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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 07:54

photos-2010b-0369.JPG A deux pas de Saint Jean Cap Ferrat et faisant suite à ma visite le matin de la villa Ephrussi, je continuai ma route vers Menton pour grimper sur l’un de ces fameux villages perchés du comté Niçois.

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 Du bord de la mer au vieux village, l'histoire est partout présente pour le plus grand bonheur des amateurs de vieilles pierres, des passionnés d'architecture ou des nostalgiques de la Belle Epoque. Le village perché, couronné par son donjon, situé à 225 mètres d'altitude, dans un cirque montagneux que domine le mont Agel est remarquable. L’ensemble de Roquebrune constitue le seul spécimen, existant en France, des châteaux dits carolingiens, embryons de ceux élevés deux siècles plus tard et qui marquèrent l'apogée de la féodalité.

photos-2010b-0387.JPGL'histoire a laissé ses traces. Le village médiéval et son château, l'église Sainte-Marguerite, l'éclat argenté de l'olivier trois fois millénaire, la grotte du Vallonnet et le Cabanon de l'architecte « Le Corbusier » en sont les plus vibrants témoignages.
Le faste des demeures semblables à des palaces nous rappelle qu'ici, têtes couronnées, écrivains, artistes, sont venus chercher l'inspiration et le repos. On a pu y rencontrer Sir Winston Churchill, Coco Chanel, Sacha Guitry, Jacques Brel, Silvana Mangano, Le Corbusier, Eileen Gray...

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 En 1115, le nom de Roquebrune (Roccabruna) apparaît pour la première fois dans un document des archives de Gênes : le Comte de Vintimille, seigneur du lieu, en fait hommage avec d'autres châteaux à la commune de cette ville qui a soumis ses ancêtres dans son expansion vers l'ouest. Gênes finira par s'approprier Roquebrune qu'elle fera administrer par un castellan (châtelain).

photos-2010b-0448.JPGLa grande république marchande, déchirée par les guerres civiles, voit la famille patricienne des Grimaldi s'expatrier et s'installer sur le rocher de Monaco. Charles Ier Grimaldi achète la seigneurie de Roquebrune en 1355, mais prise et reprise par les guelfes et les gibelins génois ou les seigneurs voisins (comtes de Tende et de Beuil), ses successeurs ne la possèderont pacifiquement qu'après 1507, année de la dernière grande expédition génoise pour reprendre Monaco. Du XVème siècle à 1792, Roquebrune formera avec Monaco et Menton un « Etat » qui, au XVIIème siècle, prendra le nom de Principauté de Monaco (Principatu de Munegu).

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 L'arrivée des troupes françaises à Nice en 1792 entraîne le rattachement de la Principauté au nouveau département français des Alpes-Maritimes.

Revenue en 1814 à son légitime souverain le Prince de Monaco, mais sous le protectorat du Roi de Sardaigne et du comté de Nice, Roquebrune coule des jours paisibles jusqu'en 1848. A cette date, une crise économique, jointe à la propagande sarde, entraîne une révolte de Roquebrune et de Menton qui font sécession. Les subtilités de la diplomatie transforment de 1848 à 1860 Roquebrune et Menton en villes libres. Napoléon III règle leur annexion définitive à la France par le traité du 2 février 1861 passé avec le Prince Charles III de Monaco.

photos-2010b-0437.JPGle plus viel olivier du monde.. 3 fois millenaire 

 

La nouvelle commune française, qui s'étend du torrent de Saint-Roman à celui de Gorbio, passe rapidement d'une économie rurale à une économie basée sur le tourisme. Le développement du Cap Martin attire, pendant les hivers de la "Belle Epoque", les infortunées impératrices Eugénie et Elisabeth d'Autriche (la Sissi chère au cinéma).

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  Le Château quand à lui fut construit en 970 par Conrad 1er, Comte de Vintimille, en vue de défendre la frontière ouest de son domaine féodal et de prévenir un retour offensif, terrestre ou maritime, des hordes sarrasines qui parcouraient encore trop souvent ce secteur.
La forteresse comprenait alors tout le village. Au XVème siècle, les Grimaldi augmentèrent la puissance militaire de ce donjon. Les ruelles, pleines de caractère, où il fait bon flâner, présentent les aspects typiques d'un village médiéval.

photos-2010b-0502.JPGSur le chemin de Menton, se dresse un des arbres les plus remarquables .Les racines apparentes de ce Mathusalem d’olivier s'étendent sur vingt mètres.
Peut-être amené par les Phéniciens il y a 3000 ans. Hanotaux qui habitait Roquebrune le fit admirer à ses invités : Clémenceau, Poincaré, Briand.  Cet olivier est considéré comme l'un des plus vieux arbres du monde.

Je continue ma route sur GORBIO qui ne s'impose pas au visiteur tout de suite, GORBIO se mérite, se découvre, il faut le regarder dans ses détails, ses vieilles dates gravées, ses portes en ogives, ses fenêtres géminées et puis s'asseoir au pied du vieux château sur la placette, être réceptif un instant... et sentir à quel point ce lieu a conservé son âme.

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 Dominant la mer, à seulement 7 kms de Menton, place forte des Comtes LASCARIS de VINTIMILLE  ce petit village est, de l'avis des amateurs, resté un des plus authentiques de la Région. GORBIO du fait de sa situation excentrée, n'est pas un lieu de grand tourisme, pourtant riche de nombreuses ruelles, porches, impasses, placettes, a conservé son cachet d'antan. Gorbio est un pays de langue nissarte à l'opposé de Menton, Roquebrune et Monaco qui sont de langue monégasque. Ce village a été transformé en commanderie templière par le comte Ottone II de Vintimille, à laquelle il donna le nom d'Agerbol, ce nom désigne toujours un avant-poste fortifié d'époque médiévale.

photos-2010b-0497.JPGLes familles Lascaris, Isnardi,  De Gubernatis,  Raimondi,  Corvesi,  Alziari,  Guigliotti y tiennent tour à tour des parts de seigneurie. Depuis 1388, le comté de Nice appartient aux comtes puis ducs de Savoie. Gorbio suit alors la destinée du comté de Nice et est rattaché à la France en 1860. En 1793 Anna Maria Lantiéri se distinguera dans la résistance contre les forces d'occupation françaises. Résistance qui avait pour nom Barbétisme. Au musée du Risorgimento de Turin on trouve trace d'un Alessandro de Gubernatis de Gorbio, sergent dans la brigade Pinerolo. Vous avez pu remarquer souvent la mention du comte de Vintimille dans mon article. Cette ville maintenant italienne était l’une des places importantes de l’ancien comté de Nice.

 

                        DIAPORAMA DE LA BALADE


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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 14:15

photos-2010b-0291.JPG Située entre Nice et Monaco, la Villa Ephrussi de Rothschild est un magnifique palais entouré de célèbres jardins, dominant la Méditerranée. La Villa Ephrussi de Rothschild, appelée aussi Villa Ile-de-France, est un des plus beaux palais de style Renaissance de la Côte d'Azur construit sur le sommet du Cap Ferrat.

La villa et ses jardins sont classés au titre des monuments historiques. En 1883 Béatrice de Rothschild, fille du baron Alphonse de Rothschild, épouse à 19 ans le banquier milliardaire Maurice Ephrussi.

photos-2010b-0281.JPGEntre 1905 et 1912 elle fait construire la « Villa Ephrussi de Rothschild » inspirées des plus somptueux palais renaissance italien de Florence et de Venise sur le sommet du Cap Ferrat à Saint-Jean-Cap-Ferrat, haut lieu de villégiature très à la mode des plus importantes fortunes d'Europe et d'Amérique du Nord d'alors. Grande voyageuse, elle fait le tour du monde et fait appel aux plus illustres marchands d'art de l'époque pour meubler sa villa et trouver les plus belles pièces multiculturelles et éclectiques pour ses collections d'art, sur le thème de sa couleur favorite, le rose.

photos-2010b-0050.JPGTableaux de maître, peintures du XVIIIe siècle, plafonds peints, boiseries, tapisseries d'Aubusson, dont des portes du palais impérial de Pékin, tapisseries de Beauvais, importantes collections de faïences de Castelli et de porcelaines de la manufacture royale de Sèvres, également collectionnées par d'autres membres de sa famille. La villa surplombe la Méditerranée comme un navire entourée de neuf jardins à thèmes.

photos-2010b-0097.JPGJardin à la française, jardins espagnol, jardin florentin, jardin japonais, jardin de Sèvres, jardin provençal, jardin exotique, jardin lapidaire.100 variétés de roses dont l’une porte aujourd’hui le nom de la Baronne. Vestiges archéologiques, patios, pergola, cascades, bassins, palmiers, parterres fleuris, jacinthes d’eau, papyrus géants, bambous ... Allez ! Je gare ma moto sur le parking de la villa et je vous fais découvrir cette merveille.

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Commençons par les jardins :

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  Le jardin de Sèvres


Orné d'éléments architecturaux, ce jardin est visible depuis la salle à manger de la villa. Assurant la transition avec le reste des jardins, il prolonge la terrasse et surplombe des volières intégrées sous des tonnelles. Des ibis blancs, un olivier, des orangers, un cèdre rampant y évoluent entre les pergolas ...
J'y  ai pris mon thé avec un nuage de lait !

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Le jardin espagnol

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Les murs ocre et les arcades du jardin espagnol créent une ambiance orientale. Aux grenadiers succèdent les Strelitzia Reginae, dont les étranges fleurs aux pétales en pique, bleues et orange, évoquent des têtes d'oiseaux tropicaux. Composé d'une grotte fraiche,d'une pergola et d'un canal empli de plantes aquatiques , c'est l'un de mes préférés.

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Le jardin florentin

 


Le jardin florentin lui fait suite, face à la rade de Villefranche. En son centre un grand escalier  en fer à cheval encadre une grotte aux philodendrons, jacinthes d'eau, papyrus géants, où se cache un ange de marbre. Il se prolonge par une allée de cyprés bordée d'abelias, de streptosolen,lantanas,senecios et raphiolepsis.Apres ça , si je suis toujours incapable de reconnaitre les plantes , c'est que je ne suis pas doué..

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 Le jardin lapidaire, Jardin de Fleurs

 


Ce jardin de fleurs abrite des éléments architecturaux qui n'avaient pas trouvé place dans la maison. Quelques gargouilles, des nains de pierre cohabitent ... Azalées, fushias et hortensias fleurissent dès le printemps. Un figuier nain rampant s'enroule autour des colonnes. Les fleurs donnent un aspect majestueux contrastant avec le vert de certains autres jardins.

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  Le jardin japonais


Entièrement restauré en 2003, grace au mécenat de la télévision Nippone, le jardin japonais "Cho-Seki-Tei" - qui signifie " jardin où l'on écoute tranquillement l'agréable bruit des vagues au crépuscule "  dissimule une rivière qui serpente jusqu'à un bassin de carpes, surplombé d'un cèdre pleureur et de bambous. Ce n'est tout de meme pas mon préféré !

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  Le jardin exotique


Par un jeu de petits sentiers et d'escaliers, on pénètre dans le jardin exotique. Sur ce pan de rocher très abrité, s'entremêlent les diverses espèces d'agaves, à feuilles lisses ou épineuses, les figuiers de Barbarie, les grappes orange des fleurs d'aloès. Les fleurs sont peu présentes dans cette espace, plutôt à tendance vert. Cette fois ci j'adore !

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La roseraie


Au dessus de la mer, la roseraie s'étend sous un petit temple hexagonal. On y admire une centaine de variétés de roses différentes : les " Pierre de Ronsard", les " Amours de Peynet ", les " Johann Strauss ", la princesse de Grace... Ce jardin de fleurs sublime l'espace de jardin de la propriété. Les couleurs des fleurs jaillissent sous une lumière majestueuse. Je suis un peu déçu, car je pensais découvrir une rose à mon nom ... et pourquoi pas ! Il y a tellement de Giordano dans le comté de Nice.

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Le jardin provençal


Pour rejoindre le jardin à la Française, le visiteur doit cheminer par le jardin provençal à travers les oliviers, les cyprès, les glycines, les buddleias, ou les lavandes,ses bouquets de polygala et ses agapanthes entouré de plantes aromatiques... Plusieurs petits chemins rejoignent le temple de l'amour . Le temple de Soso en fait !

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Le jardin à la Française


Ce lieu offre aux amoureux de l'art une vue unique sur le somptueux palazzino de Béatrice. Les grands bassins du jardin à la Française, fleuris en été de lotus et de nénuphars, les pelouses, ornées de pots à feux classiques et de grands vases renaissance italienne ainsi que la Terrasse du Levant où sont exposées des sculptures catalanes, terminent la promenade. Malheureusement au moment de ma visite , les jardiniers composaient le nouveau theme autour des bassins. J'ai eu droit tout de meme aux fontaines musicales. Un must !

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 En été, les jardins sont le cadre de concerts et de pièces de théâtre qui offrent aux visiteurs un moment rare de dépaysement et de divertissement. Le palais Beatrice ... une visite indispensable lors d'un sejour sur la Cote d'Azur.

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                              DIAPORAMA DE LA VISITE 


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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 18:34

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En Nissart, puis traduction en Français :


Lou festin dei cougourdoun pilha lou sieu noum dóu mercat que si debanava sus la plaça de la gleia denan lou mounastèri de Cimies. Lou cougourdoun es lou noum nissart dounat à la frucha d’una planta de la familha dei cougourda. Aquestou lieume que noun si pòu manjà, vengut en lou nouòstre paìs au sècoulou 16, siguet fouòrça lèu adoutat dai nissart per li siéu qualità particulièri.

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Impermeable après avé secat au soulèu, es souven utilisat couma aise de couhina. Aqueli fourma ouriginali animon lu mesteirant d’art. Souventifès pintat, es finda entalhat de moutiéu geométricou e d’entressadura que li dounon una dimensioun estètica e decourouha. Lu musicant descuerbon ensin en aquèu lieume pas couma lu autre, una fouòrça capacità musicala. Countinua d’ensouflà musicant e artista nissart que mantenon e revison la tradicioun dóu cougourdoun.

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Le festin des “Courgourdons” tire son nom du marché qui se tenait sur la place de l’église devant le monastère de Cimiez. Le “cougourdon” est le nom niçois donné au fruit d’une plante de la famille des cucurbitacées. Ce légume non comestible, introduit dans notre région au XVIe siècle, fut très vite adopté par les niçois pour ses qualités propres. Imperméable, après avoir séché au soleil, il est souvent employé comme ustensiles de cuisine.

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Ces formes originales inspirent les artisans d’art. Souvent peint, il est aussi gravé de motifs géométriques ou d’entrelacs lui donnant une dimension esthétique et décorative. Les musiciens décèlent aussi dans ce légume atypique un fort potentiel musical. Il continue d’inspirer musiciens et artistes niçois qui perpétuent et revisitent la tradition du “cougourdon ”.

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Des siècles que cela dure et que le rituel enchante des milliers de Niçois. Ils y viennent souvent en famille, un ballon ou un « pilou » dans la main, un drap ou une couverture pour s’allonger dans l’herbe au milieu de l’une des plus belles oliveraies de la cote d’azur. Accessoirement, la glacière et la paire de boule complètent le tableau.

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En ce dernier dimanche de Mars, les uns cherchaient déjà l’ombre et d’autres n’aspiraient qu’au soleil dans les jardins de Cimiez, la ou Louis Armstrong, Dizzy Gillespie, Django Reinhardt, Charlie Mingus, Herbie Hancock  ont écrits les plus belles pages du jazz en Europe.

DSC_0323.JPGpic nic au milieu du roi des arbres

Tandis que sur la place du monastère et sur la scène du parvis du musée Matisse, les groupes folkloriques s’embarquaient pour des pas de danse et des aubades.
Coté « ripailles » passage obligé par « l’échaudé » ou la fougassette. Et coté curiosité, débauche de cougourdons, bien sur. Car c’était le jour ou jamais pour sortir les courges non comestible, vidées et séchées pendant l’hiver.

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A peindre, à décorer en objets usuels voire même en instruments de musique prêts à fonctionner ou bien en appareil photo comme celui que me présentera Yves Rousguisto célèbre artiste Niçois qui m’a fait l’honneur de me dédicacer une étonnante photo prise à partir de son cougourdon d’appareil.(voir photo article précedent)

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Yves Rousguisto fabrique ses objets à partir d'éléments cueillis dans la nature ou cultivés dans son jardin. Puis il expose leurs aventures entre Vence, Amsterdam, Alexandrie, Nice, Weggis, Arte Sella, Rome, Marseille, Naples, ou Paris. L'habile Niçois a transformé les cougourdons en fabuleux instruments à vent, à cordes, percussions, réalisés dans la plus grande tradition de la lutherie populaire niçoise. plasticien-musicien ces expositions sont partout dans le monde admiré par les plus grands spécialistes du genre.

DSC_0272.JPGla ciamada nissarda -le plus beau des groupes folkloriques

Puis tout d’un coup, c’est l’énorme surprise, en me retournant pour prendre en photo une jolie Niçoise de l’academia et sans faire de bruit, je tombe nez à nez avec deux ministres venus célébrer ensemble cette pittoresque fête Niçoise.

DSC_0330.JPGmaman en est sure ! la releve est assurée

Sans aucun doute, un gros coup de pub pour le maire de Nice contesté par l’ensemble des vrais Niçois qui lui reprochent de vouloir anéantir la culture du pays sous les ordres du pouvoir parisien. On assiste tous médusé quand Frédérique Mitterrand le ministre de la culture entonne l’hymne Nissart « Nissa la Bella » au moment de la remise de la gerbe au monument aux morts grâce au texte confié par son collègue de l’industrie .

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On est tous heureux aussi d’avoir entendu les premiers mots de ce ministre* atypique : « Quelle beauté ici … c’est extraordinaire ! « les yeux grands ouverts quand il découvre la vue imprenable depuis le fort du Mont Alban.
« Je voulais depuis longtemps visiter tous les lieux culturels de Nice. Je me rends bien compte qu’une journée ne suffira pas et j’ai hâte de revenir très vite dans ce pays magnifique. » Nice est candidat pour 2013 pour être capitale culturelle de l’Europe.

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Mais la plus grande fierté du peuple Niçois est ce challenge international qui représentera la France dans le monde pour les traditions Folkloriques de chaque pays à travers la planète. De Johannesburg à Sao Polo, de Singapour à Tokyo, de Moscou à Stockholm, de Montréal à Los Angeles, de La Paz à Barcelone, la Ciamada Nissarda  s’apprête a porté le sourire, les fleurs, le ciel bleu et le soleil de Nice à travers le monde culturel. On souhaite bonne chance à cette troupe qui consacrera Nice comme la plus belle capitale culturelle d’Europe…

DSC_0343.JPGfarandole niçoise improvisé avec les fifres de li barragnas

Mention spéciale aussi à la jolie Aurélie Basso qui présentera toutes les animations et les spectacles en langue Niçoise traduit ensuite en Français par son compére Gilles Roches.

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Une belle equipe jeune et dynamique qui prouve que la jeunesse du "pais Nissart" s'investit complétement ..... Aurelie est une Niçoise de 26 ans, elle a appris le nissart de la bouche de son grand-père ou elle l'enseigne à présent à l'école bilingue "La Calandreta".

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les couleurs des costumes changent pour le haut pays Nissart. Ici celui de la parpaiola de Drap


Sans oublier l'orchestre "Li Barragnas" qui a mis une ambiance de folie avec fifres et tambours. D'ailleurs le public ne s'y est pas trompé en dansant la farandole sur le parvis Matisse. Lou Festin Dei Cougourdon c'est la fete gaie , joyeuse , ensoleillée par excellence ! le vrai bonheur de Nissa la Bella ....
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* aprés mes articles avec mes petites anecdotes , voici celui avec la phrase culte  du jour dite par un ministre de la culture: Frederico Mitteranni.
"Ce serait bien que Tim Burton vienne un jour ici,car il y a dans l'histoire de Nice quelque chose de légendaire qui pourrait tout à fait stimuler son imagination."

Monsieur le ministre vous avez oublier que les plus grands realisateurs ont deja tourné à Nice : De frederico Fellini à Alfred Hitckock , de Claude Autant- Lara à Visconti personne ne resiste à Nissa la Bella ..... Issa Nissa

             DIAPORAMA DES FESTIVITES


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17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 15:20

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Cougourdon est le nom méditerranéen du fruit d'une plante grimpante de la famille des Cucurbitacées. Ils se distinguent des autres courges par la couleur de la fleur (blanche), par la pollinisation nocturne et non diurne, par un pédoncule très solidaire du fruit ainsi que par une déshydratation naturelle très facile. Il est léger, très solide, imputrescible.

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Introduit dans la région niçoise au 16 ême siècle, la culture se répandit très vite grâce au climat méditerranéen. Quelques graines, un peu de terre, de l’eau, notre doux et généreux soleil de la côte, l'inégalable savoir faire de dame nature et nous voilà témoin du formidable...

DSC_0002.JPGLe cougourdon est à Nice ce que le soleil est à la terre. Ce cucurbitacée  a su trouver sa place dans le cœur de tous les niçois et rare sont ceux qui n'en n'ont pas encore un chez eux. Traditionnellement tous les nouveaux habitants se voient offrir un cougourdon par ses hôtes en guise de bienvenue. Il est une  coutume niçoise qui perdure chaque année, le 25 mars, depuis des siècles, sur la colline de Cimiez : Le Festin des cougourdons (Lou Festin dèi Cougourdon).

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Le festin des Cougourdons est associé à la fête religieuse de l’Annonciation (Anounciada) qui célèbre l'annonce par l'archange Gabriel à Marie qu'elle sera la mère du fils de dieu. Son nom lui vient du marché qui s’établit à cette occasion sur la place devant l’église du village. Ce marché propose aux pèlerins des "courgourdons", c’est à dire des cucurbitacées non comestibles, de formes curieuses et de tailles diverses, séchées durant l’hiver puis vidées de leur chair et de leurs graines.

DSC_0091.JPGl'église Notre-Dame-de-l'Assomption


Ces cougourdons devenaient alors des récipients tous usages appréciés des Niçois dans la vie quotidienne: louches, gourdes, mesures, etc... Son écorce, après une petite manipulation, devient imperméable et elle a la particularité de conserver la température du liquide contenu : c'est le premier thermos naturel ! Les anciens nissart racontent que les paysans les remplissaient de vin et les emmenaient dans les champs.

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Leurs formes bizarres, dont certaines portent des noms (la maravilha, la bachourla, etc) ont encouragé leur décoration, de plus en plus raffinée, par gravure ou peinture.  On trouve sur de très grosses pièces, de somptueuses représentations de paysages niçois. Les plus belles sont attribuées à Fe Sauvaigo, peintre local. Grace à lui, on se rend  mieux compte de l'évolution, dans le temps, de Nissa la bella.

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Une des plus anciennes, peinte en  1903, représente le monastère de Cimiez. Une coutume est née et aujourd'hui encore la tradition perdure. Chacun y va de son coup de  pinceau et de son imagination  pour enjoliver li pichoun dou paìs.

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Les mélomanes niçois ont tout de suite compris que les cougourdons avaient un formidable potentiel musical. Ils l'ont alors transformé en de multiples instruments aux  tonalités  aussi diverses que variées, leurs qualités de résonance, aménagées par diverses techniques de sculpture et d’harmonisation les ont fait utiliser comme des instruments à vent ou à percussion par des orchestres improvisés. Ces orchestres étaient dénommés "la vespa" (l’abeille), car le son d’ensemble s’apparente facilement à un bourdonnement grave.

DSC_0072-copie-1.JPGles jardins du monastere de Cimiez


Suspendus à une branche d'olivier, bercé par le vent, ses doux balancements rythmaient  et faisaient   s'écouler les belles journées ensoleillées... Une info importante pour tous ceux qui ne connaissaient pas la signification de l’ancêtre du scooter  (la vespa) et de son bruit si particulier.

DSC_0266.JPGles buffets gratuit du festin des cougourdons

On trouve aussi sur le marché une spécialité culinaire liée à cette fête, lou chaudèu (l’échaudé), sorte de brioche en double couronne parfumée à la fleur d’oranger ou à l’anis et décorée d’une coquille d’œuf maintenue par deux traits de pâte en croix, allusion à la fois à la renaissance printanière de la nature, à la proximité de Pâques et à la Résurrection du Christ.

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Le festin des Cougourdons était aussi l’occasion de rendre publics les griefs que les couples, ayant vécu, reclus au foyer, la longue cohabitation de l’hiver, voulaient vider. Il porte donc encore le surnom de festin des Reproches. Une fois ces griefs exposés, sans violence autre que verbale, devant tout le monde, le public invitait le couple à la réconciliation, les différends étant purgés, à l’occasion des festins des Mais.

DSC_0073.JPGdans les jardins du monastere toujours libre d'accés

Dans une ambiance bercée par les danses et les chants folkloriques traditionnels, producteurs, artistes et amateurs de cougourdons se retrouvent sur la plaça de l'iglésa (gleia) où flottent les odeurs enivrantes des nombreuses spécialités niçoises proposées à cette même occasion: Pan Bagnat, Pissaladière, lou  chaudèu, socca, panisses, tourta de blea, merda dé can, quiques, porchetta, trouchia, pichade, ganses, fougassettes etc ….

DSC_0019-copie-1.JPGles personnages niçois dessinés sur les cougourdons

Mais c’est dans un prochain article que je vous parlerais des animations faites par les troupes Niçoises qui mélangent traditions païennes et festivités religieuses des rameaux.  Avec la participation de : la Ciamada Nissarda, Nice la Belle, Lou Careu Niçart, Li Barragnas, La Parpaiola et nos invités de toujours la Savoie et le Piémont……

DIAPORAMA DU FESTIN DES COUGOURDONS


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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 11:29

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Exemplaire unique par la taille et l’importance historique, le Trophée des Alpes est une des merveilles du patrimoine architectural des Alpes-Maritimes, il domine depuis 2000 ans la Méditerranée de façon majestueuse !

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Le Trophée a été construit, il y a plus de 2000 ans exactement -6 avant Jésus-Christ, en l’honneur d’Octave Auguste. Cet Empereur Romain, fils adoptif de César, avait ramené sous la domination de Rome 45 tribus celto-ligures des Alpes qui refusaient de se soumettre à Rome. À la mort de Jules César, la plus grande partie des Alpes échappait à la domination romaine.

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La Gaule et l'Espagne étaient conquises, mais entre elles et l'Italie, des peuplades insoumises menaçaient constamment les communications de Rome avec ses positions transalpines. Octave Auguste le neveu de Jules César, entreprit de mettre fin à cette situation. Il paracheva et rendit définitive la conquête, commencée par son oncle.

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Il fallut plusieurs décennies à Rome pour conquérir le peuple ligure alors que la Gaule fut conquise en quelques jours. La Ligurie est un territoire qui comprenait les Alpes Maritimes actuelle, la riviera italienne, le nord est de l’Italie, la Corse et la Sardaigne. Les Alpes Maritimes furent déjà un département crée par Rome.
L’édifice rénové au début du 20ème siècle, impressionne encore par ses dimensions. A l’origine, celles-ci sont incroyables : le monument fait plus de 35 m de côté et la statue d’Auguste repose à 50 m du sol !

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Ce monument unique dans tout l’Empire romain, a participé à l’héroïsation de l’Empereur Octave Auguste.  Il est miné le 4 mai 1705, par ordre de Louis XIV. Quand la guerre entre la France et la Savoie a repris, Louis XIV ordonna la destruction de toutes les forteresses de la région, et le fit ainsi partiellement exploser.

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Sa reconstruction partielle fut entamée par des archéologues au début du XXe siècle.La pierre calcaire nécessaire pour ériger le Trophée d'Auguste a été extraite de la « carrière romaine », située à environ 500 mètres de là, où l'on peut encore voir les traces des sections de colonnes découpées dans la pierre.

DSC_0050.JPGLa principauté de Monaco est surplombé par le trophée des Alpes


Les restes du Trophée sont donc  pratiquement détruits. Le site devient alors une
véritable carrière à ciel ouvert. Les pierres serviront, en autre, à la construction de notre église San-Michele.
La base principale faisait 35 m de longueur, la 1re plate-forme 12 m de haut, la rotonde comptait 24 colonnes et la statue d’Auguste trônait à 50 m de hauteur. Le trophée restauré mesure actuellement 35 mètres de hauteur.

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Traditionnellement, les trophées sont dédiés aux divinités de la victoire. Le trophée d'Auguste s'inscrit dans le paysage d'un sanctuaire voué à l'Héraclès Monoïkos, d'où découle le nom de Monaco. Auguste est ainsi assimilé à Héraclès-Hercule, demi-dieu promis à l'immortalité après la réalisation de ses douze travaux.
Il obtient également le titre d’Auguste (réservé aux dieux), et les dignités de Grand Pontife.

DSC_0182.JPGles cabri surplombant le port Hercule de Monaco

La Turbie est située au point culminant de la Via Julia Augusta, qui conduisait de Gênes à Cimiez (sur les hauteurs de Nikaia), à 450 m juste au-dessus de Monaco, sur le promontoire de la Tête de Chien. Il marquait la frontière entre l'Italie et la Narbonnaise, plus tard repoussée au fleuve Var.

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En 1865, cinq ans après le rattachement du Comté de Nice à la France, le Trophée fut classé monument historique. Sur les nombreuses inscriptions du site: Sur une pierre une inscription qui rappelle les frontieres d'autrefois. L'itineraire d'Antonin nous indique que le lieu ou il fut construit se nommait "Alpes Summae" (Alpes Maritime) il fait suivre ce nom avec cette mention: "Usque hue Italia , hine Galliae"( jusqu'ici l'Italie , au dela la Gaule).

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Faire une promenade à l’intérieur du village de la Turbie, c’est faire un voyage dans le temps et faire aussi un voyage dans l’histoire médiévale de notre région. Chaque pierre, chaque rue a une histoire. Et à qui sait les écouter, elles livreront les secrets de ce  village exceptionnel sur la route du baroque Nisso-Ligure.

 


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Published by freerider06 - dans comté de Nice

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