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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 16:10

Mars-2011-0180-copie-1.JPG Un petit lac bordé de palmeraie et oliveraie, aménagés sur une superficie de près de quatre ha, offrent un espace d'agrément plein de sérénité, dans le quartier de Fontvieille où, au fil d'un chemin piétonnier, on peut découvrir de nombreuses sculptures contemporaines. La Roseraie Princesse Grace offre une aire de calme  qu'embaument de leur parfum quelques 4.000 rosiers regroupant des espèces végétales du monde entier dont une partie sont l'œuvre de célèbres jardiniers.

Mars-2011-0070.JPGLà où, il y a moins de 50 ans, les poissons nageaient et les gorgones ouvraient leurs éventails colorés aux courants planctoniques, poussent aujourd’hui environ 4000 variétés de roses. Plus de 14.000 plantes, sur 43000 m² gagnés sur la mer. La Roseraie Princesse Grace de Monaco est née sur le terre-plein de Fontvieille, réalisé entre 1965 et fin 1971, avec la digue la plus haute du monde.

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  A 35 m de profondeur, les plongeurs ont entassé pendant des années, les uns sur les autres, des rochers provenant des travaux d’élargissement de la route de Nice à la Turbie. Transportés par d’innombrables camions, et jetés au fond de la mer, ces rochers ont formé une immense falaise immergée d’une hauteur de 20 m, avec une base d’une largeur de 180 m et de plus de 900 m de long.

Mars-2011-0061.JPGPour rendre plus plat le sommet de cet énorme serpent submergé, des tonnes de pierres plus petites ont été nécessaires. Par la suite, 200 caissons multi cellulaires, préfabriqués en béton armé, ont été immergés au sommet de cette falaise. Ces caissons, de 5 x 5 m à la base et de 15 m de hauteur, pesant 3.000 tonnes chacun, sont arrivées de Gènes .Pour le remblayage, de gros bateaux aux fonds ouvrables faisaient des allers-retours depuis la province d'Imperia en Ligurie Italienne. 250 km environ étaient parcourus par voyage, pour transporter des tonnes de graviers et de sable: au total, 8.000.000 m3.

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Sur les 22 hectares du terre-plein, deux étaient destinés au stade, aux piscines et aux activités sportives, et quatre aux jardins.
Au départ, une véritable roseraie n’était pas prévue. On pensait planter quelques rosiers seulement, entre le petit lac des cygnes et l’aire de jeux destinés aux enfants, mais, fin 1982, suite à la tragique disparition de la Princesse Grace, le Prince Rainier III décida de lui rendre hommage par une roseraie.

Mars-2011-0213.JPGLe Souverain souhaitait que les allées, vues d’en haut, dessinent les contours des pétales d’une rose.
Le projet de février 1983, qui prévoyait dans la partie haute du jardin la statue de la Princesse, œuvre du sculpteur Kees Verkade, fut accepté. Les travaux commencèrent le 9 mai 1983, et la roseraie fut inaugurée le 18 juin de l’année suivante, en présence de tous les membres de la Famille Souveraine.

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Avant la plantation, les jardiniers ont étalé sur toute la superficie une couche de 25 cm de galets recouverts de géotextile, un tissu synthétique indestructible qui laisse passer l’eau mais pas la terre.
Celle-ci provenait de Saint Vallier de Thiey, un petit village dans l’arrière pays grassois. C’est un entrepreneur qui y construisait un stade, qui leur a donné cette terre sablonneuse, à la granulométrie idéale.

Mars-2011-0253.JPGLes jardiniers Monégasques l'ont mélangée à du fumier et à du terreau de feuilles, et l’ont mis par-dessus le géotextile sur une hauteur de 80 cm environ, une épaisseur plus que suffisante pour des plantes comme les rosiers, aux racines peu profondes et qui ne dépassent pas 50 cm.

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Pour protéger les variétés les plus fragiles, du vent et des brumes salées de la mer, ils ont disposé le long de la côte des pins parasol coupe-vent et, autour de la roseraie, une haie d’une hauteur de 3 m de Cupressocyparis , un hybride de Cupressus et Chamaecyparis, qui se prête bien à la coupe. Il fallait ensuite choisir les rosiers.
Dès que la nouvelle fut donnée, le Palais fut submergé par des centaines d’offres qui provenaient du monde entier : France, Angleterre, Allemagne, Danemark, Belgique, Hollande, Etats-Unis et même de Nouvelle Zélande. Obtenteurs, collectionneurs et amis de la Princesse envoyaient en cadeau leurs meilleures variétés.

Mars-2011-0235.JPGSon Altesse les choisissait personnellement, et seul deux espèces de rosiers grimpants furent achetées, car la Princesse les avait admirées dans les “Jardins Blancs Anglais”, et les aimait particulièrement. L’engrais utilisé est strictement biologique. Chaque année, en janvier, après la taille, on incorpore dans le terrain 10 à 12 cm de fumier spécial : un mélange de fumiers de vache, de cheval et de chèvre, vieilli pendant deux ans, pour éviter les mauvaises herbes. Lentement, ce fumier se décompose, et la paille qui reste se mélange à la couche superficielle du terrain, le protégeant de l’intense évaporation estivale.

Mars-2011-0260.JPGAinsi, la Roseraie Princesse Grace de Monaco n’est pas seulement un monde magique de couleurs et de parfums, mais elle devient aussi une école en plein air d’écologie et de biodiversité.

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  Il n’est pas rare d’entrevoir, sous les rosiers, des tortues aquatiques qui arrivent du petit lac voisin pour pondre et ensevelir leurs œufs. Canards colverts, goélands leucophées, mouettes rieuses, rouges-gorges, merles et tourterelles sont de la maison, sans parler, au crépuscule, des chauves-souris pour lesquelles ont été construits des refuges appropriés.

Mars-2011-0267.JPGLe meilleur moment pour une visite ? Naturellement, le mois de mai : la première floraison débute en avril et va jusqu’au 15 juin ; la deuxième en juillet et la troisième, qui dure presque jusqu’à Noël, commence fin septembre.

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L'autre Roseraie à ne surtout pas manquer est celle d'Antibes , la capitale historique de la rose… Celle ci se trouve exactement au Cap d'Antibes , tout de suite aprés Juan les Pins au milieu de l'oliveraie de la villa Eilen Roc.

Mars-2011-0217.JPGSur un terrain d’environ 1650m², le potager et le petit jardin de plantes aromatiques et de fleurs à couper permettaient, à l’origine, à la maîtresse de maison, qui les entretenait, d’enrichir l’ordinaire de la vie familiale.
C’est sur cet emplacement et dans le souci de revivre la tradition et le savoir-faire horticole qui a fait d’Antibes «la capitale de la Rose» pendant des années, que la Ville a souhaité transformer ce jardin en roseraie.

Mars-2011-0298.JPGLes 1760 plants nécessaires ont été gracieusement offerts à la Ville par deux fameux rosiéristes antibois, Meilland et Fazari. Des variétés prestigieuses ont été plantées : Catherine Deneuve, Philippe Noiret, Marcel Pagnol, Christophe Colomb, Princesse de Monaco (Ets Meilland) et Brazzero, Eve, Ivoirine, Majestic, Pramila (Ets Fazari).Ce sont deux jardins extraordinaires qu'il ne faut surtout pas manquer quand on visite la Cote d'Azur à cette période.

L'accés des deux roseraies est bien sur libre et gratuite...

 

                           DIAPORAMA DE LA ROSERAIE

 

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 09:40

_0010.JPGAlain Delon dans le film "Plein soleil"

  

La Côte d’Azur intéresse les réalisateurs et les producteurs dès les débuts du cinéma. La Riviera, lieu de villégiature prestigieux depuis le XVIIIe siècle, offre en effet des conditions climatiques avantageuses, des paysages variés, des monuments historiques en abondance et une population nombreuse pour la figuration. Plusieurs sociétés de production françaises et étrangères s’implantent à Nice avant la Première Guerre mondiale, tandis que les premiers studios apparaissent dans les années 1910.

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Les plus célèbres sont ceux de la Victorine que je vous ai fait découvrir dans l’un de mes articles. Les cinéastes américains, commencent à tourner à Nice et à Cannes dès le début des années 1920. Leur intérêt pour la Côte d’Azur n’a depuis jamais disparu, en témoignent le nombre important et l’extrême variété de films produits ou coproduits par des sociétés américaines et européennes qui ont été tournés dans ce departement. On remarquera surtout la prépondérance de trois genres cinématographiques principaux depuis les années 1980 : le film policier, d’action et d’espionnage.

_0018.JPG  Le cannois Gerard Philippe dans "Fanfan la Tulipe"

 

Les films d’espionnage présentent des séquences d’action se déroulant entre Cannes et Monaco. Concernant la représentation de la Côte d’Azur et de Monaco, la cité-Etat étant difficilement dissociable du littoral azuréen dans le cinéma américain. On repère premièrement les films dont la narration débute sur la Riviera. C’est le cas de Golden Eye, premier James Bond réalisé après la fin de la guerre froide et interprété par Pierce Brosnan. Puis, des films comme  « Risque maximum » et « Double Team »  ont un double point commun, en plus d’avoir été tournés partiellement à Nice.

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Jean-Claude Van Damme est le personnage principal de ces fictions, dont les réalisateurs sont tous les deux originaires de Hong-Kong. Plus récemment, Le transporteur, long-métrage franco-américain produit par Luc Besson, permet à Jason Statham d’obtenir une renommée internationale, grâce à son interprétation de Frank, le héros du film.

Mars-2011-0011.JPGLa deuxième catégorie concerne des films dont une partie de la narration se déroule sur la Côte d’Azur. Jamais plus jamais  est un remake d’Opération Tonnerre. La partie centrale du film est tournée sur la Riviera. Sean Connery interprète pour la dernière fois James Bond à l’écran. Citons également Ronin, avec Robert De Niro et Jean Reno. Ce film policier contient plusieurs séquences d’action pure, dont une course-poursuite spectaculaire tournée entre La Turbie et Nice. Enfin, les films peuvent troisièmement se terminer par des scènes filmées sur le littoral azuréen. On peut citer Opération Espadon, qui présente, en guise d’épilogue, trois séquences à Nice.

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On peut enfin évoquer une quatrième catégorie, représentée par L’homme de la Riviera, fiction entièrement tournée entre Nice, l’arrière-pays et Monaco. Le film est un remake de Bob le flambeur, et bénéficie d’un casting international, réunissant Nicke Nolte, Gérard Darmon, Tchéky Karyo, Emir Kusturica. Ces œuvres, aussi diverses soient-elles, se focalisent sur quelques représentations archétypales de la Riviera, véritable « terrain de jeux » pour agents secrets, lieu de plaisirs et de débauches, qui n’a cependant pas perdu son caractère « authentique », malgré un cosmopolitisme très prononcé.

Mars-2011-0052.JPGLa course-poursuite est l’un des ingrédients majeurs du film d’action. Sur ce point, Nice et ses environs offrent des conditions de tournage très avantageuses. En effet, à quelques kilomètres des Studios Riviera, on trouve deux sites de choix pour effectuer des cascades spectaculaires : les routes de l’arrière-pays niçois tout d’abord, et le Vieux-Nice ensuite. Irvin Kershner, dans Jamais plus jamais, exploite habilement les virages serrés des collines de Villefranche pour filmer Bond poursuivant Barbara Carrera.

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L’originalité de la séquence provient surtout des nombreux gadgets installés par Q sur le véhicule de Bond. On peut aussi noter la variété des lieux utilisés pour le tournage : l’arrière-pays, la vieille-ville et le tunnel de Menton, la rade et l’arsenal de Villefranche. La course-poursuite de GoldenEye se situe, quant à elle, uniquement sur les hauteurs de l’ancien Comté de Nice. Cette fois, Bond est au volant de son Aston Martin DB5, et défie Famke Janssen, qui conduit une Ferrari F355. Les cascades ont été réglées par Rémy Julienne.

Mars-2011-0059.JPGLa course-poursuite dans l’arrière-pays finit par devenir un poncif du genre. Double Team et Ronin n’y échappent pas. Le groupe de Robert De Niro, composé d’anciens agents secrets, tendent une embuscade à des Russes pour récupérer une valise en leur possession. La séquence débute sur la route sinueuse qui relie la Turbie à Nice.
Dans Le transporteur, Franck conduit une BMW 735 et tente d’échapper à la police nationale. La séquence se déroule dans la vieille-ville et sur la Promenade des Anglais. Parmi cette multitude d’images, on peut relever la tentative de Ringo Lam d’utiliser différemment le Vieux-Nice dans Risque maximum, en filmant une poursuite essentiellement pédestre. Van Damme tente d’échapper à ses poursuivants en montant dans un immeuble de la vieille-ville.

Mars-2011-0058.JPGLa douceur de vivre azuréenne est fréquemment évoquée par les cinéastes. Jack, dans Double Team, s’est installé sur le littoral pour débuter une nouvelle vie et passer des jours heureux avec sa jeune épouse. Les plans de villas de rêve sont légions. James Bond, dans Jamais plus jamais, est logé dans une maison contemporaine bâtie sur les hauteurs de Villefranche. Depuis la terrasse, on aperçoit une vue imprenable sur la presqu’île de Saint-Jean-Cap-Ferrat. Jack, quant à lui, habite dans une somptueuse villa munie d’une piscine, qui surplombe la Méditerranée. Ces magnifiques demeures sont très prisées. Les Russes, dans Ronin, choisissent comme lieu de villégiature une demeure bourgeoise, perdue dans l’arrière-pays niçois.

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Les établissements fréquentés par les personnages sont dotés du luxe. James Bond, dans Jamais plus jamais, descend à Villefranche et s’introduit dans un salon de massage haut de gamme. L’agent découvre une piscine où se baignent de jolies femmes en maillot. La séquence, typique de l’érotisme bondien, révèle l’atmosphère lascive qui règne sur la Côte d’Azur, dépeinte ici comme un camp de vacances pour mannequins.

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Fresque au mémorial coluche

 

Les palaces ont fait la renommée de la Riviera. Dans Ronin, les Russes quittent leur villa pour se rendre dans un grand hôtel. Un rapide panoramique permet de reconnaître sans difficulté le Majestic à Cannes. Nice fut la capitale mondiale du tourisme hivernal à la Belle Epoque. Ses hôtels, ses casinos, ses restaurants offraient des prestations qu’aucune ville balnéaire ne pouvait égaler. Quand à Monaco elle est retenue comme le point de convergence des grandes fortunes de ce monde. Dans Jamais plus jamais, Largo organise un bal de charité dans le Casino de Monte-Carlo.

Mars-2011-0020.JPGOn retrouve ici l’un des endroits privilégiés de l’univers de 007. Martin Campbell, dans GoldenEye, filme cette fois l’édifice en plan d’ensemble lorsque l’Aston Martin de Bond pénètre sur la célèbre place du Casino. Le spectateur découvre alors l’architecture éclectique de la façade du bâtiment construit en 1878 par Charles Garnier. La vie nocturne de la Riviera n’est pas seulement dictée par les mondanités bourgeoises. Nice retrouve alors toute son importance, en devenant le lieu de rassemblement d’une faune excentrique, qui appartient au monde étrange de la nuit.

Mars-2011-0040.JPGDans une séquence de Double Team, Jack arpente les boîtes branchées à la recherche de Yaz, un marchand d’armes. On retrouve une ambiance similaire dans L’homme de la Riviera. Nick Nolte fréquente les bars et les tables de jeux du Vieux-Nice, concentrés dans le film près de la rue Droite. Le directeur de la photographie exploite les lumières agressives des néons, privilégiant le bleu et le rose dans les séquences nocturnes. Des affiches salaces recouvrent les vitrines des night-clubs, tandis que les tags sur les grilles des magasins et les murs accentuent la décrépitude de la veille-ville. Neil Jordan dépeint un univers glauque, aux antipodes de « Nissa la bella », reine des fleurs et des vieilles tuiles… 


                        DIAPORAMA DES MURS PEINTS

 

 

                              LE CHEMIN DES ETOILES
 
 
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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 09:24

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  Ce fut donc ma période des Muddy Waters, Buddy Guys, John Lee Hooker, BB King, Robert Johnson, Junior Wells etc .... Mais plus encore que ces voix masculines, les voix féminines de la musique noire, qu’elles soient blues, gospel ou negro spiritual, m'ont toujours fait vibrer. Alors bien sur, je peux vous citer les voix extraordinaires de Bessie Smith, Billie Holiday, Nina Simone, Aretha Franklin, Barbara Hendrix. Mais pour moi, la plus grande de toute restera Mahalia Jackson, que je considère même, comme la plus grande chanteuse de tous les temps.

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Très jeune, Mahalia Jackson se produit dans la chorale de l’église baptiste où prêche son père et écoute, en cachette, les disques de Bessie Smith qu’elle admire. Celle que l’on surnomme couramment la « reine du Gospel »enregistre une série de titres dont : I’m Going to Tell God et Move On Up a Little Higher, disque vendu à plus d’un million d’exemplaires ( je rappelle que nous sommes en 1946), et le fameux hymne baptiste « Amazing Grace » qui la révèle au public américain.

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Entre 1949 et 1952, elle interprète des grands succès comme Silent Night, Walking to Jérusalem et le plus populaire d’entre eux, In the Upper Room, œuvre envoûtante qu’elle chante d’abord arythmiquement, installant peu à peu le tempo. Mahalia Jackson se produit par la suite au Carnegie Hall, célèbre salle de concert de New York, effectue sa première tournée européenne où elle remporte un triomphe sans précédent, obtient un grand prix du disque en France.

 

 

 

Mahalia Jackson participe, malgré des problèmes cardiaques, aux rendez-vous européens tels que le festival d’Antibes-Juan-les-Pins en 1968 et 1974 avec Muddy Waters le pape du Chicago blues, où elle se produit pendant plus de trois heures, habitée par une sensibilité et une ferveur inoubliables. Elle chante par ailleurs à la Maison Blanche lors de l’intronisation du président John F. Kennedy. Amie fidèle du pasteur Martin Luther King, elle se trouve à ses côtés pour la défense des droits civiques des Noirs et chante devant des milliers de personnes lors du service funèbre du leader assassiné.

 

 

 


Celle dont la voix demeure la  plus belle de ce siècle meurt en janvier 1972 ; au cours des cérémonies funèbres célébrées à La Nouvelle-Orléans et à Chicago, un hommage ému et émouvant lui est rendu par ses consœurs du gospel, dont Aretha Franklin. C’est la vocaliste la plus douée de son temps avec peut-être Maria Callas.  Sa voix grave, profonde, puissante, chaleureuse possède un registre exceptionnellement étendu pour une artiste qui n'a pas de formation classique.

 

 

 

ici pas de micro, pas de sono, juste la voix surpuissante de Mahalia et un piano

 

Mais, surtout, les amateurs de musique Afro-américaine admirent les inflexions profondément émouvantes et le swing ample  majestueux sur tempo lent  de cette chanteuse dont le rayonnement a été considérable et qui a laissé, comme l'écrivit Jean-Robert Masson, « cette grande leçon de ferveur collective où le peuple noir aura pu lire, comme en creux, les traces de son avenir ».

 

 

 

Bien qu’elle n’ait jamais pris de cours de chant, son désir sincère de porter la parole divine la hissera très rapidement au rang des reines de l’art vocal. Pour autant, Mahalia Jackson ne se laissera pas griser par le succès grandissant. Elle se fera un devoir de ne jamais se compromettre. Cette intransigeance ne sera pas toujours du goût de ses interlocuteurs, mais suscitera le respect de ses admirateurs. Très sollicitée, Mahalia Jackson résistera aux tentations, aux contrats mirobolants, et aux chemins de traverse qu’on voulait lui faire prendre. Profondément intègre, elle suivra sa voie, guidée par une foi inébranlable et une force de caractère remarquable.

 

 

 

Ses précieuses qualités humaines la rapprocheront d’un jeune pasteur, tout aussi déterminé à faire triompher le bien, un certain Martin Luther King. Mahalia Jackson est à jamais un modèle de dignité, de probité, et de sagesse dans «L’épopée des Musiques Noires». Respect Madame ….. Je fais un rêve ! Que tous les peuples s’aiment …

 

 

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 09:22

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L'Estuaire du Var a été classé "Réserve de Chasse et de Faune Sauvage". Ok ! ca, c’est très bien ! C’est un devoir de protéger notre nature. Mais si on veut attirer les amateurs de faune sauvage, il faut tout de même un minimum d’aménagement et de respect. Et la, je pense qu’il y a foutage de gueule ! Une aire avec un panneau d’information à la limite du ridicule, un sentier d’interprétation appelé promenade verte réalisé en bois qui doit faire tout au plus une douzaine de mètres.

photos-janvier2011-0009.JPGUn seul point de vue pour observer les oiseaux à distance très éloigné de la berge, des berges qui sont interdites d’accès pour raison de sécurité (je suis ok) mais, non nettoyées, obstruées par d’immenses roseaux, plumeaux, et autres végétaux ne permettent pas aux amateurs de photos animalières de prendre des clichés dans de bonnes conditions essentielles à la réussite de cette passion photographique.

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Désolés messieurs de la Mairie de Saint Laurent du var et du conseil général des Alpes Maritimes ; c’est honteux ! De plus derrière le centre commercial cap 3000, ca pue ! Alors posez-vous un peu la question d’où vient cette puanteur qui doit peut-être se déverser dans l’estuaire ?
Reprenons tout de même les indications de la brochure, je veux bien croire qu’en cette période hivernale, les oiseaux migrateurs sont en nombres restreint, pour le reste je ne démordrais pas …

photos-janvier2011-0037.JPG300 espèces d'oiseaux peuplent cette réserve à cheval sur plusieurs affluents d'un  large delta qui se jette dans la mer Méditerranée toute proche, accordant au passage un vaste périmètre à une réserve ornithologique... Les nombreuses étendues d'eau et zones humides font de cette petite Camargue un site idéal pour accueillir les oiseaux migrateurs et aquatiques.

photos-janvier2011-0047-copie-1.JPGCe site, classé réserve naturelle, est situé entre Cap 3000 (un énorme centre commercial du département) et l'Aéroport de Nice. C'est le lieu de rencontre des oiseaux migrateurs et aquatiques. L'estuaire du Var recense plus de 300 espèces d'oiseaux.  En effet : 264 espèces d’oiseaux ont été observées soit prés de la moitié de celles présente en Europe. 69 figurent parmi les plus menacées de disparition (continuez comme cela et ils auront totalement disparu), 43 nichent au printemps.
Cette zone humide avec ses petits marécages est le lieu de rencontre des oiseaux migrateurs et aquatiques.

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Tu peux observer tout au long de l'année: Tourterelles turques, rouges-gorges, fauvettes, martin-pêcheur. En hiver: goélands, mouettes rieuses, canards, sarcelles, foulques. Au printemps: sternes, hérons, aigrettes, flamants roses, bécassines. L'Estuaire du Var est classé "Réserve de Chasse et de Faune Sauvage". Beaucoup d'oiseaux s'y cachent dans la journée, installent leurs nids ou se regroupent en dortoir pour y passer la nuit. Tout le long de la promenade verte, des panneaux te permettent de connaître les noms des oiseaux ainsi que leurs principales caractéristiques. Voila ce que l’on peut lire dans le flyers que l’on trouve aux offices de tourisme. J’ai bien vu un panneau central qui était même en braille … oui un seul ! Je dois être aveugle, s’il y en a d’autres. Enfin ! Si comme vous dites, cette zone est inscrite en ZICO (zone d’importance communautaire pour les oiseaux) faites l’effort de l’entretenir monsieur le conseiller général des Alpes Maritimes.

photos-janvier2011-0083.JPGAlors, ok pour conserver scirpes, joncs, carex et roseaux, mais aménagé un vrai chemin d’observation pour que l’on puisse voir, vivre, admirer cette faune. Toujours est-il, que si vous tombez sur cette brochure, ne perdez pas votre temps pour cette visite, la cote d’azur regorge de trésors, mais ce n’est pas celui-ci qui est le plus intéressant…. Pour cela rien ne vaut la Camargue qui est sans aucun doute la plus grande zone humide d’Europe.

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La brochure mentionne quelques performances exceptionnelles : Certaines espèces réalisent de véritables exploits : Le plus long vol sans escale est de 2700 km. La plus longue distance est de 14000 km et la plus haute altitude est de 9000 mètres.

photos-janvier2011-0089.JPGLe var est un fleuve qui mérite d’être préservé. Sa source située à une altitude de 1 790 mètres, au sud du col de la Cayolle (2 326 m) dans les Alpes-Maritimes Jaillit dans le hameau d’Estenc, sur la commune d'Entraunes. Son parcours de 114 kilomètres  s'achève dans la mer Méditerranée (cet été, je vous montrerai cette balade).

photos-janvier2011-0091.JPGLe Var coule entièrement dans les Alpes-Maritimes, c’est pourquoi, nous demandons que le département voisin portant ce nom, soit débaptisé pour un autre nom  . Nous proposons « Provence orientale ». Car, c’est le seul département français qui tient son nom d'un élément qui n'est pas situé sur son territoire donc son appellation est caduc*. Les Romains ont crée un district  nommé « Alpes Maritimes » en 14 avant J-C  qui acquiert le statut de province au milieu du Ier siècle après J-C. Elle a pour capitale Cimiez, un quartier de Nice qui deviendra plus tard le Comté de Nice.
* la PCAM va engager une procédure pour faire débaptiser le département du Var .


                   PETIT DIAPORAMA DE LA RESERVE

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 14:30

365.JPG  Dans sa conception d’origine, ce fortin édifié vers 1300 par Rainier Grimaldi, seigneur de cagnes et amiral est uniquement destiné au gué et à la défense. Pendant deux siècles, le château soutiendra ainsi sièges et assauts avant d’être transformé vers 1620 par le baron jean Henri Grimaldi, en demeure seigneuriale alliant le charme et la richesse d’un palais : escalier monumental à double rampe, patio intérieur comportant deux étages de galeries à arcades, salles de réception et d’apparat témoignant d’une influence baroque lié au comté de Nice.

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Au rez de chaussée, le patio intérieur confère à l’ensemble du château un air de palais italien avec ses loggias à colonnes, ses balustrades et ses voutes décorées en trompe l’œil. On y trouve des salles basses du XIVe siècle ou est exposé un livre mural relatant l’histoire de cagnes, des Grimaldi et de la citadelle.

photos-septembre-2010-0225.JPG  Le 1er étage dit « l’étage noble » fut aménagé vers 1625 et agrémenté d’une décoration à la profusion toute baroque : Plafond aux boiseries de style louis XIII et anciennes armoiries de cagnes à l’agneau pascal, petit oratoire des Grimaldi avec un plafonds ornés de délicates gypseries représentant les allégories des quatre vertus cardinale ou encore la salle carlone orné d’une magnifique fresque monumentale en trompe l’œil illustrant le thème de la chute de phaéton foudroyé tombant du ciel avec char et chevaux. L’illusion de hauteur vertigineuse confère à l’ensemble un effet dramatique très théâtral.

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Cette fresque attribuée à l’artiste Génois Giulio Benso Pietra est remarquable.
Au 2e étage, par un escalier étroit, on accède à la tour offrant un magnifique panorama sur la mer, les montagnes, le village médiéval et l’hippodrome de la Cote d’Azur.

photos-janvier2011-0312.JPG  Acquis par la ville de Cagnes sur Mer en 1937, il devient musée municipal en 1946 puis classé monument historique en 1948, il est aujourd’hui un merveilleux écrin qui abrite le musée de l’olivier, la donation Solidor et de nombreuses expositions d’art contemporains.

photos-janvier2011-0295.JPG  Au moment de ma visite le château accueillait la biennale 2010 « tout est clair et obscur à la fois » une citation de Ben. Il ne convient pas de prendre ici l’expression dans son sens classique, mais bien dans sa forme contemporaine d’opposition, de contraste voire d’antagonisme. Les quarante huit artistes du pourtour méditerranéen, composant autour de ce thème mon agréablement surpris, surtout une artiste camerounaise : Pamela Lamour dont je n’ai pu trouver aucune trace sur internet.

photos-janvier2011-0300.JPG On appréciera aussi …. Cela a été mon cas, le salon de Suzy Solidor. Cette égérie des années trente croisera la célèbre antiquaire Yvonne de Bremond d’Ars qui lancera le style « la garçonne au physique androgyne, aux cheveux blonds et courts ». Elles formeront un couple sulfureux.

photos-janvier2011-0306.JPGCe n’est qu’en 1932 que Suzy se consacre à la chanson et ouvre un cabaret. Son répertoire se compose de chansons de marins ainsi que d’œuvres plus sensuelles, équivoques et audacieuses. En 1936, elle joue Anika aux coté d’Edith Piaf et Arletty. En 1960, elle se retire dans le haut de Cagnes ou elle ouvre un cabaret qui en lisant ces lignes doit sans doute rappeller des souvenirs à notre ami Kim, célèbre cabaret cagnois des années 80. Une collection rare de portraits et de nus sont présentés dans la salle du château, une expérience unique de valeurs inégales, l’exceptionnels y côtoie le plus facile. Cet ensemble nous rend familière cette figure de la chanson populaire réaliste à mi chemin entre piaf et gréco.

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Petit historique de cette branche des Grimaldi qui fut l’une des plus grandes familles de notre département : Rainero I Grimaldi, seigneur de Cagnes est né en Italie vers 1267 et est décédé en 1314. Il était le fils de Lanfranco Grimaldi et d’Aurélia de Carretto. Il habitait Gènes*. Lors d’une guerre civile, il fut vaincu et du s’exiler. Arrivé sur les rives de la future « Riviera », il prit d’assaut le rocher de Monaco et s’y installa. Il était accompagné de son frère François. Puis il se mit au service du roi de Naples.

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 Le roi de France, Philippe le Bel qui cherchait un commandant pour sa marine lui proposa le poste et l’appela près de lui. Il est considéré comme à l’origine de la Maison princière de Monaco. Marié à Salvata del Carretto, on lui connait au moins un fils Rainier II. A la Révolution, la famille Grimaldi est chassée de la ville, elle se réfugie à Nice. Le dernier marquis de Cagnes et Antibes s’éteint au XXe siècle en Belgique.

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 Entouré par ses remparts et ses portes, le village médiéval attire tout individu normalement constitué pour les beaux endroits. Maisons à encorbellement, vieilles pierres, ruelles sinueuses, pontis, façades fleuries, mais aussi relais gourmands et galeries d’art, constituent les principaux atouts de cette bourgade dominée par la demeure seigneuriale de Rainier de Grimaldi. Concurrente directe de Saint Paul de Vence, ce village devient le rendez-vous d’artistes du monde entier, ce qui lui vaut le surnom de « Montmartre de la Côte d’Azur ».

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Source d’inspiration de nombreux peintres : Renoir, Soutine, Yves Klein, Foujita, Modigliani, Derain, Tobiasse, Arman, Paul Jenkins, Lempicka, Picabia, Van Dongen ou bien encore Hans Hedberg ... et lieu de résidence et de villégiature pour d’autres artistes, Georges Simenon, John Lewis, Brigitte Bardot, Greta Garbo, Georges Ulmer ..., le Haut-de-Cagnes demeure un site privilégié pour l’expression artistique et la rencontre de personnalités du monde des arts.

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Enfin ! Je ne pourrais passer à Cagnes sur Mer sans faire une petite halte au domaine des collettes, ce serait une hérésie de ma part de faire cela ! Ne serait ce que pour gouter à ce havre de paix que fut la résidence de Pierre Auguste Renoir. Le domaine planté d’oliviers séculaires fait face au village médiéval. C’est dans ce cadre simple et champêtre que Renoir passa les onze années de sa vie, attentif à la beauté de la nature, inspiré par la lumière éternelle de la Cote d’Azur ou Guino reprendra cette phrase admirable. L’art et la culture sont tellement inépuisables dans ce département qu’il faudrait avoir les sept vies d’un chat…

* pour un Niçois, Génes est plus prés que Marseille en distance

 

                      DIAPORAMA DE LA VISITE

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 10:22

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Carnaval, les Citrons et le Mimosa génèrent aussi du travail pour les entreprises locales. Les producteurs de fleurs et d'agrumes sont sollicités pour fournir les tiges coupées qui vont décorer les chars ou animer les batailles de fleurs. Et il en faut pour faire crouler sous les pétales des compositions qui, à Nice, mesurent 12 mètres de long sur 3 de large et peuvent atteindre 18 mètres de haut !

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Pour le seul carnaval de Nice, ce sont 6 millions d'euros qui sont investis. On pourrait aussi parler de la centaine de grosses têtes, des 20 tonnes de confetti qui pleuvent sur le public, des barbe-à-papa, Socca, pommes d'amour, masques, bouquets de fleurs et autres facéties vendues. Ou de la trentaine de journalistes français qui ont débarqué à l'aéroport pour couvrir l'événement. Alors, que les fêtes commencent !

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Un million et demi de visiteurs pour Nice, 350 000 pour Menton et encore des milliers d'autres attendus pour le Mimosa à Mandelieu, la bataille navale de villefranche, le corso mimosa de pegomas ... Ces chiffres montrent de quel poids ces grandes fêtes de l'hiver pèsent dans l'économie des Alpes-Maritimes. Des événements qui génèrent au moins 40 millions d'euros de retombées pour le secteur touristique.

Mars-2011-0085.JPG  Cette année par contre, j'ai mal choisi mon jour pour me rendre au carnaval de Nice et tout cela à cause de " Miss Météo" qui est vraiment une emmer.... passez moi l'expression ! Le matin, en me levant, le temps est au beau fixe, ciel bleu et température clémente. Tout cela est confirmé sur météo France par internet. Je prends donc la moto en toute confiance direction Nice. Vu que la promenade des Anglais ferme les jours de corso, je suis déjà sur place à 10H du matin, alors que le corso ne commence qu'a partir de 14H 30. Ce n'est pas grave, les jardins Albert 1er sont fournis en animations en tout genre. Jusqu'a présent, tout se passe bien ....

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La BAT se prépare ! Comprenez la brigade d'agitateurs de tribunes, hommes-femmes à la Fellini. Je me régale par avance de l'ambiance. Ca va être encore dantesque, comprenez par la, pour ceux qui ne connaisse pas le poète italien, ce sera le grandiose de la Divine Comédie.

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 Puis tout doucement le ciel s'assombrit et le roi solaire se prend pour un brumisateur. Des gouttes, du froid, du gris. Ca commence à ne pas être top du tout. Le carnaval commence ! Echassiers, équilibristes, jongleurs, contorsionnistes, danseurs.... soixante acrobates espiègles, en redingote blanche, collants rayés de rouge, visage peint marquent le départ de sa majesté carnaval. Le roi de la Méditerranée, char de 18 mètres de haut et d'un poids de 18 tonnes, figure le soleil. Il est accompagné par sa reine, une jeune Niçoise surgissant d'une coquille Saint-Jacques, de quinze mètres de haut.

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La chorégraphie est bien enlevée, bien balancée, le rythme commence à remuer la foule, on tape dans les mains, on crie, on danse ... dans les tribunes, les olas sont ininterrompus, les bombes à spaghettis se régalent sur mon appareil photo (ca, ce n'est pas drôle !) Des kilomètres de serpentins saucissonne le public. Puis, tout d'un coup c'est le déluge, la tempête fait rage, le Dieu Zeus décide de gâcher la fête. Qu'a cela ne tienne, les Niçois ne se laisseront pas impressionner pour autant ! Le Niçois est un guerrier, le carnaval est maintenu, mais les festivaliers dans les grosses têtes, les échassiers ou encore les brésiliennes souffrent le martyre ....

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Leurs visages en dit long ! Il faut dire que j’ai moi aussi souffert pour faire les photos...  Enfin pas autant que les participants bien sur ! Mais, je devais essuyer mon objectif toutes les minutes !

Mars-2011-0180.JPG  le heros Nicois Garibaldi, le Roi Victor Emmanuel  & Cavour

 

Dommage, car c'était d'une richesse, d'un épanouissement, d'une luxuriance jubilatoire. Le monarque cette année dépassait les 18 mètres de haut et les 18 tonnes, le roi de la méditerranée en imposait avec sa garde prétorienne. Les pays de la grande bleue avaient entrepris des tonnes d’imaginations pour régaler le public.

Mars-2011-0177.JPGCavour .... le drapeau Italien et Niçois intimement lié ! 

 

La Grèce, la Turquie, l’Espagne et bien sur l’Italie omniprésente sans qui le carnaval de Nice ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui. Des groupes venant du  carnaval de Viareggio et de Venise qui sont avec Nice les trois plus grands carnavals d’Europe. Ils sont la pour rappeler que l’Italie fête cette année ses 150 ans d’existence. Ils sont la pour rappeler que le grand héros Niçois Guiseppe Garibaldi, le héros des deux monde est l’initiateur du  Risorgimento italien avec ses chemises rouges. Rien que pour voir cela, je suis prêt à braver toutes les tempêtes….

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Un carnaval particulièrement riche en couleurs et en allégories et beaucoup de références à Nice. Le char  avec Garibaldi, Cavour et le roi Victor Emmanuel fait référence à l’histoire de Nice. Celui du folklore et des traditions Niçoises emmenés par les costumes de la ciamada est aussi très applaudi. Les aigles rouges, emblème impérial de la Savoie et du royaume de Piémont Sardaigne défilent sans interruption devant les nombreux touristes pour faire connaître la forte identité du pays Niçois souvent envahi, mais jamais conquis !

Mars-2011 023420 scènes, allant de Cléopâtre au gendarme de Saint-Tropez complètent les autres chars tableaux. Vingt chars culminants, 110 « Grosses Têtes » et satellites, 66 troupes d'art de rue, vingt tonnes de confettis, mille mètres carrés de fresques, quatre vingt mille fleurs fraîches et nous ne sommes pas loin de battre tous les records.

Mars-2011-0280.JPGNice, reine du carnaval urbain. D'une fête, initialement religieuse, devenue fête symbole de la méditerranée. Une fête vivante et populaire, mentionnée à Nice, à partir de 1294, lors d'une visite du comte de Provence, Charles II d'Anjou, venu assister à des bals, des mascarades, des banquets, des numéros de bateleurs dans les ruelles étroites de la ville, en fait le plus vieux carnaval du monde.

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Depuis, l'eau a coulé sous les ponts du royaume aussi éphémère que gargantuesque, des batailles de plâtre aux mécanismes sophistiqués, en passant par le premier comité des fêtes en 1873, les défilés, les cavalcades, la création du char royal en 1882... Un long règne pétri de carton-pâte, d'évolution, de révolution. Au dernier soir, selon la tradition, Sa Majesté Carnaval défile seule, avant d’être brûlée sur un bûcher en mer ou parfois sur la grève. Un feu d’artifice sonorisé est alors tiré sur la Baie des Anges et la colline du Château s’embrase comme en écho. Le roi Carnaval 2011 est mort, vive le roi carnaval 2012. Vive Nice !

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                           Hommage aux carnavaliers Niçois

 

Plusieurs mois avant le carnaval, une fièvre étrange s'empare des carnavaliers. A Nice, on l'appelle malicieusement la carnavalina.C'est celle de la conception, de la recherche de l'idée, de l'étincelle créatrice.
Le carnavalier niçois prend connaissance du thème imposé par le Comité des Fêtes pour l'année suivante. Il fait dessiner et peindre son sujet, char ou grosses têtes , par un maquettiste, et il exécutera ensuite les travaux nécessaires à la réalisation de son char ou de son groupe, entouré d'une petite main-d'œuvre spécialisée.

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Le carnavalier est souverain dans le royaume du carton-pâte et plusieurs phases jalonnent la réalisation des sujets de Sa Majesté Carnaval. Il faut tout d'abord passer dans l'atelier du sculpteur, qui tel un magicien utilise, pétrit, malaxe l'argile et le plâtre. Du modelage, on passe à la réalisation d'un moule en plâtre, que le carnavalier recouvre de plusieurs couches de papier découpé en petits morceaux, et encollés avec une mixion de farine et d'eau chaude. C'est ainsi que l'on obtiendra le tirage définitif, en carton-pâte.

Mars-2011-0338.JPGSous les jupes de la Nicoise .. Pepin Garibaldi sur le dauphin de la baie des anges 

 

Le public méconnaît l'ingéniosité des carnavaliers qui font mouvoir leurs sujets à l'aide de moyens souvent très simples. Des cordes et ficelles, le carnavalier, devenu électricien ou soudeur, est passé aux moteurs électriques, d'origine parfois inattendue : essuie-glace, machine à coudre, machine à laver, ou systèmes plus élaborés, tels les vérins hydrauliques. Les carnavaliers niçois sont devenus les maîtres incontestés de la mécanisation.

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Il existe une spécificité dans l'art de peindre le carton-pâte qui nous permet de différencier un carnaval d'un autre. Nous pouvons affirmer sans crainte qu'il existe un véritable art pictural du carnavalier niçois. Un art , qui utilise une palette de couleurs éclatantes, à dominantes rouge, vert, jaune, avec des nuances infinies. sous les mains expertes d'artistes comme Efeso, Coppa, Beglia, Alexandre Sidro, aujourd'hui disparus, auxquels ont succédé L. Schiaffino, J. Ferrero, J. Damiano, A. Mignone, G. Granata,JP Povigna tous createurs de l'ensembles des chars du carnaval de Nice. Tous Niçois jusqu'au bout des ongles ....

 

A revoir le carnaval 2010 :   episode 1         episode 2        episode 3


                                                    DIAPORAMA DU CARNAVAL 

 

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Published by freerider06 - dans comté de Nice
13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 10:20

photos-janvier2011-0220.JPG Mes informations pour cette fête monumentale me parviennent directement de Patricia Mertzig, la charmante responsable de l’office de tourisme Mentonnais qui, bien qu’elle fut fort occupé me consacrera le temps nécessaire pour réaliser un article dés plus fiable, sur les chiffres impressionnant à la mise en place de cet événement unique au monde.

photos-janvier2011-0347.JPG La Fête du Citron mobilise une équipe de choc : plus de 300 personnes sont impliquées ! Agrumiculteurs, jardiniers, dessinateurs, métallurgistes…Deux designers de l’office de Tourisme de menton, les deux sœurs Isabelle et Stéphanie Perez en conçoivent  les plans ainsi que le thème chaque année.  Puis, c’est une entreprise locale qui réalise les armatures métalliques des structures monumentales qu’ensuite les jardiniers  du service des Parcs & Jardins de la Ville de Menton décorent à leurs tours d’oranges et de citrons. 500 000 élastiques et environ 150 tonnes d’agrumes sont nécessaires à ce travail de titan !

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Les différentes étapes de la manifestation sont parfaitement synchronisées. Une fois les maquettes adoptées, la réalisation des structures métalliques est confiée à une entreprise de métallurgie. La difficulté est de réaliser des structures en acier à la fois solides, pour supporter le poids des fruits  pendant les corsos( trois à quatre tonnes pour un char ) et souples pour épouser le mouvement, d’où l’utilisation de près de 15 tonnes d’acier doux.

photos-janvier2011-0051.JPG De son côté, le service des Parcs et Jardins de la ville s’occupe de récupérer en montagne et dans l’arrière-pays le buis qui servira à dessiner le contour des motifs . Soixante dix metres carré de buis sont ainsi tressés en guirlande. Chars et motifs sont recouverts de grillage. On y accroche ensuite les oranges et les citrons avec des élastiques jaunes et oranges pour qu’ils soient discrets. Pour recouvrir 1m2 de grillage, 30 kg de fruits sont nécessaires, soit près de 200 oranges et citrons. La fête finie, le service des Parcs & Jardins de la Ville de Menton a encore du pain sur la planche. Tout est enlevé en cinq jours et les jardins Biovès retrouvent leurs plantations.

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C’est désormais une tradition mentonnaise. Le lendemain même de la clôture de la fête du citron, les agrumes, qui étaient exposés dans les jardins Biovès ou accrochés sur les chars, sont liquidés à prix modique : 1,50 € les 3 kg. Pour terminer en confiture, en vins ou en liqueurs, la plupart du temps... Sur les quinze à vingt tonnes qui sont écoulées, cinq tonnes partent facilement en quelques heures. Dans les files d'attente pour les précieux agrumes, des Mentonnais fidèles à la fabrication du vin d’oranges et du limoncello, mais aussi des visiteurs, venus d’autres régions de France et d’Italie.

photos-janvier2011-0106-copie-1.JPG Cette année encore, les fleurs, qui ornent les jardins Biovès sont également mises à la vente au prix de 3 € la caisse de cyclamens et primevères. Quelques plantes, comme les orchidées et bananiers, sont également proposées au public.
Pendant la fête, les Jardins Biovès s’habillent aux couleurs du soleil, dans des teintes jaunes et oranges éblouissantes. Des décors incroyables dont certains nécessitent près de quinze tonnes d’agrumes...
Chaque année, des milliers d’heures sont nécessaires pour réaliser ces sculptures éphémères dont les fruits sont posés un à un...
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Les Jardins offrent un voyage dans le temps et rapprochent les continents... Témoignage des splendeurs passées, l’architecture des monuments d’agrumes évoque les chefs-d’œuvre construits par les grandes civilisations.
Démesurés, grandioses ou particulièrement imposants, les vestiges d’oranges et de citrons peuvent atteindre plus de 12 mètres de haut. Imaginez-vous un cheval de Troie grandeur nature, les jardins suspendus de Babylone dans des dimensions gigantesques, un drakkar viking, un patio romain, un sphinx et sa pyramide, les cultures celtes ou gauloises, la grotte de Lascaux ou encore un superbe calendrier de l’époque aztèque sans oublier les monstres de la mythologie comme un superbe minotaure et une gorgone méduse.

photos-janvier2011-0372.JPG A l’époque des Incas, sur la place Aucaypata, aujourd’hui place d’armes de Cuzco, l’Empire célébrait l’Inti Raymi, le solstice d’hiver, des jours et des nuits durant... Aujourd’hui encore, cette tradition perdure et représente à la fois une appartenance et un attachement culturels.

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A Menton, une autre tradition se perpétue... Les fruits du soleil ont rendez-vous avec la lune. C’est en effet à la tombée de la nuit que les fleurs d’orangers ou de citronniers, gorgées de soleil libèrent leurs parfums sucrés et subtiles. En hiver, pendant la saison des fruits, comme chez les Incas, les agrumiculteurs ont un œil sur le soleil, source de chaleur. Dans la nuit d’hiver, comme pour conjurer le mauvais sort, les Mentonnais se réunissent pour célébrer le fruit du soleil...

photos-janvier2011-0394-copie-1.JPG  La mise en lumière des jardins Biovès semble en effet totalement transformer les motifs, proposer de nouvelles perspectives, apporter un côté flamboyant Scintillants à l'extrême, plongés dans la nuit les agrumes prennent des teintes étranges et c'est toute l'atmosphère qui s'en trouve changée. Le temple maya ou le Sphinx deviennent presque envoûtants. Le Drakkar et le mammouth inquiétants.

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Les grandes civilisations laissent alors ressortir toutes leurs légendes, mythologies, croyances. Et que dire de ces hommes préhistoriques qui sortent de la pénombre pour se mêler à une foule qui ne peut retenir un frisson de frayeur, avant que, la surprise passée, les premiers éclats de rire ne fusent. Les batailles entre Vikings et Romains sont là pour rappeler que la fête est bien présente. Une vision adulé et féerique que profite plus de 250000 visiteurs.... programmé par  plus de 6 000 professionnels du tourisme international. Menton la perle de la France devient pendant 3 semaines la capitale mondiale du citron.

photos-janvier2011-0048.JPG La Fête du Citron est  aussi l’occasion pour le visiteur de découvrir les agrumes. Le jardin du Palais Carnolès accueille la plus importante collection d’agrumes en Europe : pamplemoussiers, cédratiers, kumquats, mandariniers, clémentiniers, bigaradiers… Les variétés les plus rares ont été implantées, de la mandarine de Chine au cédrat de Sotchi. Une analyse scientifique de différents citrons de même variété poussant à Nice, en Corse et à Menton, atteste une légère différence dans les constituants de base.

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L’huile essentielle des zestes du citron de Menton se différencie des autres citrons par le taux moins élevé de limonène3 et par la teneur plus importante en paracymène3. Parmi les grands chefs cuisiniers attestant des qualités gustatives du Citron de Menton, on peut citer pêle-mêle : Alain Ducasse, « Le Louis XV » à Monaco, Christian Moine, « Le Montparnasse 25 », Roger Verger, Paul Bocuse, les frères Troisgros, Philippe Givre chez Fauchon et aussi le Ritz, l’hôtel Meurisse, Ledoyen, les Crayères à Reims...

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A côté du citron de Menton, on rencontre d’autres variétés de citrons à pulpe acide. Il y a l’Euréka originaire de Los Angeles, d’un semis effectué en 1858. Le Femminello, variété italienne, le Lisbonne, offrant une bonne résistance au froid, et le Santa Teresa, sélection italienne de Femminello, résistante au « mal sec ». D’autres variétés sont à pulpe douce : le Dorshap ressemble à l’Euréka, le Sanguin panaché de jaune et de rose.

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Il est donc inutile de vous dire que Menton « la ville jardin » possède la plus importante concentration d’agrumes de qualité Bio d’Europe. Les producteurs locaux vendent un citron d’une exceptionnelle qualité que vous pouvez acheter les yeux fermés.Tous les exposants sont des artisans agriculteurs de la region Mentonnaise, ils viennent tous des villages voisins de Gorbio,Sainte Agnes, Castellar ou Castillon perchés dans la montagne. Ils vous feront tous decouvrir des produits entierement bio: Confitures, fruits et liqueurs faient à partir des mandariniers, citroniers et orangers du pays.

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Les senteurs olfactives des agrumes de Menton suffiront à vous convaincre. Le citron évoque à la fois une couleur, des sensations gustatives, la notion de terroir et d’écologie, les parfums des jardins méditerranéens…Le jardin d'Eden retrouvé d'Adam & Eve avec un fruit qui n'est pas défendu !

 

Revoir une edition precedente :        Episode 1              Episode 2

 

                            DIAPORAMA DE L'EXPO

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 10:30

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Synonymes d’exotismes, les palmiers font partie de notre environnement quotidien. Nice peut se vanter d’avoir la plus importante palmeraie de France et la troisième d’Europe après Elche en Espagne (classé au patrimoine de l'UNESCO) et San Remo en Italie.

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Plantes de la famille des Arecaceae, ressemblant à des arbres, ce sont en fait des « herbes géantes ». Leur tronc ou stipe croit par addition longitudinale de cellules.
Les feuilles ou palmes émergent selon un système de rotation dextrogyre. Il y a autant de palmes en formation dans le cœur d’un palmier que de palmes épanouies.
Famille présente sur tous les continents, comprenant environ 2800 espèces, seules une centaine d’entre elles sont acclimatables sur le pourtour méditerranéen.

photos-janvier2011-0118.JPGAu parc Phoenix de Nice, nous pouvons admirer une collection de 54 espèces de palmiers différents. Pour en citer quelques un, vous pouvez vous promener entre un dattier des canaries, un butia argentin, un palmier de Guadalupe, de chine, du Sénégal, des Everglades, d’Australie. Puis continuer à travers des cocotiers du chili, des dattiers des indes, des cycas du Japon, des Livistona, des lataniers de Rodrigues, Pacaya, Kentia…..

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La visite se terminera par des palmiers de panama, l’impressionnant palmier queue de poissons de Birmanie, palmier à sucre, palmier royal, majestueux ou princesse, la liste n’est pas complète bien sur !
Les palmiers ont deux principaux centres de peuplement, l’Amérique et l’Asie avec 1150 espèces chacun. L’Afrique continentale ne compte que 50 espèces, donc pas mieux que les pays de la zone Europe méditerranée.

photos-janvier2011-0054-copie-1.JPGCertaines grandes iles présentent un fort endémisme. A Madagascar, 165 espèces sur les 170 présentes sont endémiques, de même que 37 des 38 espèces poussant en nouvelle Calédonie.

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Toutes les parties du palmier sont utilisées dans les pays d’origine, dans des domaines aussi variés que la construction (palmes, stipes), l’alimentation (fruits, séve, cœur), la médecine (fruits), la cosmétique (cire des feuilles), ou l’artisanat (fibres).
Depuis la plus haute antiquité, le palmier accompagne l’homme dans son cheminement spirituel et artistique. Symbole de succès et de victoire (Nice s’appelait Nikkaia dans l’antiquité, ce qui voulait dire « celle par qui la victoire arrive ») dans la Rome antique, c’est un cadeau des dieux pour les sumériens qui en ont fait un arbre sacré.

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Plus récemment Alexander Von Humboldt, naturaliste, géographe et explorateur, disait : « Ce qui distingue surtout les palmiers, c’est une physionomie et un port majestueux qu’il est difficile de représenter par des paroles… ».
Le parc Phoenix se trouve sur la célèbre promenade des Anglais, face à la baie des Anges. Mais comment cette avenue à t’elle vu le jour ?

photos-janvier2011-0156.JPGAu début du XIXe siècle, des propriétés, pour la plupart occupées par des “étrangers” surtout britanniques, s'étendaient jusqu'à la grève. Le Révérend Lewis Way, collecta des fonds permettant d'employer des chômeurs. Ils leur firent établir un chemin large de 2 mètres le long de la mer. C’était un modeste sentier terreux et graveleux nommé « Chemin des anglais » (Lou camin dei ingles), reliant la rive droite du Paillon au faubourg de la Croix de Marbre.

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Le 29 avril 1836, le Conseil municipal approuve une route au bord de mer de l’embouchure du Paillon jusqu’au vallon Magnan. En 1844, les travaux d’équipement de cet ouvrage d’art débutent par un premier tronçon. Il est surélevé de 5 mètres au dessus du niveau de la mer. Sa largeur est de 23 mètres mais seulement 12 mètres sont exécutés. En 1854-1856, la voie prend le nom de Promenade des Anglais. La promenade est prolongée jusqu'à Sainte-Hélène en 1878, Carras en 1882, et enfin le fleuve Var, en 1903.

photos-janvier2011-0193.JPGLes villas et leurs jardins sont peu à peu détruits et remplacés par des palaces, des hôtels et des casinos, ou des immeubles résidentiels. Le chemin des anglais ne deviendra, malgré tout, la grande promenade des anglais tant convoitée, que  lorsque la reine Victoria aura pris l’habitude de venir se détendre aux hivers ensoleillés de Nice, drainant avec elle une partie de la cour de Grande Bretagne. La plus belle avenue du monde pouvait alors commencer sa légende.....

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Le parc phœnix (le nom de genre de ces palmiers a baptisé le parc), ce n’est pas la première fois que je m’y rends, c’est l’un de mes endroits préférés à Nice. J’ai déjà fait un ou deux articles sur cet endroit magique et notamment des photos pour le mariage de ma fille Jessica. ( voir: salon du champignon au parc Phoenix) et ( le jardin enchanteur)
Ce parc de 9 hectares ou l’on ne se bouscule jamais (il est pourtant le 3e site le plus visité de la cote d’azur), mise sur son aspect ludique et pédagogique.  Le parc met en scène 7 climats tropicaux et comporte une vingtaine de jardins à thèmes sonorisés qui nous font accéder au pays des merveilles. Sa serre tropicale occupe 7 000 m2, faisant d'elle l'une des plus grandes du monde.

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Ce parc est absolument génial, c’est un petit coin de paradis en ville et on en prend plein les yeux. Le parc est grand, on peut facilement y passer toute une journée en portant son pique nique car tout est aménagé pour cela, tables en bois, chaises et bancs sont à votre disposition.... Pour les enfants c'est un enchantement extraordinaire un endroit de promenade et de culture. Tous les enfants devraient être “éduqués” à la nature par cet outil pédagogique formidable, et les adultes en profiteront pour se détendre et apprécier un concentré de nature. Ici, on peut étudier l’ethnobotanique, l’écologie et l’évolution de la flore méditerranéenne. Le jardin de Louisiane, le jardin de Thaïlande et le jardin d’Afrique Australe traduisent la diversité et la richesse de la nature.

photos-janvier2011-0451.JPGEn avançant on trouve une zone de végétation de sous-bois, une garrigue de Provence, une dune du Sahara, une zone volcanique en provenance de l’Etna, une sansouire (salicornes immergées) de Camargue, etc.…. les animaux sont en semi-liberté, c'est-à-dire que pour les approcher, vous passer une sorte de sas et vous vous retrouvez en leur compagnie….

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Et tout cela pour un prix dérisoire de 2 euros pour les adultes et gratuits pour les enfants. C’est un feu d'artifice de couleur et d'odeurs que vous apprécierez été comme hiver. Un hiver à 20° ce samedi 05 Février que demander de mieux. A noter aussi qu’au rythme des saisons sont organisées tout au long de l’année des expositions temporaires comme par exemple au moment de ma visite, « les Chevaliers de la Baie des Anges », près de 400 figurines inspirées de l’histoire ou du monde fantastique et même du cinéma  à découvrir dans la salle floréal. À côté du parc floral, par une entrée particulière, on trouve le Musée des Arts asiatiques entièrement gratuit. C’est vraiment un lieu irremplaçable.

 

                           DIAPORAMA DU PARC PHOENIX


  
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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 10:43

photos-janvier2011-0286.JPG Cette tour donjon sera achevée en 1385 par l’abbé de Thornafort qui ajoutera une enceinte. Le donjon carré, haut de 22 mètres, avec ses étages voutés en berceau, est accessible grâce à une porte située au premier étage à la suite d’un escalier extérieur. Un escalier intérieur conduit à une terrasse entourée d’une balustrade offrant une vue remarquable sur la cité, la rade et les iles. L’ensemble contigu forme l’ancien château ; le bâtiment sud a été remanié, celui situé à l’ouest a été reconstruit, seules les bases des tours carrées datent du XIIIe siècle. Le bâtiment de l’ancien château du Suquet est un musée avec de belles collections ethnographiques et archéologiques : Le musée de la Castre.

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Les fonds du musée proviennent à l’origine de la donation du baron Lycklama à la ville en 1877. Cet amateur d’antiquités, d’art primitif, d’orientalisme … avait constitué une collection grâce à ses voyages. Vous pourrez aussi découvrir des collections d’art et d’objets d’Océanie, d’Himalaya, des Amériques, des antiquités méditerranéennes et précolombiennes, ainsi qu’un ensemble d’instruments de musique du monde entier.

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La tour d’angle du château dite « Tour du Masque » demeure privée du comte Michel de Lacour, est entourée d’une part de mystère rejoignant la légende. Selon Michel de Lacour, le frère jumeau de Louis XIV, caché sous le fameux masque de fer, se serait refugié dans la tour après s’être évadé de l’ile sainte marguerite, avant son transfert à la bastille. Mieux, il y serait mort ….à preuve les restes d’un crane, d’un squelette et d’une cagoule découverts voici une quinzaine d’années dans une oubliette. Le crane serait l’homologue scientifiquement prouvé de celui du Roi Soleil (quel nom peu approprié !) et le masque de velours celui peint par un artiste de la cour sur un tableau d’époque.

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A ces troublantes révélations s’ajoutent des apparitions (lumières clignotantes, tètes cagoulées) constatées par les habitant du quartier, associées à des bruits étranges (chuintements, râles, fracas de porte de cave qui s’ouvre sans raison) contribuant à faire de cette tour hantée un lieu de souffrance pour une âme oubliée.
La venue d’un prêtre exorciste n’a apparemment pas apaisé les phénomènes. Précisons que le propriétaire de la tour a respecté le repos du défunt en laissant les restes dans l’oubliette. La poursuite des travaux, après sondage des murs qui se poursuivent encore aujourd’hui, pourrait fort bien révéler d’autres mystères tout aussi troublants.

photos-janvier2011-0213.JPGLes tours de guet bâties au Xe siècle, pour faire face à la menace des razzias conduites par les pirates Sarrasins, sont plantées comme autant de pions stratégiques dans les Alpes Maritimes. Leur fonction défensive est triple : elles servent d’observatoire, permettent de signaler le danger par des feux allumées au sommet, mais aussi d’abri pour accueillir dans leurs murs les populations menacées. Intégrés dans les châteaux médiévaux construits par la suite, elles deviendront alors des donjons du XIIIe siècle. Placées à l’avant de la fortification comme un bouclier face à l’attaque, leur plan est conçu avec des pointes dirigées vers l’ennemie.

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derriere les cactus Euphorbia, les neiges des montagnes Grassoises 

 

Ces fières constructions, défiant l’épreuve du temps et les menaces d’agressions oubliées, témoignent encore d’une époque carrefour de l’histoire des Alpes Maritimes.
A propos du masque de fer, une autre légende que j’ai déjà évoquée dans mon article sur les Iles de Lérins est tout aussi incroyable que celle de la tour du Suquet. En 1687, le fort de Sainte-Marguerite, prison d'État, reçoit le fameux Masque de fer. Son identité n'a jamais été établie. Mais la légende veut que celui-ci soit  un frère adultérin du roi Louis XIV.

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Des dizaines d'identifications ont été proposées depuis le XVIIe siècle. Le Masque de fer était-il le frère jumeau de Louis XIV ? Le fils de Louis XIV et de Louise de La Vallière ? Un fils indésirable d'Anne d'Autriche et du Cardinal Mazarin ? Le traitement de faveur exceptionnel dont bénéficiait ce prisonnier hors du commun dans les geôles de la prison de fort Royal sur l’ile Sainte Marguerite a toujours favorisé l’hypothèse de l’individu de sang royal.

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Le "Cannes" que j'aime ! celui de l'hiver...

 

Mais l’hypothèse la plus folle est sans doute la suivante : de la liaison du Masque de Fer et d’une Cannoise venue agrémenter sa solitude, serait né un fils. L’enfant aurait été envoyé en Corse et placé chez une dame de confiance ignorant tout de son identité. On lui aurait alors recommandé d’entourer le nouveau-né des meilleurs soins, l’assurant qu’il venait de « Buona-Parté » (de « bonne part »). Une recommandation qui inspira la nourrice, qui le baptisa Buonaparte. Voilà comment la légende venait d’attribuer un arrière-grand-père illustre au futur Napoléon !

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Se promener dans les vieilles ruelles du vieux Cannes en se second jour du mois de février est un pur bonheur, un pur moment de plaisir. Peu ou pas de touristes, la ville appartient à ses habitants. Même si la plupart des restaurants du suquet et de la rue Saint Antoine sont fermés, vous en admirerez les décors de leurs façades peintes par les artistes. C’est le cas du plus vieux restaurant de Cannes « Da Bouttau » fondé en 1860. Une institution, un resto/musée ou le livre d’or des convives est aussi impressionnant que celui du festival du film.

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Suivez-moi maintenant vers l’église Russe de Cannes en passant par la croisette loin d’être désertique pour ce deux février. Les cannois profitent déjà pleinement des rayons du soleil qui permettent de se mettre en T-shirt.
L'église russe fut construite pour l'épouse du tsar Alexandre III, Maria Alexandrovna. Cette belle église orthodoxe russe vous séduira par ses bulbes bleus et ses mosaïques sur les toits.

photos-janvier2011-0354.JPGBâtie par Louis Nouveau un architecte Cannois en 1894, elle témoigne de l’importante présence de l’aristocratie russe sur la côte d’Azur et particulièrement à Cannes au XIXème siècle. L’église fut fondée par le Grand Duc Michel. Elle n’est bien sur pas aussi importante que celle de Nice, mais vous en apprécierez les magnifiques décorations intérieures, et si vous avez la chance de tomber sur un office, la chorale est extraordinaire... Pour un peu que vous voulez sortir des sentiers battus et loin des clichés de la petite cité azuréenne, Cannes est un village tout à fait remarquable de par un passé culturel architectural et historique important …


DIAPORAMA SUR LE SUQUET SUIVI DU MUSEE D'ANTROPOLOGIE

 

 

                           MUSEE DE L'ANTROPOLOGIE
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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 09:55

photos-janvier2011-0142.JPG Les photos au flash sont interdites aux aquariums, j'ai donc fait celle ci avec un trepied et sans retouche)


L’Aquarium présente les écosystèmes méditerranéens et tropicaux dans une centaine de volumes atteignant jusqu’à 400 m3, sans compter 100 bassins de réserve. Le musée océanographique de Monaco est avec le parc Marineland d’Antibes sur la Cote d’Azur, ce qui se fait de mieux en Europe consacré à la mer et aux océans. Trois cent espèces méditerranéennes sont représentées, dont les Anthias ou Barbiers, emblèmes du littoral ou les poissons sangliers, qui peuplent les fonds au-delà de 200 mètres.

photos-janvier2011-0149-copie-1.JPGVéritable défi technique avec ses 6 mètres de profondeur et des vitres de 30 centimètres d’épaisseur, il laisse s'exprimer la diversité du récif : poissons anges et demoiselles multicolores côtoient les prédateurs tels que requins zèbres, raies guitare et carangues rayées. Avec 6000 spécimens de poissons, la collection vivante du Musée est riche de 400 espèces différentes.

photos-janvier2011-0166-copie-1.JPGLes collections contiennent également plus de 200 espèces d’invertébrés et une centaine d’espèces de coraux durs et mous élevés dans la ferme de l’Aquarium.
Dans les aquariums du musée, il été rendu possible de reconstituer un récif aussi vrai que nature avec, d'un côté, ses habitants aux couleurs chatoyantes et de l'autre, du côté "grand large", le domaine impressionnant des grandes espèces et des prédateurs. Le Lagon aux Requins, est le point d’orgue de la visite. Véritable défi technique, il laisse s'exprimer la diversité du récif.

photos-janvier2011-0180-copie-1.JPGC’est au musée océanographique de Monaco que l'on retrouve l'origine de la baie des anges. Connue dans le monde entier, la baie des anges baigne la ville de Nice et s'étend du cap d'Antibes au cap de Nice.

photos-janvier2011-0195.JPGUne légende expliquerait le nom de la baie: le corps de sainte Reparate (la patronne des niçois) décapitée par les romains en Palestine en 250, aurait été olacé dans une barque à la dérive et amené par des anges jusqu'aux rivages de la baie en question. Ses reliques se trouvent aujourd'hui dans la cathédrale sainte reparate dans le vieux Nice.

photos-janvier2011-0206.JPGAlexis de Jussieu dans son poème "Adam & Eve" publié en 1856, raconte que lorsque les deux créatures furent chassées du paradis terrestre, elles furent portées par des anges jusqu'aux abords de l'actuelle Nice. Implicitement, on comprend que le lieu rivalisait alors de beauté avec le paradis perdu... En réalité, le nom de la baie a été donné par les pêcheurs qui remontaient à cet endroit dans leurs filets de très nombreux "anges de mer", un requin de l'espèce squatina angélus. Ce squale, qui a aujourd'hui déserté les cotes qui portent son nom, est inoffensif et se reconnait par ses ailerons perpendiculaires ressemblant à des ailes.

photos-janvier2011-0276.JPGSi le musée de l'histoire naturelle de Nice possède un bel exemplaire naturalisé de requin ange de plus d'un mètre de long, il se trouve actuellement dans les réserves et n'est pas exposé.

photos-janvier2011-0283.JPGPour voir un ange des mers, il faut donc se rendre au musée océanographique de Monaco, précisément dans la salle dite « de la baleine » ou est visible un ange des mers commun péché dans le golfe le 04 octobre 1950 par S.A.S le prince Rainier III lui même. Placé en aquarium, il ne survécut que 6 jours à sa capture.

photos-janvier2011-0330.JPGSur les cartes du XIXe siècle on voit mentionné un pont des Anges à l'embouchure de la rivière Paillon qui sépare les deux rives de Nice, la vieille ville et la ville moderne. La future promenade des Anglais était alors appelée  chemin des anges et deviendra « Lou Camin dei inglès ».

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L'écrivain de langue niçoise Francis Gag avait été le témoin d'un spectacle se renouvelant plusieurs fois par an : des pêcheurs poussant un charreton sur lequel gisait un de ces requins appelés lu pei ange « les poissons-anges » et précédant le cortège, una pescairis (femme de pêcheur) qui criait : Venés, venés vèire la marrida bestiassa que destrugue lu aret dòu paure pescadou ! (Venez, venez voir la mauvaise bête qui détruit les filets du pauvre pêcheur ! ).

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Les anges de mer ont une grande ressemblance extérieure avec les raies. Ces requins se caractérisent par un corps très aplati, on les distingue nettement de tous les autres requins. Les anges de mer possèdent de larges nageoires pectorales plates, deux petites nageoires dorsales situées vers l'extrémité du tronc, et une bouche terminale située au bout du museau, plutôt qu'au-dessous. De larges orifices, situés derrière les yeux, fournissent du sang riche en oxygène directement aux yeux et au cerveau du requin.

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Cependant, leurs pectorales ne sont pas soudées à la tête comme celles des raies. Certains spécimens peuvent atteindre les deux mètres. Evidemment au musée océanographique de Monaco le poisson Ange n’est pas la seule attraction, chaque bassin fait vivre au visiteur un instant spectaculaire, un moment particulier de la vie quotidienne du récif et de sa faune.

photos-janvier2011-0388.JPGvous avez pu remarquer, que visiter la principauté au mois de janvier, est bien agréable. Car ,celle çi est déserte de touristes et simplement occupées par ses habitants ou ses travailleurs ...


De l’algue microscopique au plus grand prédateur, les requins aux allures majestueuses, le poisson clown évoluant parmi les anémones de mer, le redoutable poisson pierre aux aiguillons mortels, ou encore les poissons rasoirs et les hippocampes. Ce musée océanographique de Monaco ou, le commandant Cousteau fut nommé directeur en 1957 est une pure merveille relatant l’écosystème des mers et des océans, un chef d’œuvre parmi les chefs d’œuvre et il est sur la Cote d’Azur.
                           DIAPORAMA DE LA VISITE

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