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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 07:37

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4 jours de fetes pour le jumelage de Nice et de Papeete, mais aussi une grande nuit festive sur la promenade des Anglais appelé plus intimement par les Niçois « la prom ». Soirée fastueuse sur le bord de mer qui a tout d’abord commencé par la course des porteurs de fruits Tahitiens organisée dans le cadre de la semaine tahitienne qui scelle en terre nissarte le récent jumelage entre Nissa et Papeete. Une course aussi spectaculaire que rigolote. Mais attention ! Les candidats prenaient cela aux sérieux.

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 On faisait tout d’abord chauffé les muscles et le camphre parfumait les jardins Albert 1er. Les coureurs se préparaient et s’entrainaient avant la course qui allait opposer Tahitiens et Niçois.Une traditions polynesienne, à la fois sportive. Il faut porter 30 kilos sur environ un kilometre. A ce petit jeu la, les polynésiens sont les plus fort et notre meilleur Niçois finira troisième ,ce qui est vraiment honorable pour quelqu’un qui découvre ce sport. Puis ce fut les démonstrations de danses par de jolies vahinés qui ont déambulé toute la soirée le long de la prom’ alternant chaussée nord et chaussée sud.

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Pendant ce temps la, les orchestres installés sur les chars continuaient à déverser leurs flots de musiques les plus diverses sur six scènes mobiles qui changeaient de places toutes les heures entre le Negresco et le palais de la Méditerranée. Un hôtel comme le Royal avait même décidé d’offrir une soirée cabaret sur sa terrasse avec un Rae Rae de Tina Turner. L’asphalte de la prom’s devenait une énorme et longue piste de danse ou plus de 500000 milles personnes ce sont amusés sans discontinuer. Nice is Magic ! Nice is the best of the best.

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Quand aux stands du village Tahitien du théâtre de verdure, ils ont attiré la foule jusqu’a minuit. Au moment où je rédige mon article, il y aura ce soir la soirée « Unighed » de David et Cathy Guetta et je n’ose imaginer l’ambiance délirante qui s’en suivra. Mais revenons à cette journée et cette soirée qui s’est traduit par de nombreuses animations entre les démonstrations de « comment mettre un paréo » ou bien « comment décortiquer une noix de coco » pour ensuite fabriquer le monoï.

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Le Monoï ! Une institution polynésienne. Les noix de coco mûres sont ramassées, fendues dans les 48 heures pour en recueillir l’amande qui est mise à sécher au soleil pendant une semaine. Placées dans des sacs de jute les amandes, sous le nom de coprah, sont expédiées à l’huilerie de Tahiti. Broyé en farine, chauffé à 125°, le coprah est alors pressé et donne une huile de première pression. L’huile est raffinée, stockée dans des cuves. Après une dernière filtration on obtient le monoï qui peut être parfumé avec d’autres extraits d’espèces végétales récoltées localement (vanille, frangipanier, ylang-ylang, santal...).
Bien sur tout au long de la journée les groupes de musiciens et de percussionnistes polynésiens animaient plusieurs secteurs de la ville. Sans oublié les Vahinés qui sont le point de mire des spectateurs.

photos-2010a-0231.JPGPlace maintenant à une autre course mythique, celle en pirogue tahitienne ou « va’ a » entre la plage du centenaire et le port de villefranche sur mer.
Autant vous dire tout de suite  que les participants à cette course ne sont pas des gringalets ! Plutôt le genre armoires à glaces. Car pour propulser en mer une pirogue de 13,50 m de long et 130 kilos minimum à la vitesse moyenne de 14 km/h, il en faut des bras …

photos-2010a-0018-copie-2.JPGTout ca pour vous dire que la « Tahitienne va’a Nice » qui vous est proposée dans le cadre de la semaine tahitienne, ce n’est pas du folklore. La course est d’ailleurs inscrite au calendrier international de « va’a » et aligne quatre champions du monde sur les 138 rameurs qui prennent le départ !
Autant vous dire que l’équipage Niçois à fort à faire….

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Les corps tendus, muscles bandés, le bruit des pagaies dans l’eau, le soleil de plomb implacable, l’effort. Les pirogues tahitiennes fendent la mer, vingt trois équipages qui filent dans la baie des Anges. Ils sont venus du bout du monde pour participer à cette épreuve, d’Italie notamment, de Sardaigne notre ancien pays, d’Allemagne, mais aussi beaucoup d’équipages Français, de perpignan, de Toulon, de Nice bien sur !

photos-2010a-0079.JPGIls ont pris la mer après avoir dit une prière en Tahitien. Des Anonymes, mais aussi beaucoup de champions, des médaillers olympiques, des champions du monde dans leur discipline. Tous avaient à cœur de battre les insurmontables polynésiens dans cette course marathon d’une incroyable puissance.

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Mais la victoire  fut sans surprise et les Tahitiens ne donnèrent aucune chance aux autres équipages. On a même pu se rendre compte que la grande bleue était leur jardin marin tellement leur puissance a été fulgurante.  Comme quoi la technique est Reine et il ne suffit pas de bâtir une équipe Niçoise constitué de champions pour gagner un titre. L’équipe Niçoise était constitué de Johanna Daumas , championne du monde de Triathlon, Marc Raquil , champion du monde d’Athlétisme, Christophe Saioni champion de ski, Guillaume Nery recordman du monde d’Apnée et Mickael Meloul champion du monde de Taekwondo. Autant vous dire que l’équipage tahitien a été « énorme ».

photos-2010a-0223.JPGLes Niçois ont donné rendez vous l’année prochaine car les liens avec les tahitiens ont été eux aussi énorme. On est heureux de faire des choses avec Papeete, heureux que le rapprochement entre nos deux villes et nos deux pays ne soit pas seulement un rapprochement sur papier mais un vrai échange.
D’ailleurs je peux vous dire que ce rapprochement ne c’est pas fait que sur papier avec votre serviteur, mais j’ai pu apprécier plusieurs spécialités locale comme ce vin de Tahiti et plus particulièrement ce vin blanc de corail.

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C’est un vignoble d’exception unique au monde, situé sur un atoll corallien, la vigne pousse au milieu d’une cocoteraie en bord de lagon tropical de Rangiroa. La vendange prend le bateau avant de rejoindre le chai. Les récoltes sont aux nombres de deux par an. Je l’ai gouté, c’est incomparable à ce qui existe par ailleurs, indescriptible. Le Blanc de corail est brillant comme la pleine lune sur le  Pacifique, le nez de ce vin blanc élégant et fin s’ouvre sur des notes exotiques et minérales de mangue, d’ananas, et de banane confite.

photos-2010a-0064.JPGDe subtils arômes de lychee et de papaye complètent ce tableau en deuxième nez. Expressif et complexe, l’attaque est franche en bouche. Le rosé est tout aussi complexe et fin. Vin unique au monde qui présente lui aussi un trait d’union des similitudes avec le vin Niçois, le bellet et son cépage unique en France : la Fuëlla nera totalement inconnu des vignerons des autres régions viticoles françaises.

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Une autre spécialité que l’on pouvait rencontrer sur la plage du centenaire par exemple, ce sont les massages tahitiens pratiqués par Titaina et  Fateata, modelages du corps à l’huile de monoï garanti anti stress. Des artisanes ? Oui ! De vrais doigts de fées…

photos-2010a-0242.JPGLe dimanche s’est terminé avec un « Tamure Marathon » ou toute la communauté Tahitienne de France avait fait le déplacement pour ce spectacle impressionnant. On voyait des Tahitiens de partout dans le centre ville de Nice. Tous les intrépides danseurs se sont essayés à cette compétition enjouée. Le principe est très simple : toutes les volontaires peuvent se présenter. Hommes ou femmes s’inscrivent, se voient attribuer un numéro, enfilent un paréo et doivent tenir quatre heures. L’ambiance étant extrêmement chaleureuse. Vivement l’année prochaine que cela recommence, nos amis polynésiens, nous ont fait passer une semaine remarquable.

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Car entre les deux pays, il y a une évidente communauté de vie et de destin : une culture, une langue, une économie organisée autour du tourisme, le soleil ! C’est comme si la fleur de tiaré se mariait avec le jasmin.  Mais les deux fleurs ne sont elles pas de la même famille que le gardénia. Alors quoi de plus logique se rapprochement entre ces deux destination de rêve…

              DIAPORAMA DE LA JOURNEE TAHITIENNE


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Published by freerider06 - dans comté de Nice
25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 16:12

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L’archipel compte en outre Moorea avec ses pics volcaniques qui se reflètent dans les eaux tranquille de son lagon séparé seulement par 17 km de Tahiti ou encore la célèbre Bora Bora dominant l’irréelle beauté de ses eaux poissonneuses.

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Accueillants, genereux, humoristes et gentiment moqueurs pourraient se définir les polynésiens, une similitude encore partagé avec les Niçois, il suffit de voir un sketch de notre Noëlle Perna dit Mado la Niçoise pour s’en convaincre. Les polynésiens sont de très bons vivants ! Au moindre prétexte, ils empoignent tambours et « ukulélé », dansent à perdre haleine et se retrouvent à déguster des mets succulents autour d’un four tahitien. Pas la peine de vous faire un dessin avec la cuisine Nissarte et la festa qui s’en ressort dans chacun de nos festins. La cuisine Niçoise, c’est la cuisine du soleil et de la joie de vivre venant de la terre et de la mer.

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Profondément attaché à leur « fenua », leur pays avec ses lagons et l’océan qui l’entoure, les polynésiens adorent les heures passées en pirogue à pêcher ou a rêver prés du récif sur la houle de l’océan. Chez le Niçois, on appelle cela « avoir la nissartitude ».On échangera volontiers les pirogues avec nos « pointus ».
Ils sont quelques 264000, les habitants des iles de la Polynésie Française à perpétuer ce style de vie. La moitié d’entre eux  habite aujourd’hui Tahiti, a Papeete, capitale grouillante d’activités et dans sa périphérie.

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Pourtant leur société, pluriethnique, compte seulement 63% de polynésiens de souche, 20% de demis (polynésiens européen chinois) 12% de metro et 5% de chinois. Mais l’esprit polynésiens, avec ses valeurs et ses activités traditionnelles est si fort que tous, naturellement, l’on adopté. Pour l’instant à Nice, nous en sommes encore loin, mais les vrais Niçois du LRLN se chargent de faire perdurer les vieilles traditions du countea de Nissa face à une population majoritairement etrangere.

photos-2010a-0205.JPGEntre ciel et vagues, entre mer et montagnes, tout comme le pays Niçois, les iles polynésiennes sont un paradis de la faune et de la flore. Impossible de vous citer pour chacune des deux régions les espèces endémiques présentes, pour certaines unique au monde comme dans le Mercantour et la vallée des Merveilles, je remplirais bien vite mon article de plusieurs centaines de noms scientifiques. Pour l’histoire du peuple polynésien, ce serait une véritable saga fantastique comme l’histoire de la cité azuréenne plusieurs fois millénaire. On notera bien sur la date historique du 05 Aout 2010 qui marque le jumelage des deux destinations de rêve….

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Bien sur ! Le blog de « maimiti »  pourrait vous en parler beaucoup mieux que votre serviteur, puisque notre amie du blog à des liens très étroits avec cette région d’outre mer. Je lui demanderai simplement de me pardonner les erreurs ou les oublis que j’aurai pu omettre en parlant de son pays qui est le sien car pour mon compte, je le découvre au travers de ce jumelage.

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Car, c’est au source du sacré que plongent les racines de la culture polynésienne tout comme celle de Nice. Aux temps anciens, la création artistique était un acte religieux comme la musique, les spectacles, les danses et mêmes les festins menés par les « arioi » caste aristocratiques de prêtres artistes qui allaient d’iles en iles. Véritable explosions de couleurs et de grâce de jeunes filles magnifiques parés de fleurs et de feuilles exécutent avec ferveur les figures rituelles de leurs ancêtres, hymne à la joie, à la beauté, à l’amour qui trouve son apothéose dans le « heva » les grandes fêtes de juillet.

photos-2010a-0149.JPGUne énième similitude avec « lou festin des Mai » à Nissa ou les jolies Niçoises de la Ciamada Nissarda  qui représente  la France  se sont mêlée aux groupes polynésiens. Haka, tamouré, chants traditionnels, farandoles ont contribué à mettre une ambiance du tonnerre partout en ville de la place Garibaldi au centre commercial Nice étoile, des jardins Albert 1er à la Promenade.

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Elles sont couronnées de fleurs et vêtues de robes à volant aux couleurs chatoyantes, elles ont des doigts de fées et de l’imagination à revendre. Ce sont les artisanes, ces femmes qui savent façonner des merveilles avec tout ce que l’abondante nature offre de fibres, fleurs, perles, coquillages, parfums et … d’inspiration que l’on a pu découvrir dans le marché polynésien de Villefranche sur Mer. Un marché haut en couleurs comme seul celui de Nice Saleya peut vous l’offrir en métropole. Mais c’est uniquement à Tahiti que l’on trouvera la « Poe Rava » la perle noire, la légendaire perle des lagons polynésiens, l’incomparable joyau que se disputent les plus grands joailliers de la planète.

photos-2010a-0071.JPGSa forme et ses rondeurs expriment la sensualité d’un corps de femme. Un don divin se nommant « Te Ufi » fille d’Okana, l’esprit du corail et de Varo l’esprit du sable. Et Dieu sait comme elles étaient belles les jolies tahitiennes qui se sont installées autour de ma moto et qui ont pris la pause dans un sourire à faire chavirer le plus insensible des bikers. Les dames ne seront pas lésées, car les polynésiens et leurs larges tatouages impressionnants ont ravi de nombreuses Niçoises et touristes de passage. Car cet art est bien d’origine polynésien dérivé du mot « tatau » qui signifie « frapper » ou « répéter » de manière continuelle.

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Un art sacré perçu comme un habillement, un langage, un symbole de pouvoir et un titre de gloire….. Hérité des Dieux, le tatouage était porteur de pouvoir surnaturel et allait bien au delà de la vie terrestre. Le tatouage est en Polynésie le symbole d’une identité choisie et valorisée.

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L’identité culturelle voila un terme cher à notre comté avec qui nous pouvons comprendre aisément celui du peuple Tahitien. C’est en continuant ces belles traditions que nous pourrons continuer à rêver de ces merveilleuses destinations qui resteront des lieux idylliques à tout jamais, car ici nous sommes dans le sud et quand la légende dépasse la réalité, on publie la légende que ce soit à Nice ou à Tahiti.

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De partout c'est la fete , on trouvait des gens qui dansaient sur la plage,dans les jardins Albert 1er, la promenade des Anglais. Des tahitiens et des Tahitiennes, des Niçois et des Niçoises aux couleurs du soleil, des jeunes et des moins jeunes, des chants et des cris de joie..... C'est Tahiti en baie des Anges !

POUR REVOIR LE PREMIER EPISODE C'EST : ICI

         DIAPORAMA DE LA JOURNEE TAHITIENNE


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Published by freerider06 - dans comté de Nice
20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 23:00

photos-2010a-0001.JPG Ce sont deux villes mythiques, plurietniques, ancrées dans un passé trois fois millénaires pour l’une et perdu dans la nuit des temps pour l’autre…
A 18000 kilomètres l’une de l’autre, chacune dans son hemisphere, dans ses eaux, dans son cadre de montagne, leur comparaison et leur similitude est passionnante parfois étonnante, un rien incroyable, je découvre des nombreux traits d’union.

photos-2010a-0363.JPGLe jumelage de Nice et de Papeete est l’aboutissement d’une déjà très longue histoire entre les deux peuples de la mer et de la montagne. Vous avez pu lire dans mes articles, oh combien Nice est ouverte au monde, oh combien les Niçois ont parcouru les terres lointaines et notamment le « héros des deux monde » Guiseppe Garibaldi ; du Brésil à l’Uruguay, de la jeune république des Etats Unis à l’Argentine, l’Europe entière ….

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Des liens divers, multiples et solides se sont établis entre la victorieuse cité millénaire au passé prestigieux, cinquième ville de France et la petite ville Tahitienne de 26000 habitants capitale du territoire français aux ancêtres polynésiens immémoriaux. Toutes proportions gardées, nos deux cités présentent de nombreuses similitudes. La communauté tahitienne sur la cote d’Azur est la plus importante de France. Entre autres, les deux villes ont une vocation touristique. Elles possèdent un patrimoine historique unique et cherchent à le préserver tout en le valorisant. Elles partagent le même attachement aux valeurs traditionnelles d’accueil et de convivialité.

photos-2010a-0145.JPGClin d’œil symbolique à la promenade des Anglais de la part de la municipalité de Papeete, il y aura désormais une petite cousine aux antipodes. L’une des rues de la ville polynésienne sera rebaptiser « promenade de Nice ». C’est un grand honneur que fait le peuple Tahitien au peuple Niçois.
photos-2010a-0020-copie-2.JPGC’est l’histoire d’un jumelage  qui remonte à la nuit des temps pour ces deux lieux qui font rêver le plus grand nombre de gens dans le monde: Tahiti et la Cote d’Azur, la Riviera et la Polynésie deux icones du tourisme de rêve.
Au départ il y a une baie, ligne pure, l’une des plus belles du monde ; et une rade, dans une ile des plus mythique. Chacune dans ses eaux. Méditerranée pour l’ancienne Nikaia et Pacifique pour la resplendissante cité du bout du monde. L’une dans son cadre montagneux des Alpes, l’autre dans son volcan polynésien. Toutes deux synonymes de paradis, nature somptueuse, généreuse, jardins de fleurs et de fruits, climat clément, heureux, chaleur, beau temps, soleil ardent, lumière intense.

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Leur renommée touristique remonte à la même époque à quelques années prés. Elles sont toutes les deux sources d’inspiration d’artistes, ecrivains, peintres, cinéastes sans autre équivalent en France pour la ville de métropole. Leur union avec le pays actuel s’effectue presque au même moment. 1860 pour Nice et 1880 pour Tahiti et l’établissement d’un protectorat.  Aujourd’hui ces deux terres sont un collier de perles éblouissantes pour le prestige du pays qui les a annexés.
L’une sur les pentes d’un volcan ou se creuse des vallées et des monts recouvert de végétation ou se distinguent le taro, le cocotier, l’arbre à pain. L’autre entre la mer et les Préalpes ou trône l’olivier « l’arbre immortel » l’arbre méditerranéen par excellence parmi les orangers, les citronniers, les mimosas.

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De cette cote du sud du continent européen jusqu'à cette ile du monde insulaire océanien dans le pacifique sud, des liens s’élaborèrent après l’évolution des deux pays. La constitution des différents royaumes, de différents états dans l’un ; l’établissement d’un protectorat, la décolonisation, l’autonomie dans l’autre. La première rencontre entre les deux cultures se fit au siècle des lumières, au cours des voyages autour du monde qu’entreprirent de nombreux niçois à la recherche de la terra incognita australis. Deux mondes, deux ethnies se découvrirent.

photos-2010a-0104-copie-1.JPGEntre Nice et Papeete, des correspondances, des associations, des transmissions se multiplièrent. Des Niçois se sont installés à Papeete comme la fille ainée de la légendaire Helene Barrale, des tahitiens vivent à Nice en grand nombre. Parmi les nombreux traits d’union, certains descendants des Pomare, les derniers rois de Tahiti s’établirent à Nice. Deux sociétés maritimes aux origines les plus anciennes, aux techniques de navigation, aux etoiles, aux nuages, aux couleurs de la mer continuent le trait d’union. Deux peuples de navigateurs, mais aussi de cultivateurs à l’origine, chasseurs-cueilleurs nomades. Parce qu’ils avaient un système d’irrigation pour leurs tarodières, les polynésiens sont même qualifiés d’horticulteurs. Tels sont encore, les Niçois dont les fleurs sont célèbres à tout jamais pour la parfumerie …

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Deux peuples pour qui le sens de l’hospitalité est ancestral et perdure. Il est spontané et la porte des vrais Niçois s’ouvre, grande, devant l’étranger qui se présente (j’ai encore fait la connaissance d’une Iranienne qui tient boutique face aux jardins et ce n’est que du bonheur cette ouverture d’esprit). Cette tradition de l’accueil prend source dans l’hospitalité antique qui allait de l’offre de nourriture, l’hebergement, les dons…. Le mot hospitalité vient du latin. Une tradition apprise par mes parents, grands Parents, arrière grands parents Niçois, Breillois, Mentounasc,Grassois,Corse …. Son équivalent tahitien est le « haere mai tamaa » qui signifie viens manger, phrase adressé à toute personne qui passe devant le foyer. Pareil pour le don qualité marquante du tahitien qui aime vous offrir ce qu’il a, même quand il a peu.

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Les deux langues sont un facteur primordial de ces deux cultures, les identités niçoises et maohi en découlent. Les nationalismes s’en réclament… Le niçois n’est pas un dialecte, le reo maohi n’est pas une langue morte indigène. Et si tous les deux ont été interdits par l’état colonial, ils n’ont pas disparu. L’attachement des Niçois à leur langue subsiste, est manifeste avec l’hymne « Nissa la Bella » chantée avec emotion, avec FIERTE (j’insiste), à l’issue de toutes manifestations officielles. Le reo maohi est la langue des ancêtres qui s’est transmise sans interruption malgré les interdictions de génération en génération. L’histoire des 2 pays est faite de conquêtes  par des puissances ennemies, de guerres et de rivalités entre clan ou bien entre pays voisins avant d’être tout les deux annexés dans la nation Française.

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Parmi les passagers des bateaux à vapeur, cargos mixtes au charme suranné ou modestes paquebots qui faisaient escales dans le port de Papeete, certains tracèrent des liens entre Nice et Papeete. Certains de ces voyageurs sont anonymes, restés dans l’ombre, d’autres célèbres ont marqué leur époque. C’est le cas d’Henri Matisse, le plus illustre de ces traits d’union, la dynastie des pomare,  Romain Gary, Jacques Médecin, d’Helene Barrale une icône Niçoise, Michel  buillard le maire de Papeete, tous sont amoureux de  ces deux villes, tous vous diront que ce sont les deux plus beaux endroits du monde avec une conviction absolu, avec une conviction certaine.

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Pour moi cela a été des rencontres magiques et chaleureuses, notamment une belle amitié qui s’est instauré pendant cette semaine avec la plus tahitienne des Niçoises, sa mère Helene Barale était une légende à Nice, elle est elle-même devenu une légende à Tahiti. Grande amie de Jacques Brel, Paule Laudon est docteur en chimie, œnologue, passionnée de montagne et de peinture, Paule vit depuis 1966 à Tahiti. Profondément impliquée dans la vie locale, elle y est reconnue comme femme d'actions et d'entreprises dans le domaine culturel et sportif, et comme écrivain. Ses derniers livres publiés : Tahiti et ses îles. Matisse, le voyage en Polynésie, Tahiti-Gauguin. Mythe et vérités, C'était hier autour de l'Hôtel Tahiti, Montagnes à Tahiti. 

photos-2010a-0348.JPGPassionnée de montagne elle a escaladé son 1er Mont Blanc en 1965, 1er Aorai en 1966 et 1er Orohena en 1970.
Elle a participé à des fouilles archéologiques à Huahine et Papenoo avec Maeva Navarro. Pendant 20 ans, elle sillonne les vallées, les crêtes et les plateaux avec les chasseurs de chèvre et Henry Jay.

photos-2010a-0118.JPGHélène Barale sa mère était exceptionnelle, volcanique, intransigeante, qui prônait les valeurs ancestrales et l'amour du travail jusqu'à l'excès, qui pétillait de bon sens, d'humour, de réparties fulgurantes... sa vie qui fut rude, simple, et vraie avec les plus modestes comme avec les plus grands de ce monde ; son célèbre restaurant, lieu magique, temple des traditions niçoises, musée d'art populaire, à la folle ambiance, son quartier de Riquier et le " petit peuple " d'antan , et Nice, sa ville, à laquelle elle voua un véritable culte.

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Dans le prochain épisode, nous parlerons  de la culture Tahitienne et de sa géographie. Ne le manquez surtout pas ! Ce sont les couleurs de la joie de vivre, du bonheur et du soleil, même dans la difficulté, dans l’adversité certains peuples gardent le bonheur sur leur visage, ce sont les peuples du soleil …

         DIAPORAMA DE LA JOURNEE TAHITIENNE


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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 10:30

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Si notre département des Alpes Maritimes est réputé pour sa route du mimosa, celui des Alpes de haute Provence présente quelques similitudes, tout d’abord  avec la montagne bien sur, puis sa faune et sa flore si particulière. Mais en tout premier lieu, c’est surtout le pays de la lavande avec son célèbre plateau de Valensole. Le départ est donc donné de Grasse en compagnie de Jean Louis du site Lumitra, pour retrouver ensuite au péage de Fréjus amis Varois et Niçois avec une traversée de ce département ou nous avons encore vu toutes les plaies béantes et les stigmates de cette catastrophe qu’ils viennent de subir. Nous traversons Trans en Provence et Draguignan avec un pincement au cœur pour se diriger vers Salernes la capitale de la faïence puis Aups qui est réputé dans toute la région pour son célèbre et très attendu marché aux truffes noires.

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gorge du Verdon à l'entrée du village de Quinson

 

Le village a conservé dans son patrimoine quelques vestiges historiques intéressants du XI° au XVI° siècle : remparts, ruines de château fort, tour de l'horloge, collégiale gothique... Ensuite, nous continuons notre route sur Quinson qui se trouve déjà dans le « 04 ». C’est notre second arrêt avec celui de Salernes. Cette fois ci, ce ne sera pas pour la « pause café », mais pour l’apéro devant le regard médusé des gendarmes à qui nous avons adressé « une bonne santé » en levant nos verres de « pastaga » lors de leur passage devant nous.

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apéro sur la place de Quinson

 

C’est qu’en plus des motos, nous avions notre véhicule d’assistance qui comprenait glacières, bouteilles fraiches, glaçons, biscuits apéritif et tout le piquenique à venir….. La commune de Quinson fait partie du parc naturel régional du Verdon. Le village est surplombé au nord par le plateau de Valensole, alors qu'au sud s'étale devant lui une vallée étroite qui se termine dans les basses gorges du Verdon.

photos-2010a-0043.JPGEntre les deux, un petit lac tout à fait charmant et plus paisible que celui de sainte Croix pour les canoéistes et les kayakistes en cette période estivale. Nous reprenons la route direction Riez et le plateau de Valensole. Fondée au 1°siècle, c'est la plus antique cité des Alpes de Haute Provence, on l'appelle Riez la Romaine. Vous pourrez découvrir le riche passé de ce village à travers les vestiges de différentes époques, gallo-romaine, médiévale puis renaissance. Mais c’est en arrivant au village d’Allemagne en Provence que nous sommes conquis par son château.

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chateau d'Allemagne en Provence

 

Aujourd’hui entouré d'un écrin de verdure et soigneusement entretenu, le Château d'Allemagne-en-Provence demeure l'un des rares spécimens les plus représentatifs du style Louis XII et il est l'un des Châteaux les mieux préservés de cette région de France. L'étymologie du nom Allemagne est controversée. La localité apparaît pour la première fois dès 429. Elle est à nouveau citée au XIIIe siècle, sous la forme Armagnia. Selon des spécialistes, il est indiscutable que le nom de la localité est formé sur celui de l'ethnie des Alamans et perpétue le souvenir d'une colonie installée avant les grandes invasions. L'autre hypothèse avancée est que le nom du village n'a rien à voir avec la Germanie, mais vient d'une déesse gauloise de la fertilité (Alemona) vénérée par une garnison romaine installée sur le site de l'actuel château.

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  Lac de Quinson

 

ll est déjà 12h30 et nous devons trouver un endroit pour le pique nique ce qui sera bientôt fait dans un parc de Greoux les Bains. Je sais, on ne se refuse rien ! Greoux est une charmante petite ville réputée pour la qualité de ses eaux thermales et entourée d'une splendide nature de champs de thym, de lavande et de romarin. Ne manquez pas les ruines prestigieuses du château des Templiers, ni les thermes troglodytiques, déjà célèbres dans l'antiquité.

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pic nic dans le parc de Greoux les Bains

 

Enfin, nous arrivons dans la vaste commune de Valensole presque 13000 hectares, deuxième de France après Arles. Le plateau de Valensole est un des lieux réputés du patrimoine naturel. Situé à 600m d’altitude, il fait la transition entre canicule méditerranéenne et frimas alpins. De fin juin à mi juillet, à l'époque de la floraison de la lavande, sur les collines et les plateaux, illuminés de soleil, tous les sens sont en émoi... L'air embaume... un parfum enivrant, le regard se perd sur cet océan de "lavande».

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champ de lavande sur le plateau de Valensole

 

Les lavandes et les lavandins sont des plantes vivaces de la famille des labiacées. Médicinales et aromatiques, elles se plaisent en sol sec et rocailleux. La "lavande fine" ou vraie, se rencontre à l'état naturel ou en culture sur les collines sèches entre 600 et 1500 mètres d'altitude et donne une espèce raffinée, très appréciée pour ses qualités aromatiques. Elle bénéficie d'une AOC "Huile essentielle de lavande de Haute-Provence". "L’aspic", espèce commune pousse à l'état naturel jusqu'à 600-800 mètres d'altitude. Son essence très camphrée est utilisée dans les peintures et les vernis.

photos-2010a-0059-copie-1.JPGLe "lavandin", espèce hybride, croisement de lavande vraie et d'aspic ne se reproduit que par bouture. Il donne une essence camphrée. Il est cultivé pour ses qualités de rendement et de résistance. Largement employée en pharmacie pour ses vertus thérapeutiques naturelles (cicatrisant, antiseptique, antispasmodique) l'essence de lavande est aussi très appréciée en parfumerie où elle apporte les senteurs fraîches et ensoleillées. L'essence de lavandin est plutôt utilisée dans l'industrie de la savonnerie et des détergents ainsi que pour de multiples usages ménagers. La récolte se fait en juillet/août, en pleine floraison ; après un séchage de 2 ou 3 jours, la lavande ou le lavandin cueillis sont acheminés vers la distillerie et les parfumeries de Grasse.

photos-2010a-0065.JPGLa récolte est maintenant mécanisée. Pour découvrir la coupe de la lavande de façon traditionnelle, à la faucille, vous pouvez aller sur la route des Gorges du Verdon, la ou aucun engin mécanisé ne peut accéder, vu les pentes très difficiles.
Le plateau de Valensole est l'un des lieux les plus importants de culture de la lavande. Par ailleurs, qui dit lavande, dit également miel de lavande : sachez que, grâce à celui-ci, la région a été reconnue "site remarquable du goût. Valensole vient de vallis et solis, "La Vallée du Soleil". Site remarquable du goût pour le miel de lavande, le plateau de Valensole est la plus grande étendue plantée de lavandins où les abeilles, captives de ces flagrances entêtantes, butinent exclusivement les fleurs bleues. Ha la la ! Que le sud de la France est merveilleux !!

photos-2010a-0077-copie-1.JPGLe paysage est une immense mosaïque de bleus et d'or. Un pays bleu comme le ciel que l'été purifie ici presque quotidiennement du moindre nuage. Bleu comme le sol aussi, entièrement colorié par les plants de lavande  où, à chaque détour de sentier, bercé par le  chant des cigales, l'on se prend à rêver de rencontrer, assise à l'ombre d'un amandier, la belle Manon des Sources. Car pour l'essentiel, les 30 000 hectares du plateau de Valensole, sont voués à la culture de ces lamiacées dont le parfum renvoie à des souvenirs d'enfance comme celui de ma grand mère qui à  une époque, pas si lointaine, où il était d'usage de placer dans les armoires à linge de petits sachets remplis de ces épis odorants afin de parfumer les draps et d'éloigner les mites.

photos-2010a-0069.JPGAujourd’hui encore, beaucoup confondent lavande et lavandin. Cultivés tous deux sur le plateau, ces deux plantes ont cependant des utilisations très spécifiques, propres à chacune d’elles. La lavande se caractérise par 2 espèces: la lavande « aspic » qui croît en dessous de 800 mètres, son essence est riche en camphre et elle fleurit au mois d’août et la « vraie », plus connue sous le nom de « lavande fine », que l’on trouve entre 500 et 1500 mètres d’altitude comme à Caussols au dessus de Grasse. Celle-ci est recherchée pour la subtilité de son parfum; elle est utilisée en parfumerie, en pharmacie et en aromathérapie. Surnommée « fille des Garrigues » elle fit dire au grand parfumeur Guerlain, « la lavande est un des produits les plus nobles et les plus merveilleux dont nous disposons dans l’arsenal des huiles essentielles »...

photos-2010a-0078.JPGLe lavandin quand à lui, est un hybride stérile résultant du croisement naturel par pollinisation des abeilles des deux autres espèces de lavandes. C’est vers 1930 que s’est propagée la culture du lavandin; beaucoup plus productif que la lavande, il donne entre 2000 et 3 000 kilos de fleurs par hectare.

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lac et village de Sainte Croix

 

Traversé ce plateau en moto est un pur moment de bonheur, de liberté et de plaisirs. Le plateau de Valensole est un lieu privilégié pour les peintres, les couleurs y prennent une dimension nouvelle, presque mystique. La chaleur a mis à rude épreuve motos et Bikers, mais l’immense beauté des lieux  nous a bien vite fait oublié cet inconvénient.

photos-2010a-0123.JPGEn redescendant du plateau de Valensole, il est presque obligatoire de prendre la route par Moustier Sainte Marie, l’un des plus beaux villages de France et celui de Sainte Croix dominant le lac du même nom. C'est le plus vaste des lacs du Verdon. Véritable perle du pays du Verdon, il bénéficie également d'une situation géographique exceptionnelle en étant au centre du parc naturel.

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les gorges du Verdon- le plus beau des canyons d’Europe

 

Avec le lac de Serre Ponçon dans les hautes Alpes, c’est le plus beau lac de France entrecoupé par les gorges du Verdon et ces gigantesques falaises. Nous reprenons la Route de Aups pour refaire la balade en sens inverse, sauf qu’à Salernes, nous passerons par Lorgues et Taradeau pour reprendre l’autoroute au Muy après avoir fait 400 kilomètres de pur bonheur , les free riders se quittent avec pleins de couleurs dans les yeux…

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7 août 2010 6 07 /08 /août /2010 19:39

photos-2010b-0101-copie-1.JPG Le Marquisat de Dolceaqua fut  un fief des comtes de Ventimiglia, avant de passer au XII siècle à Oberto Doria, le futur  vainqueur de la bataille navale de la Meloria  contre Pisa.  Tourmenté  par les luttes  entre  guelfes et gibelins et par les rivalitès  entre la famille Doria et la famille Grimaldi de Monaco, il se  mit donc  sous la protection  des Savoia et du countea de Nissa en 1524, qui l’ érigèrent  en marquisat (1652).

photos-2010b-0109.JPGL’agglomération, partagée  à moitié par le cours du Nervia, est reliée par un très élégant et léger pont médiéval  avec  une seule arche en dos d’âne de 33 metrès  de portée. Le pont, le château et le  quartier de la Terra, construit  en cercles tout autour du rocher, représentent bien la Ligurie médiévale. La Famille des marquis Doria s’est éteinte en 1902 et le château , passé à la mairie de Dolceacqua devient, une fois réstauré, un important centre culturel .

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 Passé Dolceaqua , je vous emmene dans les vallées de l’etrange et du surnaturel , connu comme le “Salem Europeen”. Virages apres virages en longeant le cours de la nervina ,on aperçoit le » borgo », niché au pied d’une montagne, on est tout de suite pris d'un léger frisson. Antiques et fières, les maisons adossées les unes aux autres ont défié le temps. Leur beauté sinistre se teint de mélancolie le soir au coucher du soleil…

photos-2010b-0122.JPGSur le versant Sud méditerranéen coulent de petits cours d’eau côtiers qui ont creusé de courtes vallées parsemées de très beaux villages très vivants comme c’est toujours le cas dans l’arrière-pays italien, bien préservés car il s’agit de vallées où l’afflux touristique demeure inexistant, bref, authentiques. J’arrive donc à Rocchetta Nervina avec à peine plus de  280 habitants, à 225 m au-dessus du niveau de la mer est un  vieux bourg  fortifié  appelé  en 1186 « Castrum Barbairae »  par les comtes de Ventimiglia,  il fut dévasté par le Marquis de Dolceacqua les “Doria”.

photos-2010b-0126.JPGEn 1559, avec le château du mont Abellio, qui  maîtrisait  les communications avec la Val Roja,  il passe  sous le controle des Doria. Rocchetta Nervina posséde  un  intéressant  système  défensif et elle est  reliée  aux voies d’accès à travérs deux ponts médiévaux en dos d’âne. L’église paroissial  de S. Stefano , du seizième siècle,  a été  rénovée  selon ses formes  baroques. Rocchetta Nervina vient de signer son rattachement culturel avec le comté de Nice pour réintegrer l’historique “comté” à l’occasion de la fete des cougourdons en 2009.

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 Je fais maintenant demi tour car Rochetta se trouve dans un cul de sac et je reprends l’itineraire de la vallée de la Nervia. Une petite halte à Isolabona pour entamer mon “casse croute” me permet de discuter avec quelques supporters de l’Inter de Milan. Meme si je suis Pro Juventus , j’apprécie leur compagnie simpatico !
Comme pour la France , l’italie à elle aussi un classement des “plus beaux villages”.  La ligurie en possede 19 et le piemont 11, mais Apricale est sans aucun doute sur le podium du top dieci !

photos-2010b-0132-copie-1.JPGBourg  médiéval ligure de la Vallée di Merdanzo  à 300 metres d’haltitude au-dessus du niveau de la mer, Apricale à une position panoramique exceptionnelle.  Appartenant lui aussi aux marquisats de Dolceacqua, il appartint tout d’abord aux comtes de Ventimiglia qui le vendirent aux Doria. En 1523 il fut rasé  par les Grimaldi de Monaco qui ensuite y exercèrent leur pouvoir avant d’etre a nouveau sous la protection des savoie et du countea de Nissa. Le milieu habité garde une partie des murs médiévals. Apricale  est peut-être une des localités les plus suggestive de l’ouest ligure.

photos-2010b-0145.JPGApricale est unique ! la belle place, avec une fontaine et des bancs de pierre gothique, est le cœur du village, entourée d'une agglomération d’étonnantes maisons, des ruelles, des escaliers, des comptoirs, des passages souterrains et des jardins. Particulièrement impressionnant est le réseau de vieilles ruelles en pierre ,sinueuses et étroites ,pavées reliés par des escaliers escarpés.

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  Certains de ces passages étroits, dits « Carruggi », s’entremêlent à un point que, même en plein jour, l’illumination artificielle est de mise. Enfin, Ici nous sommes dans le haut lieu de la gastronomie italienne, tout le long de mon parcourt, les senteurs olfactives surtout des oliviers sont impressionnantes. L’huile  vierge d’Apricale est d'une qualité exceptionnelle. La production locale se trouve être également la pate d'olive, les olives, le pesto, le miel d'acacia et le châtaignier.

photos-2010b-0155.JPGUn menu dans un restaurant/grotte d’Apricale commence par un apéritif de légumes farcis (fleurs de courgettes, gâteau vert, sardenaira), suivie d'un premier plat de raviolis (viande ou d'épinards à la bourrache) et Tagliarini au pesto, tandis que le second plat est un gigot d'agneau du pays ou un lapin aux olives cuites dans le vin ou encore un sanglier avec sa polenta Rossese accompagné bien sur du fameux vin local du même nom.

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  Ensuite viendra une farandole de fromages de chèvres et de brebis avec en dessert la fameuse  "Focaccia col Formaggio di Recco" une sorte de Fougasse fine dégoulinante de Straccchino, un fromage blanc, mou mais très gouteux et aux romarins.

photos-2010b-0161.JPGSi un jour vous voulez vous régaler de la sublime cuisine italienne, allez au Lagobin à Rocchetta Nervina, ou au Santo Spirito à Triora le restaurant de mes amies sorcieres ou encore à la Taverna Templare à la principauté de Seborga, vous ne serez pas déçu, je les ai tous les trois testé …. Passons tout ces délices culinaires pour continuer notre route sur Perinaldo. Attention ! Si vous êtes sujet aux vertiges, ne prenaient pas la route d’Apricale à Perinaldo car celle-ci est tellement étroite que les roues droites de votre voiture frôle le précipice …

photos-2010b-0178.JPGUn camion ne passe pas, tout juste une Fiat 500. Perinaldo est le pays natal de l’astronome Niçois Giovanni Domenico Cassini. On dit Niçois puisque celui-ci est né dans le comté de Nice à Perinaldo qui est un pays à la géographie et à la culture exceptionnelle que ce soit du coté Français ou bien Italien ……

 

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3 août 2010 2 03 /08 /août /2010 17:59

photos-2010b-0001-copie-1.JPG Avant de prendre la route de la vallée de la Nervia à la sortie de Vintimille sur la Route de San Remo, je monte dans le cœur historique de la ville frontalière pour prendre quelques photos. Car, personne ne connaît vraiment le quartier de « Alta ». Ici les touristes qui viennent à Vintimille ne connaissent que son marché et les contrefaçons vendu par des Africains à la sauvette…

photos-2010b-0007.JPGVentimiglia Alta est la partie la plus ancienne de la ville, et la partie qui est la plus riche en l'histoire: au sein de ses frontières se trouvent la cathédrale et le baptistère, le couvent, l'ancienne église de San Francesco, l'église de San Michele,  les  fortifications qui enserrent les murs médiévaux du 16e siècle etc.…. La Piazza della Cattedrale est le cœur monumental du quartier et il mérite vraiment un détour !

photos-2010b-0009-copie-1.JPGBien avant Bordighera, j’emprunte la route SP64 qui me conduit tout d’abord à Camporosso puis ensuite nous rentrons dans l’ancien comté de Nice Historique.
Les communes italiennes du Comté de Nice sont : Apricale, Dolceacqua, Isolabona, Perinaldo, Pigna et Rochetta-Nervina qui étaient dirigées par le marquisat de Dolceacqua.

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La riviere Roya se jettant à Vintimille

 

Si vous aimez les vieux villages gorgés d’histoire et que vous pensez avoir fait le tour de ceux de l’arrière pays niçois(France), venez flâner dans les « carugi » (ruelles en italien) de la très jolie Dolceacqua. Vous tomberez forcément sous le charme de son château médiéval ou de son pont en dos-d’âne enjambant le torrent de la Nervia.

photos-2010b-0043.JPGSitué à 8 km de Vintimille vous vous rendrez aisément dans ce petit bourg médiéval italien de la Vallée de la Nervia. Aussitôt arrivés, impossible de ne pas être happés par l’âme de ce village blotti contre le mont Rebuffao et traversé par la rivière.

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Aujourd’hui en ruines, le château de Dolceacqua a été construit dès le début du XIIème siècle. Au pied du château, vous pourrez vous perdre et vous faire les mollets dans les minuscules et très abruptes ruelles de la Terra, partie la plus ancienne du village. Les maisons, parfois hautes de six étages, s’imbriquent les unes dans les autres avec une vraie magie  architecturale. De l’autre côté du torrent, se trouve la partie la plus « moderne » du village appelée le Borgo et datant … du XVème siècle.

photos-2010b-0022.JPGEntre les deux, se dresse un magnifique pont en pierre à une seule arche, tellement romantique que plus d’un amoureux ont forcément dû y déclarer leur flamme … Il a inspiré Claude Monet qui l’a peint en 1884 en le qualifiant de « bijou de légèreté ».

photos-2010b-0037.JPGLes Comtes de Vintimille firent construire la première partie du château sur le sommet des rochers qui dominent stratégiquement le premier étranglement et la bifurcation de la vallée vers Rocchetta Nervina d’un côté et la moyenne et haute Vallée de la Roya de l’autre côté (française une partie), en contrôlant leurs accès. Le château fut acheté en 1270 par le génois Oberto Doria, le vainqueur des Pisans dans la bataille de la Meloria, et au cours des années suivantes il fut agrandi par ses successeurs. L’histoire de Dolceacqua s’identifie avec l’histoire de son château et de la Seigneurie des Doria, qui vante parmi ses nombreux personnages Caracosa, mère de l’amiral Andrea Doria. La dynastie, entrée sous la protection de la maison de Savoie, du comté de Nice puis du Royaume de piémont/Sardaigne depuis 1652 eut le titre de Marquis de Dolceacqua.

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 Plus haut, je vous mentionnais que ce pont était fait pour les amoureux et comme dans le comté Niçois Français ou Italiens les légendes et les histoires prennent souvent des tournures magiques ! Connaissez-vous l’histoire de la brioche « érotique » de Dolceacqua ?
Impossible de repartir de Dolceacqua sans la fameuse « Michetta », cette brioche qui porte en elle une grande tradition locale puisqu’elle célèbre la fin du «Jus Primae Noctis ».

photos-2010b-0071.JPGL’histoire raconte qu’en 1634, Lucrézia, une jeune fille qui venait de se marier avec un dénommé Basso refusa d’accorder sa première nuit au Marquis de Dolceacqua (de la famille Doria) qui avait institué lui-même cette vilaine coutume. Elle en mourut et le jeune mari, fou de douleur, jura de venger sa bien-aimée. Il réussit à s’introduire dans le château et menaça le Marquis pour lui faire abolir le « Jus Primae Noctis ». Il y parvint. Les jours suivants, un groupe de femmes imagina une brioche, la Michetta, en forme de sexe de femme, pour fêter leur libération. Depuis, tous les ans, cette victoire est célébrée le 16 août (la Festa della Michetta) par des chants, du vin Rossese et ces fameuses  brioches…

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On retrouve la même coutume à Breil sur Roya avec la fête de la « a stacada » contre le Bailli (les deux vallées sont cote à cote) et la spécialité locale se nomme : la crichente qui est une tendre brioche aux arômes de fleur d'oranger, citron et anis vert ." a crisenta en breillois ". Dans la seconde partie, nous continueront notre route vers les autres villages ligures de la vallée. La variété des paysages en peu de km de la mer à la montagne, le caractère exceptionnel des bourgs médiévaux, riches en atmosphère, monuments et œuvres d’art sont hors du temps et sont restés « dans leurs jus » comme on dit !

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 *Sur mes photos, on voit souvent ces drôles d’arcs maçonnés, (appelés aussi arcs de contraste ou encore arcs de confortement), au dessus des ruelles. Petit rappel de leur signification : Ces éléments ne sont pas construits n'importe où, ils vont de point dur à point dur, c'est à dire de plancher à plancher, ou de mur de refend à mur de refend. Cette technique très répandue en Ligurie et dans les Alpes-Maritimes, offre une relative souplesse et permet une meilleure transmission des contraintes horizontales au niveau des planchers. Grâce à ces liaisons, les immeubles ne se comportent plus comme des éléments isolés mais comme un ensemble de blocs dynamiques. Les villages ont été construits à l’époque de manière à mieux résister aux tremblements de terre.

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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 09:20

 

 

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Quand  plus de 2 500 moutons transhument de Caussols à Beuil.


Elles ont de petits cœurs bleus dessinés sur le dos ou bien une étoile rouge. À l'intérieur, une lettre. Celle que leur propriétaire a choisi d'apposer pour les identifier. Les 2 500 bêtes emmenées par Patrick Bruno ont quitté bruyamment, mardi 22 juin en fin d’après midi, le plateau de Caussols pour un périple de 180 kilomètres sur les hauts plateaux de l’arrière pays Niçois.

photos-2010b-0031.JPG  tous les soirs à l'heure du bivouac , il faudra refaire les enclots. Le loup rode...

 

Direction Beuil et ses plateaux d'herbes fraîches pour une arrivée prévue 6 jours plus tard. Une transhumance. Comme autrefois, comme aujourd'hui encore. Une tradition. Une passion aussi. Celle d'un berger de Caussols dans les Alpes Maritimes. Quasiment le dernier des Mohicans.

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Patrick Bruno le berger et Alain Zwahlen mon loc

 

  « Il y a longtemps qu'on va à pied... » Me lance Patrick Bruno, chapeau visé sur la tête, gilet fluo sur le dos, les yeux rivés sur son troupeau. Autour de lui, ses enfants, ses neveux et nièces, ses amis. Pour la première étape, ils sont venus nombreux, accompagner moutons, chèvres, chiens. Pour la suite du parcours, ils ne seront que six. Les plus téméraires. Les plus aguerris aussi. « Une transhumance, c'est de la Saint-Jean à la Saint-Michel ». Retour à la mi octobre, donc. Dormir à la belle étoile.

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toute la logistique dans les vehicules, Marion est sur tous les fronts, moutons et cuisine

 

Les fouets claquent. Les bergers  ou apprentis bergers sifflent, crient, courent. Les sonnailles, les cries des bergers, les chiens de conduite qui courent et c’est une marée laineuse qui glisse vers la route. L’aventure commence. Les chiens rabattent les indisciplinés, accélèrent le rythme, suivent à la lettre les instructions.

photos-2010b-0264.JPG  c'est le depart de la mairie de Caussols

 

« Il y a quatorze chiens mais ils ne travaillent pas tous les jours ! Comme ils n'arrêtent pas d'aller et venir, ils se fatiguent bien plus que nous ! Alors, on les laisse se reposer une journée dans un véhicule puis ils reprennent le lendemain ».Des véhicules ?

photos-2010b-0243.JPGCertains ont déjà filé vers le point d'arrivée, à l’endroit ou le bivouac et l’étape du soir doit se faire. Une caravane est attelée mais personne ne dormira à l'intérieur... « C'est le garde-manger » s'amuse Papy l’ancien restaurateur du village, maintenant à la retraite qui est rentré de Porto Vecchio exprès, « nous, on dort à la belle étoile ! ». Il rit. Papy et sa bonne humeur, c’est toute mon enfance que j’expliquais dans l’article sur Johnny Rivers.

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Papy de Caussols et Marion sont prét pour l'aventure 

 

« Ouh ! Celle-là, elle est terrible ! » S’exclame Marion, une jolie blonde très sympathique, en cavalant derrière une petite chèvre rebelle. C'est sa seconde expérience de bergère et, fouet à la main, elle tâche de faire montre d'autorité. Pas évident. « Il faut pousser, hein ! » s'égosille Emilie comme pour stimuler les novices. La nièce de Patrick, elle, n'en est pas à son coup d'essai mais cette fois, elle fait le parcours en entier.

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le plateau de Caussols et l'embut

 

Je revis Caussols. « Ce que c'est beau ! Ha ha ha ! On revit Caussols ! » lance une dame descendue de sa voiture pour regarder passer les milliers de bêtes, le sourire jusqu'aux oreilles et la larme à l'œil. Il faut dire que le spectacle n'est plus vraiment courant. C'est en camions que sont transportés la plupart des moutons pour le parc du Mercantour dans le haut pays Niçois.

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  Plus pratique, plus rapide. Mais ce n'est pas le choix de Patrick. « Le transport c'est une dépense ! On a dû vacciner le troupeau contre la fièvre catarrhale... Avec ce que ça nous a coûté, il est bien évident qu'on aurait pu payer des camions ! Mais j'ai préféré marcher... Je suis né avec un bâton de berger dans la main. Mes parents prenaient le même chemin... La passion, c'est aussi vivre cette expérience ».Et c'est la partager avec ses proches.

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sur la route de l'observatoire de la cote d'azur

 

Les paysages défilent. Le soleil se perd petit à petit derrière les sommets. « On n'avance pas vite... » S’inquiète Angelo, ancien berger, en tête de cortège. La chaleur. Les animaux y sont sensibles. Un peu plus tard, ils retrouveront un bon rythme. Nawal, aubergiste à Caussols, pour la première fois de la partie, se soucie, elle, des brebis qui boitillent. La fatigue commence à se faire sentir. La randonnée touche à sa fin. Demain, il faudra repartir. Laisser des courageux en route et poursuivre. Patrick Bruno en tête. Comme toujours. « Il faut être un peu marteau pour faire ce métier ! » Ou bien être tombé dedans tout petit...

photos-2010b-0025.JPGAmoureux indécrottable du Mercantour et de ses moutons, Bernard Bruno, 42 ans, a repris, au printemps dernier, le chemin des alpages. Comme depuis vingt ans et à pied. La crise du carburant est passée par là. Après huit mois passés, à Caussols sur les hauts plateaux de l’arrière pays  Grassois (Alpes-Maritimes), l’éleveur a regagné sa ferme de Saint-Vallier-de-Thiey, où il élève un troupeau de plus de 1000 bêtes. « Si on y va à pied, c’est aussi parce qu’on aime ça, même sans la hausse du gasoil, j’y serais allé à pied ».

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Le berger perpétuant, avec quelques collègues, une tradition au parfum suranné. Avec ses amis et sa sœur, convaincus de la transhumance à pied, ils ont mené 2500 bêtes, là haut sur la montagne. Entre lui et le mouton, c’est une telle passion qu’il en oublie parfois sa vie de famille. « Eleveur depuis l’âge de 14 ans, je tente de convaincre mes deux jeunes enfants de 9 et 11 ans de prendre ma suite ».

photos-2010b-0434.JPG  la releve est assuré par les pitchouns du berger

 

Président du syndicat ovin des Alpes-Maritimes depuis 1998, il dit « que le métier est dur, qu’il ne compte pas ses heures, et qu’il paye peu ». Aussi, les candidats sont rares. Traité de fou par ses amis, persuadés qu’il vit le bagne, il rétorque qu’il a le métier dans la peau. Malgré le loup et le Lynx qui pointe leur nez et décime les troupeaux. (Début juin 25 moutons ont été tue par les loups dans l’arrière pays Grassois).

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 La transhumance est la migration périodique d'une part du bétail de la plaine vers la montagne ou de la montagne vers la plaine. Les archives du Comté de Nice font état de contrats passé au début du XIVe siècle, entre des montagnards et des éleveurs. Les premiers ayant rapporté au pays les troupeaux des seconds.
Du latin trans au-delà et humus la terre, la transhumance se poursuit depuis des millénaires ; elle en est devenue presque sacrée. Les transhumants ne marchent pas pour la coutume ou le folklore, mais pour leur travail. Une marche lente et irrégulière, exigeant une attention de tous les instants (2km/h).

photos-2010b-0303.JPGDe solides gaillards à la peau tannée à  barbe noire ou blanche et chapeau de feutre vissé sur la tête parcourent les chemins vers les alpages du Mercantour. Des hommes et des femmes courageux, fiers de leurs pays et de leurs traditions, complètement à l’opposé des tocards de l’équipe de France de foot. Ici on a , à faire à des hommes, pas à des « clampins » du ballon rond ! Qui referont la route inverse au mois d’octobre avec le risque possible d'orages violent et tout ce que cela peut comporter de danger.

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Christian Raibaud de la ferme de la celle qui fait des promenades à cheval pour les amateurs 

 

 La transhumance est un moment très spécial de l’année. Nous parcourons presque 200 kilomètres en sept jours, tantôt sur la route, tantôt sur des drailles (du Niçois drayo, sentier). Chaque jour il faut faire manger les brebis, mais aussi les chiens et les hommes. Chaque soir il faut trouver un endroit avec de l’herbe, un point d’eau et une configuration de terrain qui permette le pacage des bêtes, mais aussi un parking pour les voitures accompagnantes. Ça demande une logistique sans faille " me raconte Alain (le locataire qui habite à l’année le chalet que je possède à Caussols).

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l'eglise Saint Lambert du XIIe siecle de Caussols

 

De plus c'est un métier, un vrai métier. Les chevelus de mai 68 ont tous voulu avoir un troupeau de moutons. Comme le travail était épuisant et la mortalité (faute de soins éclairés) trop forte ils ont rejoint les cités administratives, pour rentrer dans le rang des penseurs et des ronds de cuir en costard cravate qui donnent des leçons de morale aux manuels et aux vrais travailleurs.

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passage par la draille

 

La transhumance ovine se pratique dans les deux sens. En ce début du XXIème siècle, ce sont 600 000 ovins qui montent en estive dans les Alpes du Sud (Mercantour, Ubaye, Haut Verdon) ainsi que dans les montagnes méridionales du sud du Dauphiné (Vercors, Briançonnais) et 100 000 ovins qui descendent l’hiver de la montagne vers les plaines.

photos-2010b-0123-copie-1.JPGLes Alpes niçoises affichent des affinités piémontaises par l'élevage bovin, tout en gardant leur caractère méditerranéen par le maintien de troupeaux locaux de brebis et de chèvres. La tradition n’est pas prête de s’arrêter.

Sans Caussols, le pays Grassois ne serait pas ce qu'il est aujourd'hui. Le plateau etait le grenier du bassin Cannois et  sa flore est l'une des plus importante d'Europe. Le botaniste Louis Poirion preconisait , il y a deja quelques decennies , la creation d'un parc regional qui selon lui serait une chose unique en Europe.Une geologie et un spectaculaire relief Karstique le plus typique de France et le plus grand d'Europe.

photos-2010b-0412.JPGUn nombre extraordinaire de fleurs , l'une des moyennes les plus elevées de notre continent. Dans les Alpes Maritimes,par manque de curiosité,par routine,par indifference,nous avons trop souvent oublié notre grenier,avec toutes ses immenses richesses,le grenier de nos anciens situé dans le moyen et le haut pays,pour ne nous tenir que dans les salons d'apparat de la cote. Caussols nous donne l'occasion de retourner aux sources , de retrouver un coin paisible à moins d'une heure des plages ou il fait bon respirer, rever et aussi s'instruire.

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Demandez à Edith et Pascal de la chevrerie du bois d'Amon de nationalité Belge venus s'installer depuis quelques années,une qualité de vie incomparable ne les fera plus jamais changer d'endroit...

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Une superbe ambiance familiale ou le soir autour d’un feu de camp tout le monde déguste la soupe au pistou faite par la jolie Marion de chez "Magic Poney". Dommage que je n’ai pu rester avec eux,une autre invitation m'attendait, ce sera certainement pour l’année prochaine. C’est  aussi cela la cote d’Azur, une terre de paradoxe et une terre de tradition…

 

DIAPORAMA DE CAUSSOLS ET DE LA TRANSHUMANCE


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28 juillet 2010 3 28 /07 /juillet /2010 08:24

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port de plaisance de Marina Baie des Anges

 

Rendez vous était donné sur l’aire de stationnement du picolaret à Mougins qui domine la baie de Cannes vers les 10h. Nous y sommes les premiers comme d’habitude, puis arrive ma fille cadette Jessica avec Nathan et mon gendre Jonathan et enfin, ma fille ainée Laetitia avec Célia et mon second gendre Cédric.
Ok, on repart en direction de Villeneuve Loubet et de Marina Baie des Anges… Je sais que mon gendre à son grand père qui habite cette résidence qui fit grand bruit dans les années 60.

photos-2010b-0507.JPGJe commence à avoir une petite idée, car nous garons les voitures dans le port de plaisance. Ma fille et mon gendre arrive et nous disent sans hésiter : Voila ! On vient d’acheter un bateau et nous vous faisons la surprise d’une petite virée sur les Iles de Lérins. Alors d’après vous, c’est lequel ? Le canoë kayak ou bien ce voilier ? Ce yacht ou bien ce catamaran ….

photos-2010b-0006-copie-1.JPGBah ! Je n’en sais fichtrement rien ….. J’ai bien admiré l’année dernière le salon de la plaisance à Cannes, mais je ne sais toujours pas reconnaître un zodiac, d’une goélette ! Non j’exagère bien sur car autrement les spécialistes que sont Dgidgi et Michel des plaisanciers de Dielette vont me prendre pour un demeuré !

photos-2010b-0198-copie-2.JPGBon ! En fait, on arrive devant un Carver 27 Santego qui est une sorte de petit yacht du style cruiser. Sans être un immense yacht, c’est tout de même pas mal !  L’intérieur est  spacieux et  comprend une cabine au milieu du navire avec un lit double, un TAV-couchette, et une dînette/salon transformable en couchette double. La cuisine se trouve au milieu du navire sur le côté opposé de la tête STRD dans la cabine principale avec des rideaux séparant la vie privée avant et arrière où l'on dort pendant la soirée.

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Celia, Nathan et soso restent dans la cabine

 

Dans le petit poste de pilotage, la banquette est construite dans le tableau arrière et coin salon sur le flybridge  qui est bien aussi pour un couple d'hôtes. Toilettes et douches accompagnent de nombreux rangements ce qui permet d’occuper ce bateau pour 3 couples sans problèmes. La coque est quand à elle construite en fibre de verre. C’est une petite vedette d’environ 8,50 mètres de long et 3 mètres de large avec deux moteurs Volvo … enfin je crois !

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Laetitia & Jessica mes deux filles

 

Allez c’est parti, on sort du port de Marina Baie des Anges. Mais avant de continuer, voici un petit historique de ce lieu.
Marina Baie des Anges, on aime ou on déteste, pour les uns, c’est un chef d’œuvre de l’immobilier de luxe du XXe siècle, pour les autres, c’est une cicatrice sur la face du littoral azuréen.

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bronzette pour les deux soeurs

 

C’est aussi une œuvre architecturale originale qui lui a valu le label »patrimoine du XX° siècle ». Transformer une friche littorale, dédiée en partie aux campings de l’après guerre, en un luxueux ensemble résidentiel... Tel était le pari engagé en 1960 par des entrepreneurs visionnaires associés à l’architecte André Minangoy pour définir le projet qui reçut l’agrément du Conseil Supérieur de l’Architecture et de l’Urbanisme. La construction s’est échelonnée sur près de 25 ans ! Aujourd’hui les 16 hectares abritent un port de plaisance et 4 pyramides géantes évoquant d’immenses vagues blanches culminant à 70 mètres au dessus du niveau de la mer.

photos-2010b-0134.JPGAvec près de 1500 logements, Marina Baie des Anges est un véritable monument érigé à la gloire de la civilisation des loisirs de la fin du XXe siècle. Admirée ou contestée, cette création est remarquable puisqu’elle ne laisse pas indifférent. Ca, c’est l’office du tourisme de Villeneuve Loubet qui le prétend, pour mon compte, j’ai un avis moins positif ! Vous me connaissez, j’aime les vieilles pierres, les châteaux, les abbayes, les palais renaissances ou baroques, j’ai donc une estime beaucoup moins grande pour cette sorte d’architecture…

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Célia la petite navigatrice

 

Mais, mon avis ne compte pas beaucoup et la critique n’engage que moi, d’autant plus que du coté du Cap d’Agde, j’avais émis le même sentiment et cela n’avait pas fait plaisir aux fervents défenseurs de ce style de blockhaus urbain.
Mais, continuons notre navigation vers les iles de Lérins, splendide petit paradis ou les moines ont élus domicile sur l’une d’entre elle, notamment Saint Honorat. Je ne vais pas recommencer l’historique de cette ile merveilleuse, vous n’avez qu’à cliquer sur mon ancien article pour en connaître les détails.

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Nathan dans les bras de sa grand-mére

 

Nous arrivons sur le Cap d’Antibes ou se termine la  fameuse baie des Anges pour faire place immédiatement à la baie des milliardaires.
Mais avant de franchir une autre baie majestueuse, un petit rappel sur l’origine du nom de la baie des Anges chère à Dick Rivers de son vrai nom Hervé Forneri.
Ce sont des pêcheurs qui ont donné son nom à cette baie. En effet, ils ramenaient dans leurs filets à cet endroit une sorte de requin, vivant sur les fonds marins et dont les ailerons perpendiculaires ressemblent à des ailes.
Ce requin est identifié comme l'ange de mer ocellé (ange en Nissart).

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je lis les dernieres nouvelles de Nice Matin

 

L'écrivain de langue niçoise Francis Gag avait été le témoin d'un spectacle se renouvelant plusieurs fois par an : des pêcheurs poussant un charreton sur lequel gisait un de ces requins (appelés lu pei ange « les poissons-anges ») et précédant le cortège, une pescairis (femme de pêcheur) qui criait Venés, venés vèire la marrida bestiassa que destrugue lu aret dòu paure pescadou ! (Venez, venez voir la mauvaise bête qui détruit les filets du pauvre pêcheur !). Simple sobriquet à l’origine, l’appellation est devenue le nom de la plus célèbre baie de France.

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Cedric prepare le café et Nathan attend son bibi

 

Nous arrivons bientôt dans une autre baie tout aussi resplendissante, celle de Cannes et plus particulièrement entre les deux iles. Les places sont chères, il y a déjà de nombreux bateaux. Mes deux gendres vont nous débarquer sur Saint Honorat pour que l’on puisse faire ce piquenique pendant qu’ils vont trouver une place pour faire de la plongée tranquillement.

photos-2010b-0217.JPGCélia et Nathan sont encore trop petit pour admirer ce cadre enchanteur, nous faisons tout de même une petite promenade autour du monastère qui est le plus vieil exemple cistercien de France construit en l’an 400. Les moines y produisent sur l’ile toutes sortes de produits Bio. Confitures, pains d’épices, liqueurs (la Lerina), Savons parfumés, extraits  de lavandes, Miel  etc.….. Mais surtout ils produisent un vin d’exception, un rouge considéré comme l’un des plus grands vins du monde. Bien sur les deux autres couleurs sont présentes.

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 Les garçons reviennent nous chercher et on remonte à bord du bateau pour mettre le cap sur l’ile sainte Marguerite, l’échelle de beaufort est à son plus bas niveau, la mer est comme de l’huile, pas un zeste de mistral à l’horizon ce qui ne doit pas arranger les amateurs de planches à voile. Tant mieux ! Parce que Soso craint un peu et a bien supporté jusqu’a présent.

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 On passe devant la falaise de Fort Royal et la prison du masque de fer, l’ile sainte Marguerite semble moins occupé que Saint honorât, ce doit être juste une impression car les bateaux de la compagnie maritime Cannoise débarque un grand nombre de touristes.

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Après le passage de l’ile Saint Ferréol, notre skipper met la pleine puissance pour rejoindre Marina baie des anges.

Les bateaux commencent à rentrer à leurs port d'attache,le jour commence lui aussi à tomber. On passe devant le phare de la garoupe ou aura lieu le week end prochain la fete de la Saint Pierre , la fete des pecheurs avec la procession de notre dame de bon port à Antibes.

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le monastere fortifié de Lérins

 

30 minutes plus tard, nous repassons devant la Capitainerie de Marina Baie des Anges, Mon gendre remet son bateau à la place qui lui est réservé car chaque resident proprietaire (son grand pére) possede un emplacement pour le bateau dans la marina.

Mes 2 gendres vont s'atteler maintenant à nettoyer le bateau et à le laisser impeccable ainsi que quelques verifications d'usage.

photos-2010b-0440.JPG  on passe devant fort Royal et la prison du masque de fer

 

Ce fut une excellente journée, seule petite critique envers mon gendre, c’est que la prochaine fois, il faudra qu’il mette le pavillon du pais d'Azur ,les couleurs de l’aigle Niçois …. Oui je sais, je chipote un peu !


                       DIAPORAMA DE LA JOURNEE


 

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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 08:15

 

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La climatisation cachée de la vieille ville.

 

Grilles, escaliers, courettes et volets de la vieille ville de Nice n’ont contrairement aux apparences, pas qu’une vocation décorative : ils sont de fabuleux accessoires de la climatisation passive du quartier.

L’été, en se promenant dans ce vieux quartier, on est en effet surpris d’être préservé de la canicule régnant sur le reste de la ville.

Ceci s’explique d’abord par le fait que le quartier ait été construit en tenant compte des sources de fraicheur alentour : La rivière du Paillon (aujourd’hui recouverte), la mer et la colline du château. Les axes des rues ont donc été orientés en direction de ces points d’apport d’air frais , créant ainsi un courant d’air qui circulent dans les ruelles , traverse les habitations et s’évacue par les toits.

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Ensuite, les ouvertures ornées de grilles en fer forgé, situées sur la plupart des hauts de portes et munies de barreaux pour la sécurité, sont en fait des appels d’air. En outre, les corridors ont très souvent un plafond vouté qui laisse cheminer l’air plus frais vers l’escalier. Cet air est également capté par l’inclinaison précisément calculée des déflecteurs des volets niçois si typiques : l’angle permet de s’adapter à l’intensité et au sens du courant d’air. L’air capté va alors traverser les pièces communicantes du logement et ressortir par les courettes intérieures qui font appel d’air.

Dernier détail, les portes de communication entre les pièces sont articulées par des charnières asymétriques, ce qui permet de laisser les portes ouvertes sans que le courant d’air ne les fasse claquer. On peut en voir un bel exemple au deuxième étage du palais Lascaris édifié par la famille Lascaris de Vintimille. photos-2010b-0064.JPG

La véritable histoire de la « porte fausse »


Passage entre la rue de la boucherie et le boulevard Jean Jaurès. A l’instar des lyonnais qui empruntent les traboules (passages privés ou couloirs d’immeubles) notables raccourcis entre deux rues, les niçois avaient pris l’habitude d’utiliser la porte d’un immeuble donnant d’un coté sur les bords du paillon et de l’autre sur la rue de la boucherie au cœur de la vieille ville. Après la guerre, la municipalité régularisa la situation en transformant cette porte en un véritable passage, haut et large. Son appellation, insolite et clandestine à l’époque est à présent gravée au vu et au su de tous sur une colonne : « porte fausse ».

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Le Tombeau d’Emil Jellinek

Une surprise attend ceux qui ont le courage de gravir les escaliers qui mènent au château et au cimetière principal de Nice. Un panorama extraordinaire permet d’embrasser les Alpes, la baie des Anges et la promenade des Anglais. Le cimetière du château reçoit au quotidien un très grand nombre de visiteurs italiens qui viennent se recueillir sur la tombe du héros Niçois : Garibaldi. Même si ce dernier n’y repose plus depuis longtemps. L’épitaphe est incontournable : A la mémoire impérissable du plus illustre Niçois. On y trouve aussi les tombes de Léon Gambetta et de Gaston Leroux, le père de Rouletabille. Celle de Marguerite Matisse, Jouan Nicola, Agathe Sasserno, Anita et Rosa Garibaldi, menica rondelly le barde auteur de nissa la Bella et bien sur des familles Giordano sans qui ce lieu de repos ne serait pas tout à fait Niçois …

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Le mausolée le plus insolite reste cependant celui d’Emil Jellinek. Une plaque posée devant le tombeau explique : « il a brillamment contribué au développement de ce nouveau moyen de transport. Son patronyme est intimement lié au nom de Daimler-Benz. En 1901 il a donné le prénom de sa fille Mercedes aux produits de la Daimler Motoren Gessellschaft.

photos-2010b-0374.JPGEmil Jellinek  consul de l’empire Austro-hongrois et hommes d’affaires fortuné habitant Nice, est un client fidele de Daimler, précurseur de l’automobile. Passionné du volant, il organise plusieurs courses dans la région de Nice auxquelles il participe. Témoin d’un tragique accident au cours du rallye Nice-La Turbie, il demande à Daimler de respecter un cahier des charges qu’il a lui-même rédigé, améliorant la sécurité et abaissant le centre de gravité de la voiture. Il acceptera de participer financièrement à l’élaboration de ce véhicule à la condition que celui-ci porte le prénom de sa fille âgée de 11 ans : Mercedes. En 1898 il ouvre une concession Daimler florissante à Nice dont il vend dix modèles en 1899 et vingt-neuf en 1900. Au début du XXe siècle, toutes les plus grosses fortunes de la planète passent l'hiver sur la Côte d'Azur qui est donc un endroit idéal pour le commerce de voiture.

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Le 21 Mars 1899 à l’occasion du rallye Nice- Magagnosc (au dessus de Grasse 06), Jellinek mise sur Daimler qui prend pour la première fois le départ avec la marque de Mercedes. Deux ans plus tard, c’est l’ensemble de la gamme Daimler qui adopte cette appellation. En empruntant le prénom de sa fille, il venait de signer sans le savoir l’acte de naissance d’une marque automobile de réputation internationale qui est devenu un peu Niçoise ……….Les légendes continuent !


NISSA E LOU  BRASIL

 

Nice est décidément une ville pleine de ressources. Son long passé, sa position stratégique méditerranéenne l’ont ouverte sur bien des horizons. Ainsi, ce continent américain si éloigné, a priori, n’est pas, pour notre ville, aussi étranger qu’on aurait pu le croire.

Au début du XVIe siècle, le duc de Savoie Charles III change ses alliances et choisit de se rapprocher des Habsbourg. Pour ce faire, il épouse, le 1er octobre 1521, en l’église des Dominicains de Nice Béatrice de Portugal dont la sœur Isabelle est mariée à Charles-Quint. Née en 1504, la jeune épouse est la fille de Marie d’Aragon et de Manuel Ier roi de Portugal. C’est sous son règne qu’à partir de 1495, les flottes portugaises se lancent dans l’exploration des rivages lointains et, qu’en 1500, une flotte, commandée par Pedro Cabral, découvre une terre inconnue : le futur Brésil.

Beatrice devenue duchesse de Savoie a été informée du spectaculaire développement de cette nouvelle colonie, avant de mourir, le 8 janvier 1538, encore jeune, et d’être enterrée dans la cathédrale Sainte-Marie, au château de Nice. Avec Béatrice de Portugal, les Niçois entendirent déjà parler du Brésil. Trois siècles plus tard, plusieurs d’entre eux allèrent y voir.

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UN NICOIS " INVENTE " LA PHOTOGRAPHIE… AU BRESIL

 

Hercule Florence est né à Nice le 29 février 1804. Il fait ses études dans notre ville puis décide de faire le tour du monde. En 1824, il débarque à Rio de Janeiro. Après un an de travail dans un atelier de typographie et une librairie, il se lance dans un voyage au cœur du pays, participant à une expédition scientifique dont il est le dessinateur. En 1830, il épouse une Brésilienne et s’installe à Sao Carlo, petit bourg de 7000 habitants. Il se consacre alors à ses premières recherches des techniques de reproduction. Il conçoit une méthode d’impression, la polygraphie, dont il tente d’appliquer les principes à l’impression des tissus qu’il vend dans son magasin. Dans le même temps, il continue à dessiner et se met à étudier la lumière. Il développe une technique de représentation visuelle sur des feuilles de papier percées de minuscules trous pour créer un peu de reflets et de lumière.

photos-2010b-0066.JPGLes originaux doivent être placés devant une ouverture exposée à la lumière du soleil, à l’intérieur d’une pièce obscure. Il acquiert alors l’intuition que l’on peut fixer les images extérieures projetées dans cette camera obscura. Informé des propriétés du nitrate d’argent, il écrit une première note concernant la " photographie " dans son journal à la date du 15 janvier 1833. Cinq jours plus tard, il fait le compte-rendu de sa première expérience avec la chambre obscure. Dans le même temps, en Europe, bien plus près des centres intellectuels et scientifiques, d’autres découvraient le même procédé. Comme il l’écrit lui-même, " une même idée peut venir à deux individus ". Tout dépend de qui en parle en premier…

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LE BRESIL, TERRE DE SCIENCES POUR UN AUTRE NICOIS

 

Jean-Baptiste Vérany (1800-1865). On connaît surtout ce savant niçois pour ses recherches naturalistes et son rôle de fondateur du Muséum d’Histoire naturelle de la ville (en 1846). Pharmacien et chimiste de formation, diplômé de l’Université de Turin en 1819, il vit sa vocation de naturaliste s’éveiller au fil du temps. Il est sollicité, en 1832, par le gouvernement (Royaume de Sardaigne), pour prendre part à une expédition scientifique sarde autour de l’Amérique du Sud. Il s’embarque alors sur une frégate de la Marine royale, l’Eurydice, et, à son retour, offre une magnifique collection d’oiseaux exotiques prélevés dans la forêt brésilienne à son musée, qui les détient encore. Le 8 septembre 1836, il communiquera le résultat de ses recherches à l’Académie royale des Sciences de Turin.

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JOSEPH GARIBALDI AVEC LES REPUBLICAINS BRESILIENS

 

En 1807, les troupes de Napoléon Ier envahissent le Portugal et Jean VI, son roi, se réfugie au Brésil. Mais en 1822, profitant du retour du roi à Lisbonne, le Brésil se sépare de sa métropole et le fils de Jean VI en est couronné empereur sous le nom de Pedro Ier. En 1831, ce dernier abdique en faveur de son très jeune fils qui devient à son tour empereur du Brésil sous le nom de Pedro II. Le gouvernement est alors aux mains des libéraux, favorables au fédéralisme, mais des révoltes républicaines éclatent dans plusieurs provinces du Sud. Et voilà qu’on y trouve un illustre Niçois : Giuseppe Garibaldi qui choisit de se retourner vers les républicains brésiliens.

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Ceux-ci viennent de créer, en sécession de l’Etat central, la république du Rio grande do Sul, dont le principal dirigeant est Bento Gonçalvès, conseillé par le marquis italien Livo Zambenari. Garibaldi met son petit navire de cabotage au service de la république et se livre à la guerre de course. Le 8 mars 1837, le Mazzini quitte Rio avec huit hommes à bord. Il s’empare d’une goélette autrichienne chargée de café, ce qui lui permet de poursuivre son combat avec un vaisseau plus adapté et un équipage augmenté des cinq Noirs qui armaient le navire pris. Mais il est pourchassé par une flottille « rosbeef », attaqué, blessé et contraint de se réfugier en Argentine pour se faire soigner. Surveillé par la police, emprisonnée, torturé, il s’évade et gagne Montevideo dans l’idée de rejoindre le Rio grande do Sul. C’est alors qu’il attaque une petite ville, Laguna, où il rencontre Anita Ribeiro da Silva, jeune femme au tempérament enflammé. Solidaire dans les combats malgré la reprise de Laguna par les Impériaux, le couple doit à nouveau fuir.

0056.JPGDans cette fuite naît son premier enfant, le 16 septembre 1840. Pendant plusieurs mois, avec leur enfant en bas âge, ils mènent des combats de guérilla dans la forêt puis Garibaldi apprend que Mazzini, de son exil londonien, cherche à reconstituer le mouvement républicain italien frappé par des échecs successifs. Il gagne alors Montevideo. Cette ville et sa région (le futur Uruguay) sont en effervescence car ses habitants revendiquent leur indépendance à l’égard de l’Argentine. Garibaldi forme une légion à qui il donne une chemise rouge pour uniforme et devient, par sa bravoure, le commandant en chef des troupes uruguayennes. Mais, en 1848, le vent de liberté qui souffle en Europe le rappelle à Nice, où il arrive le 21 juin 1848 avec sa femme et sa famille. Il se jette alors dans la guerre pour la liberté de l’Italie, toujours avec Anita.

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L’EMPEREUR PEDRO II A NICE

 

Pedro II sera un hôte régulier de notre région à la fin du XIXe siècle. C’était un homme d’une grande intelligence et d’une extraordinaire culture, parlant plusieurs langues (dont l’hébreu, le grec, le sanscrit… et le Nissart), linguiste et traducteur renommé, correspondant de Pasteur, Victor Hugo et F.Mistral, apparenté à toutes les grandes familles royales d’Europe. Avant et après sa chute, il séjourna longuement sur la Côte d’Azur (1887, 1890-1891, logeant à Cannes mais venant volontiers à Nice. Comme tout bon hivernant de l’époque, il assiste au carnaval aux côtés du baron de Bellet, dont le frère est consul du Brésil à Nice et sa fille organisera, à Petrópolis, la capitale impériale du Brésil, une bataille de fleurs directement inspirée de celle de Nice.

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Ainsi, malgré la distance, Nice et le Brésil ont partagé des personnalités fortes, à travers le temps. L’essentiel est de rappeler, par ces exemples, combien Nice est à la fois enracinée et ouverte sur le monde et combien cette ville est tout a fait differente de toutes les autres villes Francaises.


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Published by freerider06 - dans comté de Nice
5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 07:12

3.JPG Cette année, le proverbe qui dit "En avril ne te découvre pas d'un fil et en mai, fais ce qu'il te plaît" devrait être remplacé par : "En avril, ne porte aucun fil et en mai, remet ton gilet".
Effectivement le mois d'avril a été meilleur que la première quinzaine de Mai ou il a même encore neigé sur les hauteurs de Grasse au sommet de la montagne Cheiron. Le temps s'est donc rafraîchi. Puis le festival du film de Cannes est arrivé avec son soleil et son lot de festivalier(e)s, le joli mois de Mai a repris des couleurs dans sa seconde moitié.

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 Au jardin, le lilas est en fleurs, la glycine embaume jusqu'au bout du chemin, les lézards et les tarentes se sont invitées à plusieurs reprises. Le feuillage aussi bien que la pelouse est d’un vert lumineux et n’a pas eu besoin d’arrosage grâce à quelques averses bienfaitrices.

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 J'ai du arracher des touffes d'herbe et de trèfles qui devenaient vite envahissants. Les mauvaises herbes poussent toujours plus rapidement  que le beau gazon ! Mais le mois de Mai reste tout de même le mois de toutes les promesses… Vous vous souvenez de mon article ou je vous dévoilais toutes ces photos de mon jardin sous la neige. Dans nos mémoires, nous n’avions rarement eu le souvenir d’un hiver pareil et je me faisais beaucoup de soucis pour la végétation méditerranéenne.

34.JPGMon jardin, est donc de nouveau fleuri et  fait peau neuve. Quel plaisir de voir réapparaître au jardin les premières fleurs de la saison après ce long hiver qui a été rigoureux, même sur la cote d’azur !!! Rendez vous compte, nous avons eu cette année des températures d’à peine six à huit degré en dehors de l’épisode neigeux bien sur …

photos-2010b-0002-copie-1.JPGChaque année, d'avril jusqu'à fin octobre, j'aime bien profiter de mon jardin. Il est agréable d'y prendre ses repas sur la terrasse par une belle journée estivale ou simplement de se reposer après les travaux de jardinage. Un petit plongeon dans la piscine de temps en temps quand il fait vraiment chaud et c’est le bonheur assuré ! Bon ! Je vais laisser de coté le livre que je viens d’entamer sur mon transat pour vous faire découvrir mon jardin. Vous le voulez bien ?

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On commence par mes roses de Mai ou centifolia qui est la spécialité Grassoise, j’ai aussi des rosiers Pricesse Grace, des Dee Dee Bridgewater et des grimpants Baccara dont le parfum envoûtant et l'opulence de la reine des fleurs me plongent dans le ravissement eternel ! Merci, Dame Nature ! Cette année début avril, j’ai planté des bulbes de Lys Asiatiques. Leur floraison s'échelonne de la mi Mai, jusqu'au mois d'août. De couleur et de tailles différentes, ces lys ajoutent une note élégante à mes massifs. Leur floraison généreuse m'enchante !

6.JPGLes potées fleuries dans mes pots et jardinières... Quelle joie de les faire au début de mai chaque année ! Mais cette année avec les saints de glace, j’ai un peu attendu pour ne pas voir le risque qu’ils s’abiment à cause d’orages violents. Les calibracoas se marient à merveille avec plusieurs annuelles comme les géraniums blancs et roses et les  impatients de Nouvelle-Guinée. Les bégonias, Pétunias, œillets d’inde ou roses d’inde parsèment mes massifs de leur beauté.

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Un mélange classique et exotique contribue à diversifié mon jardin, puisque l’on retrouve les arbres et les plantes méditerranéennes que l’on a l’habitude de voir dans notre région. C’est donc palmiers phœnix, washingtonia et chamérops qui s’associe aux yuccas, dracénas et autres agaves…Les fruitiers ne sont pas en reste avec orangers, citronniers, figuiers, cerisiers et pruniers ! Ah oui ! J’oubliais mon grenadier et mon noisetier et un avocatier qui n’a jamais fait d’avocats….tout cela au milieu de quelques statues qui surveillent d’éventuels promeneurs comme les hérissons ou les orvets.

photos-2010b-0018.JPGBien sur l’olivier est l’arbre roi de ma propriété entourée par des cyprès et des lauriers cerise. Pas de potager ? Vous allez me dire …. Hé bien non ! C’est vrai vous avez raison ! J’ai déjà bien assez à m’occuper avec tout cela et puis ma fille ainée à le sien … alors vous m’avez compris ! Je lui chipe quelques fois les légumes dont j’ai besoin …
Comment ! C’est tout vous me dites …. Bon ! Il y a encore un mimosa et aussi du muguet, mais au moment de mes photos la saison était terminé ….

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 Dans ma véranda, j’ai deux bananiers, un cocotier, un Pachira et un euphorbia.
Je viens de terminer un petit massif dans un angle prés des balustres à coté de la piscine. Je l’ai composé  avec des roches de Caussols, deux grosses pierres en granit, des pavés et quelques dalles pour retenir la terre ainsi que des graviers de décoration. J’ai trouvé une grosse bassine que j’ai enterrée pour faire un petit bassin. A l’intérieur de celle-ci, j’ai planté des houttuynie »chameleon » et des lentilles d’eau trilobée en plante aquatique flottante. Tout autour j’ai mis de la verveine rouge. En haut une vasque de parfumeur complète l’ensemble …..

SC_0024.JPGTechnique employé pour la creation du bassin:


Ces végétaux à forte croissance se plantent dans des paniers plastiques ou des paniers en coco de différentes dimensions  (05 à 10 litres).J’ai entouré le panier d’une toile de jute pour ne pas que le terreau aquatique parte dans le fond du bassin.

0024.JPGLes plantes sont vendues en godet ce qui permet de les mettre en place presque toute l’année (la période la plus favorable de plantation va du printemps à l’automne) sans aucune contrainte. J’ai évité de mettre différentes espèces dans le même pot car elles n’ont pas toutes la même croissance et l’une pourra étouffer l’autre. Je me suis donc contenter de mettre 3 plants de la même espèce (Chameleons) dans le panier.

photos-2010b-0046.JPGEnsuite, j’ai complété le pot avec du terreau aquatique ne troublant pas l’eau lors de sa mise en place  puis j’ai recouvert de pierre de lave la surface du panier. J'ai récuperé de vieilles pierres de lave que j'avais changé d'un bac à graisse.
Une fois le panier fini, je l’ai immergé  dans ma « bassine » afin que la terre se gorge d'eau et que les petites particules en suspension ne troublent pas le bassin.

02.JPGVoila ! Je vous ai fait visité mon petit jardin qui n’est pas « extraordinaire comme le chanterait « Charles Trenet », mais cela fait de la couleur parmi la prairie et le gazon ...


                                DIAPORAMA DU JARDIN

 

*depuis les fleurs ont encore doublé de volume ou de taille.

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Published by freerider06 - dans region sud

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