachés : le Presepi Nissart. Le Presepi est une ancienne tradition naïve du peuple niçois, exprimée d’abord par le biais de marionnettes (mariota) en bois. Ces figurines représentaient des personnages populaires symboliques ou emblématiques de la ville.

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Baia é plaia  (baie et plage)


Les représentations étaient données en Veille-Ville dans les arrières boutiques ou dans des théâtres de marionnettes ambulants depuis le moyen âge et bien avant celle du Guignol Lyonnais qui ne date que depuis la révolution. Ce sont les Romains qui ont apporté cette representation.

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Bugadiéra (bugadiere)

 

Après l’annexion frauduleuse, la résistance du peuple niçois se concentra dans la tradition populaire et les spectacles de mariota se multiplièrent et se moquèrent de la force occupante (française et provençale). Le barde niçois Menica Rondelli (Nissa la Bella) recueillit ces traditions orales et édita son Presepi en 1919. Parallèlement aux théâtres de marionnettes, le Presepi était joué en pièce de théâtre par des intervenants amateurs issus du peuple (lou poble) qui véhiculaient avec simplicité et naturel la quintessence de l’esprit niçois.

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Lou Mercantour


Ces représentations populaires étaient originales et vivantes car les acteurs déclinaient un texte qui n’était pas figé : dans un cadre convenu dont le thème était la naïveté, des personnages immuables prenaient la liberté d’insérer malicieusement dans le texte classique, des points de l’année écoulée, des traits d’humour ou de moqueries; le spectacle devenait une satire de la société niçoise et parfois de la structure religieuse de l’époque.

octobre-2014-5152.JPGterren dei Sant Jouan (champs de lavande)

 Les personnages immuables du Presepi était l’ange Bouffareu, lou Curat, lou Trouble (le Diable), Barba Juan (Le terme barba signifie oncle en Nissart, mais aussi par extension, le patriarche de la famille), lou coumaire Cicoun, lou Pescadou, et lou Cassaire; mais d’autre venaient parfois compléter la compagnie : coumpaire Simoun, pendant masculin de coumaire Cicoun, la cancanière, lou Sacristan,  la Fliusa, lou Pastre, lou Mestre, lu carabinieri représentant l’autorité que l’on brocardait… sans oublier la redoutée tanta Chiquetta… la mort, qui avait fauché les trépassés de l’année écoulée…

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Les acteurs occasionnels déclinaient malicieusement, avec la verve niçoise, les travers des uns et les mécomptes des autres. On a plus tard appelé Presepi les crèches niçoises du nom italien presepio. La plupart des anciennes familles niçoises excellaient dans l’art de la crèche. On confectionnait des moutons avec des toisons de vraie laine, des paysages en papier mâché agrémentés de vraie mousse, des machineries qui mettaient en mouvement les ailes des moulins et l’eau factice sous les ponts, des personnages en divers matériaux et tissus etc… La créche niçoise etait bien au dela des santons de Provence. C'etait une veritable société en mouvement. L'image du quotidien, de la vie tout court !

octobre-2014-5165.JPGLes plus célèbres de ces crèches étaient connues et se visitaient chez les particuliers. Espérons que ces traditions perdurent afin de conserver l’âme niçoise et l’identité de notre peuple ; et ne nous contentons pas d’espérer et de laisser les autres agir, les jacobins surtout, mais devenons acteurs de notre identité et incitons nos jeunes à faire de même.

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Lou Pouòrt e la Marina (le port et le bord de mer)


Bien sur le terme niçois "Presepi" est tiré du mot italien presepe (presepio) la représentation de la nativité et de la crèche. Née en Italie, la crèche connaît son apogée à Naples au 18ème siècle. Fruit de la tradition et de la culture, elle inspire des chefs-d’œuvre à des artisans passionnés.

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Lou Païoun (le paillon)

 

Tradition chrétienne que l’on doit à San Francesco d’Assisi, elle commémore la nativité de  Jésus (Gesu) et acquis à Naples (Napoli) une personnalité originale. Elle s’installe d’abord dans les foyers de la noblesse et de la haute bourgeoisie et se distingue ainsi des autres crèches par son décor urbain, ses santons (pastori) habillés de costumes somptueux et sa fastueuse scénographie déployée pour rendre l’animation de la société napolitaine du 18ème siècle. 

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Lou pescadoù, lou cagnotou e Lou pounchut (le pecheur, le petit chien et son pointu)


La légende veut que Francesco d’Assisi ait créé à Greccio en Italie, la nuit de Noël 1223 la première crèche vivante. À Greccio se trouve encore un ermitage franciscain qui commémore cette première crèche vivante.

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  Galineta é moutoun, vaca e pouòrc ( poule et mouton, vache et porc)


Petit à petit, selon la tradition franciscaine qui apporte une importance démesurée à l'importance du Noël de Greccio et à ses conséquences, la coutume se répand, sous l'influence de Chiara d'Assisi et des prédicateurs franciscains, surtout dans les oratoires franciscains d'Italie, sous forme de crèches vivantes mais aussi de crèches fabriquées avec des figurines en bois ou en terre et qui pouvaient être exposées plus longtemps.

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La fontana é la fouònt dou Var (la fontaine et la source du Var)

 

C’est à Prague (Tchéquie), Murcie (Espagne), Cracovie (Pologne), Bullange (arskrippana Belgique) Naples, Gênes et Rome que l'on trouve les plus belles crèches du monde... En France, c'est à Luceram (Alpes Maritimes) qu'il est exposé chaque année plus de 450 crèches faisant de ce village de montagne, la capitale hexagonale de la créche.

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Composition de la creche: Rouleau de  papier pour la mer et les rochers, galets et sable pris à la plage, carton pour la route, pate à modelé, pain d’argile pour les briques ou les pierres, feutrine verte ou blanche pour herbe et neige, pinceau et peinture pour l’église, le bateau, la tour, des santons avec du tissus....

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Napoleon veut debarquer sur la plage, mais le dictateur est repoussé par un pecheur niçois et des amis bretons. Il ira débarquer un peu plus loin à Golfe Juan ou commencera l'épopée des 100 jours.


...accessoires: échelles, ponts, maisonnettes en carton, cruches, meule, chariot, enclume, sac pomme de terre ou blé, animaux, un phare, fontaine électrique, becs à gaz, tacots de collection, plastique bleu pour rivière, parasols de cocktail, branches de lauriers et de plantes grasses pour les arbres, fleurs sèches d'un pot pourri pour faire la lavande + peinture, colle à bois, mousse végertale du jardin, mousse de polylethylene pour la cascade, paille… 

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                            DIAPORAMA DE LA CRECHE



 
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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 06:06

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Eglise Saint Jean Baptiste le Voeu

Depuis sa création en 1996 la Sainte Fleur est un formidable moteur de promotion de la filière horticole de notre département. Rien n’aurait été possible sans la bienveillante complicité de Monseigneur Léon Repetto, alors Curé de la Cathédrale Sainte Réparate qui s’est dès l’origine attaché à apporter le soutien indispensable de l’Eglise.

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De même la Ville de Nice, puis le Conseil Général et le Conseil Régional, ont soutenu cette belle initiative aujourd’hui inscrite au calendrier des manifestations niçoises et nationales, le premier dimanche d’octobre.

AOUT-2014-2575.JPGL’association niçoise affiche en effet depuis l’origine deux ambitions. La première est de faire de la célébration de Sainte Fleur, une Fête corporative et de tradition populaire dédiée aux Métiers de la Fleur, aux Fleuristes et Horticulteurs en particulier. Fleur est devenue la Sainte patronne des Fleuristes et des Horticulteurs. La seconde est de promouvoir à cette occasion les savoirs faire artisanaux qui caractérisent ces métiers et notamment, promouvoir la Grande Riviera Florale, les Fleurs de Nice et de San Remo, Cités fondatrices en Europe.

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Sainte Fleur est née à Maur dans le Cantal vers 1300. Fille d'un seigneur nommé Pons, elle entra très jeune à l'Hospice de Beaulieu. Contemplative, Fleur connut son épanouissement de foi tant dans l'extase que dans le doute. Elle passa sa vie à soigner des malades. Sa fête, inscrite au calendrier,  tombe le 5 octobre. A Nice, on la célèbre le premier dimanche du mois, car le second est dédié à sainte Réparate, la sainte patronne de la ville.

AOUT-2014-2654.JPGA l'image de sainte patronne, la Fête de la Sainte Fleur est restée discrète et ouvre silencieusement le 5 octobre depuis des années le début de la saison des fleurs de la Riviera. En revanche, les rivieras ne sont pas discrètes et à l'inverse des autres régions, il se prépare ici en hiver, entre mer et montagne, une profusion de couleurs et de senteurs.

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Pourvu d'un pouvoir exceptionnel d'acclimatation de végétaux méditerranéens et exotiques, les rivieras niçoises et San rémoises  (San Remo Italie) ont vu leur production horticole réellement exploser avec le réseau ferroviaire et le fameux train des fleurs. La période hivernale est la période traditionnelle de production des Riviera dei Fiori et Riviera Costa Azzurra (Cote d'Azur). Ce sont elles qui continuent d'établir la référence en matière de belles fleurs.

AOUT-2014-2705.JPGLes villes de Nice et de San Remo sont à l'origine d'un "patrimoine unique au monde" que des générations d'artisans producteurs et fleuristes ont contribué à constituer, et exhaler en bouquets. Le marché de la Fleur représente encore des dizaines de milliers d'emplois directs et indirects en région Niçoise et en Ligurie Occidentale.

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Les horticulteurs qui sont les fondateurs de ces métiers de la fleur, et les fleuristes, représentent tant en Comté de Nice qu'en Italie, un potentiel original de vitalité qui doit préserver sa place dans un environnement concurrentiel rude (Pays Bas). La Fête de la Sainte Fleur contribue dans ce contexte à une remétropolisation de Nice,  Riviera Côte d'Azur comme capitale de la tradition florale.

AOUT-2014-2735.JPGLe propos de l'Association de la Fête de la Sainte Fleur n'est pas de créer une discrimination entre les fleurs produites par un pays membre, d'un tiers pays ou d'une autre région, mais de rappeler avant tout que les fleurs sont un support de communication. Cette communication se comprend dans une culture qui va de la fleur au bouquet, à la composition florale, à l’Art Floral.

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En hiver, les ventes de fleurs en Europe utilisent encore les images de marque de Nice et des Rivieras comme support de communication. Fêter Sainte Fleur c'est reconnaître la cohésion des savoir faires artisanaux qui permettent l’expression de l’Art Floral. La contribution des Fleuristes est devenue le fer de lance de cette reconquête de la mode florale. La culture des fleurs au début du XXe siècle couvrait alors jusqu'à 1000 hectares, ce qui plaçait Nice au premier rang mondial des villes productrices de fleurs.

AOUT-2014-2746.JPGEn 1897, le premier marché aux fleurs de gros au monde a été créé à Nice. Il reste aujourd'hui encore le premier marché aux fleurs de France. Tout commença d'abord  par de simples essais faits par des cultivateurs de Nice, Cannes et Antibes. Puis, dans les dernières années du XIXe siècle, la floriculture de la région devint vraiment très importante. La culture des fleurs pour l'exportation, c'est à dire l'envoi hors de la région, se trouvait et se trouve encore, sur toute la Riviera, dans les endroits où le climat le permet.

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L'exploitation de la fleur ne commençait qu'aux environs de Cannes Mandelieu, pour se poursuivre sur toute la côte jusqu'à Menton. C'est cette région qui fournissait, au début du XXe siècle, les deux tiers de la récolte totale française. La floriculture a toujours été très variée et chaque ville avait plus ou moins sa spécialité. Par exemple, on cultivait surtout la violette à Tourrettes sur Loup, le mimosa à Mandelieu et Pegomas, les roses à Cannes, Golfe Juan, Antibes, l'œillet à Nice, le jasmin  et la Tubéreuse à Grasse etc.

AOUT-2014-2781.JPGC'est sûrement le niçois Alphonse Karr, le célèbre poète et jardinier qui fit les premiers envois de fleurs coupées, sous forme de petits colis. C’est lui qui, vers 1859, mit dans son journal "Les Guêpes" des annonces indiquant le prix des jonquilles, oeillets, roses et violettes qu'il cultivait dans ses jardins. On dit aussi qu'il en envoyait à Paris, en petits bouquets attachés avec les poèmes qu'il écrivait. C'est en novembre 1871, quelques années après sa retraite, que l'on reprit son idée, en envoyant de plus en plus de colis de fleurs de Nice dans toute la France et l'Europe.

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Alphonse Karr développe la culture florale hors serre et l’expédition de ses produits à travers toute l’Europe : roses, œillets, héliotropes, résédas et anémones, mais aussi renoncules, cyclamens, violettes, iris et fleurs d’orangers.

AOUT-2014-2790.JPGLa Sainte Fleur  débute par un rassemblement* sur le parvis de l'église du Vœu, et par une messe en l'honneur de Sainte Fleur, mais aussi exceptionnellement cette fois çi pour Hervé Gourdel martyre de la barbarie des fous de Dieu. Puis à la sortie de l'église est organisé un défilé des "femmes fleurs" avec distributions de fleurs sous une pluie de pétale au soleil.

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Les filles fleurs, elles sont quatre au nombre des saisons. Alors que l'Hiver peine à se couvrir de fleurs, le printemps supporte une somptueuse cascade de couleurs qu'elle arbore sur une longue robe à traine. L'automne aux larges feuilles pudiques s'effarouche devant l'été provoquant à peine voilé de quelques pétales.

AOUT-2014-2798.JPGLes filles fleurs, à la suite de leur bénédiction, se lancent dans un cortège animé. Elles avancent parmi la foule en distribuant œillets ou roses à la joyeuse assistance. L'échange se crée, les sourires se multiplient. A Nice, accompagnées d'une cinquième fille fleur vêtue, d'œillet, de tournesols représentant la Riviera niçoise, elles empruntent la promenade du Paillon  avant de rejoindre le cours Saleya où siège une gigantesque rose des vents peinte au sol en référence aux quatre saisons.

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En réalité, il y a autant de fêtes de la Sainte Fleur que de villes la célébrant. Seul un cadre est à respecter: il s'agit du cadre votif sans lequel la fête serait vidée de son sens, et gonflerait le rang des fêtes commerciales. Nice est le symbole de la femme fleur... Nissa la Bella !

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*Vous avez sans doute remarqué que les hommes en costume traditionnel niçois portent un bonnet rouge. Ce type de bonnet de laine rouge, appelé "barreto de pescadou" (ou barreto roujo), était utilisé par les pêcheurs du littoral, qui y glissaient un hippocampe séché, censé les protéger des maux de tête et des accidents de mer.

 

                      DIAPORAMA DE LA SAINTE FLEUR


  
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Published by freerider06 - dans comté de Nice
29 septembre 2014 1 29 /09 /septembre /2014 19:55

AOUT-2014-9662.JPG Tous les quais du port de Nice s'animent pour entrainer artistes en herbe, mélomanes, danseurs, aventuriers, gastronomes dans une grande déambulation festive. C'est une marée humaine qui a déferlé sur les quais en ce samedi soir 06 Septembre complètement estival. A 18h, il faisait 30° sur le port Lympia et quand j'en suis parti à minuit, le panneau affichait encore fièrement ses 24°. Je suis donc rentré sur Grasse en moto et toujours en short et T-shirt. C'est ça la Cote d'Azur, des températures équilibrées et douces qui ne connait pas les extrêmes ni dans un sens, ni dans l'autre...

AOUT-2014-9703.JPGLe Festin dou pouort est un rendez vous populaire de la scène niçoise qui se consomme en famille, entre amis et avec les touristes encore présent sur la Riviera.  Un monde fou ! Difficile de se frayer un passage sur le port de Nice. D'ailleurs la circulation était fermé à partir de 18H pour que le public prenne possession des rues, et des avenues jouxtant le port. Plus de 100.000 personnes ont déferlé sur les quais à l'ouverture et, ils n'ont pas été déçus ! 

AOUT-2014-0005.JPGle village des chefs est pris d'assaut !


Dés 19 heures, les convives se pressent à la table des chefs, le village de la gastronomie niçoise (certains ayant fait la queue, une heure avant l'ouverture), les chefs étoilés de la région régalent les gourmets à petit prix (plateau repas de spécialités truffées pour 5€)...avec les vignerons de Bellet, le vin niçois par excellence. Plus une seule table de libre, alors on déguste assis en tailleur, ou sur un rebord de jardinière.

AOUT-2014-9657.JPGC'est quoi une rascasse demande un parisien, c'est quoi un pan bagnat demande un alsacien, c'est  quoi la pissaladière demande un breton ? Et la Socca ? Mais, c'est super bon disent ils .... Et oui, la cuisine niçoise, c'est celle qui a du gout ! Sur l'eau, les pointus du club de la mouette jouent aux vedettes. Embarquent des visiteurs... aux anges sur la baie et la cité du même nom. Les groupes de pop/rock, blues s'enchainent. Un programme d'enfer sur ce port des anges.

AOUT-2014-9673.JPGAu Quai des Deux Emmanuel et au Quai d'Entrecasteaux, le show s'ouvre avec l'hymne du Comté, Nissa la Bella et son groupe porte drapeau, Lu Rauba Capeu, chants et discours en niçois, traduit ensuite en français. Et déjà, les couples se forment pour exécuter les danses nissarde. Ensuite ce fut le tour d’un autre style de musique: Fiesta Cubana et ses rythmes tropicaux avec ses danseuses aux attributs volumineux !

AOUT-2014-9688.JPGSur le quai Papacino jusqu'au Quai Cassini, les groupes de rock et hard rock, Benoît et la Lune, Ninety's Story, Noon XoXo, Miss America ont mis le feu. Au Quai Amiral Infernet et au quai de la douane, Oc'Brother Four et Kate's Band  ne sont pas en reste ! Sans compter toutes les animations déambulatoires, ainsi qu'un feu d'artifice qui a illuminé le ciel de la capitale de la Cote d'Azur.  Des festivités qui ont fait chavirer de bonheur son public.

AOUT-2014-9743.JPGUne heure avant l'ouverture


Nice est fille de la colonisation grecque. On ne s’étonnera donc pas de trouver, à la base de la fondation du comptoir de Nikaïa, au Vème siècle avant J.-C., un site réunissant trois éléments permanents de tout établissement grec: un abri, une source d’eau douce, un moyen de défense, le tout à proximité immédiate de la mer pour en faciliter l’usage. Dans l’Antiquité, aucun point du littoral niçois ne réunissait mieux ces éléments que l’anse des Ponchettes. Par comparaison, la rade de Villefranche, malgré la qualité de son abri, ne disposait pas d’un bon approvisionnement en eau et, dominée par les collines environnantes, était indéfendable.

AOUT-2014-9749.JPGIci on vend du poisson


Quant au futur site de Lympia, il n’est qu’une plage marécageuse. L’anse des Ponchettes présente en revanche un dispositif presque parfait. Au pied de la colline du Château, une source s’écoulait vers la mer; la même colline, enfin, permettait d’établir un point haut fortifié apte à protéger des installations commerciales et un habitat que l’on situe aujourd’hui aux alentours de l’église du Jésus. Certes, en cas de gros temps, il valait mieux se réfugier à Villefranche, mais dans l’ensemble, la grève des Ponchettes sur laquelle on tirait au sec les navires, comme Homère nous le décrit dans l’Odyssée permettait au quotidien l’activité commerciale et la vie de Nikaïa.

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C’est dans cet état que l’anse des Ponchettes, premier port de Nice, traverse l’Antiquité et le haut Moyen âge. Christianisée par une sainte Réparate dont la barque miraculeuse, arrivant de Palestine, aurait abordé sur cette grève, Nikaïa devient Nice (Nissa ou Nizza en italien). Mais son "port" ne change qu’une chose, son nom. Il devient l’anse Saint-Lambert, peut-être du nom d’une chapelle voisine aujourd’hui disparue. En revanche, tout ce qui constitue sa vie n’est guère modifié. Il n’y a toujours pas d’infrastructure fixe, ni digue ni quais ni phare. On tire au sec les plus petits navires et on décharge les autres par transbordement.

AOUT-2014-9788.JPGA partir de 1264, on y signale l’existence d’un arsenal et on sait qu’on utilisait des pontons de bois amovibles pour faciliter le déchargement des plus gros navires. On établit, à l’est, la Gabelle, sur le site actuel de l’ancien Sénat (une des principales activités du port est l’importation du sel) et au centre la halle aux poissons ou Pescarìa. Mais la fondation de Villefranche, en 1295, renforce le rôle de la rade comme équipement portuaire complémentaire et parfois rival. L’ensemble de ce système perdurera jusqu’au milieu du XVIIIème siècle.

AOUT-2014-9819.JPGMalgré une tentative de construction d’une digue, sous le duc Emmanuel-Philibert, ancrée dans les rochers des Ponchettes, l’anse Saint-Lambert demeure une grève à peine aménagée, une marina, comme on le dit en niçois pour désigner une portion de littoral recevant à la fois, et sans équipement, du commerce, de la pêche et des navires de guerre.

AOUT-2014-9821.JPGEnfin, les ambitions maritimes des Savoie se développent sous Emmanuel-Philibert (1553-1580) comme sous son fils Charles-Emmanuel Ier (1580-1630), à peine satisfaites par la construction, dans les années 1550, de la darse de Villefranche, réservée aux galères de la flotte de guerre.

AOUT-2014-9846.JPGle groupe niçois Lu Rauba Capéu


Le début des travaux de la route Nice-Turin par Tende (1616), la suppression des droits de douane par la création du port-franc (1612), l’exiguïté et l’inconfort de la Marina expliquent pourquoi se succèdent, durant tout le XVIIème siècle, plus de dix projets d’aménagement d’un nouveau port aux Ponchettes, comportant toujours les mêmes caractéristiques: la construction d’une digue parallèle à la côte et s’ouvrant au pied du Château; l’établissement d’un bassin, soit en utilisant l’anse existante, soit en creusant dans le marécage de l’embouchure du Paillon; la construction de quais sur l’emplacement de la muraille et du cours Saleya.

AOUT-2014-9837.JPGAucun de ces projets n’aboutit. Au milieu du XVIIIème siècle, alors que les Savoie, devenus rois de Sardaigne, ont de plus en plus besoin du port de Nice qui est, rappelons-le, le seul débouché maritime de leurs Etats, on décide d’abandonner le site des Ponchettes, décidément trop incommode. Décidée à Turin par le roi Charles-Emmanuel III en 1749, la construction du nouveau port Lympia va s’échelonner sur un siècle et demi !

AOUT-2014-9849.JPGCar l’équipement est ambitieux et coûteux: il s’agit de creuser, derrière une solide digue, la plaine de Lympia, pour y établir un, puis deux bassins, un arsenal, des quais, des entrepôts, puis de créer tout le quartier qui le desservira, dans un lieu qui est alors en pleine campagne. En fait, il s’agit de créer, en pleine terre, un port artificiel. Commencés en 1750, les travaux de construction de la digue et de creusement du premier bassin sont achevés en 1752. Mais, très vite, on se rend compte d’un certain nombre de difficultés.

AOUT-2014-9872.JPGLe port est trop petit; il faut creuser plus loin dans la plaine. Il a tendance à s’ensabler. Enfin, la passe est d’un accès difficile, surtout par gros temps, et la digue est trop basse et trop courte: les gros coups de mer passent par-dessus. On remédie à ces difficultés en doublant la digue extérieure d’une jetée intérieure.

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Un port exige de nombreux équipements annexes. Les ingénieurs De Vincenti, Borra, De Robilante, qui se succèdent, un demi-siècle durant, auprès du roi, pour concevoir et améliorer le port de Lympia projettent donc aussi un nouveau quartier et les liaisons avec la ville, entravées par la colline du Château, dont les pierres de la forteresse démolie servent à la construction de la digue.

AOUT-2014-9887.JPGC’est ainsi que l’on installe li galera, lou barri-lonc, le bagne, à la main d’œuvre bien utile pour ces travaux. C’est ainsi que l’on ouvre en 1774, en fracassant l’éperon sud de la colline, le quai Rauba-Capéu, destiné à joindre l’ancien port et le nouveau. C’est ainsi que l’on construit, au long de l’anse des Ponchettes, sur l’emplacement des anciennes murailles, les maisonnettes des Terrasses, destinées à abriter pêcheurs, métiers de la mer et entrepôts, et que l’on établit une promenade publique sur leur toit.

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C’est ainsi enfin que l’on projette un nouveau quartier, relié à la route de Turin par des rues larges et rectilignes construit sur un modèle géométrique et articulé autour de deux grandes places, la place Victor (aujourd’hui Garibaldi), achevée en 1790, et la future place Ile-de-Beauté. Le quartier commence à se construire (à partir de 1781), encouragé par le roi, dopé par l’élargissement des franchises et l’activité de la communauté juive niçoise libérée du ghetto.

AOUT-2014-9954.JPGMais l’invasion française de 1792, puis l’asthénie de la vie maritime sous l’Empire du fait de la domination des mers par l’Angleterre brisent cet élan. L’anse des Ponchettes n’abrite plus que des barques de pêcheurs; le port Lympia n’est fait que d’un petit bassin et d’un embryon de grand bassin. Il faut attendre les années 1830 pour que, sous la Restauration sarde, les projets du XVIII siècle recommencent à être développés.

AOUT-2014-9982.JPGL’érection de la statue du roi Charles-Félix, souverain particulièrement attentif au développement du port, en 1829, en donne comme le signal. En 1831, la ville de Nice intervient pour la première fois dans le projet, jusqu’alors directement piloté depuis Turin, pour demander la fixation des limites du grand bassin. C’est chose faite en 1833. En 1841 et 1846, on allonge la digue de plus de cinquante mètres: le plan d’eau passe de quatre à six hectares.

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En 1844, on lance le percement de la rue Cassini et la construction des immeubles jumeaux de la place Ile-de-Beauté et de l’église. Dans le même temps, aux Ponchettes, on a doublé la Terrasse vieille d’une Terrasse neuve sous laquelle prend place la nouvelle Pescarìa. Après 1860, le gouvernement français n’aura plus qu’à poursuivre, le schéma tracé depuis le XVIIIè.

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C’est ainsi que le creusement du grand bassin est achevé, avec son majestueux escalier (1888), en 1897. Le port, dragué, équipé pour la manutention à vapeur, relié au chemin de fer par le tramway (1909), développe son antique commerce d’huiles. La digue est prolongée de 108 mètres en 1872 et dotée d’un phare, puis de 235 mètres en 1908. En 1912, un nouveau bassin, faisant figure d’avant-port, le bassin du Commerce, est ouvert. 

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De nombreuses entreprises liées à l’activité économique portuaire s’implantent (minoteries, entrepôts à huiles, à charbon, fabriques alimentaires diverses, Manufacture des Tabacs, cimentiers etc.). Dès lors, malgré les vicissitudes économiques, le port Lympia conserve son rôle de poumon économique de la ville autour de ses trois activités, industrielle, plaisancière et liaisons avec la Corse. Il est à ce jour le premier port cimentier de France et le port de France le plus proche de la Corse.

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fiesta cubaine sur la scéne du quai des deux Emmanuel


                                DIAPORAMA DE LA FETE


  
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13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 06:35

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C'est en Mer Ligure, sur les rivages du Comté de Nice, que les Alpes prennent leur essor. A quelques encablures des plages de la Riviera se dressent des nids d'aigles comme nulle part ailleurs, du haut desquels des villages fièrement plantés dans le roc surplombent les flots.

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Ils incarnent les premiers jalons d'un patrimoine exceptionnel, riche et contrasté qui essaime au fil des vallons frais et des collines escarpées. Ces Paysages méritent que l'on prenne le temps d'emprunter les routes pittoresques qui nous mèneront de villages en clochers, de fontaines en placettes, de sites sauvages en jardins, de splendides panoramas en espaces culturel, d'œuvres d'art en trésors de l'artisanat et Peillon possède tout ces trésors.

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Perché à une quinzaine de kilomètres du centre ville de Nice, sur un éperon rocheux, construit en pierre, il se fond dans le paysage, et est peu visible de la vallée du Paillon de l'Escarène. Les hautes maisons sont serrées les unes contre les autres le long des ruelles et escaliers en calade, reliés par d'étroits passages voutés.

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Ce nid d'aigle du haut de ses 376 m d'altitude contre une falaise abrupte domine la vallée. Les ruelles, coupées d'escaliers et de voutes ne sont que piétonnières. Les maisons sont regroupées en cercle suivant les dénivellations du terrain.

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Afin de se protéger des invasions et des méfaits des bandits du moyen age et de la renaissance, les cultivateurs niçois bâtissaient leurs habitations à l'écart de leurs cultures et les entouraient de remparts. Bâties avec les pierres du pays, couvertes de tuiles, elles se serrent les unes contre les autres formant un rempart en entourant l'église et le château qui les dominent.

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Certaines de ces maisons possèdent encore leurs pentures et leurs portes d'origines. A l'intérieur du village, les rues et les ruelles, pavées de pierres ou de galets, en pente et entrecoupées d'escaliers ne permettent pas le passage d'un véhicule. Parfois, des arcades mettent les passants à l'abri du soleil ou de la pluie.

JUILLET-2014-8734.JPGDe nos jours, malheureusement dans le Pays niçois, de nombreux châteaux ont disparus victimes des barbares de la révolution ou d'un certain Vauban sous les ordres de Louis XIV.. Certains ont été reconstruits, d'autres pas.

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A peu de distance de Nice, le village de Peillon est un pur joyau. Si vous ne pouvez en voir qu'un, visitez donc celui-là ! C'est sans doute le plus beau village perché de la Côte d'Azur avec celui de Saorge (Saorgio) dans la vallée de la Roya. C'est pourquoi il a été entièrement classé. Son architecture typiquement médiévale avec son empilement, ses arcades bâties, ses passages voûtés, ses petits escaliers tortueux, offre au visiteur une succession de surprises et d'occasions d'émerveillement.

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Ne soyez pas trop pressé, prenez le temps de savourer cette visite, de flâner dans les petites venelles, de découvrir les vieilles maisons une par une. Peillon est bâti sur un éperon rocheux impressionnant, entouré par un ravin abrupt. Sur les escaliers qui tiennent lieu de rues donnent les marches d'accès aux maisons, que des arcades, jetées sur d'étroites ruelles, relient entre elles. L'église qui date du XVIII° et la chapelle des pénitents blancs du XVI° siècle se trouve tout en haut du village comme s'il fallait les meriter pour atteindre le paradis. On peut y découvrir aussi son moulin à huile et à farine.

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La gleia di peila (l'eglise de peille)

Le village a été cité pour la première fois en 1150. La paroisse de Peillon était alors rattachée à l'abbaye de Saint-Pons. Le Pape les transfère sous l'autorité des chanoines de Saint-Ruff de Valence en mai 1154. Peille (le village voisin, qui est celui de Léo Ferré) et Peillon n'ont formé qu'une seule et même entité jusqu'en 1235, date à laquelle elles furent séparées. Cependant elle conservait la même administration consulaire.

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Peillon passa ensuite sous l'autorité savoyarde en 1388 qui protegea le Comté de Nice contre les envahisseurs Provencaux. Le fief peillonais était partagé entre de nombreux seigneurs jusqu'à la Révolution. Parmi ceux-ci se trouvent les Caïs, les Tonduti, les Borriglione ou encore les Barralis, des familles niçoises très connues dans le Comté.

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Le village a gardé intégralement son aspect médiéval. Peu de rues: partout des escaliers qui serpentent parmi les maisons fleuries, et de nombreux passages voûtés. La fontaine située à l'entrée du village a été inscrite au titre des Monuments historiques en 1941. Il y a aussi un lieu qui est devenu une institution pour les locaux, c'est un restaurant emblématique du pays niçois.

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Le restaurant dont je veux vous parler aujourd’hui fait  partie de ces lieux enchantés.  Vous arrivez, de nuit, dans un village haut perché de notre beau Pays Niçois et, déjà vous avez l’impression d’avoir quitté le monde dans lequel vous vivez au quotidien, ce monde plein de bruit, de vitesse et d’air chargé d’impuretés.

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Vous vous retrouvez subitement transporté ailleurs dans un havre de paix et de tranquillité, éclairé par quelques lumières bien placées ici et là, dans des rues désertes abandonnées aux chats (fort nombreux d’ailleurs) dans ce village qui semble avoir été conservé dans un écrin et préservé de la folie du monde moderne. Vous êtes à Peillon, bien sûr et dans une demeure mythique.

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Cette maison a une âme, une vie propre et, en plus, elle a une histoire. Elle fut le lieu de villégiature de Pierre Brasseur et de Catherine Sauvage puis de Claude Brasseur qui décida de la vendre un jour (de 1961 a 1980). Actuellement,  c’est Romain Clavel-Millo,  le petit fils de l’écrivain Bernard Clavel qui en a fait une table réputée.

JUILLET-2014-8838.JPGPourtant, ce n'est pas ici que nous irons déjeuner, mais dans une autre institution de la cuisine niçoise. A quelques kilometres de la... A Blausasc plus exactement, et dans un ancien moulin à huile. Chez eux que du frais et du fait "Maison" avec les produits de la vallée: Légumes, fruits, huile d'olives....

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A quelques kilomètres de Nice, dans un endroit fait de calme et de douceur de vivre, on découvre un lieu enchanteur protégé par de douces collines plantées de pins et d'oliviers. Quelques kilomètres pour oublier le stress de la ville et des touristes venant des quatre coins du monde…Quelques minutes à peine pour se ressourcer auprès d’une nature à la fois accueillante et vraie.

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Un court déplacement pour découvrir enfin une cuisine emprunte de tradition et de goûts, dans un cadre riche d’histoire et vigueur. Elle est ici cette nature méditerranéenne mélange d’essences végétales, d'oliviers séculaires, de forêts de pins et de chênes bercées par le chant des oiseaux et celui des cigales. Cette nature pleine de tempérament, un brin aride mais si belle !

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Un menu 100% niçois: Les fleurs de courgettes farcies à la Niçoise et son coulis de tomates. La salade de chèvre chaud et son émincé de jambon de pays et de sanguins, lamelle d’encornet géant grillée et sa piperade à la coriandre fraiche et en dessert le pain perdu à la fleur d'oranger et sa boule de glace miel. Socca en apéro et un bon rosé de Bellet sous les airs de Nissa la Bella !

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Vous connaissez tous ces représentations de villages du sud de la France, miniatures en terre cuite que l'on trouve en vente dans les magasins de souvenirs, les provencaux s'en accaparent souvent la paternité. Eh bien, gravir les calades de Peillon donne l'impression de parcourir ces représentations mythiques. Aussi, je ne serai pas surpris de voir déboucher à un croisement de ruelles quelques santons en costumes. Sauf qu'ici, nous ne sommes pas en Provence, mais dans le Comté de Nice ou les villages en nid d'aigles sont les plus nombreux et les plus authentiques....   

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  Ici nous sommes dans un pays qui est un Comté et qui abrite une principauté

 

                                   DIAPORAMA DU VILLAGE


  
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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 18:46

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Le concept depuis des années est d’offrir des concerts gratuits répartis sur sept scènes mobiles, le long de la Promenade des Anglais, rendue aux piétons pour la circonstance. Dès 20H, les troupes de musique en déambulation s’installent déjà dans une ambiance festive avant que les concerts principaux ne commencent.

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Pendant l’entracte du feu d'artifice du 14 Juillet, elles reprennent leur prestation chacune dans son univers danse, fanfare, humour, passant de restaurant en restaurant ou de plage en plage... Cet événement est avant tout l’opportunité de produire des artistes locaux.

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Il est à souligner la participation d’artistes de renommée internationale qui ont choisi d’adhérer au concept de ce festival gratuit opérant dans le lieu mythique de la Promenade des Anglais associé à la perspective de la mer et de la baie des anges. Ce tour du monde musical réuni près de 200.000 personnes, sur la célèbre promenade.

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Apres les traditionnels défilés du 14 juillet  de la journée qui ont vu les passages dans les airs de plusieurs alphajet de la base aérienne de Cazeaux (Gironde) puis des parades militaires des troupes des armées de terre, air et de la marine avec des uniformes à perte de vue et des véhicules militaires qui ne l'étaient pas moins, place au spectacle du son et lumière.

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Et avec la Fête nationale, en plus des animations musicales tout au long de la célèbre Promenade des anglais rendue piétonne le temps d'un soir, un magnifique feu d'artifice est tiré depuis la mer ! L'amour brille sous les palmiers de la Prom'. Pour le feu d'artifice cette année, point d'orgue de la soirée, la thématique se voulait romantique «L’amour, c’est éternel». Alors le spectacle se voulait aussi acoustique.

JUILLET-2014-5716.JPGUn air du Moulin Rouge, célèbre film romantique, enivrait la Promenade des Anglais et la Baie des Anges. Pas une voiture à l'horizon, ni la moindre goutte de pluie sur la Cote d'Azur. Les chanteurs dressés sur leurs chars déambulaient parmi les passants enchantés. Sens en éveil, ils ont pu régaler leurs "oreilles" avec du rock & roll, de la musique du monde, ou même de la variété internationale ! Une programmation éclectique que je vous ferais découvrir plus bas avec l'énumération des groupes.

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En face du Negresco aux couleurs tricolores, il y avait même un air de Copacabana. Le groupe Jobin Project a fait voyager les promeneurs avec une musique brésilienne. Résultat, la Prom' s'est transformée en un dancefloor improvisé. A 22H pétantes, le feu d'artifice à démarré. Dans le ciel s'inscrivaient des cœurs rose et mauve. La tête dans les étoiles, les amoureux du monde entier ont profité de ce petit clin d'œil romantique le temps de trente minutes de spectacle sur la Baie des Anges.

JUILLET-2014-5676.JPGLes couleurs, effets et intensité des tableaux ont été en parfaite harmonie, avec la bande sonore. La diversité des feux sélectionnés est astucieusement combinée afin de transporter les spectateurs au cœur du show et ceux qui avaient eu la chance de prendre possession des plages, étaient dans un état de béatitude sans pareil. Un feu d'artifice sur la mer, c'est magique !

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D’un point de vue artistique et en corrélation avec le thème musical proposé, la création d’un spectacle introduit, dans sa conception, des produits européens de grande qualité et pour cela, les Italiens sont les maitres absolu. La mise en valeur du site avec une chorégraphie «feu-musique» parfaitement synchronisée offre l’alternance de fresques toutes aussi différentes les une des autres. Le bouquet final intensif et puissant a mis fin à cette grande soirée de spectacle pleine d’émotions. Nice est, et restera magique éternellement ....

JUILLET-2014-5528.JPGFaisons le tour ensemble des concerts et des spectacles qui m'ont été proposé: Les concerts se passent sur 7 scènes musicales entre la Villa Masséna, le Théâtre de Verdure, le Palais de la Méditerranée, le Casino Ruhl, le Negresco, le Hard Rock Café et l'hôtel Westminster et offrent au public des mélodies festives et éclectiques.

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Ca commence dés 20h avec le Caroline Jazz Band & The Cats Swingers. Comme dans les rues de la Nouvelle Orléans, les orchestres de jazz rythment et ponctuent les événements de la vie quotidienne: baptêmes, mariages, funérailles, carnaval…La parade du CJB est accompagnée par les Cats Swingers, deux couples de danseurs passionnés de swing  qui entraînnt le public avec eux.

JUILLET-2014-5386.JPGDu coté de la plage du Lido, il y avait  les P'tites Ouvreuses, un "Baleti guinguette" et l'orchestre musette d’Henri Riariri que j'ai zappé totalement, ce n'est pas le genre de musique que j'apprécie. Je ne suis pas encore assez vieux ! hi hi hi. Alors, passons aux choses sérieuses avec la musique qui déménage et celle du Kustom Band qui présente une véritable «rock’n roll story » en revisitant les standards américains des années 50 et 60 d’Elvis aux Stray Cats en passant par Hanks Williams sans oublier ses Blue Suede Shoes…

JUILLET-2014-5415.JPGLa scène suivante est celle du groupe Serpico un univers funk et pop rock, cette formation fait partager son amour pour la musique de qualité qui lui a valu plusieurs grandes tournées à l’étranger.. Un peu plus loin, c'est Jobim Project et sa chanteuse brésilienne Nina Papa qui proposait un hommage à Antonio Carlos Jobim dont l’œuvre est entrée dans la postérité. Je me suis régalé avec la voix de cette chanteuse internationale.

JUILLET-2014-5340.JPGLes scènes suivantes se composent de formations de variétés surfant sur les plus grands tubes de variétés françaises et internationales des grandes décennies 70 et 80 avec le groupe Mémories, puis celui d'Olivier Jude (Tyrolfest) et de son orchestre qui se produit depuis plus de dix ans sur les scènes de la Côte d’Azur. Le groupe invite à danser par le biais d’un voyage musical dans le temps et l’espace avec des interprétations très personnelles (ce n'est pas trop non plus ma tasse de Jack Daniel's).

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Enfin on arrive au groupe de R'n'B, Sister G, qui a eu ma préférence et pourtant, c'est un groupe pour "Teenagers" en folie du style Rihanna, Mariah Carey, Beyoncé ou encore Alicia Keys. Sister G est composé de Linda et Laetitia Garcia orchestré par leur DJ Kris Nicci. Et la, je dois bien l'avouer, j'ai  succombé au charme de leurs voix et de leur énergie.

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Ce fut une très belle soirée musicale sur la mythique Promenade des Anglais face à la non moins mythique Baie des Anges méme si celle ci fut unique.... Pour les amateurs de grands festival, il y a beaucoup de choix sur la Riviera avec les festivals de Jazz de Nice et de Juan les Pins, les nuits du Sud à Vence, les Techno Plages à Cannes , les nuits du Sporting à Monte Carlo ou encore les Crazy Week toujours à Nice. De quoi passer des nuits gigantesques ! The Riviera is the Best .....

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                          DIAPORAMA DE LA PROM PARTY


  
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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 23:00

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Plus haute route d'Europe département des Alpes Maritimes

 

Saint Etienne de Tinée (Santo Stefano di Tinea) est un petit village du Comté de Nice niché au cœur des montagnes à 100km de sa capitale dans la vallée de la Tinée, intégrée à la zone cœur du parc national du Mercantour. Il faisait partit de l'ancien État de Savoie, puis rattacher au Royaume de Piémont-Sardaigne. C'est un village pour les amoureux de la Montagne et du Mercantour. 

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Sa géographie particulière lui vaut de disposer d'une « pico-centrale » unique en France. Juste en aval du village se trouve la Clapière, le glissement de terrain le plus volumineux d'Europe et l'un des plus rapides au monde. C'est à partir de Saint Etienne de Tinée que l'on accède à la plus haute route d'Europe. Le col est ouvert du mois de juin au mois d'octobre. La montée depuis Saint Etienne de Tinée a une pente de 6,2% avec un maximum de 10% et une longueur de 26,7 km.

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vieille télécabine de la station de ski d'Auron


 Au bout de la route, on arrive à l'oratoire de Notre Dame du Très Haut à 2804 m d'altitude dans les Alpes Maritimes, Comté de Nice. Reposant et très discret ce village est riche d'un patrimoine très ancien. En effet Saint Etienne de Tinée est le carrefour culturel ou les influences nisso-piémontaises se sont rencontrées au cours des siècles précédents. Ce petit village abrite la très célèbre Chapelle de St Sébastien, toujours représenté le corps criblé de flèches; ornée d'une somptueuse fresque extérieur qui date du XIIème siècle, c'est un vestige d’une époque révolue ou les peintres italiens et l'influence de la renaissance s'exportaient.

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Village de Saint Dalmas le Selvage


Petite anecdote au passage, un incendie ravagea la ville et afin de prendre des précautions, lors de la reconstruction les habitants du village ne juxtaposèrent pas les bâtisses afin d'éviter que les flammes ne se propagent, effet surprenant garantit. Aux détours des ruelles de la petite ville très coquette il est possible d'apercevoir sur des façades des cadrans solaires, vestige d'une époque révolue.

JUIN-2014-3187.JPGComme beaucoup de villages de la vallée de la Tinée, Saint Etienne doit son nom à la présence d'un prieuré bénédictin installé sur les ruines d'un village ligure nommé Daelia Insula par les Romains. En 1388, il se rallie immédiatement à la maison de Savoie venu protéger le Pays niçois des envahisseurs provençaux et français, ce qui lui vaut d'être libéré des contraintes féodales. En 1594, pendant les guerres de religion, les troupes de Lesdiguières, assiégées par le baron Grimaldi, se réfugient dans l'église qui sera incendiée, mettant le feu à l'ensemble du village.

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fonte des glaciers dans la Tinée au mois de juin


Chef-lieu de mandement à la Restauration Sarde, le village est peu touché par l'exode rural car la rigueur des hivers obligent depuis toujours les Stéphanois à une émigration hivernale temporaire. Le village est l'archétype du village alpin d'altitude. Bien qu'étant en Comté de Nice, le site fait penser à la Savoie ou la Suisse. Quand tous les troupeaux de la vallée de la Tinée se donnent rendez-vous pour la plus belle fête pastorale de l'été avant de rejoindre les verts pâturages d'altitude... Ce jour-là le village n'est que fête, musique, animations pour petits et grands, pour célébrer une tradition ancestrale qui unit les hommes, les animaux et la nature... 

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Monter le col de la Bonette en courant ! chapeau


 Cette fête célèbre le départ des brebis vers les hauts pâturages, où elles vont passer quatre mois. Traditionnellement, au début de l'été, Saint Etienne de Tinée fête la transhumance. Les moutons des basses plaines montent pâturer dans les alpages, et participent ainsi au maintien des espèces végétales au sein du fragile écosystème de nos montagnes.

JUIN-2014-3219.JPGIls arrivent ! Au loin, résonnent les sonnailles. L’air se charge d’électricité, les gamins courent vers la route, le bruit se précise, l’excitation grandit. Vite ! Puis, surgit le troupeau, les bergers sont la avec leurs moutons et leurs brebis. Voiture avec gyrophare, à l’avant, à l’arrière, de petits hommes orange s’agitent, ils houspillent les chiens, du geste, de la voix. Les "roves" aux longues cornes, caracolent sur les côtés. Le troupeau fait masse. Il en impose. Il semble être un long fleuve tranquille ou tumultueux que les bergers se contentent de suivre.

JUIN-2014-3230.JPGC’est, en fait, le signe d’un troupeau mené de main de maître. L’homme est le patron. Il dirige, mais reste à l’écoute. Il prend les bonnes décisions en accord avec ses bêtes. Il les respecte. Le berger des Alpes Maritimes doit gérer le vieil antagonisme entre nomades et sédentaires. Il lui faut être diplomate et déterminé, transhumer à pied n’est pas choisir la facilité, mais c’est la noblesse du métier.

JUIN-2014-3871.JPGUne foule incroyable est venue accueillir, un troupeau de 1000 bêtes en route pour la vacherie de Demandols. C’est parti pour la 25e Fête de la transhumance. Les étals sont prêts, les chapiteaux dressés. Une foule immense s’amasse déjà au son des fifres et des tambours. Mais d’un coup, on s’affère. On fait stopper la fanfare. L’alerte au raz-de-marée de laine vient d’être lancée. Ni une ni deux, la vague de moutons déferle. Mille bêtes se frayent un chemin jusqu’à la place, à quelques centaines de mètres de là.

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cascade au dessus du hameau 


L'arrivée des bergers et de leurs troupeaux à 10h sur la place centrale, puis moutons, chèvres et chevaux empruntent les rues du village pour rejoindre la place San Ment. La transhumance est un moment très spécial de l’année, les bergers parcourent  de cent cinquante à deux cent kilomètres en sept ou dix jours, tantôt sur la route, tantôt sur des drailles (du nissart draio, sentier). Chaque jour il faut faire manger les brebis, mais aussi les chiens et les hommes. Chaque soir il faut trouver un endroit avec de l’herbe, un point d’eau et une configuration de terrain qui permette le parcage des bêtes, mais aussi un parking pour les voitures accompagnantes. Ça demande une logistique sans faille.

JUIN-2014-3250.JPGLa transhumance d'été porte les images les plus fortes du pastoralisme régional. Elle déplace et regroupe les troupeaux en grandes unités, pour rejoindre avec leurs bergers l'herbe fraîche des alpages pendant les trois à quatre mois d'estive. Le mot transhumance intègre deux informations, trans (au-delà) et humus (le pays), car le voyage qu'il désigne conduit au-delà du territoire d'origine. C'est une forme de vie pastorale étroitement associée aux régions à climat méditerranéen. Elle permet de palier la sécheresse qui sévit l'été et jaunit les maigres pâturages des plaines.

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troupeau d'ovins dans les paturages


 Dès le mois de juin, les troupeaux gagnent alors les montagnes les plus proches, où l'herbe renaît après la fonte des neiges. Ils en reviendront entre septembre et novembre, avant que la neige ne les recouvre de nouveau. La transhumance fait partie du patrimoine niçois. Historiquement, elle a tracé son propre réseau routier, les drailles qui furent les premières voies de communication entre les plaines niçoises et les montagnes alpines.

JUIN-2014-3260.JPGTout en s'adaptant aux évolutions de la société, les éleveurs ovins ont su conserver le caractère naturel et authentique de l'élevage, dont la clé de voûte reste la transhumance. Ainsi, en Pays niçois, celle-ci demeure un phénomène économique et social considérable. Chaque année, en effet, quelque 120 000 têtes estivent en montagne et 100 000 environ, viennent depuis la montagne hiverné en plaine.

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Village de Roya dans la Tinée à ne pas confondre avec la vallée du méme nom..


 En alpage, la plupart des troupeaux ovins sont gardés en permanence par un berger. La conduite d'un troupeau en altitude est une activité complexe, qui fait appel à de multiples compétences. Le travail de gardiennage varie considérablement d'une estive à l'autre. Les découpages des alpages en différents "quartiers", suivant l'altitude, l'exposition, la pente, définissent globalement le calendrier d'utilisation de la montagne.

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Bousièyas le plus haut village des Alpes Maritimes à presque 2000m d'altitude


 D'origines souvent très anciennes, ils doivent normalement permettre au berger qui gère bien son herbe de tenir sur l'alpage durant toute la saison, quelles que soient les conditions météorologiques de l'année. Elément fondateur du système d'élevage transhumant, l'alpage suscite aujourd'hui de nombreuses revendications: randonneurs pédestres, équestres ou cyclistes, chasseurs, protecteurs de la nature… Dans l'alpage, espace de quiétude pour les bergers et leurs troupeaux, des angoisses et des détresses ont également surgi avec l'irruption des grands prédateurs (loups, lynx).

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L'église du Bourguet, Notre-Dame des Grâces


 Chacun veut pouvoir utiliser l'alpage à son gré, sans comprendre que l'avenir d'une gamme de paysages variés passe par le maintien et le redéveloppement de la transhumance ovine. Dans les Alpes Maritimes, pays à 70% recouvert de montagne, la transhumance se poursuit depuis des millénaires; elle en est devenue presque sacrée. Les transhumants ne marchent pas pour la coutume ou le folklore, mais pour leur travail. Une marche lente et irrégulière, exigeant une attention de tous les instants.

JUIN-2014-3866.JPGUn berger qui reste à l’estive habite dans une cabane ou dans un refuge. Une à deux heures de marche le sépare du dernier village de la vallée niçoise. Le ravitaillement, le bois, la nourriture des chiens sont montés à dos d’âne. Un voyage de sel pour la saison est effectué par hélicoptère. Au coucher du soleil, les sentiers sont déserts. Le pastre se retrouve souvent seul. Il garde un grand troupeau de 2000 bêtes, réunissant souvent plusieurs troupeaux appartenant à différents propriétaires.

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En descendant sur Nice, la Tinée traverse des gorges de pélites rouges


 Les chiens sont de précieux aides. Depuis quelques années, le Patou est devenu indispensable. Ce chien courageux doit conserver une certaine agressivité pour remplir son rôle protecteur. Seul un chien puissant peut l’affronter et plusieurs Patous sont nécessaires pour protéger le troupeau des attaques éventuelles de loups.

JUIN-2014-3846.JPGDans le pays niçois la transhumance à pied y étant encore tolérée, ils empruntent les petites routes départementales et nationales, les chemins, les carraires quand elles existent encore. La transhumance d'été porte les images les plus fortes du pastoralisme régional.

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toit en bardeaux dans la vallée de la Tinée

 

                           DIAPORAMA DE LA BALADE


  
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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 20:57

Septembre-2013-9598.JPG Dans la sensibilité méditerranéenne marquée par le faste et l’ostentation baroque, les cimetières occupent une place patrimoniale particulière, renforcée par une approche particulière de la mort. En Italie, les cimetières monumentaux de Gênes ou de Milan constituent de véritables résumés, et de l’histoire des mentalités, et de l’histoire de l’art. Il en va de même à Nice qui se rapproche culturellement de ces deux grandes cités historiques.

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les résidents peuvent admirer une vue magnifique sur la baie des anges


 Il semble qu’avant l’âge baroque, les Niçois ont enterré leurs morts dans des cimetières de la ville basse (l’actuel Vieux-Nice). Deux d’entre eux ont été localisés : le cimetière Sainte-Réparate (site de l’actuelle place aux Herbes) et le cimetière Saint-François (site de l’actuelle partie nord de la place Saint-François).

Septembre-2013-9594.JPGPour autant, dans le souci de se trouver au plus près des espaces les plus sacrés, et donc de Dieu, des sépultures ont aussi lieu dans les églises, singulièrement pour des grands personnages : le sénéchal Romée de Villeneuve dans l’église des Dominicains (sur le site actuel du Palais de Justice), le marchand florentin Bardi (XVe siècle) dans l’église Saint-François ou la duchesse Béatrice de Savoie (1503-1538) dans la cathédrale Sainte-Marie du Château.

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d'un coté la mer, de l'autre les montagnes enneigées du Mercantour. Exceptionnel !


L’âge baroque va multiplier la possibilité de sépulture dans les églises, d’autant que le cimetière urbain de Sainte-Réparate disparaît (1588). L’ensevelissement des morts dans les églises niçoises est à la source de leur très riche décoration : pour répartir les coûts de construction, les commanditaires des bâtiments que l’on réédifie entièrement alors, dans le nouveau style baroque, vendent à des particuliers (nobles) ou à des associations (corporations) les chapelles latérales de l’édifice, avec la faculté pour eux d’y enterrer leurs morts.

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Rossi, un grand nom du Comté de Nice


 Dans une émulation propre aux mentalités de ce temps, les propriétaires vont rivaliser de luxe pour rendre leur chapelle plus belle que celles de leurs voisins.  En 1783, un édit du roi de Sardaigne Victor Amédée III défend d’ensevelir les cadavres dans les églises, tant urbaines que rurales, l’interdiction ne s’appliquant pas aux clercs. Il s’agit alors de trouver un nouveau site pour établir un cimetière. La colline du Château, un terrain vague depuis la destruction de la citadelle (1706) s’y prête parfaitement, tandis que d’autres champs funéraires trouvent place auprès des paroisses de la campagne.

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  Benoit Bunico fit abolir en 1848 l’obligation de résidence pour les Juifs dans le ghetto

 

Le cimetière chrétien du Château est donc ouvert après 1783. Quant au cimetière juif, qui se trouvait en contrebas de la colline, hors les murs, vers le site de l’actuelle rue Sincaire, depuis le Moyen-âge, il fut déplacé à la même époque pour se voir installé au sud du cimetière chrétien. Plus tard, au début du XIXe siècle, afin de ne pas perdre la clientèle des riches hivernants, le roi de Sardaigne Victor-Emmanuel Ier autorisa l’aménagement d’un cimetière protestant. 

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la plus niçoise de toutes les marques automobiles


 Les cimetières du Château sont les plus spectaculaires de Nice tant par leur situation que par le nombre de monuments funéraires de qualité qui s’y trouvent. Ils furent établis sur la base des murailles de la partie " moderne " de la citadelle, érigée au XVIe siècle et dont on peut voir des vestiges à l’extérieur, à l’est du site, dans les soutènements de la montée Eberlé. Un système de terrasses permet une répartition des tombes très aérée, ménageant de spectaculaires échappées panoramiques sur la ville, la mer et le cirque de montagnes qui l’entoure.

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Le cimetière chrétien du Château présente aussi la particularité d’unir dans son enceinte plusieurs groupes nationaux, religieux et sociaux. Il est à la fois le cimetière du petit peuple du Vieux-Nice, celui des grandes notabilités politiques et sociales de la fin du XIXe - début du XXe siècle et celui des communautés étrangères formées par le tourisme hivernal (Russes, Allemands, Anglais et Américains).

Septembre-2013-0056.JPGHommage à une trés trés grande dame


De ce fait, on y trouve des tombes catholiques, mais aussi protestantes et orthodoxes. Les plus anciennes tombes sont de style néo-classique. Elles s’inspirent des sarcophages romains. On remarque aussi des chapelles parfois de même style, ou le plus souvent néo-gothique.

DECEMBRE-2013-0046.JPGToutefois, les plus nombreuses et les plus remarquables sont d’influence ligure. Elles allient lyrisme déclamatoire et réalisme minutieux. Bustes ou médaillons sculptés représentant les défunts, croix, anges, motifs symboliques comme l’ancre, signe d’espérance, les torches renversées, le lierre ou la fleur de pavot font de ces jardins de pierre un véritable musée.

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l'ange de Nice protége la famille Giordano(1895) 

 

Par sa situation proche de la ville encore limitée à l’actuel Vieux-Nice au début du XIXe siècle, le cimetière du Château concentre, dans sa partie nord, nombre de tombes de personnalités niçoise de cette époque : ainsi celle de la famille Garibaldi, contenant les restes de la mère du Héros des Deux-Mondes, Rosa (sa femme Anita, morte en 1849 près de Ravenne, y fut ensevelie en 1859 puis sa dépouille réclamée par l’Italie, fut transférée à Rome en 1931).

Septembre-2013-9703.JPGRosa Garibaldi , la mére de Guiseppe


Celles du poète de langue niçoise Rosalinde Rancher (1785-1843), du député de Nice au parlement de Turin Benoît Bunico (1810-1863), de l’amiral Félix De Constantin de Châteauneuf qui bombarda Tripoli en 1825, du célèbre corsaire Joseph Bavastro (1760-1833), du naturaliste Antoine Risso (1777-1845), du peintre Clément Roassal (1781-1850), du chimiste André Vérany (1812-1863), de la poétesse Agathe-Sophie Sasserno (1810-1860).

Septembre-2013-0137.JPGune fleur pour Mme Matisse l'épouse du grand peintre


A partir de la seconde moitié du XIXe siècle, la haute société politique niçoise vient rejoindre ces premières personnalités : les maires Alfred Borriglione (1843-1902), les ministres Edouard Corniglion-Molinier (1898-1963) et Edouard Grinda (1866-1959), les députés Constantin Bergondi (1819-1874), Flaminius Raiberti (1862-1929).

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Le monde de la culture est aussi présent. Des peintres Charles Garacci (1818-1903), auteur d’un fameux portrait de Garibaldi, et Victor Sabatier à l’architecte Jules Febvre (1859-1934), concepteur, entre autres, de l’église Notre-Dame-Auxiliatrice (Don Bosco), et aux poètes niçois " Menica " Rondelly (1854-1935, qui écrit " La miéu bella Nissa ", devenu l’hymne de la ville) et Jouan Nicola (1895-1974).

Septembre-2013-9730.JPGl'amour que l'on porte à Nice est éternel


Nombre de personnalités locales viennent reposer entre ces murs, avec le grand mathématicien niçois Paul Montel (1876-1975). N’oublions pas les bienfaiteurs, César Rossetti,  François Grosso (dont l’ange de la monumentale tombe semble bénir la ville), et dont les noms ponctuent aussi la géographie de la ville. Enfin, notons, en face de l’entrée, l’émouvante pyramide élevée en hommage aux morts de l’incendie du Théâtre municipal (remplacé par l’actuel Opéra) du 23 mars 1881.

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Au coté de Garibaldi, Menica Rondelly le pére de l'hymne niçois 


Quant au cimetière juif voisin, il retrace par ses tombes l’histoire d’une communauté paisiblement et très anciennement implantée à Nice. La simplicité des sépultures et leur dépouillement, quoique parfois marquées par l’architecture néo-classique, restent conformes à la tradition funéraire hébraïque.

DECEMBRE-2013-0127.JPGRemarquez les deux fauteuils en marbre pour se recueillir


Mais, en ce XIXe siècle et jusqu’à nos jours, Nice devient aussi une grande ville internationale. Les consonances des patronymes gravés çà et là suffisent à le démontrer : de la Russie aux Pays-Bas, de l’Autriche à l’Angleterre, de l’Espagne à la Pologne, tout un monde se découvre, au gré des symboliques propres, confondu dans la mort. Le révolutionnaire russe Alexandre Herzen (1812-1870), honoré, des années durant, par l’Union soviétique et les communistes niçois, n’est pas loin de Léon Gambetta.

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Loin de son époux Henri Matisse, qui repose à côté du cimetière de Cimiez, on découvre la tombe étrangement ornée de Marguerite Duthuit-Matisse, comme celle de Mercédès Jellinek (la fille du confondateur, avec Benz, de la célèbre firme automobile dont le père, éploré, choisit son prénom pour le perpétuer à travers la marque Mercédès), entre ces mêmes murs.

DECEMBRE-2013-0126.JPGL’écrivain Gaston Leroux (1868-1927), le père de Rouletabille, se trouve là aussi. À côté de l’entrée du cimetière, la chapelle de la Sainte-Trinité (1935) est une œuvre de l’architecte François Aragon qui est aussi l’auteur des fresques intérieures. Les cimetières du Château de Nice témoignent donc de la diversité et de l’originalité de l’histoire niçoise au sein du grand moment d’égalité qu’engendre la mort.

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  famille Lautner

 

DIAPORAMA DU CIMETIERE


  
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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 20:05

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A la nouostra istoria, sempre fedel

 

Lu festin de Nissa commence toujours par l'hymne du "Païs Nissart" et, cette année... c'est le groupe de Vernante (le pays de Pinocchio) Lhi Jarris (prononcé Li Giari) qui a ouvert le baleti... Ce groupe  dans la tradition nisso-piémontaise joue en forme acoustique, avec des musiciens qui ont parcouru tous les festivals régionaux d'Europe et notamment le festival Interceltique de Lorient.

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Barbet é viva la liberta


 Il est composé de Luca Pellegrino à la cornemuse et au chant, Daniel Dalmasso au violon, Diego Giordano à la guitare électrique, Roberto Bertrando à la Basse et Fabio Marengo à la batterie. Il y avait aussi la chanteuse niçoise Zine qui a fait danser les enfants, Célia en tête ...et bien sur le toujours très populaire orchestre de Riri Biagini pour démarrer la soirée du baleti.

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cregni plu degun issa nissa 


Tout le monde a été ému quand un enfant de cinq ans à repris l'hymne niçois de Menica Rondely au micro de la scène. Menica peut être fier de la nouvelle génération qui s'annonce. Celle qui va apprendre enfin la vraie histoire de notre pays.

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Zine l'autre niçoise avec Mado


 Francesco Domenico dit Menica Rondelly Barde Niçois né le 6 janvier 1854 à Nice (Royaume de Sardaigne) et mort le 26 juin 1935 à Nice (France), est un poète niçois, auteur de Nissa la bella  hymne officiel de Nice et du Pays niçois. Il était aimé à la fois par son peuple et par les notables niçois.

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Lou Païs Gavouot est lui aussi représenté


 Voici ce qu'écrivait un de ses amis en 1931 " En tournant vos feuillets, curieux et avide, le cœur en émoi, en lisant vos vers tantôt si savants, tantôt si touchants, je revoyais les beaux habits de nos aïeux, les rondes de nos grand-mères, dans leurs jolis atours, la hallebarde et des harangues de nos "rimaïres" (Rimeurs, poètes) , et à mon oreille revenaient les couplets ingénus de nos mamans en nous berçant, et ceux plus lestes mais toujours sages de nos filles, de nos sœurs, ou de nos "calignera" (Fiancée, amoureuse) parcourant, jolies et joyeuses, nos jardins d'orangers, nos vallons fleuris, nos collines embaumées ".

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Le père de Francesco Domenico (dit Menica), qui s'appelait aussi Carolus, était commerçant tout comme sa mère Anna Maria Astraudo et appartenait à une vieille famille niçoise qui n'a pas quitté le vieux-Nice depuis le 16è siècle. En effet, les Rondelly descendent de Giuliano Rondeu, né à San Remo et de Francesca Raibauda, née à Nice mariés à la cathédrale Ste-Réparate en 1647 à Nice.

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Lhi Jarris qui signifie "les rats" en patois piémontais, comme li Gari en nissart


 Francesca Raibauda appartenait à une vieille famille niçoise puisque ses grands-parents Gabrielle Raibaudo et Angelina Guirardo étaient nés à Nice vers 1550. Du côté de sa mère Anna Maria Astraudo, on trouve cette famille depuis le 16è siècle.  C'est ainsi que Menica était niçois depuis au moins 10 générations du côté de son père et du côté de sa mère. Ses origines entièrement niçoises expliquent de fait son attachement à ce pays qu'il connaît bien.

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Né avant l'annexion à la France, il a vécu dans une période de transition riche en bouleversements. Menica a commencé très tôt à se distinguer par une personnalité originale puisqu'il s'est engagé dans l'armée de Garibaldi à l'âge de 16 ans à l'insu de ses parents. Ce n'est que 3 mois après son départ qu'il se décide à leur écrire de Dijon où il combattait au 1er bataillon des Chasseurs des Alpes-Maritimes. Le musée Masséna doit d'ailleurs avoir conservé la chemise rouge de Menica.

AVRIL-2014-6678.JPGLe prestige de Giuseppe Garibaldi, ce niçois devenu héros, défenseur des libertés en Europe et en Amérique du sud exerçait sur Menica comme sur toute la jeunesse niçoise un enthousiasme qui ne s'est pas éteint plus tard, puisqu'il a continué toute sa vie à œuvrer pour les idées de Garibaldi.

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On chante tous pour l'hymne de notre pays Nissa la Bella


 Ses idées politiques sur la question de l'annexion peuvent se comprendre à la lumière de cette phrase imprimée dans une édition de 1904 de la Ratapignata. Il écrit à son ami Gian Negretti garibaldien comme lui : "si tous les italiens étaient comme toi et tous les français comme moi, l'alliance des deux belles nations aurait été signée aujourd'hui". Il est clair que son souhait aurait été que Nice reste indépendante mais républicaine.

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Il a rejoint les troupes de Garibaldi à 16 ans et il n'a pas renoncé à ses idées par la suite. Il fut à l'origine de la création de l'Union garibaldienne de Nice dont il fut le secrétaire jusqu'à la fin de sa vie. Il s'était beaucoup investi dans le pèlerinage à Caprera au sujet duquel il a écrit "De Nissa à Caprera", récit du pèlerinage qu'il effectue avec ses amis Garibaldiens sur la tombe de Garibaldi dans l'île de Caprera, au nord-est de la Sardaigne, où le héros niçois s'était retiré et où il mourut.

AVRIL-2014-6269.JPGSon engagement dans la défense de la France en Bourgogne aux côtés de Garibaldi ne résulte pas d'un coup de tête de jeunesse puisqu'il a réellement risqué sa vie et qu'il a perdu quelques-uns de ses compagnons dans les combats. Parmi ses fidèles compagnons de la légion Tanara, il y avait, semble-t-il, Achille Rossi, Augustin Galleani, Ignace Ribotti, François Boetto, Luigi Martinelli, Jean Parentelli, Paul Ignazio, Henri Pastoris, Giorgio Imbriani, Adamo Ferraris, Lieutenant Capella et aussi Giuseppe Beghelli (hommage à ces chemises rouges).

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Zine la niçoise fait danser Célia 

 

A son retour de Dijon, il n'a jamais renié son engagement, bien au contraire puisqu'il s'est dévoué à faire "réhabiliter Garibaldi". Il faut savoir que ces volontaires, au lieu d'être accueillis avec honneur à leur retour ont été traités comme des voyous, en témoigne par exemple le fait qu'on les avait désarmés avant de franchir le Var et obligés à retirer leurs chemises rouges pour traverser Nice. C'est de cette façon que le gouvernement Francais remercia tous ceux qui venaient de la sauver du désastre Prussien en trahissant le héros des deux mondes. 

AVRIL-2014-6667.JPGSur sa tombe du château de Nice, un médaillon réalisé par le même sculpteur que pour le bas-relief de la place sainte-Claire et une inscription en niçois: "Desiri coura suouanerà, la mieù oura derniera. Saluda en cantan, la terra daï mieù Dieù, m'envoulà ben d'amour, doun naïsse la preghiera, per faïre de cansoun, per l'amour doù bouan Dieu " (traduction en français ci-dessous).

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(Je désire, quand sonnera ma dernière heure, saluer en chantant la terre de mes Dieux, m'envoler tout là-haut où naît la prière, pour faire des chansons, pour l'amour du bon Dieu). Il s'agit de la dernière strophe de son poème "Senche Cregni, Senche Detesti, Senche Aimi, Senche Desiri" page 22 de "Un Pessuc de Souveni Nissart". Le festin des Mai rappelle à tous nos origines ! ti voali ben nissa .....

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                                           DIAPORAMA DE LA FETE



  
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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 19:22

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Fêter un changement de saison bénéfique est une tradition bien ancrée dans nombre de sociétés humaines, quelque soit le lieu et l’époque. La précocité du printemps niçois a encouragé la multiplication des fêtes populaires à cette occasion. Ces fêtes sont connues sous le nom niçois de "festin", improprement et directement transposé en français. 

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Ancré dans les traditions, « lu Mai », ce festin 100 % Nissart, s'invite tout au long du mois. Pour célébrer en musique et en danse l'arrivée du printemps, au cri de virà lu mai ! On tourne les Mai. Durant cette fête participative et conviviale, les niçois et ceux qui aiment Nice sont invités à entrer dans la danse. Pour suivre aux pas chassés, les rondes et farandoles des danseurs en tenues folkloriques et s'immerger dans la « nissardité ».

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Le pastis fabriqué par le Père Gil Florini du sanctuaire de la Madone d’Utelle


Organisée par la Ville, cette fête populaire qui surfe chaque année sur le succès, affiche tout un programme de réjouissances. Tous les Samedi à compter du 10 Mai, les quartiers tournent les Mai. Dès le dimanche 04 Mai et les suivants, direction, le jardin des Arènes de Cimiez, où, dès 11 h 30, les danseurs en tenues de bouquetières et de pêcheurs virevolteront aux sons des fifres et tambourins.

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Le pan bagnat et la socca

 

En familles ou entre amis, « lu Mai » est l'occasion de se plonger dans les traditions d'autrefois. De chanter à plein poumon Nissa la bella l'hymne de notre pays, dansé, goûté aux spécialités niçoises, comme la pissaladière, le pan-bagnat, la tourta de bléa, la socca et d'écouter aussi les groupes musicaux. Cette année, la Ville a donné à ce festin traditionnel une note de modernité, en faisant la part belle aux concerts de pop rock tout en Nissart. Sans rire !

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pique nique dans l'oliveraie des arénes de Cimiez


 Le public peut ainsi retrouver, les groupes lou Rauba capeu, Nux vomica, Lhi Jarris, lo Mageu d'en casteu, Gigi de Nissa qui les dimanches venus, à partir de 15 heures, entrent en scène, au jardin des Arènes de Cimiez. Reste que le festin des Mai est avant tout une fête en famille. Où l'on rit, danse, mange, discute, à l'ombre des oliviers.

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extrait d'anis étoilé purifié dans des alambics en cuivre, à l'ancienne fabriqué à Nice

 

Une fête spontanée, sans protocole, dont l'entrée est gratuite, faite de musique et de joie partagée, comme autrefois.... Cette fête, dont les origines remontent aux Romains, s'est enracinée dans le Comté de Nice. Au XIXe siècle, c'est un mât de cocagne fleuri, symbole de l'arbre de vie, que l'on plantait dans les quartiers. Pour mieux tourner, virevolter autour, aux sons de l'accordéoniste. Et ce sont ces accents que l'on retrouve aujourd'hui dans l'édition 2014 de « lu Mai ».

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la recette du Pan Bagnat


 Tous les dimanches, ce festin s'achève, par des balèti, animés par l'orchestre de Nissa la bella. Pour danser comme autrefois. Avant de se dérouler aux Arènes de Cimiez et jusqu’aux années 60, le « Festin des Mai » était organisé dans les quartiers de Nice et en particulier au cœur de la vieille ville. A l’occasion, les rues et les places se paraient de guirlandes et de lampions.

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Encore de nos jours, dans les jardins de Cimiez, on dresse le « mât de cocagne » qui représente l’arbre de vie, symbole du Printemps, sous les bravos des participants et sur l’air de « Nissa la Bella », véritable hymne niçois que l’on doit au poète Menica Rondelly, qui a redonné aux « Mai » ses lettres de noblesse. Chaque quartier ou hameau de la commune organise ses "mai". Au milieu du XIXème siècle, le plus renommé était le Festin dei verna (du niçois verna, l’aulne, arbre omniprésent dans les sols humides de la plaine du Var), ou Mai du quartier Sante-Margarita, à l’extrémité occidentale du territoire communal.

AVRIL-2014-6624.JPGTrès développée durant la Restauration Sarde, pendant le première moitié du XIXème siècle, les Mai connurent un temps d’éclipse avant d’être relancés, au début du XXème, par un groupe de Niçois attachés à la renaissance de ces traditions, en particulier Menica Rondelly le barde nissart. Dès lors, les Mai de quartier, de plus en plus souvent urbains désormais, marquent le souvenir des Niçois du XXème siècle de leur caractère simple, joyeux, convivial, festif et familial.

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On décore de guirlandes et de lampions la place ou le carrefour principal du quartier, on y mange, on y joue au vitou, à la pignata , à la moura ou au pilou, on y danse autour du mât de cocagne, symbole de l’arbre de mai, renouveau de la Nature aux origines païennes, si vira lou mai-on tourne le mai dit-on, dans la tiédeur des journées et des soirées de printemps. Une multitude de fêtes couvrent ainsi la ville, découpant clairement des quartiers, au cœur même du Vieux-Nice.

AVRIL-2014-6596.JPGJusqu’aux débuts des années 1960, chaque quartier, en son carrefour le plus important, organisait son festin de mai. Le centre du quartier était décoré d’un « motif » central suspendu aux guirlandes et lampions qui décoraient les rues. Ce motif remplaçait l’arbre de vie (la biga) que l’on avait coutume de planter pour symboliser le renouveau de la nature. C’était le temps de « vira lou mai ». Un jury primait le plus beau « mai » et la Ciamada Nissarda commençait ses danses folkloriques….

AVRIL-2014-6603.JPGC’est en 1925 que naît la Ciamada Nissarda qui signifie Aubade Niçoise.  La Ciamada Nissarda est à l’origine une compagnie de théâtre amateur. C’est Jouan Nicola, poète et écrivain niçois, qui la crée. Il écrit lui-même les pièces jouées par la compagnie. Vers 1930, les vieilles traditions reviennent au goût du jour : le festin des cougourdons, la St Pierre, le mois de Mai, etc…

AVRIL-2014-6617.JPGLa Ciamada Nissarda se produit alors dans tout le Comté de Nice. Elle a dans son répertoire plus de 30 pièces de théâtre niçois. L’après-guerre marque un tournant dans l’association : le théâtre fait place, petit à petit, à la danse. Et c’est fort logiquement que la musique arrive en force. Le groupe s’adjoint un orchestre de festin composé d’un tambour, d’une grosse caisse et d’un accordéon. Cette musique rythme les danses et chants les jours de fête.

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C’est grâce à un extraordinaire travail de recherches sur les origines des traditions, des fêtes patronales, des costumes, des chants, des cantiques, des danses et de la musique et à l’amélioration constante des spectacles que la Ciamada Nissarda a réussi à placer le folklore niçois au premier rang, c'est-à-dire au niveau international.

AVRIL-2014-6746.JPGLe costume niçois porté par les garçons reprend l’habit traditionnel des pêcheurs niçois, ou l’on peut se rendre compte qu’il a été influencé par la culture du folklore italien. constitué des éléments suivants : une chemise en toile blanche à large col fermé par une cordelière en coton rouge; une Culotte à la "Matelote", sorte de corsaire en toile rayée rouge et blanc retenu à la taille par une très longue ceinture en laine rouge bordée de velours noir, la taiola;  une veste taillée court avec col et revers, en gros drap marron; un bonnet de laine rouge, bordé de velours noir; des espadrilles en toile blanche et semelle de sparte.

AVRIL-2014-6602.JPGLe costume niçois porté par les filles est celui des bouquetières. Il se compose de : jupes en toile portant des rayures rouges et blanches et bordée de deux rangées de velours noir; chemisette blanche agrémentée de dentelles anciennes, avec des manches bouffantes; corset de velours noir fermé sur le devant par un passement noir; tablier et châle en satin noir brodé; grand chapeau rond et plat en paille tressée, appelé la capelina; chaussures noires de modèle ancien. Les avant-bras des Niçoises sont recouverts par des mitaines noires. Les dessous comportent un jupon et un pantalon serré au genou par des rubans, ainsi que des bas de coton blanc.

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 Printemp
O divina sesoun ! O printèmps ! ti saludi,
Tu que pares lou ciel d’aquèu blu de satin,
Anounces lou retour dei suave matin
E fas nevar de flour sus li branca tout nudi.
Li làgrema d’aiga, dau soulèu, soun begudi;
Noun lançon qu’un moumènt de rai diamantin.
O divina sesoun,! O printemp ! ti saludi,
Tu que pares lou ciel d’aquèu blu de satin.
Dejà lu baragnas an de fuèia menudi;
Lou rièu, dintre lu prat, m’un bisbí argentin,
Traça au mitan dei flour lou sièu cours seprpentin;
Li journada de lus, enfin, soun revengudi.
O divina sesoun ! O printemps! ti saludi.
Guiseppe Giordano (lou calu)

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 15:05

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A l'époque Romaine, il y a deux mille ans, Castrum de Turrettis était situé sur la route reliant Cimiez, capitale de la province romaine des Alpes-Maritimes au Piémont. Tourrette a été successivement appelée: Castrum de Turrettis, Castrum Turritarum, Oppidum Turretarum, Castrum Turritae, Torretas, puis Tourrette après l'annexion de 1860.

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Lors du Comté de Nice il n'y avait qu'un seul Tourrette, mais après la création du département des Alpes-Maritimes, il y eut trois Tourrette, pour la distinguer des autres elle a été d'abord appelée Tourrette de Nice puis enfin Tourrette-Levens. Le 16 décembre l667, Honoré IV de Tourrette, «qui était le dernier de cette famille, une des plus nobles et des plus anciennes du comté de Nice, fut investi de ses fiefs par le duc Charles Emmanuel de Savoie.

PHOTOS-2014-0407.JPGLe 17 avril 1671  le duc Charles Emmanuel III de Savoie signe des lettres patentes, au palais de la Venaria de Turin, érigeant en comté la seigneurie de Tourrette. C’est au sommet d’un éperon rocheux, dominant la célèbre route du sel, que le château à six tours, le village et la chapelle de Tourrette-Levens furent construits au XIIème siècle.

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Le fief de Tourrette-Levens restera pendant 5 siècles dans la famille du premier seigneur Raymond de Chabaud, puis par alliance ce sont les Canubio de Cuneo (la famille Canubio, de Cuneo continue de porter le titre de "comtes de Tourrette" en Italie où ils vivent)  qui deviennent Comtes de Tourrette-Levens. Ayant perdu les terres durant la Révolution française à cause des barbares de la soldatesque républicaine, ils revendent le château au notaire du village.

PHOTOS-2014-0091.JPGLa commune le rachète en 1992, et en 1993 y est inauguré un musée d’histoire naturelle comptant 70 000 papillons et coléoptères. La fête médiévale de Tourrette-Levens est l'occasion de découvrir les techniques de construction, les tailleurs de pierre, les compagnons et la vie sur les chantiers du Moyen âge.

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A cet aspect historique, viennent se greffer de nombreuses animations et spectacles de rue: musiciens, chevaliers, jongleurs, cracheurs de feu, qui contribuent à surprendre et émerveiller les visiteurs.

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Le marché médiéval est également le lieu de toutes les découvertes, gourmands et amateurs de shopping se régalent et y trouvent une multitude de produits : jouets en bois, nougats, bijoux, ceintures... Une véritable taverne propose la dégustation de mets et de breuvages médiévaux.

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Nous voici projetés aux trois quarts du 12e siècle, époque à laquelle le château féodal de tourrette-Levens fut édifié par la très vieille et puissante famille nommée Chabaud. Le dit château est alors constitué de six tours, trois rondes et trois carrées et impose une position stratégique contre l’insécurité.

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En effet, depuis des siècles, ce promontoire rocheux placé sur la route du sel entre Nice et Turin, sert à défendre

 notre région contre les invasions barbares, les Catalans de Provence, les Français, mais aussi lors de la révolte de Nice contre le pouvoir du comte de Provence.

PHOTOS-2014-0167-copie-2.JPGDès lors, l’influence de ses seigneurs lui permet de garder sa superbe pendant plusieurs siècles. Mais, avec le temps, le délaissement des villageois pour le château et la révolution concourent à l’abandon de ce dernier, laissant ruines et vestiges. Il faut attendre le début du XIXe siècle, pour qu’une famille de notables du pays transforme la forteresse en maison bourgeoise tout en conservant la tour principale.

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La fabuleuse vie du château de tourrette-Levens prend un nouvel essor en 1992 lors du rachat de ce dernier par la municipalité devenant ainsi la « propriété » des tourrettans.  Embellis et rénovés, le château et son musée accueillent une série d’évènements culturels dont le premier de la saison est la fête médiévale.

PHOTOS-2014-0198.JPGQui n’a jamais rêvé de tout connaître sur les châteaux ? Nombreuses sont les questions que l’on se pose sur cette période. Grâce aux explications de passionné lors de cette fête, elles ne restent pas sans réponse. Mâchicoulis, créneaux et fortifications n’auront  plus aucun secret. Après une fréquentation record de 10000 visiteurs en 2013, l'édition 2014 se devait d'être à la hauteur des attentes du public azuréen.

PHOTOS-2014-0203.JPGAinsi, plusieurs représentations de fauconnerie ponctuent la journée de ce dimanche grisâtre avec une douzaine de rapaces en démonstration et en vol. L'équipe phénoménale de chevaliers cascadeurs de la troupe drakonia en ont impressionné plus d'un. Ibrahim Hassan, danseur sufi tanoura révélé par l'émission " La France a un incroyable talent", est également à l'honneur et nous a emmené dans son univers mystique, accompagné des musiciens du groupe Tornals.

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Mais laissez moi, vous énumérez la liste des spectacles qui ont agrémenté la journée et que vous allez découvrir au grés de mes photos: Armutan est une compagnie professionnelle de reconstitution, d’animation et de spectacles historiques qui proposent un «campement de vie » complet, tente équipée, coin feu, râteliers d’armes, artisanat, stand de tir à l’arc, lice de combat à l’épée... L’esthétique du camp, comme celle des costumes, est historique jusqu’au moindre détail, afin de faciliter l’immersion de tous dans l’époque traitée.

PHOTOS-2014-0234.JPGLe public apprécie un camp de vie animé en continu par des saynètes souvent burlesques, de la musique entraînante, des saltimbanques épatants par leur adresse et, enfin, des combats à couper le souffle. Parallèlement aux spectacles, le public peut visiter le camp et ses ateliers pédagogiques qui retracent l’histoire via le jeu, la pratique artisanale et l’art martial.

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Drakonia vient tout droit d’Espagne avec son campement, cette compagnie hors du commun va beaucoup m’impressionné par des combats spectaculaires. Les compagnons de la Tourrentelles est un groupe de sympathiques compagnons composé en majorité d’habitants de tourrette-Levens. Véritables passionnés, ses membres ont créé une association dès la seconde édition de la fête médiévale. Depuis, ils participent activement à l’organisation, à la décoration du village et a l’animation de la fête médiévale.

PHOTOS-2014-4963.JPGIls proposent de nombreuses activités comme des chants, des danses, des ateliers, du tir à l’arbalète et des contes. Devenus de véritables spécialistes, ils sont souvent engagés dans les autres fêtes médiévales de la région.

PHOTOS-2014-0261.JPGLeur camp de vie, très soigné offre un véritable décor aux fêtes historiques. D’horizons différents, chaque compagnon apporte son savoir-faire offrant une diversité très appréciée. Ils présentent chants, danses, saynètes de rues, dans un superbe campement directement tiré d’une époque lointaine.

PHOTOS-2014-0282.JPGClan Tyrians sont des nomades Vikings au travers de leur camp, ils font des démonstrations de combats, du chien-loup Auroc et des ateliers.

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Il y a aussi le charme de « Reshamka » : les danseuses de cette compagnie orientale tribale vous emmènent dans un voyage festif au son des fifres et luths orientaux.

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On continue les spectacles avec  l'association Arthus: l’affrontement inévitable entre un capitaine de compagnie et un coquillard qui donne lieu à des spectacles de grande illusion et de magie. Puis, on aperçoit les baladins de Meliador: vilains masqués, équilibristes, jongleurs et cracheurs de feu, force est de croire que l'on en prend plein les yeux et les oreilles.

PHOTOS-2014-0344.JPGLe clou du spectacle se passe avec la Fauconnerie Marche, des moments magiques assurés entre fauconniers et rapaces, entre ciel et terre. Buse, faucon, aigle, chouette ou hibou sont à l’honneur. Enfin, les musiciens du moyen âge ne sont pas oubliés avec le groupe "les Pies" qui  revisitent le patrimoine musical médiéval en l’accommodant à leur sauce. L’occasion de faire montre de jongleries verbales et autres prouesses jacassantes.

PHOTOS-2014-0361.JPGIl y a aussi le groupe Tropa Tornals avec son extraordinaire danseur Sufi Tanoura  qui nous transporte dans un monde « meilleur » liant nos sens dans un mélange de frisson et de beauté. C'est tout simplement fabuleux ! Et si après tout cela, vous n'êtes pas rassasié vous pouvez encore découvrir la sculpture sur pierre dans un atelier de création d’un petit blason en pierre naturel pour petits et grands.

PHOTOS-2014-4940.JPGChaque participant repart avec sa pierre taillée ou encore la forge à fusion de bronze qui présente le travail de forge et l'atelier façonnage de petits objets en étain que les visiteurs emportent. Tout cela entièrement gratuit comme c'est souvent le cas pour toutes les fêtes de la Cote d'Azur.....

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                        DIAPORAMA DE LA FETE MEDIEVALE


 
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