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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 18:53

JUILLET2013-1618.JPG Situé à 2 326 mètres d'altitude, le col de la Cayolle est un col des Alpes du Sud dans le Comté de Nice, à la limite entre les départements des Alpes-Maritimes et des Alpes-de-Haute-Provence. Plus précisément, il assure durant six à sept mois de l'année la liaison routière entre la vallée de l'Ubaye au nord et la vallée du Var (le fleuve) au sud.

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Cascade d'Aiglière à Entraunes


Situé à l'est du mont Pelat (3 051 m), il est en effet impraticable aux véhicules automobiles et encore moins aux motos de décembre à mai du fait de l'enneigement important. Son nom « cayolle » vient d'une petite grange à haute altitude dans les alpages. Le col est dominé par quatre sommets: au nord-ouest par le Trou-de-l'Aigle (2 961 m), au sud-ouest par le sommet des Garrets (2 822 m), au sud-est par le synclinal perché de Roche Grande (2 752 m) et à l'est par la Tête de la Gypière (2 626 m).

JUILLET2013-1777.JPGAutant vous dire que la perspective des paysages en moto est impressionnante et que celle ci est un régal pour les yeux. Avant d'arriver au sommet du col, nous traversons les derniers villages du Comté de Nice ou si vous préférez ceux des Alpes Maritimes. Le col fait parti du parc national du Mercantour jumelé depuis peu en Parc Naturel Européen avec celui des Alpi Marittimo coté Italien.

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Village d'Entraunes


 Tout ici montre que depuis fort longtemps la vie pastorale est omniprésente, comme en témoignent les noms de cols ou vallons: par exemple, Estrop vient du mot "stropia" en gavot nissart qui veut dire troupeau, "cayolle" désigne un enclos nocturne pour les troupeaux et l'abri du berger. On en aperçoit plusieurs en montant vers le village de Guillaumes, ou je vous ai déjà parlé de sa foire aux tardons. La foire aux tardons (agneaux de printemps élevés sous la mère et dans les alpages) de Guillaumes existe depuis le XVIe siècle.

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En dessous du panneau d'agglomeration, celui du vrai nom niçois de la commune


 Lieu de rencontres et d'échanges des habitants de la vallée, elle attirait de nombreux marchands de bestiaux venant du Sud, du Sud Ouest et même du centre de la France. Elle comptait parfois plus de 13 000 têtes de bétail : ovins et bovins en majorité. Une coopérative laitière vit le jour en 1903 à Guillaumes. Aujourd'hui, alors que les moutons occupent les alpages au rythme des transhumances, seules quelques centaines de vaches pâturent autour du Col de la Cayolle.

JUILLET2013-1657.JPGPlus haut en altitude, le voyageur découvre une montagne découpée et abrupte: barres rocheuses, falaises, cascades et bien sûr massif des Aiguilles de Pelens dessinent un immense arc de cercle, véritable amphithéâtre naturel. Ce relief d’un calcaire ocre-orangé d’origine sédimentaire, date aussi du Secondaire. A 1300 mètres d’altitude, Châteauneuf d'Entraunes se niche au pied d’une de ces falaises, le collet de Sen.

JUILLET2013-1639.JPGLe val d’Entraunes est finalement ceinturé au nord par une puissante barrière de hauts sommets, entre 2500 et 3000 mètres d’altitude. Constitués de grès d’Annot, roche ocre et rose du tertiaire, ces véritables châteaux forts naturels s’enflamment au lever et au coucher du soleil pour un spectacle sans cesse renouvelé… Hiver comme été, c’est le royaume privilégié des bouquetins et des marmottes.

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Les glaciers, au Quaternaire, ont achevé le paysage d’aujourd’hui en sculptant la roche: ce sont des vallées en auge, des cirques suspendus, des verrous glaciaires, des moraines et des lacs. L’homme a su en profiter, il s’est installé sur des replats pour les cultures et, encore aujourd’hui, entretient des prairies de fauche et d’immenses pâturages pour ovins et bovins.

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les couches de marnes noires


 Nous arrivons maintenant à Villeneuve d'Entraunes pour faire une petite pause café. Ce bourg alpestre, dépendant de la commune d'Entraunes est situé à 7km en amont de ce village. Presque déserté pendant l'hiver à cause de la température rigoureuse qui sévit dans ces régions, le hameau se compose d’une quinzaine de granges bâties sur le versant méridional d'un mamelon verdoyant. L'aspect de ces habitations entourées de prairies est des plus pittoresques.

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Les eaux du Var, qui naissent à un kilomètre environ au-dessus d'Estenc, coulent de tous côtés  au milieu du hameau et contribuent ainsi à communiquer aux prés et aux vergers environnants une végétation extrêmement vigoureuse. Ce territoire est divisé en deux parties bien distinctes, par une entaille rocheuse aux parois escarpées. Au fond de ce défilé, la rivière s'échappe bruyamment en cascades.

JUILLET2013-1814.JPGPuis tout doucement nous arrivons dans un lieu mythique pour les niçois de souche, le site ou le fleuve Var prend sa source. Ce fleuve niçois est connu pour être le seul de France à porter le nom d’un département qu’il ne traverse pas. Le Var prend sa source au pied de la montagne du Garret vers 1780 mètres d'altitude, un peu en amont du hameau d'Estenc.

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Ici commence le fleuve Var


 Le Var n’est la qu’un petit ruisseau qu’un enfant passe facilement et qui nous fait penser immédiatement au Mississipi avec la même particularité. La ressemblance s'arrête la bien sur, car le fleuve américain et son affluent le Missouri font prés de 6800km et atteint par endroit une largeur d’un kilomètre cinq cent.

JUILLET2013-1709.JPGC'est d'abord un mince filet d'eau qui rejoint vite le Ruisseau de Sanguinière qui drainait jusqu'ici les eaux du haut de la  vallée. Son parcours de 114 kilomètres s'achève dans la mer Méditerranée entre Nice et Saint-Laurent-du-Var. Le Var coule presque entièrement dans les Alpes-Maritimes à l'exception d'une brève incursion dans les Alpes-de-Haute-Provence à Entrevaux. Une anomalie française, car à l'époque, on aurait du débaptiser le département du Var qui n'avait plus aucun sens.

JUILLET2013-1707.JPGPlus que quelques kilomètres avant d'arriver au sommet de la Cayolle, on passe devant la dernière habitation connu qui se trouve être un gite et  refuge: Le refuge de la Cantonnière (alt. 1845m) a été bâti à la fin du XIXème siècle pour héberger les cantonniers, préposés à la construction de la route du Col de la Cayolle qui devait être inauguré plus tard par le Président Raymond Poincaré.

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Le refuge de la cantonniére

 

Cette route présentait différents intérêts : stratégique, pour sa proximité avec l'Italie et la liaison entre les vallées du Var et de l'Ubaye; et touristique, avec la route des Grandes Alpes, propice au cyclisme et à l'automobile. Aujourd'hui propriété du Parc national du Mercantour. Installé au-dessus du hameau d'Estenc sur un vaste plateau glaciaire au beau milieu des bosquets de mélèzes et des prairies de fauche, le refuge de la Cantonnière a été construit avec les matériaux environnants: pierre de grès d'Annot pour les murs et bardeaux de mélèze pour la toiture et les façades.

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La source du Var commence par ce point d'eau


 Enfin nous arrivons devant la borne interdépartementale du col de la cayolle, nous sommes à 2326 mètres d'altitude et nous allons rejoindre la vallée de l'Ubaye et la ville de Barcelonnette la mexicaine, mais cela est une autre histoire ....

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Nous entamons le descente sur l'Ubaye

 

                                DIAPORAMA DE LA BALADE


  

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Published by freerider06 - dans comté de Nice

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