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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 07:49

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C'était l'une des étapes mythiques du tour de France quand le belge Eddy Merckx passera le sommet du col en tête de l'étape Nice - Pra Loup en 1975. Jusqu'en 1860 ce col était la frontière qui séparait le comté de Nice faisant parti du royaume de piémont Sardaigne à la France. La route du col passe des Alpes Maritimes aux Alpes de Haute Provence, elle culmine à 2089 mètres d'altitude. Celle-ci n’est ouverte que de juin à octobre

Juin-2011-0016.JPGC'est une superbe ascension en lacets sur une route étroite mais peu fréquentée entre forêts et alpages avec un décor plus aride à l'approche du col. La grimpette peut atteindre 10% sur les derniers kilomètres du col et la température même en été n’atteint jamais les 20°.

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Très tôt, je pars le matin pour l’une de ces balades oxygènantes en moto qui me fera faire une virée de 350 kilomètres presque entièrement de montagne puisque je pars de la plaine du var (le fleuve niçois) pour revenir par l’arrière pays Grassois. Je franchis donc tour à tour les gorges du fleuve en passant par les gorges ocre du Daluis tout en rencontrant la petite transhumance d’un berger qui emmène ses moutons sur les hauts plateaux du pays de Nice. Le dernier grand village parcourut si l’on peut dire est « Guillaumes » ensuite, ce ne sera plus que des hameaux ou les villageois en hiver vivent en complète autarcie. Ce sera le cas du tout dernier hameau avant le sommet. Enfin non ! Pas le dernier….

Juin-2011-0089.JPGSaint-Martin d'Entraunes est un petit village des Alpes-Maritimes situé aux portes du Parc National du Mercantour, dans la haute vallée du fleuve Var, une vallée totalement préservée avec des paysages superbes. L’église « des Templiers », située à la sortie du village entre les routes du col des Champs et du col de la Cayolle, présente la particularité d'avoir son clocher séparé, de l'autre côté de la rue. J’emprunte la route du col des champs qui grimpe immédiatement avec une série de lacets.

Juin-2011-0095-copie-1.JPGLe col des Champs dans la haute vallée du Var (Alpes-Maritimes) est un paradis de montagnes,  où la vie est rude pour les éleveurs de moutons et de bovins. Ces derniers y fabriquent une excellente tome de vache traditionnelle vendue sur les marchés de Colmars les Alpes ou de Barcelonnette.

Juin-2011-0108.JPGLe panorama au sommet est magnifique avec une belle vue sur la vallée et les sommets avoisinants. Dans un virage, après une dizaine de mètres parcourus dans une forêt de mélèzes, je découvre un alpage sec où fleurissent quelques pieds de lavandes. Je suis à 2089 mètres et j’aperçois les sommets des Alpes d’Azur et les restes de leurs névés.

Juin-2011-0129.JPGLe point culminant est le Sommet de la Frema (2747 m). Les autres sommets notables sont : le Puy du Pas Roubinous (2516 m), le Cairas (2681 m), les Aiguilles de Pelens (dont la Grande Aiguille à 2523 mètres qui fut gravie par le chevalier niçois Victor de Cessole), la Pelonnière de la Frema (2697 m), la Cime de l'Aspre (2471 m). A certains endroits, les torrents qui traverseront la route  cet automne ne sont toujours pas dégelés.

Juin-2011-0137.JPGJe me gare devant l’un deux qui doit bien faire plus de deux mètres de haut. S’il décide de fondre tout d’un coup, il m’enverra dans un précipice d’une centaine de mètres …. J’arrive enfin à l’endroit qui séparait nos deux pays ! Nous sommes à la limite des départements des Alpes Maritimes, des Alpes de Haute Provence et du Piémont Italien.

Juin-2011-0158.JPGLa frontière était souvent matérialisée par des bornes en pierre ou en bois. Celles-ci, témoins muets d’une histoire mouvementée, attestent de la volonté des hommes de délimiter l’espace. Notre région, de par sa situation géographique, recèle une multitude de ces témoins silencieux. Tour à tour Savoyard, Piémontais puis Français, notre espace à évolué au gré des traités et des alliances.

Juin-2011-0161.JPGLa genèse du Parc national du Mercantour est liée à l’histoire de cette frontière et cet admirable pays qu'est le comté de Nice. En effet, sa zone centrale correspond en grande partie à l’ancienne réserve de chasse du roi Victor Emmanuel II. A l’issue de la seconde guerre mondiale, la nouvelle frontière est instaurée sur la ligne naturelle de crête donnant à la France une partie des territoires de l’ancienne réserve royale. La beauté des paysages, la diversité remarquable de la faune et de la flore ont légitimé, pour la protection de ce patrimoine naturel unique, la création de deux parcs, le Parco Naturale Alpi Maritime sur le versant italien et le Parc national du Mercantour côté français, créé en 1979. Le Royaume du Piémont-Sardaigne n’était pas l’Italie, ni la France, ni la Savoie, ni la Provence mais un peu tout à la fois.

Juin-2011-0187.JPGAprès la mort de la Reine Jeanne, comtesse de Provence, assassinée par Charles de Duras au château de Muro en 1382, le Comté de Nice choisit de se placer sous la protection des ducs de Savoie. L’acte de dédition est signé avec le comte Amédée VII en 1388. Le comté de Nice était déjà un pays indépendant bien avant cet accord mais pas assez puissant pour faire face à la république de Gêne d’un coté et au royaume de France de l’autre.

Juin-2011-0208-copie-1.JPGL’état savoyard s’étend désormais des rives du lac de Neuchâtel à la Méditerranée, et des portes de Lyon à Verceil, avec deux grandes enclaves : les marquisats de Saluces et du Montferrat. En 1562, sa capitale est transférée à Turin. L’Unité du Piémont est quasi réalisée, la conquête de la Ligurie commence. Les ducs de Savoie obtiennent le titre de « Roi » d’abord sur la Sicile (1713), puis sur la Sardaigne (1720). On parlera désormais de « Royaume de Piémont-Sardaigne ».

Juin-2011-0213.JPGEn 1761, les royaumes de France et de Piémont-Sardaigne se mettent d’accord pour jalonner la frontière du Comté de Nice par de nouvelles bornes. Mais le royaume de France en voudra toujours plus et ne cessera de convoiter le territoire du pays Niçois.
Je redescends à présent le col des champs pour me rendre à Colmars les Alpes, mais la montagne s’est affaissée et des agents du conseil général sont en train de dégager la terre.

Juin-2011-0221.JPGCela me retardera un petit peu, mais j’en profite pour discuter avec l’un deux qui me dit habiter à Val Pelens une petite station au dessus de Saint Martin d’Entraunes. Il travaille pour la Direction Départementale de l'Équipement et il est pompier bénévole à ses heures. Il prétend ne vouloir  pour rien au monde quitter son hameau.

Juin-2011-0234.JPGIci ce sont les personnes des communes avoisinantes qui s’occupent de la station, pompier et fromager se côtoyent pour faire vivre cette station familiale. On est vraiment dans un autre monde. Comment un département qui a des villes comme Cannes, Antibes, Nice ou Menton peut il avoir encore des endroits oubliés de tous, sauvage, dépaysant, véritable havre de paix, ou la vie s'y écoule tranquillement et doucement rythmée par les saisons et empreinte de traditions, un endroit du bout du monde …. Mon agent de la DDE* a dégagé la route , je peux continuer l'aventure !
Prochaine étape : Colmars les Alpes la cité fortifié.

 

*grazie Pascal Paoletti pour m'avoir laisser passer

 

                          DIAPORAMA DE LA BALADE

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 10:22

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Carnaval, les Citrons et le Mimosa génèrent aussi du travail pour les entreprises locales. Les producteurs de fleurs et d'agrumes sont sollicités pour fournir les tiges coupées qui vont décorer les chars ou animer les batailles de fleurs. Et il en faut pour faire crouler sous les pétales des compositions qui, à Nice, mesurent 12 mètres de long sur 3 de large et peuvent atteindre 18 mètres de haut !

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Pour le seul carnaval de Nice, ce sont 6 millions d'euros qui sont investis. On pourrait aussi parler de la centaine de grosses têtes, des 20 tonnes de confetti qui pleuvent sur le public, des barbe-à-papa, Socca, pommes d'amour, masques, bouquets de fleurs et autres facéties vendues. Ou de la trentaine de journalistes français qui ont débarqué à l'aéroport pour couvrir l'événement. Alors, que les fêtes commencent !

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Un million et demi de visiteurs pour Nice, 350 000 pour Menton et encore des milliers d'autres attendus pour le Mimosa à Mandelieu, la bataille navale de villefranche, le corso mimosa de pegomas ... Ces chiffres montrent de quel poids ces grandes fêtes de l'hiver pèsent dans l'économie des Alpes-Maritimes. Des événements qui génèrent au moins 40 millions d'euros de retombées pour le secteur touristique.

Mars-2011-0085.JPG  Cette année par contre, j'ai mal choisi mon jour pour me rendre au carnaval de Nice et tout cela à cause de " Miss Météo" qui est vraiment une emmer.... passez moi l'expression ! Le matin, en me levant, le temps est au beau fixe, ciel bleu et température clémente. Tout cela est confirmé sur météo France par internet. Je prends donc la moto en toute confiance direction Nice. Vu que la promenade des Anglais ferme les jours de corso, je suis déjà sur place à 10H du matin, alors que le corso ne commence qu'a partir de 14H 30. Ce n'est pas grave, les jardins Albert 1er sont fournis en animations en tout genre. Jusqu'a présent, tout se passe bien ....

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La BAT se prépare ! Comprenez la brigade d'agitateurs de tribunes, hommes-femmes à la Fellini. Je me régale par avance de l'ambiance. Ca va être encore dantesque, comprenez par la, pour ceux qui ne connaisse pas le poète italien, ce sera le grandiose de la Divine Comédie.

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 Puis tout doucement le ciel s'assombrit et le roi solaire se prend pour un brumisateur. Des gouttes, du froid, du gris. Ca commence à ne pas être top du tout. Le carnaval commence ! Echassiers, équilibristes, jongleurs, contorsionnistes, danseurs.... soixante acrobates espiègles, en redingote blanche, collants rayés de rouge, visage peint marquent le départ de sa majesté carnaval. Le roi de la Méditerranée, char de 18 mètres de haut et d'un poids de 18 tonnes, figure le soleil. Il est accompagné par sa reine, une jeune Niçoise surgissant d'une coquille Saint-Jacques, de quinze mètres de haut.

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La chorégraphie est bien enlevée, bien balancée, le rythme commence à remuer la foule, on tape dans les mains, on crie, on danse ... dans les tribunes, les olas sont ininterrompus, les bombes à spaghettis se régalent sur mon appareil photo (ca, ce n'est pas drôle !) Des kilomètres de serpentins saucissonne le public. Puis, tout d'un coup c'est le déluge, la tempête fait rage, le Dieu Zeus décide de gâcher la fête. Qu'a cela ne tienne, les Niçois ne se laisseront pas impressionner pour autant ! Le Niçois est un guerrier, le carnaval est maintenu, mais les festivaliers dans les grosses têtes, les échassiers ou encore les brésiliennes souffrent le martyre ....

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Leurs visages en dit long ! Il faut dire que j’ai moi aussi souffert pour faire les photos...  Enfin pas autant que les participants bien sur ! Mais, je devais essuyer mon objectif toutes les minutes !

Mars-2011-0180.JPG  le heros Nicois Garibaldi, le Roi Victor Emmanuel  & Cavour

 

Dommage, car c'était d'une richesse, d'un épanouissement, d'une luxuriance jubilatoire. Le monarque cette année dépassait les 18 mètres de haut et les 18 tonnes, le roi de la méditerranée en imposait avec sa garde prétorienne. Les pays de la grande bleue avaient entrepris des tonnes d’imaginations pour régaler le public.

Mars-2011-0177.JPGCavour .... le drapeau Italien et Niçois intimement lié ! 

 

La Grèce, la Turquie, l’Espagne et bien sur l’Italie omniprésente sans qui le carnaval de Nice ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui. Des groupes venant du  carnaval de Viareggio et de Venise qui sont avec Nice les trois plus grands carnavals d’Europe. Ils sont la pour rappeler que l’Italie fête cette année ses 150 ans d’existence. Ils sont la pour rappeler que le grand héros Niçois Guiseppe Garibaldi, le héros des deux monde est l’initiateur du  Risorgimento italien avec ses chemises rouges. Rien que pour voir cela, je suis prêt à braver toutes les tempêtes….

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Un carnaval particulièrement riche en couleurs et en allégories et beaucoup de références à Nice. Le char  avec Garibaldi, Cavour et le roi Victor Emmanuel fait référence à l’histoire de Nice. Celui du folklore et des traditions Niçoises emmenés par les costumes de la ciamada est aussi très applaudi. Les aigles rouges, emblème impérial de la Savoie et du royaume de Piémont Sardaigne défilent sans interruption devant les nombreux touristes pour faire connaître la forte identité du pays Niçois souvent envahi, mais jamais conquis !

Mars-2011 023420 scènes, allant de Cléopâtre au gendarme de Saint-Tropez complètent les autres chars tableaux. Vingt chars culminants, 110 « Grosses Têtes » et satellites, 66 troupes d'art de rue, vingt tonnes de confettis, mille mètres carrés de fresques, quatre vingt mille fleurs fraîches et nous ne sommes pas loin de battre tous les records.

Mars-2011-0280.JPGNice, reine du carnaval urbain. D'une fête, initialement religieuse, devenue fête symbole de la méditerranée. Une fête vivante et populaire, mentionnée à Nice, à partir de 1294, lors d'une visite du comte de Provence, Charles II d'Anjou, venu assister à des bals, des mascarades, des banquets, des numéros de bateleurs dans les ruelles étroites de la ville, en fait le plus vieux carnaval du monde.

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Depuis, l'eau a coulé sous les ponts du royaume aussi éphémère que gargantuesque, des batailles de plâtre aux mécanismes sophistiqués, en passant par le premier comité des fêtes en 1873, les défilés, les cavalcades, la création du char royal en 1882... Un long règne pétri de carton-pâte, d'évolution, de révolution. Au dernier soir, selon la tradition, Sa Majesté Carnaval défile seule, avant d’être brûlée sur un bûcher en mer ou parfois sur la grève. Un feu d’artifice sonorisé est alors tiré sur la Baie des Anges et la colline du Château s’embrase comme en écho. Le roi Carnaval 2011 est mort, vive le roi carnaval 2012. Vive Nice !

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                           Hommage aux carnavaliers Niçois

 

Plusieurs mois avant le carnaval, une fièvre étrange s'empare des carnavaliers. A Nice, on l'appelle malicieusement la carnavalina.C'est celle de la conception, de la recherche de l'idée, de l'étincelle créatrice.
Le carnavalier niçois prend connaissance du thème imposé par le Comité des Fêtes pour l'année suivante. Il fait dessiner et peindre son sujet, char ou grosses têtes , par un maquettiste, et il exécutera ensuite les travaux nécessaires à la réalisation de son char ou de son groupe, entouré d'une petite main-d'œuvre spécialisée.

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Le carnavalier est souverain dans le royaume du carton-pâte et plusieurs phases jalonnent la réalisation des sujets de Sa Majesté Carnaval. Il faut tout d'abord passer dans l'atelier du sculpteur, qui tel un magicien utilise, pétrit, malaxe l'argile et le plâtre. Du modelage, on passe à la réalisation d'un moule en plâtre, que le carnavalier recouvre de plusieurs couches de papier découpé en petits morceaux, et encollés avec une mixion de farine et d'eau chaude. C'est ainsi que l'on obtiendra le tirage définitif, en carton-pâte.

Mars-2011-0338.JPGSous les jupes de la Nicoise .. Pepin Garibaldi sur le dauphin de la baie des anges 

 

Le public méconnaît l'ingéniosité des carnavaliers qui font mouvoir leurs sujets à l'aide de moyens souvent très simples. Des cordes et ficelles, le carnavalier, devenu électricien ou soudeur, est passé aux moteurs électriques, d'origine parfois inattendue : essuie-glace, machine à coudre, machine à laver, ou systèmes plus élaborés, tels les vérins hydrauliques. Les carnavaliers niçois sont devenus les maîtres incontestés de la mécanisation.

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Il existe une spécificité dans l'art de peindre le carton-pâte qui nous permet de différencier un carnaval d'un autre. Nous pouvons affirmer sans crainte qu'il existe un véritable art pictural du carnavalier niçois. Un art , qui utilise une palette de couleurs éclatantes, à dominantes rouge, vert, jaune, avec des nuances infinies. sous les mains expertes d'artistes comme Efeso, Coppa, Beglia, Alexandre Sidro, aujourd'hui disparus, auxquels ont succédé L. Schiaffino, J. Ferrero, J. Damiano, A. Mignone, G. Granata,JP Povigna tous createurs de l'ensembles des chars du carnaval de Nice. Tous Niçois jusqu'au bout des ongles ....

 

A revoir le carnaval 2010 :   episode 1         episode 2        episode 3


                                                    DIAPORAMA DU CARNAVAL 

 

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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 16:55

 

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Anciennement  villa Fiesole, La villa Domergue est  réalisée en 1934 sur un terrain acquis au bas de la Californie par Jean-Gabriel Domergue, très influencé par le style italien. Le peintre conçoit le bâtiment et la décoration dans les moindres détails, tandis que son épouse, sculpteur, crée les jardins en terrasses, aménagés de bassins et de cascades.

photos-2010a-0014-copie-1.JPG  Vue de la terrasse sur la baie de Cannes

 

Le jardin, aménagé entre 1926 et 1936, comporte une cascade à l'italienne inspirée de celle de la villa d'Este. Le parc est peuplé de bustes à l'antique et d'objets créés par Odette Domergue. Le sculpteur s'associe aujourd'hui, par son œuvre, au renouveau de l'art décoratif du 20e siècle.
De nombreuses vasques de céramique et de bronze, récoltées par le couple lors de nombreux voyages en Méditerranée, ornent les massifs fleuris, qui font de ce lieu un univers exceptionnel et magique.

photos-2010a-0046-copie-1.JPGJean-Gabriel Domergue décède en 1962 et Odette Maudrange-Domergue lègue la propriété à la  Ville de Cannes en 1973. Selon le vœu formulé de leur vivant par les époux, leurs  corps, jusqu'alors inhumés au cimetière du Grand jas, sont transférés à la  villa en novembre 2000.
A la mort de Domergue, un musée a été installé par la veuve de l'artiste de 1962 à 1973. Le lieu sert aujourd'hui pour les réceptions de la municipalité.
Dans leur somptueuse demeure, Odette et Jean-Gabriel Domergue firent de Cannes la capitale d'un certain art de vivre.

photos-2010a-0056.JPGElaborée avec des matériaux prélevés sur le terrain, la construction de cet édifice reste un des rares exemples architecturaux de l'entre-deux guerres.
Crée dans une période d'aisance, et selon l'inspiration des domaines étrusques qui dominent Florence, la villa se propose comme un écrin dans le paysage cannois.
C’est lui qui réalisa l’affiche du premier Festival international du film de Cannes juste avant la guerre. Par la suite conservateur du Musée Jacquemart-André, il va y organiser de très belles expositions sur Van Gogh, Toulouse-Lautrec ou Goya. Amoureux de la Parisienne, il va la peindre sous toutes ses formes, nus ou pas, mais toujours très coquette et à la pointe de la mode.

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De la Belle Epoque aux Années Folles, de nombreux peintres font de « la Parisienne » leur sujet favori. Parmi eux, un jeune artiste, Jean-Gabriel DOMERGUE, se distingue rapidement : il est peintre, créateur de mode, il met son amour de la femme au service de son talent. « Je suis l’inventeur de la Pin-up » dit-il, « ma première pin-up date de 1912 » : avec lui, un nouveau type de femme vient de naître. Pendant 40 ans, il est l’inspirateur et le magicien des plus grandes festivités de Cannes à Monaco …Il guidera le « Tout Paris »vers la somptueuse riviera. Jean-Gabriel DOMERGUE devient alors le portraitiste de l’Aristocratie française et étrangère, et des femmes de ce monde…

photos-2010a-0067.JPGFils de Gabriel DOMERGUE, nouvelliste, critique d’art, puis rédacteur à « La Liberté » et à « L’écho de Paris » Jean-Gabriel est élève au Lycée de Bordeaux, puis à Paris  au Lycée Rollin, il est passionné de dessin.  Il remporte le premier prix d’un concours de dessin organisé par la ville de Paris, à la suite de quoi, une amie de sa mère lui commande son portrait, il a 14 ans, c’est sa première commande… Il retrouve à Montmartre TOULOUSE LAUTREC, un cousin éloigné ; il fréquente son atelier et en sa compagnie découvre le Moulin Rouge et ses danseuses…

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Il emprunte, puis partage  un atelier situé au dessus de l’atelier de DEGAS, rue Victor Massé. C’est dans l’escalier qu’il fait sa connaissance. Malgré un accueil glacial, DEGAS le prend en amitié et après l’avoir mis à l’épreuve en lui faisant repeindre une même porte plus de vingt fois, il lui apprend à regarder et à voir… Pendant plus d’une année. Jean-Gabriel ne regrettera jamais cette période. Il rencontre et  admire BOLDINI à travers  ses descriptions  des élégantes mondaines aux dessins nerveux et sophistiqués, le regard publicitaire de CHERET l’enchante. Il devint rapidement le peintre de nus et demi-nus, d’une coquetterie malicieuse, qui firent sa réputation et sa fortune auprès d’une riche clientèle polissonne et libérée.

photos-2010a-0090.JPGLa femme chez Domergue, brossée avec virtuosité, la révèle mince comme si étirée, le buste élancé en avant comme dans un mouvement d’offre, la poitrine saillante légèrement dévoilée par inadvertance, les reins cambrés dans une toilette moulante, un cou de cygne surmonté d’un même visage de parisienne au nez mutin, élégante et enjôleuse. Dans sa villa de Cannes, les plus belles femmes du monde ont posée pour l’artiste. On peut citer entre autre :

photos-2010a-0093-copie-1.JPGLiane de Pougny – Lucienne Boyer – Spinelly – Lady Owen – Gina Maletti – la duchesse de Grammont –Cécile Sorel – Yvonne de Bray – Virginie Heriot – la comtesse de Chanbrun –Melle de Lespinasse – Gina Lolobrigida – Dora Duby – les Dolly sisters – Anouk Ferjac– Sophie Desmarets – Joséphine Baker – Colette Antony – Magda Tagliaferro– Dorothy Dickson – Mylène Demongeot  – Vega Vinci – Brigitte Bardot – Michèle Morgan – comtesse de Farges – comtesse de Vidal-Quadra –Nadine de Rothschild.

photos-2010a-0364.JPGPartons maintenant à la découverte  de la villa Kerylos à Beaulieu sur Mer.
La villa Kerylos est une villa de style grec antique construite en 1902 sur un promontoire rocheux en bord de mer, à l'est de la baie des Fourmis. C’est un exemple rare de folie d’inspiration hellénistique. Une reconstitution unique au monde d’un fastueux palais de la Grèce Antique.

photos-2010a-0338.JPGLa villa est le fruit d’une collaboration entre l’archéologue mécène Théodore Reinach et le grand architecte Emmanuel Pontremoli.
Tous les deux caressent le rêve de reconstituer une luxueuse maison conçue sur le modèle des maisons nobles de l’Ile de Délos au IIe siècle av. J.-C,  adaptée au tout dernier confort de ce début de XXe siècle. La Villa Kerylos est une invitation au voyage au cœur de l’antiquité grecque.

photos-2010a-0310.JPGTout, de l’organisation des espaces au raffinement de la décoration, a été pensé dans le but de recréer l’atmosphère d’une luxueuse villa grecque. Autour de la villa, le jardin offre une vue splendide sur la presqu’île de Saint-Jean-Cap-Ferrat et ses magnifiques demeures (villa Ephrussi de Rothschild). Il présente un choix harmonieux de végétation grecque : oliviers et vignes, grenadiers, caroubiers, acanthes et myrtes, lauriers-roses et iris, pins et cyprès, palmiers et papyrus recréent l’atmosphère grecque, sous le soleil de la Côte d’Azur.      

photos-2010a-0323.JPGDés l'entrée, l'ordonnance des pièces, le raffinement de la décoration et la richesse des matériaux utilisés révèlent une sensibilité esthétique et un souci de perfection qui font de cet endroit un lieu magique. Les plus grandes maisons de la joaillerie, de la haute couture et des parfums ne s'y sont pas trompées. Chaque pièce est un hymne à la beauté et à la magnificence : mosaïques, marbres de Carrare et de Sienne, opale, albâtre, ivoire, bois exotique et fruitier, bronze,  stucs délicats...

photos-2010a-0355.JPGPar la splendide réussite de son architecture, cette villa est un lieu de séduction à nul autre pareil.

Les années 1900 furent une réelle Belle Epoque et la grande période de la "riviera". Toutes les têtes couronnées, les grands de ce monde, de nom comme d'argent, se font construire de Nice à Monte-Carlo, de Cannes à Menton, les villas les plus exubérantes. Ils ont laissé un patrimoine inestimable sur la Cote d'Azur.

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 Pour la villa Kerylos ce fut une entreprise de longue haleine puisqu'il fallut six années à l'architecte, de 1902 à 1908, pour réaliser ce chef-d' oeuvre. Loin d'être une simple reproduction des nobles demeures de l'île de Délos, la villa Kérylos est plutôt une réinvention de la Grèce antique.

photos-2010a-0330.JPGDans toutes les pièces, fresques et mosaïques inspirées de documents antiques représentent des scènes de la mythologie grecque. Entièrement meublée, la villa reconstitue jusque dans les moindres détails le raffinement de la décoration des palais grecs antiques. Trois galeries présentent des moulages grandeur nature des plus belles statues grecques. Elle est classée monument historique.

 

                  DIAPORAMA DES DEUX VILLAS

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 18:05

photos-septembre-2010-0437.JPG Ma route du baroque commence par Breil-sur-Roya ! Difficile de savoir par où commencer quand on arrive sur la place bordée d'arcades dont la couleur des enduits de façade se nomme poétiquement « gris huile de noix », face à cet ensemble urbanistique que composent l'église Santa Maria in Albis, les chapelles de la Miséricorde et Santa-Catarina. Derrière les façades étroites, pauvres et rigides jaillissent les couleurs, l'audace et l'exubérance.

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Une vingtaine d'églises et chapelles parsèment la commune.  C’est le village de ma mère, dont je vous avais raconté son histoire étant jeune, quand elle avait du traverser les lignes allemandes dans la nuit pour rejoindre Nice, et échappé à la déportation des habitants de la vallée. Passé le village de Breil, les gorges annoncent Saorge. Non, vous n'êtes pas au Tibet ! On peine à le croire, pourtant, quand on accède à cette ancienne place forte incrustée dans la montagne qui surplombe les gorges de la Roya.

photos-septembre-2010-0043-copie-1.JPGC'est là, dans l'ancien couvent des Franciscains fondé au XVIIe siècle et son église Notre-Dame des Miracles, qu'écrivains, traducteurs, scénaristes et compositeurs de musique se retirent pour se consacrer à l'écriture. D’ailleurs le jour de ma visite, j’ai rencontré un vieux prêtre new yorkais qui c’est retiré dans ce bout du monde et c’est grâce à lui, si j’ai pu faire quelques photos de la cour intérieure...

photos-septembre-2010-0049.JPGLe Couvent des Franciscains Observantins Réformés ou " Récollets " a été fondé en 1633. En 1639, la commune de Saorge mit à disposition des frères, la chapelle Saint-bernard. En 1648, pour leur permettre de construire le couvent, elle leur concéda un terrain attenant. En 1661, elle leur attribua une aide financière pour terminer l’église. La construction du couvent s’acheva dans les années qui suivirent. Les bâtiments furent restaurés entre 1760 et 1762 par le maître-maçon luganais calderari qui apporta un complément de décoration à l’église et au cloître.

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En 1794, les Franciscains furent chassés par les soldats français qui occupèrent le Couvent. Il fut ensuite affecté à l’Hospice communal puis rendu aux Franciscains en 1824. Ils y demeurèrent jusqu’en 1903, date de promulgation de la loi sur les congrégations. Puis le monument périclita et fut utilisé à des fins diverses : occupation par les soldats italiens et allemands durant le conflit de 1939-1945.Classé monument historique en 1917, l’État en fit l’acquisition en 1967 et entreprit des programmes de restauration.

photos-septembre-2010-0052.JPGL’un d’eux permit le retour des Franciscains de 1969 à 1988. Depuis leur départ définitif, et afin de faire revivre le couvent, le Ministère de la Culture a décidé d’y organiser une retraite d’écriture. De nombreuses manifestations culturelles y sont également organisées, notamment en partenariat avec l’Association « Les Fioretti ». Dans le centre du village, l’église Saint Sauveur, aujourd'hui joyau du baroque, est à  l'origine une église romane  revêtue des ors et des peintures très colorées du dix-huitième siècle. Cette église du XVème siècle fut, comme beaucoup d'autres dans le Comté de Nice, "baroquisée" au XVIIIème siècle.

photos-septembre-2010-0166.JPG  L'iglesa di Saorge

 

Sa façade elle-même porte encore des traces très visibles de colonnes peintes en trompe-l’œil suivant la façon de l'époque. Le maître-autel, construit par un artisan de San Remo a été consacré en 1732. C'est une merveille de marqueterie de marbre. Un carillon très original, dont les quatre cloches on été fondues au dix-neuvième siècle à Nice, équipe le clocher. Le maître-carillonneur de Saorge sonne régulièrement aux mains et aux pieds le "tirignoun de saoudge», j’ai eu la chance d’entendre ce concert de carillon à midi, juste avant de repartir du village.

photos-septembre-2010-0178.JPGL'église possède un orgue de facture italienne entièrement restauré, régulièrement joué lors de concerts et manifestations religieuses. Saorge est un point important de la « Route du Baroque et des orgues historiques de la Vallée de la Roya ». Les orgues de l'église paroissiale Saint-Claude-Martyr de Saorge sont une réalisation des frères Lingiardi en 1847. Enfin ! On ne peut pas, ne pas apercevoir le clocher de « La Madona Santa Maria del Poggio » d’une hauteur de 30 mètres.

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En l'an 1092, la  communauté d’hommes et des femmes de Saorge faisait don d'une chapelle Santa Maria sise au "Poggio" à l'Abbaye cistercienne des Iles de Lérins. Les moines de Lérins de Cannes demeurèrent environ sept siècles à Saorge. La Chapelle de la Madone del Poggio (Poggio vient du latin Podium qui a donné le français Puy, point dominant) est d'un pur art Roman ancien rehaussé de fresques (notamment une Sainte Lucie en relief à l'intérieur, et des fresques du quinzième siècle dues à Baleison à l'extérieur et dans l'abside centrale). Une poutre de Gloire porte un Christ de facture très primitive.

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 Ma visite se poursuit dans la vallée, au village de la Brigue classé monumental lui aussi comme son voisin Saorge. Monumental veut dire que tout le village entier est classé monument historique. La moindre pierre, la moindre maison, les ponts, les portes, les voutes, les linteaux, tout est classé, c’est la distinction suprême pour un village.

photos-septembre-2010-0293.JPGLa Colégiala San-Martino est l'iglésa principale du village où se célèbrent les messes du dimanche. De construction romane, elle fut démolie à la fin du XIV siècle  et entièrement rebâtie en style roman lombard. Elle abrite à son intérieur de nombreux retables baroques, en particulier une Nativité de Louis Bréa, et un orgue monumental du XIXe siècle de fabrication italienne.

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Une partie des fresques exceptionnelles de cette église est reproduite dans le musée des monuments français, au Trocadéro à Paris. Je suis impressionné et en admiration devant tant de magnificence … Mes parents ont habité une maison quand j’avais l'age de 3 mois, la brigue est aussi un village sentimental pour moi.

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Ma dernière étape sera pour le village de Tende, le dernier village de la route du baroque Nisso Ligure avant de franchir à nouveau le Piémont Italien. La frontière italienne limite le nord et l'est de la commune par une ligne de sommets élevés (plus de vingt sommets dépassant 2 000 mètres, culminant aux cimes de l'Agnel, 2 852 mètres, avec la brèche du col de Tende à 1 871 mètres).La neige m’apparaît toute proche pour la première fois depuis mon départ du matin.

photos-septembre-2010-0405.JPGLa Construction de la Collégiale Notre Dame de l'Assomption de Tende fut ordonnée par le Comte de Tende, Honoré Lascaris vers la fin du XVème siècle sur les vestiges d'une église romane .Le portail présente les douze apôtres et le christ au centre.  Le buffet d’origine est daté de 1673. Dix autels et retables, du XVIIème et parfois doré à l’or fin (redorés en 1866 par Joseph Parodi), sièges de compagnies et de confréries, sont dédiés à un ou plusieurs Saints: Sacré Cœur, St Eloi (patron des muletiers), Ste Agathe, Ste Brigitte, Ste Lucie…

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la chapelle de gauche abrite l’entrée des catacombes renfermant les tombeaux des nobles de Tende. Un ciel bleu profond étoilé décore l'ensemble de la voute centrale et date du XIXème. Avec cette église se termine mon itinéraire des églises baroques de la vallée et sans aucun doute sur celle qui est la plus théâtrale de toute …

DIAPORAMA DES EGLISES BAROQUE DE LA VALLEE

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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 18:25

photos-septembre-2010-0004.JPG SAORGE se situe au confluent de deux routes venant du Sud qui s'y réunissent pour n'en faire plus qu'une, vers Tende et le Piémont.
Ces routes sont: D'une part celle de la Ligurie, qui, par le col de Muratone et le bassin de la Nervia, conduit notamment à Pigna, village Italien cousin et très proche au cœur des vieux saorgiens,  nombre de familles ont encore des attaches d'un village à l'autre, rappelant les étroits rapports du passé.

photos-septembre-2010-0015.JPGLes noms de famille, la toponymie, les langues et le folklore rappellent encore ce voisinage. Cette route était celle d'une transhumance pastorale intense, et sans doute d'un commerce d'huile, de laine etc.
L'autre, c'est la route du sel, qui permettait le transit de cette précieuse denrée, indispensable pour la conservation des aliments, depuis le port de Nice vers la capitale savoyarde Turin.

photos-septembre-2010-0027.JPG  la neige sur les contreforts du Mercantour en ce mois d'Octobre

 

Ainsi, fort loin de la situation actuelle, SAORGE était le lieu de passage obligé, jusqu'à la fin du seizième siècle, d'un important trafic (on parle de dix mille mulets par an, soit une moyenne de trente par jour !) qui entretenait une population d'aubergistes, maréchaux ferrants et autres bourreliers, professions liées au service des gens du voyage de l'époque.

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la rue vue d'en bas et la rue d'en haut

 

Ce bourg médiéval surélevé et déployé en amphithéâtre au-dessus de la vallée de la Roya, est un des plus remarquables ensemble urbains du département formé de hautes maisons datées du 15 ème au 17 ème siècle. Les habitations typiques de l'architecture médiévale des villages perchés sont colorées de tons ocre ou bleutés avec des encadrements de portes en pierre de taille et des toits de lauzes. La Madonna del Poggio est une ancienne église construite vers le 11ème siècle. Son clocher, haut de 30 mètres, de type roman lombard date du 15ème siècle.

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 Saorge est classé « Village Monumental », il est l'un des 40 plus beaux villages de France. Saorge existe depuis l'époque romaine.

photos-septembre-2010-0189.JPGAutrefois défendu par trois châteaux, la place forte de Saorge, réputée imprenable, était surnommée "le verrou de la Roya". On comprend pourquoi en observant de loin ce bourg médiéval qui se déploie en amphithéâtre en surplomb des vertigineuses gorges de la Roya. Saorge est incontestablement l'un des plus beaux villages perchés qu'il soit (si ce n'est le plus beau).

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Construit à même le rocher, à 550 m d'altitude, il domine de façon impressionnante la vallée de la Roya, avec une concentration de maison blotties les unes contre les autres, hautes de plusieurs étages, et étagées sur plusieurs niveaux. L'intérieur du village, qui se parcourt exclusivement à pied, est un dédale de ruelles étroites et pentues, et pour certaines, obscures. Aucune voiture ne peut circuler dans ses ruelles étroites qui se transforment parfois en tunnel, en souterrain ou bien encore en passerelle pour relier une maison à une autre. J’ai mis plusieurs jours avant que mes vieilles articulations ne me fassent plus souffrir. J’admire le facteur des lieux…

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on aperçoit encore sur la facade de gauche des impacts de balles de la seconde guerre mondiale

 

Votre œil s'arrêtera ça et là sur des détails architecturaux pittoresques : linteaux, porches voûtés, cadrans solaires, fontaines et lavoirs, peintures murales et frises rustiques... Aucune des plaques de signalisation des rues sont en Français mais uniquement en langue royasque, le patois de la vallée proche du Nissart.

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Le village, situé entre Breil-sur-Roya et Tende, possède 2 accès qui ne sont pas reliés entre eux : le premier à l'est qui permet d'avoir une vue d'ensemble exceptionnelle du village et de son cadre ; le second, qui constitue l'accès principal est accessible depuis la commune de Fontan. Depuis le couvent, vous aurez sous un autre angle un point de vue magnifique de l'ensemble du village. Dominant le village, le baroque Monastère des Franciscains à la façade peinte en trompe-l’œil, renferme de superbes boiseries alors que le cloître du couvent est orné de fresques retraçant la vie de St François d'Assises et de superbes cadrans solaires.

photos-septembre-2010-0259.JPGDe là-haut, la vue sur le village est saisissante d’harmonie, entre le bleu-mauve des toits en tuiles de Lauzes, la presque blancheur des façades, magnifiquement usées par le soleil, et les touches de couleurs vives fournies par les tuiles vernissées de quelques clochers.
Profitez-en aussi pour faire une halte dans la miellerie à l'entrée du village, place Capiane, où le miel, les nougats et pains d'épice sont absolument délicieux.
Saorge est un village aussi étonnant et singulier que sa position géographique et son allure générale le démontrent.

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 Surplombant la vallée de la Roya, immense linéament géologique, il est aussi à la quasi intersection de deux vallées qui se sont manquées : la vallée de la Bendola, une des plus authentiquement sauvages des vallées des Alpes maritimes, et la vallée du Caïros, autrefois potager et vignoble des Saorgiens.

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La vallée de la Bendola s'élève à l'est jusqu'au pied de la Cime de Marta, du Toraggio et du Pietravecchia. Encore une fois après avoir fait une pause casse croute à midi sous l’ombre d’un olivier car en cette fin du mois d’octobre le soleil cogne toujours, je continue ma route vers Tende et la brigue.

photos-septembre-2010-0327.JPGPiène Haute (piena Alta), Libre (libra) Tende (tenda), la brigue (la briga) etc ...  Furent italiens jusqu’à la fin de la guerre 1939-1945, ils sont devenus français par décision d’annexion signée par le Général De Gaulle en 1947, car tout ces villages n’avaient pas rejoint l’annexion du comté de Nice en 1860.

photos-septembre-2010-0352.JPG  ruines du chateau des Lascaris

 

Le village de la Brigue tout entier est une merveille, à commencer, sur la place, par la Collégiale St Martin, imposante église baroque à la façade peinte en trompe l’œil et à côté, une étonnante chapelle arrondie. Le reste du village est un enchantement également, avec ses nombreuses ruelles pavées, ses longs passages voûtés bordant la rivière, ses maisons richement ornées de trompe-l’œil de couleurs gaies, ou solidement bâties en pierre verte de la Roya.

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Sans doute remarquerez-vous, au dessus des portes, des linteaux sculptés, de motifs variés parfois mystérieux, où l’on retrouve souvent un agneau ou les trois lettres IHS. Si l'agneau  fait référence à la forte tradition pastorale de la cité, les trois lettres signifient “Iesus Hominum Salvatori”, (Dieu Sauveur des Hommes). La croix de Savoie quand à elle , se trouve de partout dans le village.Je termine ma promenade avec le village de tende, bourg construit en étages à flanc de montagne lui aussi.

photos-septembre-2010-0377.JPGJe vais voir la somptueuse Collégiale magnifiquement rénovée, à la façade flamboyante, mêlant les rouges et les jaunes, agrémentée de touches de bleus. Mais je vous en parlerai dans un autre article, car la vallée fait parti de la route du baroque Nisso Ligure et les monuments religieux, églises, orgues, chapelles et monastères sont remarquables de cet art représentatif de la région. C'est à mon avis, la plus belle de toutes les vallées du Comté Niçois....

DIAPORAMA DE SAORGE ET DE LA BRIGUE

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 17:05

photos-2010a-0282.JPG Je suis ravie d’avoir pu franchir à l'occasion de la journée du patrimoine le grand portail du palais des rois de Sardaigne qui ne se visite pas en temps normal et de visiter les appartements d’apparat de la monarchie Niçoise dans le Vieux-Nice. Vraiment royal, et même impérial ! Tout en haut du grand escalier, c’est d’ailleurs l’impératrice Eugénie peinte par Winterhalter, qui nous accueille. Il y a 150 ans, Naboléon III et son épouse ont scellé ici le rattachement du comté de Nice à la France. Le palais des rois de Sardaigne est alors devenu préfecture des Alpes Maritimes. L’une des plus belles, des plus fastueuses du territoire national.

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On se bousculait, on se piétinait pour voir cette merveille du patrimoine Niçois. Le public se faufile dans l’enfilade des salons en s’extasiant sur la décoration, les fresques de Jules Chéret, les énormes candélabres. Les colonnes Corinthiennes de la salle des fêtes supportent le plafond décoré dans le style néo baroque. Au fronton, les armes de Nice, entourées de celle des sous préfectures de Grasse et Puget-Théniers. Clou de cette déambulation : la chambre où dorment les chefs d’État et autres personnages de marque.

photos-2010a-0142-copie-4.JPGPuis, voici la « petite » salle-à-manger : la table est déjà dressée. Mais c’est surtout la « grande » salle-à-manger qui impressionne, avec son lustre en verre de Venise. Là aussi, la table est mise, en prévision d’un futur banquet ? En  1960, Charles de Gaulle y a présidé un dîner de gala, à l’occasion du centenaire du rattachement de Nice à la France. Le palais de la préfecture, c’est mieux qu’un musée. C’est une maison où l’Histoire continue de s’écrire.

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Le palais des rois de Sardaigne, situé dans le Vieux-Nice, fut de 1610 à 1861 un Palais  dévolus aux ducs de Savoie, lesquels à partir de Victor-Amédée II de Savoie étaient rois de Sardaigne de Piémont et de Sicile. Il est inscrit et  classé au titre des monuments historiques. Son entrée principale se situe sur le cours Saleya prés du marché aux fleurs. Il apparaît sur des vues de Nice au XVIe siècle. Il est cependant inauguré par Charles-Emmanuel Ier en 1613.Tous les ducs de Savoie et rois de Sardaigne y résidèrent durant leur séjour niçois. Ce palais fut un haut lieu des réunions mondaines du siècle dernier. Le palais continua à recevoir des embellissements. Ceux-ci étaient d’autan plus nécessaire que Nice était devenu la « capitale de l’Europe monarchique et aristocratique ».

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Vue de la terrasse du palais

 

En 1814, lors de la restauration sarde, le roi de Piémont-Sardaigne Victor-Emmanuel Ier décide d'élever l’édifice au rang de résidence royale. Les appartements royaux réaménagés reçoivent du mobilier prélevé dans les palais de Turin et de Gênes. Durant l'hiver 1856, le futur roi d'Italie Victor-Emmanuel II y reçoit l'impératrice de Russie.

photos-septembre-2010-0206.JPGEn 1860, après l’annexion de Nice, la résidence royale devient le siège de la préfecture des Alpes-Maritimes et continue d’être le cadre de brillantes réceptions. Napoléon III y reçoit le tzar Alexandre II en 1864, puis en 1889, Sadi Carnot y rencontre Léopold II de Belgique et Oscar II de suède.… Félix Faure y eut comme hôte le tsarévitch Nicolas. Le roi des Belges y fut invité en 1909 par le président Fallières, accompagné de Clemenceau. Après la guerre, le livre d’or a continué de s’enrichir de noms parmi les plus illustres de l’époque contemporaine.

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Parmi les nombreux comtes, puis ducs de Savoie, puis rois de Sardaigne qui ont régné sur Nice de 1388 à 1860, il en est un qui a laissé de nombreuses traces dans le patrimoine niçois et une empreinte non moins indélébile dans la mémoire du comté de Nice : le roi Charles-Félix, dit Carlo-Felice. Charles-Félix est le cinquième garçon du roi Victor-Amédée III.

photos-septembre-2010-0256.JPGSa politique d’embellissement de Turin et de Gênes rejoint celle de Nice. A l’occasion de son premier voyage officiel dans notre ville, en 1826, on restaure le Palais royal (palais des rois de Sardaigne), pillé par les révolutionnaires français. Sur ses instructions, on rénove le port Lympia, relançant ainsi l’économie niçoise, et on élargit le quai Rauba-Capèu qui le relie à la ville. Il fait achever la route Nice-Gênes (actuelle Grande Corniche) qui reliera enfin les 2 grands ports. Il commande aussi le pont Charles, enjambant le Paillon, permettant ainsi le développement du faubourg Saint-Jean-Baptiste, le long de la rive droite.

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Nice change beaucoup sous le règne de Charles-Félix. C’est alors que naît la promenade des Anglais » lou camin dei Inglès » le premier chemin côtier de notre histoire, et qui deviendra le symbole de la Belle-Epoque. Cette même année, le roi cède à la Ville la colline du Château à charge pour elle de la transformer en parc public. Ouvrant sur le cours Saleya à son extrémité est, on crée pour sa venue une nouvelle porte qui prendra son nom. Côté rue des Ponchettes, on peut encore y lire l’inscription latine qui dit : " En hommage à notre bon roi de passage à Nice, nous lui ouvrons nos portes et notre cœur ". Une ville fière de sa modernité et confiante dans l’avenir, par ailleurs fraîche, claire et paisible.

photos-septembre-2010-0263.JPGC’est bien à Charles-Félix, le Carlo-Felice des Niçois, que l’on doit cette ville. C’est sans doute pourquoi les Niçois l’aimèrent. Ce ne sera pas le cas du seigneur actuel vassal d'un roi jacobin ...

                  DIAPORAMA DE LA VISITE DU PALAIS ROYAL

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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 07:37

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4 jours de fetes pour le jumelage de Nice et de Papeete, mais aussi une grande nuit festive sur la promenade des Anglais appelé plus intimement par les Niçois « la prom ». Soirée fastueuse sur le bord de mer qui a tout d’abord commencé par la course des porteurs de fruits Tahitiens organisée dans le cadre de la semaine tahitienne qui scelle en terre nissarte le récent jumelage entre Nissa et Papeete. Une course aussi spectaculaire que rigolote. Mais attention ! Les candidats prenaient cela aux sérieux.

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 On faisait tout d’abord chauffé les muscles et le camphre parfumait les jardins Albert 1er. Les coureurs se préparaient et s’entrainaient avant la course qui allait opposer Tahitiens et Niçois.Une traditions polynesienne, à la fois sportive. Il faut porter 30 kilos sur environ un kilometre. A ce petit jeu la, les polynésiens sont les plus fort et notre meilleur Niçois finira troisième ,ce qui est vraiment honorable pour quelqu’un qui découvre ce sport. Puis ce fut les démonstrations de danses par de jolies vahinés qui ont déambulé toute la soirée le long de la prom’ alternant chaussée nord et chaussée sud.

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Pendant ce temps la, les orchestres installés sur les chars continuaient à déverser leurs flots de musiques les plus diverses sur six scènes mobiles qui changeaient de places toutes les heures entre le Negresco et le palais de la Méditerranée. Un hôtel comme le Royal avait même décidé d’offrir une soirée cabaret sur sa terrasse avec un Rae Rae de Tina Turner. L’asphalte de la prom’s devenait une énorme et longue piste de danse ou plus de 500000 milles personnes ce sont amusés sans discontinuer. Nice is Magic ! Nice is the best of the best.

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Quand aux stands du village Tahitien du théâtre de verdure, ils ont attiré la foule jusqu’a minuit. Au moment où je rédige mon article, il y aura ce soir la soirée « Unighed » de David et Cathy Guetta et je n’ose imaginer l’ambiance délirante qui s’en suivra. Mais revenons à cette journée et cette soirée qui s’est traduit par de nombreuses animations entre les démonstrations de « comment mettre un paréo » ou bien « comment décortiquer une noix de coco » pour ensuite fabriquer le monoï.

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Le Monoï ! Une institution polynésienne. Les noix de coco mûres sont ramassées, fendues dans les 48 heures pour en recueillir l’amande qui est mise à sécher au soleil pendant une semaine. Placées dans des sacs de jute les amandes, sous le nom de coprah, sont expédiées à l’huilerie de Tahiti. Broyé en farine, chauffé à 125°, le coprah est alors pressé et donne une huile de première pression. L’huile est raffinée, stockée dans des cuves. Après une dernière filtration on obtient le monoï qui peut être parfumé avec d’autres extraits d’espèces végétales récoltées localement (vanille, frangipanier, ylang-ylang, santal...).
Bien sur tout au long de la journée les groupes de musiciens et de percussionnistes polynésiens animaient plusieurs secteurs de la ville. Sans oublié les Vahinés qui sont le point de mire des spectateurs.

photos-2010a-0231.JPGPlace maintenant à une autre course mythique, celle en pirogue tahitienne ou « va’ a » entre la plage du centenaire et le port de villefranche sur mer.
Autant vous dire tout de suite  que les participants à cette course ne sont pas des gringalets ! Plutôt le genre armoires à glaces. Car pour propulser en mer une pirogue de 13,50 m de long et 130 kilos minimum à la vitesse moyenne de 14 km/h, il en faut des bras …

photos-2010a-0018-copie-2.JPGTout ca pour vous dire que la « Tahitienne va’a Nice » qui vous est proposée dans le cadre de la semaine tahitienne, ce n’est pas du folklore. La course est d’ailleurs inscrite au calendrier international de « va’a » et aligne quatre champions du monde sur les 138 rameurs qui prennent le départ !
Autant vous dire que l’équipage Niçois à fort à faire….

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Les corps tendus, muscles bandés, le bruit des pagaies dans l’eau, le soleil de plomb implacable, l’effort. Les pirogues tahitiennes fendent la mer, vingt trois équipages qui filent dans la baie des Anges. Ils sont venus du bout du monde pour participer à cette épreuve, d’Italie notamment, de Sardaigne notre ancien pays, d’Allemagne, mais aussi beaucoup d’équipages Français, de perpignan, de Toulon, de Nice bien sur !

photos-2010a-0079.JPGIls ont pris la mer après avoir dit une prière en Tahitien. Des Anonymes, mais aussi beaucoup de champions, des médaillers olympiques, des champions du monde dans leur discipline. Tous avaient à cœur de battre les insurmontables polynésiens dans cette course marathon d’une incroyable puissance.

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Mais la victoire  fut sans surprise et les Tahitiens ne donnèrent aucune chance aux autres équipages. On a même pu se rendre compte que la grande bleue était leur jardin marin tellement leur puissance a été fulgurante.  Comme quoi la technique est Reine et il ne suffit pas de bâtir une équipe Niçoise constitué de champions pour gagner un titre. L’équipe Niçoise était constitué de Johanna Daumas , championne du monde de Triathlon, Marc Raquil , champion du monde d’Athlétisme, Christophe Saioni champion de ski, Guillaume Nery recordman du monde d’Apnée et Mickael Meloul champion du monde de Taekwondo. Autant vous dire que l’équipage tahitien a été « énorme ».

photos-2010a-0223.JPGLes Niçois ont donné rendez vous l’année prochaine car les liens avec les tahitiens ont été eux aussi énorme. On est heureux de faire des choses avec Papeete, heureux que le rapprochement entre nos deux villes et nos deux pays ne soit pas seulement un rapprochement sur papier mais un vrai échange.
D’ailleurs je peux vous dire que ce rapprochement ne c’est pas fait que sur papier avec votre serviteur, mais j’ai pu apprécier plusieurs spécialités locale comme ce vin de Tahiti et plus particulièrement ce vin blanc de corail.

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C’est un vignoble d’exception unique au monde, situé sur un atoll corallien, la vigne pousse au milieu d’une cocoteraie en bord de lagon tropical de Rangiroa. La vendange prend le bateau avant de rejoindre le chai. Les récoltes sont aux nombres de deux par an. Je l’ai gouté, c’est incomparable à ce qui existe par ailleurs, indescriptible. Le Blanc de corail est brillant comme la pleine lune sur le  Pacifique, le nez de ce vin blanc élégant et fin s’ouvre sur des notes exotiques et minérales de mangue, d’ananas, et de banane confite.

photos-2010a-0064.JPGDe subtils arômes de lychee et de papaye complètent ce tableau en deuxième nez. Expressif et complexe, l’attaque est franche en bouche. Le rosé est tout aussi complexe et fin. Vin unique au monde qui présente lui aussi un trait d’union des similitudes avec le vin Niçois, le bellet et son cépage unique en France : la Fuëlla nera totalement inconnu des vignerons des autres régions viticoles françaises.

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Une autre spécialité que l’on pouvait rencontrer sur la plage du centenaire par exemple, ce sont les massages tahitiens pratiqués par Titaina et  Fateata, modelages du corps à l’huile de monoï garanti anti stress. Des artisanes ? Oui ! De vrais doigts de fées…

photos-2010a-0242.JPGLe dimanche s’est terminé avec un « Tamure Marathon » ou toute la communauté Tahitienne de France avait fait le déplacement pour ce spectacle impressionnant. On voyait des Tahitiens de partout dans le centre ville de Nice. Tous les intrépides danseurs se sont essayés à cette compétition enjouée. Le principe est très simple : toutes les volontaires peuvent se présenter. Hommes ou femmes s’inscrivent, se voient attribuer un numéro, enfilent un paréo et doivent tenir quatre heures. L’ambiance étant extrêmement chaleureuse. Vivement l’année prochaine que cela recommence, nos amis polynésiens, nous ont fait passer une semaine remarquable.

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Car entre les deux pays, il y a une évidente communauté de vie et de destin : une culture, une langue, une économie organisée autour du tourisme, le soleil ! C’est comme si la fleur de tiaré se mariait avec le jasmin.  Mais les deux fleurs ne sont elles pas de la même famille que le gardénia. Alors quoi de plus logique se rapprochement entre ces deux destination de rêve…

              DIAPORAMA DE LA JOURNEE TAHITIENNE


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25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 16:12

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L’archipel compte en outre Moorea avec ses pics volcaniques qui se reflètent dans les eaux tranquille de son lagon séparé seulement par 17 km de Tahiti ou encore la célèbre Bora Bora dominant l’irréelle beauté de ses eaux poissonneuses.

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Accueillants, genereux, humoristes et gentiment moqueurs pourraient se définir les polynésiens, une similitude encore partagé avec les Niçois, il suffit de voir un sketch de notre Noëlle Perna dit Mado la Niçoise pour s’en convaincre. Les polynésiens sont de très bons vivants ! Au moindre prétexte, ils empoignent tambours et « ukulélé », dansent à perdre haleine et se retrouvent à déguster des mets succulents autour d’un four tahitien. Pas la peine de vous faire un dessin avec la cuisine Nissarte et la festa qui s’en ressort dans chacun de nos festins. La cuisine Niçoise, c’est la cuisine du soleil et de la joie de vivre venant de la terre et de la mer.

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Profondément attaché à leur « fenua », leur pays avec ses lagons et l’océan qui l’entoure, les polynésiens adorent les heures passées en pirogue à pêcher ou a rêver prés du récif sur la houle de l’océan. Chez le Niçois, on appelle cela « avoir la nissartitude ».On échangera volontiers les pirogues avec nos « pointus ».
Ils sont quelques 264000, les habitants des iles de la Polynésie Française à perpétuer ce style de vie. La moitié d’entre eux  habite aujourd’hui Tahiti, a Papeete, capitale grouillante d’activités et dans sa périphérie.

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Pourtant leur société, pluriethnique, compte seulement 63% de polynésiens de souche, 20% de demis (polynésiens européen chinois) 12% de metro et 5% de chinois. Mais l’esprit polynésiens, avec ses valeurs et ses activités traditionnelles est si fort que tous, naturellement, l’on adopté. Pour l’instant à Nice, nous en sommes encore loin, mais les vrais Niçois du LRLN se chargent de faire perdurer les vieilles traditions du countea de Nissa face à une population majoritairement etrangere.

photos-2010a-0205.JPGEntre ciel et vagues, entre mer et montagnes, tout comme le pays Niçois, les iles polynésiennes sont un paradis de la faune et de la flore. Impossible de vous citer pour chacune des deux régions les espèces endémiques présentes, pour certaines unique au monde comme dans le Mercantour et la vallée des Merveilles, je remplirais bien vite mon article de plusieurs centaines de noms scientifiques. Pour l’histoire du peuple polynésien, ce serait une véritable saga fantastique comme l’histoire de la cité azuréenne plusieurs fois millénaire. On notera bien sur la date historique du 05 Aout 2010 qui marque le jumelage des deux destinations de rêve….

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Bien sur ! Le blog de « maimiti »  pourrait vous en parler beaucoup mieux que votre serviteur, puisque notre amie du blog à des liens très étroits avec cette région d’outre mer. Je lui demanderai simplement de me pardonner les erreurs ou les oublis que j’aurai pu omettre en parlant de son pays qui est le sien car pour mon compte, je le découvre au travers de ce jumelage.

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Car, c’est au source du sacré que plongent les racines de la culture polynésienne tout comme celle de Nice. Aux temps anciens, la création artistique était un acte religieux comme la musique, les spectacles, les danses et mêmes les festins menés par les « arioi » caste aristocratiques de prêtres artistes qui allaient d’iles en iles. Véritable explosions de couleurs et de grâce de jeunes filles magnifiques parés de fleurs et de feuilles exécutent avec ferveur les figures rituelles de leurs ancêtres, hymne à la joie, à la beauté, à l’amour qui trouve son apothéose dans le « heva » les grandes fêtes de juillet.

photos-2010a-0149.JPGUne énième similitude avec « lou festin des Mai » à Nissa ou les jolies Niçoises de la Ciamada Nissarda  qui représente  la France  se sont mêlée aux groupes polynésiens. Haka, tamouré, chants traditionnels, farandoles ont contribué à mettre une ambiance du tonnerre partout en ville de la place Garibaldi au centre commercial Nice étoile, des jardins Albert 1er à la Promenade.

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Elles sont couronnées de fleurs et vêtues de robes à volant aux couleurs chatoyantes, elles ont des doigts de fées et de l’imagination à revendre. Ce sont les artisanes, ces femmes qui savent façonner des merveilles avec tout ce que l’abondante nature offre de fibres, fleurs, perles, coquillages, parfums et … d’inspiration que l’on a pu découvrir dans le marché polynésien de Villefranche sur Mer. Un marché haut en couleurs comme seul celui de Nice Saleya peut vous l’offrir en métropole. Mais c’est uniquement à Tahiti que l’on trouvera la « Poe Rava » la perle noire, la légendaire perle des lagons polynésiens, l’incomparable joyau que se disputent les plus grands joailliers de la planète.

photos-2010a-0071.JPGSa forme et ses rondeurs expriment la sensualité d’un corps de femme. Un don divin se nommant « Te Ufi » fille d’Okana, l’esprit du corail et de Varo l’esprit du sable. Et Dieu sait comme elles étaient belles les jolies tahitiennes qui se sont installées autour de ma moto et qui ont pris la pause dans un sourire à faire chavirer le plus insensible des bikers. Les dames ne seront pas lésées, car les polynésiens et leurs larges tatouages impressionnants ont ravi de nombreuses Niçoises et touristes de passage. Car cet art est bien d’origine polynésien dérivé du mot « tatau » qui signifie « frapper » ou « répéter » de manière continuelle.

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Un art sacré perçu comme un habillement, un langage, un symbole de pouvoir et un titre de gloire….. Hérité des Dieux, le tatouage était porteur de pouvoir surnaturel et allait bien au delà de la vie terrestre. Le tatouage est en Polynésie le symbole d’une identité choisie et valorisée.

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L’identité culturelle voila un terme cher à notre comté avec qui nous pouvons comprendre aisément celui du peuple Tahitien. C’est en continuant ces belles traditions que nous pourrons continuer à rêver de ces merveilleuses destinations qui resteront des lieux idylliques à tout jamais, car ici nous sommes dans le sud et quand la légende dépasse la réalité, on publie la légende que ce soit à Nice ou à Tahiti.

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De partout c'est la fete , on trouvait des gens qui dansaient sur la plage,dans les jardins Albert 1er, la promenade des Anglais. Des tahitiens et des Tahitiennes, des Niçois et des Niçoises aux couleurs du soleil, des jeunes et des moins jeunes, des chants et des cris de joie..... C'est Tahiti en baie des Anges !

POUR REVOIR LE PREMIER EPISODE C'EST : ICI

         DIAPORAMA DE LA JOURNEE TAHITIENNE


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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 23:00

photos-2010a-0001.JPG Ce sont deux villes mythiques, plurietniques, ancrées dans un passé trois fois millénaires pour l’une et perdu dans la nuit des temps pour l’autre…
A 18000 kilomètres l’une de l’autre, chacune dans son hemisphere, dans ses eaux, dans son cadre de montagne, leur comparaison et leur similitude est passionnante parfois étonnante, un rien incroyable, je découvre des nombreux traits d’union.

photos-2010a-0363.JPGLe jumelage de Nice et de Papeete est l’aboutissement d’une déjà très longue histoire entre les deux peuples de la mer et de la montagne. Vous avez pu lire dans mes articles, oh combien Nice est ouverte au monde, oh combien les Niçois ont parcouru les terres lointaines et notamment le « héros des deux monde » Guiseppe Garibaldi ; du Brésil à l’Uruguay, de la jeune république des Etats Unis à l’Argentine, l’Europe entière ….

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Des liens divers, multiples et solides se sont établis entre la victorieuse cité millénaire au passé prestigieux, cinquième ville de France et la petite ville Tahitienne de 26000 habitants capitale du territoire français aux ancêtres polynésiens immémoriaux. Toutes proportions gardées, nos deux cités présentent de nombreuses similitudes. La communauté tahitienne sur la cote d’Azur est la plus importante de France. Entre autres, les deux villes ont une vocation touristique. Elles possèdent un patrimoine historique unique et cherchent à le préserver tout en le valorisant. Elles partagent le même attachement aux valeurs traditionnelles d’accueil et de convivialité.

photos-2010a-0145.JPGClin d’œil symbolique à la promenade des Anglais de la part de la municipalité de Papeete, il y aura désormais une petite cousine aux antipodes. L’une des rues de la ville polynésienne sera rebaptiser « promenade de Nice ». C’est un grand honneur que fait le peuple Tahitien au peuple Niçois.
photos-2010a-0020-copie-2.JPGC’est l’histoire d’un jumelage  qui remonte à la nuit des temps pour ces deux lieux qui font rêver le plus grand nombre de gens dans le monde: Tahiti et la Cote d’Azur, la Riviera et la Polynésie deux icones du tourisme de rêve.
Au départ il y a une baie, ligne pure, l’une des plus belles du monde ; et une rade, dans une ile des plus mythique. Chacune dans ses eaux. Méditerranée pour l’ancienne Nikaia et Pacifique pour la resplendissante cité du bout du monde. L’une dans son cadre montagneux des Alpes, l’autre dans son volcan polynésien. Toutes deux synonymes de paradis, nature somptueuse, généreuse, jardins de fleurs et de fruits, climat clément, heureux, chaleur, beau temps, soleil ardent, lumière intense.

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Leur renommée touristique remonte à la même époque à quelques années prés. Elles sont toutes les deux sources d’inspiration d’artistes, ecrivains, peintres, cinéastes sans autre équivalent en France pour la ville de métropole. Leur union avec le pays actuel s’effectue presque au même moment. 1860 pour Nice et 1880 pour Tahiti et l’établissement d’un protectorat.  Aujourd’hui ces deux terres sont un collier de perles éblouissantes pour le prestige du pays qui les a annexés.
L’une sur les pentes d’un volcan ou se creuse des vallées et des monts recouvert de végétation ou se distinguent le taro, le cocotier, l’arbre à pain. L’autre entre la mer et les Préalpes ou trône l’olivier « l’arbre immortel » l’arbre méditerranéen par excellence parmi les orangers, les citronniers, les mimosas.

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De cette cote du sud du continent européen jusqu'à cette ile du monde insulaire océanien dans le pacifique sud, des liens s’élaborèrent après l’évolution des deux pays. La constitution des différents royaumes, de différents états dans l’un ; l’établissement d’un protectorat, la décolonisation, l’autonomie dans l’autre. La première rencontre entre les deux cultures se fit au siècle des lumières, au cours des voyages autour du monde qu’entreprirent de nombreux niçois à la recherche de la terra incognita australis. Deux mondes, deux ethnies se découvrirent.

photos-2010a-0104-copie-1.JPGEntre Nice et Papeete, des correspondances, des associations, des transmissions se multiplièrent. Des Niçois se sont installés à Papeete comme la fille ainée de la légendaire Helene Barrale, des tahitiens vivent à Nice en grand nombre. Parmi les nombreux traits d’union, certains descendants des Pomare, les derniers rois de Tahiti s’établirent à Nice. Deux sociétés maritimes aux origines les plus anciennes, aux techniques de navigation, aux etoiles, aux nuages, aux couleurs de la mer continuent le trait d’union. Deux peuples de navigateurs, mais aussi de cultivateurs à l’origine, chasseurs-cueilleurs nomades. Parce qu’ils avaient un système d’irrigation pour leurs tarodières, les polynésiens sont même qualifiés d’horticulteurs. Tels sont encore, les Niçois dont les fleurs sont célèbres à tout jamais pour la parfumerie …

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Deux peuples pour qui le sens de l’hospitalité est ancestral et perdure. Il est spontané et la porte des vrais Niçois s’ouvre, grande, devant l’étranger qui se présente (j’ai encore fait la connaissance d’une Iranienne qui tient boutique face aux jardins et ce n’est que du bonheur cette ouverture d’esprit). Cette tradition de l’accueil prend source dans l’hospitalité antique qui allait de l’offre de nourriture, l’hebergement, les dons…. Le mot hospitalité vient du latin. Une tradition apprise par mes parents, grands Parents, arrière grands parents Niçois, Breillois, Mentounasc,Grassois,Corse …. Son équivalent tahitien est le « haere mai tamaa » qui signifie viens manger, phrase adressé à toute personne qui passe devant le foyer. Pareil pour le don qualité marquante du tahitien qui aime vous offrir ce qu’il a, même quand il a peu.

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Les deux langues sont un facteur primordial de ces deux cultures, les identités niçoises et maohi en découlent. Les nationalismes s’en réclament… Le niçois n’est pas un dialecte, le reo maohi n’est pas une langue morte indigène. Et si tous les deux ont été interdits par l’état colonial, ils n’ont pas disparu. L’attachement des Niçois à leur langue subsiste, est manifeste avec l’hymne « Nissa la Bella » chantée avec emotion, avec FIERTE (j’insiste), à l’issue de toutes manifestations officielles. Le reo maohi est la langue des ancêtres qui s’est transmise sans interruption malgré les interdictions de génération en génération. L’histoire des 2 pays est faite de conquêtes  par des puissances ennemies, de guerres et de rivalités entre clan ou bien entre pays voisins avant d’être tout les deux annexés dans la nation Française.

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Parmi les passagers des bateaux à vapeur, cargos mixtes au charme suranné ou modestes paquebots qui faisaient escales dans le port de Papeete, certains tracèrent des liens entre Nice et Papeete. Certains de ces voyageurs sont anonymes, restés dans l’ombre, d’autres célèbres ont marqué leur époque. C’est le cas d’Henri Matisse, le plus illustre de ces traits d’union, la dynastie des pomare,  Romain Gary, Jacques Médecin, d’Helene Barrale une icône Niçoise, Michel  buillard le maire de Papeete, tous sont amoureux de  ces deux villes, tous vous diront que ce sont les deux plus beaux endroits du monde avec une conviction absolu, avec une conviction certaine.

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Pour moi cela a été des rencontres magiques et chaleureuses, notamment une belle amitié qui s’est instauré pendant cette semaine avec la plus tahitienne des Niçoises, sa mère Helene Barale était une légende à Nice, elle est elle-même devenu une légende à Tahiti. Grande amie de Jacques Brel, Paule Laudon est docteur en chimie, œnologue, passionnée de montagne et de peinture, Paule vit depuis 1966 à Tahiti. Profondément impliquée dans la vie locale, elle y est reconnue comme femme d'actions et d'entreprises dans le domaine culturel et sportif, et comme écrivain. Ses derniers livres publiés : Tahiti et ses îles. Matisse, le voyage en Polynésie, Tahiti-Gauguin. Mythe et vérités, C'était hier autour de l'Hôtel Tahiti, Montagnes à Tahiti. 

photos-2010a-0348.JPGPassionnée de montagne elle a escaladé son 1er Mont Blanc en 1965, 1er Aorai en 1966 et 1er Orohena en 1970.
Elle a participé à des fouilles archéologiques à Huahine et Papenoo avec Maeva Navarro. Pendant 20 ans, elle sillonne les vallées, les crêtes et les plateaux avec les chasseurs de chèvre et Henry Jay.

photos-2010a-0118.JPGHélène Barale sa mère était exceptionnelle, volcanique, intransigeante, qui prônait les valeurs ancestrales et l'amour du travail jusqu'à l'excès, qui pétillait de bon sens, d'humour, de réparties fulgurantes... sa vie qui fut rude, simple, et vraie avec les plus modestes comme avec les plus grands de ce monde ; son célèbre restaurant, lieu magique, temple des traditions niçoises, musée d'art populaire, à la folle ambiance, son quartier de Riquier et le " petit peuple " d'antan , et Nice, sa ville, à laquelle elle voua un véritable culte.

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Dans le prochain épisode, nous parlerons  de la culture Tahitienne et de sa géographie. Ne le manquez surtout pas ! Ce sont les couleurs de la joie de vivre, du bonheur et du soleil, même dans la difficulté, dans l’adversité certains peuples gardent le bonheur sur leur visage, ce sont les peuples du soleil …

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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 08:15

 

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La climatisation cachée de la vieille ville.

 

Grilles, escaliers, courettes et volets de la vieille ville de Nice n’ont contrairement aux apparences, pas qu’une vocation décorative : ils sont de fabuleux accessoires de la climatisation passive du quartier.

L’été, en se promenant dans ce vieux quartier, on est en effet surpris d’être préservé de la canicule régnant sur le reste de la ville.

Ceci s’explique d’abord par le fait que le quartier ait été construit en tenant compte des sources de fraicheur alentour : La rivière du Paillon (aujourd’hui recouverte), la mer et la colline du château. Les axes des rues ont donc été orientés en direction de ces points d’apport d’air frais , créant ainsi un courant d’air qui circulent dans les ruelles , traverse les habitations et s’évacue par les toits.

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Ensuite, les ouvertures ornées de grilles en fer forgé, situées sur la plupart des hauts de portes et munies de barreaux pour la sécurité, sont en fait des appels d’air. En outre, les corridors ont très souvent un plafond vouté qui laisse cheminer l’air plus frais vers l’escalier. Cet air est également capté par l’inclinaison précisément calculée des déflecteurs des volets niçois si typiques : l’angle permet de s’adapter à l’intensité et au sens du courant d’air. L’air capté va alors traverser les pièces communicantes du logement et ressortir par les courettes intérieures qui font appel d’air.

Dernier détail, les portes de communication entre les pièces sont articulées par des charnières asymétriques, ce qui permet de laisser les portes ouvertes sans que le courant d’air ne les fasse claquer. On peut en voir un bel exemple au deuxième étage du palais Lascaris édifié par la famille Lascaris de Vintimille. photos-2010b-0064.JPG

La véritable histoire de la « porte fausse »


Passage entre la rue de la boucherie et le boulevard Jean Jaurès. A l’instar des lyonnais qui empruntent les traboules (passages privés ou couloirs d’immeubles) notables raccourcis entre deux rues, les niçois avaient pris l’habitude d’utiliser la porte d’un immeuble donnant d’un coté sur les bords du paillon et de l’autre sur la rue de la boucherie au cœur de la vieille ville. Après la guerre, la municipalité régularisa la situation en transformant cette porte en un véritable passage, haut et large. Son appellation, insolite et clandestine à l’époque est à présent gravée au vu et au su de tous sur une colonne : « porte fausse ».

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Le Tombeau d’Emil Jellinek

Une surprise attend ceux qui ont le courage de gravir les escaliers qui mènent au château et au cimetière principal de Nice. Un panorama extraordinaire permet d’embrasser les Alpes, la baie des Anges et la promenade des Anglais. Le cimetière du château reçoit au quotidien un très grand nombre de visiteurs italiens qui viennent se recueillir sur la tombe du héros Niçois : Garibaldi. Même si ce dernier n’y repose plus depuis longtemps. L’épitaphe est incontournable : A la mémoire impérissable du plus illustre Niçois. On y trouve aussi les tombes de Léon Gambetta et de Gaston Leroux, le père de Rouletabille. Celle de Marguerite Matisse, Jouan Nicola, Agathe Sasserno, Anita et Rosa Garibaldi, menica rondelly le barde auteur de nissa la Bella et bien sur des familles Giordano sans qui ce lieu de repos ne serait pas tout à fait Niçois …

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Le mausolée le plus insolite reste cependant celui d’Emil Jellinek. Une plaque posée devant le tombeau explique : « il a brillamment contribué au développement de ce nouveau moyen de transport. Son patronyme est intimement lié au nom de Daimler-Benz. En 1901 il a donné le prénom de sa fille Mercedes aux produits de la Daimler Motoren Gessellschaft.

photos-2010b-0374.JPGEmil Jellinek  consul de l’empire Austro-hongrois et hommes d’affaires fortuné habitant Nice, est un client fidele de Daimler, précurseur de l’automobile. Passionné du volant, il organise plusieurs courses dans la région de Nice auxquelles il participe. Témoin d’un tragique accident au cours du rallye Nice-La Turbie, il demande à Daimler de respecter un cahier des charges qu’il a lui-même rédigé, améliorant la sécurité et abaissant le centre de gravité de la voiture. Il acceptera de participer financièrement à l’élaboration de ce véhicule à la condition que celui-ci porte le prénom de sa fille âgée de 11 ans : Mercedes. En 1898 il ouvre une concession Daimler florissante à Nice dont il vend dix modèles en 1899 et vingt-neuf en 1900. Au début du XXe siècle, toutes les plus grosses fortunes de la planète passent l'hiver sur la Côte d'Azur qui est donc un endroit idéal pour le commerce de voiture.

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Le 21 Mars 1899 à l’occasion du rallye Nice- Magagnosc (au dessus de Grasse 06), Jellinek mise sur Daimler qui prend pour la première fois le départ avec la marque de Mercedes. Deux ans plus tard, c’est l’ensemble de la gamme Daimler qui adopte cette appellation. En empruntant le prénom de sa fille, il venait de signer sans le savoir l’acte de naissance d’une marque automobile de réputation internationale qui est devenu un peu Niçoise ……….Les légendes continuent !


NISSA E LOU  BRASIL

 

Nice est décidément une ville pleine de ressources. Son long passé, sa position stratégique méditerranéenne l’ont ouverte sur bien des horizons. Ainsi, ce continent américain si éloigné, a priori, n’est pas, pour notre ville, aussi étranger qu’on aurait pu le croire.

Au début du XVIe siècle, le duc de Savoie Charles III change ses alliances et choisit de se rapprocher des Habsbourg. Pour ce faire, il épouse, le 1er octobre 1521, en l’église des Dominicains de Nice Béatrice de Portugal dont la sœur Isabelle est mariée à Charles-Quint. Née en 1504, la jeune épouse est la fille de Marie d’Aragon et de Manuel Ier roi de Portugal. C’est sous son règne qu’à partir de 1495, les flottes portugaises se lancent dans l’exploration des rivages lointains et, qu’en 1500, une flotte, commandée par Pedro Cabral, découvre une terre inconnue : le futur Brésil.

Beatrice devenue duchesse de Savoie a été informée du spectaculaire développement de cette nouvelle colonie, avant de mourir, le 8 janvier 1538, encore jeune, et d’être enterrée dans la cathédrale Sainte-Marie, au château de Nice. Avec Béatrice de Portugal, les Niçois entendirent déjà parler du Brésil. Trois siècles plus tard, plusieurs d’entre eux allèrent y voir.

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UN NICOIS " INVENTE " LA PHOTOGRAPHIE… AU BRESIL

 

Hercule Florence est né à Nice le 29 février 1804. Il fait ses études dans notre ville puis décide de faire le tour du monde. En 1824, il débarque à Rio de Janeiro. Après un an de travail dans un atelier de typographie et une librairie, il se lance dans un voyage au cœur du pays, participant à une expédition scientifique dont il est le dessinateur. En 1830, il épouse une Brésilienne et s’installe à Sao Carlo, petit bourg de 7000 habitants. Il se consacre alors à ses premières recherches des techniques de reproduction. Il conçoit une méthode d’impression, la polygraphie, dont il tente d’appliquer les principes à l’impression des tissus qu’il vend dans son magasin. Dans le même temps, il continue à dessiner et se met à étudier la lumière. Il développe une technique de représentation visuelle sur des feuilles de papier percées de minuscules trous pour créer un peu de reflets et de lumière.

photos-2010b-0066.JPGLes originaux doivent être placés devant une ouverture exposée à la lumière du soleil, à l’intérieur d’une pièce obscure. Il acquiert alors l’intuition que l’on peut fixer les images extérieures projetées dans cette camera obscura. Informé des propriétés du nitrate d’argent, il écrit une première note concernant la " photographie " dans son journal à la date du 15 janvier 1833. Cinq jours plus tard, il fait le compte-rendu de sa première expérience avec la chambre obscure. Dans le même temps, en Europe, bien plus près des centres intellectuels et scientifiques, d’autres découvraient le même procédé. Comme il l’écrit lui-même, " une même idée peut venir à deux individus ". Tout dépend de qui en parle en premier…

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LE BRESIL, TERRE DE SCIENCES POUR UN AUTRE NICOIS

 

Jean-Baptiste Vérany (1800-1865). On connaît surtout ce savant niçois pour ses recherches naturalistes et son rôle de fondateur du Muséum d’Histoire naturelle de la ville (en 1846). Pharmacien et chimiste de formation, diplômé de l’Université de Turin en 1819, il vit sa vocation de naturaliste s’éveiller au fil du temps. Il est sollicité, en 1832, par le gouvernement (Royaume de Sardaigne), pour prendre part à une expédition scientifique sarde autour de l’Amérique du Sud. Il s’embarque alors sur une frégate de la Marine royale, l’Eurydice, et, à son retour, offre une magnifique collection d’oiseaux exotiques prélevés dans la forêt brésilienne à son musée, qui les détient encore. Le 8 septembre 1836, il communiquera le résultat de ses recherches à l’Académie royale des Sciences de Turin.

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JOSEPH GARIBALDI AVEC LES REPUBLICAINS BRESILIENS

 

En 1807, les troupes de Napoléon Ier envahissent le Portugal et Jean VI, son roi, se réfugie au Brésil. Mais en 1822, profitant du retour du roi à Lisbonne, le Brésil se sépare de sa métropole et le fils de Jean VI en est couronné empereur sous le nom de Pedro Ier. En 1831, ce dernier abdique en faveur de son très jeune fils qui devient à son tour empereur du Brésil sous le nom de Pedro II. Le gouvernement est alors aux mains des libéraux, favorables au fédéralisme, mais des révoltes républicaines éclatent dans plusieurs provinces du Sud. Et voilà qu’on y trouve un illustre Niçois : Giuseppe Garibaldi qui choisit de se retourner vers les républicains brésiliens.

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Ceux-ci viennent de créer, en sécession de l’Etat central, la république du Rio grande do Sul, dont le principal dirigeant est Bento Gonçalvès, conseillé par le marquis italien Livo Zambenari. Garibaldi met son petit navire de cabotage au service de la république et se livre à la guerre de course. Le 8 mars 1837, le Mazzini quitte Rio avec huit hommes à bord. Il s’empare d’une goélette autrichienne chargée de café, ce qui lui permet de poursuivre son combat avec un vaisseau plus adapté et un équipage augmenté des cinq Noirs qui armaient le navire pris. Mais il est pourchassé par une flottille « rosbeef », attaqué, blessé et contraint de se réfugier en Argentine pour se faire soigner. Surveillé par la police, emprisonnée, torturé, il s’évade et gagne Montevideo dans l’idée de rejoindre le Rio grande do Sul. C’est alors qu’il attaque une petite ville, Laguna, où il rencontre Anita Ribeiro da Silva, jeune femme au tempérament enflammé. Solidaire dans les combats malgré la reprise de Laguna par les Impériaux, le couple doit à nouveau fuir.

0056.JPGDans cette fuite naît son premier enfant, le 16 septembre 1840. Pendant plusieurs mois, avec leur enfant en bas âge, ils mènent des combats de guérilla dans la forêt puis Garibaldi apprend que Mazzini, de son exil londonien, cherche à reconstituer le mouvement républicain italien frappé par des échecs successifs. Il gagne alors Montevideo. Cette ville et sa région (le futur Uruguay) sont en effervescence car ses habitants revendiquent leur indépendance à l’égard de l’Argentine. Garibaldi forme une légion à qui il donne une chemise rouge pour uniforme et devient, par sa bravoure, le commandant en chef des troupes uruguayennes. Mais, en 1848, le vent de liberté qui souffle en Europe le rappelle à Nice, où il arrive le 21 juin 1848 avec sa femme et sa famille. Il se jette alors dans la guerre pour la liberté de l’Italie, toujours avec Anita.

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L’EMPEREUR PEDRO II A NICE

 

Pedro II sera un hôte régulier de notre région à la fin du XIXe siècle. C’était un homme d’une grande intelligence et d’une extraordinaire culture, parlant plusieurs langues (dont l’hébreu, le grec, le sanscrit… et le Nissart), linguiste et traducteur renommé, correspondant de Pasteur, Victor Hugo et F.Mistral, apparenté à toutes les grandes familles royales d’Europe. Avant et après sa chute, il séjourna longuement sur la Côte d’Azur (1887, 1890-1891, logeant à Cannes mais venant volontiers à Nice. Comme tout bon hivernant de l’époque, il assiste au carnaval aux côtés du baron de Bellet, dont le frère est consul du Brésil à Nice et sa fille organisera, à Petrópolis, la capitale impériale du Brésil, une bataille de fleurs directement inspirée de celle de Nice.

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Ainsi, malgré la distance, Nice et le Brésil ont partagé des personnalités fortes, à travers le temps. L’essentiel est de rappeler, par ces exemples, combien Nice est à la fois enracinée et ouverte sur le monde et combien cette ville est tout a fait differente de toutes les autres villes Francaises.


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Published by freerider06 - dans comté de Nice

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