Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 07:40

P1140223.JPG On aura quelque difficulté à imaginer qu'à son apogée, Rocca Sparvièra compta jusqu'à 350 habitants, la communauté étant dotée d'une administration, d'une seigneurie, d'un notaire, d'un curé ... Rocca Sparvièra, situé à une trentaine de kilomètres au nord de Nice dresse ses ruines confondues à la roche grise au-dessus du col Saint Michel. Ce village fantôme, dans un décor sauvage, est marqué de légendes sanglantes où se mêlent crime et anthropophagie stimulés par la vengeance.

route-du-col-st-roch.jpg le col saint Roch une sorte de Turini

 

Au Moyen Âge, ce lieu aurait été maudit par la Reine Jeanne à qui on aurait servi ses enfants assassinés au souper du Réveillon de Noël. Plus tard, pendant les guerres de la Révolution, les Barbets (résistants niçois), réfugiés dans les ruines, feront manger à des soldats français le cœur de l’officier meurtrier de l'un de leur père. Le village, dominé par les restes de son château, s’accroche sur une crête rocheuse surveillant le col, passage obligé d’une voie inter-vallée. Il faut compter une bonne heure de marche pour y accéder.

9.jpgUne cinquantaine de bâtisses ruinées s’entassent dans une enceinte  avec les traces d’un four et d’une citerne. Des caves voûtées sont encore debout. Au nord-est, les vestiges de l’enceinte sont complétés par les restes du logis seigneurial avec fenêtres à meneaux. Une sorte de poterne effondrée s’ouvrait au nord de l’enceinte. Les grandes façades surplombant à l’est le chemin de l’Engarvin sont datables du XVIème siècle. Seule subsiste intacte sur une plate-forme, la chapelle Saint Michel, restaurée en 1924 sur les structures de la paroissiale.

24.jpgRevenons sur les origines de Rocca Sparvièra qui apparaît pour la première fois dans l’Histoire dans deux chartres du XIIème siècle recensant les paroisses dépendantes de l’évêché de Nice. Le 6 mars 1271, un des membres de l’illustre famille niçoise des Riquier prête hommage au souverain, ils seront co-seigneurs de Rocca Sparvièra. En 1271, le village compte 150 habitants son église paroissiale est déjà dédiée à Saint Michel (Sant Michele).

49.jpgLe château est mentionné en 1358 dans le contrat d’inféodation et acquis avec son fief pour 700 florins d’or par Pierre Marquesan di Nizza. En 1364, la Reine Jeanne de Naples élève le fief au rang de baronnie, mais une invasion de sauterelles anéantit les cultures. La misère se poursuit au point qu’en 1376 la petite communauté est déclarée insolvable.

12.jpg85.jpg
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Au dédit de Nice de 1388, les nobles locaux s’opposent au nouveau pouvoir savoyard sauf Pierre Marquesan qui se verra gratifié d’une pension spéciale de 200 florins d’or par le Comte rouge (Amédée VII). Il s’oppose ensuite à son protecteur, accusé de haute trahison, ses biens sont confisqués en 1391. Disculpé, il sera réinvesti officiellement des fiefs de Coaraze et Rocca Sparvièra en 1399. La famille Marquesan conservera ensuite la seigneurie jusqu’en 1781. Mais un sort funeste semble s’acharner sur ce malheureux village victime d’une série d’épidémies de peste au XVIe siècle emportant  une partie de la population. De plus, une suite de redoutables tremblements de terre vont détruire une partie des maisons entraînant le début de son abandon.

75.jpg les ruines sont confondues avec la roche grise

 

L’abandon progressif de cette commune qui aurait compté jusqu’à 350 âmes avant ces bouleversements, avec administration communale et même un notaire, va s’échelonner tout au long du XVIIème siècle. Si en 1690 quelques irréductibles s’accrochent encore aux ruines, dix ans plus tard, seuls le curé et sa servante y résideront encore avant de se résigner à partir eux aussi en 1723.

89.jpg la chapelle Saint Michel sur le versant est.

 

L’abandon s’explique d’une part par l’absence d’eau sur ces hauteurs au relief tourmenté où seules des citernes d’eau de pluie devaient permettre une vie précaire, d’autre part les destructions des tremblements de terre qui malmenèrent effroyablement les villages plantés sur le roc. La terrible malédiction de la Reine Jeanne expliquerait pour certains les malheurs successifs de Rocca Sparvièra.

9792.jpgVoici donc la terrible histoire de Rocca Sparvièra, (le rocher aux éperviers en français), et la légende de la reine Jeanne : Accusée d'avoir assassiné son premier époux André de Hongrie, poursuivie par une famille hurlant à la vengeance, la reine Jeanne, accompagnée de ses deux enfants, Catherine et François, de leur nourrice, d'un prêtre et de gardes, trouva refuge dans son château de Rocca Sparvièra.

Mars-2012-0075.JPGMars-2012-0111.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'endroit était bien choisi, car dissimulé à la vue depuis les vallées, situé sur une pente escarpée et facilement défendable car n'ayant qu'un seul accès, le petit sentier ne laissant passer qu'une personne à la fois. Les villageois n'apprécièrent que très modérément  de nourrir tout ce petit monde alors qu'ils peinaient déjà à subvenir à leurs propres besoins. La terre est très rocailleuse et pentue, n'offrant des terrains exploitables pour les cultures qu'à la gauche du village ou subsistent des terrasses étroites.

Mars-2012-0108.JPG fenetre dans la vallée du paillon

 

Mais, les hommes à la solde de la cour de Hongrie retrouvèrent leurs traces et firent en sorte de s'assurer de la collaboration des habitants en les ravitaillant. Le prêtre, grand ami de Bacchus, ne put résister à la tentation. Profitant de son absence, le prêtre fit entrer ses nouveaux amis dans le château, espérant lui aussi célébrer Noël à sa façon.  Ces nouveaux venus, se présentant comme des commerçants, lui permirent d'entretenir de grandes discussions théologiques avec cet ami de toujours. Tant et si bien qu'il ne fut bientôt plus en mesure d'assurer les offices dans la chapelle Saint Pierre (Coaraze).

Mars-2012-0121.JPG cave souterraine de Rocca Sparviera

 

De passage à la Noël, dans son fief de Rocca Sparvièra, la Reine Jeanne tint à assister à la messe de minuit dans l’église du village voisin de Coaraze. Elle laissa ses deux enfants à leur nourrice. En chemin, la Reine Jeanne fut saisie par un pressentiment accentué par les croassements d’un sombre vol de corbeaux qui semblaient répéter : « la Reine va à la messe, lorsqu’elle reviendra elle trouvera table mise ! ».

Mars-2012-0123.JPGA son retour au château, la reine découvrit un horrible spectacle : le chapelain ivre mort, la nourrice gisant dans le bûcher et  sur la table du festin, couché sur un plat, les corps nus des pauvres enfants avec un large couteau planté dans la poitrine. Selon d'autres sources, ils auraient été découpés en morceaux... Folle de douleur, la Reine Jeanne repartit le lendemain vers Naples, après avoir fait incendier le château. Sur le chemin de Coaraze, elle se retourna vers le rocher de Rocca Sparvièra et proféra cette terrible malédiction: «Roche sanglante, roche maligne, un jour viendra où sur tes ruines ne chantera plus ni le coq ni la poule». "Un jou vendra que aqui non cantéra plus ni gal ni galina." Depuis, le maléfice s’est réalisé.

Mars-2012-0177.JPGMalédiction ou coïncidence, toujours est il que le village subit à plusieurs reprises de violents séismes et fut totalement abandonné par la population depuis le XVIème siècle. A noter cependant qu'en vérifiant sur des sources historiques, les deux enfants susmentionnés et qu'elle eut de son second mariage avec son cousin et amant Louis de Tarente sont morts en 1364 pour Catherine, l'ainée, et en 1352 pour sa cadette  Françoise... Et c'est à cet endroit que l'histoire devient légende !!!

roccasparviera-7394-4.jpg

                             DIAPORAMA DE LA BALADE


 
Repost 0
Published by freerider06 - dans comté de Nice
28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 05:50

Mars-2012-0371.JPG

Quand on parle de Grasse, il nous vient tout de suite à l'esprit les parfums et on voit apparaitre dans son paysage panoramique les cheminées de ses usines qui ont fait sa réputation. Ville industrielle mais aussi ville de terroir et de gastronomie, Grasse est sans aucun doute la ville la plus paisible du département, loin du tumulte et des fastes de ses voisines.... Elle possède un passé historique tout aussi important que n'importe quelle autre grande ville du littoral.

Mars-2012-6277.JPGGrasse apparaît dans les cartulaires dès le Moyen Âge, au début du XIème siècle. A l'orée du XIIème siècle, Grasse est devenue une commune libre avec l’aide de Monseigneur Mainfroy de Garibaldi (un nom prédestiné au mot liberté).  En 875, la Provence se rattache au Royaume de France et Boson, nouveau roi, lui fait signer acte d’allégeance le 15 octobre 879. Grasse refuse de signer l'allégeance et se détache donc de la Provence. Grasse suit le mouvement des cités comme Génes, Pise ou Florence et meme Nice qui se déclarent en villes autonomes et sont les précurseurs de la démocratie.

Mars-2012-6246.JPGMars-2012-6249.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Grasse possédait une active cité commerçante qui s'opposait déjà aux comtes de Provence Raimond Bérenger grand racketteur devant l'eternel ! Ville d'influence ligure italienne, elle a d'ailleurs conservé la structure urbaine de cette époque. Vers 1138 à l'exemple des petites républiques italiennes, la ville est dirigée par quatre consuls élus. Le pays de Grasse signe un traité politique et commercial avec Gênes d’une durée de 29 ans et qui fut le premier d’une longue série qui dura près de trois siècles.

Mars-2012-6275.JPG L'église anglicane de Grasse à colombages surmonté d'un clocheton pointu construite par la Reine Victoria sur les terres d'Alice de Rothschild.

 

En 1179, c’est avec Pise que Grasse signe un traité pour 26 ans. La ville aime commercer avec des villes indépendantes comme Gênes. Sa position stratégique entre mer et montagne la fait devenir, outre son dynamisme commercial, le centre d'une vaste circonscription administrative et judiciaire.  Lors du passage à la Savoie de Nice et de son Comté, Grasse devient une grande cité fortifiée grâce au commerce des peaux et tanneries qui font sa réputation sur le plan international et entretien de bons rapports avec la Savoie.

Mars-2012-6258.JPGMars-2012-6247.JPG
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Le terroir rural grassois fût durant plusieurs siècles le reflet de la vieille polyculture méditerranéenne, caractérisée par la trilogie immuable : le blé, la vigne et l'olivier. De nos jours, l'olivier a gardé une place importante dans le paysage et dans l'agriculture familiale locale. La présence de nombreux arbres millénaires dans la région grassoise en témoigne.. Quatre moulins exercent leur activité sans relâche dont le second plus grand moulin de France: le moulin de la brague. Grasse a été élu "Villes et pays d'art et d'histoire". La commune de Grasse s'étale sur une vaste superficie et un grand écart d'altitude : de moins de 100 mètres à plus de 1 000 mètres d'altitude. Un quart du territoire est classé réserve naturelle.

Mars-2012-6240.JPGL'influence Italienne de Grasse se remarque dans toutes les rues


Fondé au début du XVème siècle par les moines de l’abbaye de Lérins à Cannes, puis donné en 1437 au « Bon Roy René », grand amateur de bonne chère, le domaine oléicole de la Royrie est à la fois un jardin chargé d’histoire, un jardin d’expériences sensorielles et un jardin gourmand. On y découvre  ses restanques, murs de pierres sèches, taillées par des artisans maçons au centimètre près et qui aujourd’hui encore défient le temps. On y découvre ensuite des oliviers datant de près de 2000 ans ou chaque année au concours agricole de Paris son huile (classé en AOC olive de Nice) triomphe d'une médaille d'or.

Mars-2012-6242.JPGMars-2012-0044.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nombreux sont les atouts de Grasse et du pays grassois. Si un jour vous passez par la , allez déjeuner dans l'un des nombreux et excellents restaurants étoilés(la bastide St Antoine, Lou Fassum)et vous goûterez à l'inoubliable cuisine grassoise : Lou Fassum (chou farci), les beignets de fleurs de courge, la tarte à la courge ,la fameuse fougassette, fine et légère brioche ovale à sept trous, parfumée à la fleur d'oranger. Côté douceurs : confits de fleurs, pétales de roses et violettes cristallisés, orangettes au chocolat.

Mars-2012-0015.JPG le remarquable domaine de la Royrie

 

Dans la cuisine grassoise, comme en architecture, on retrouve des influences méditerranéennes et italiennes : les adaptations sont nombreuses. Si la fougasse en Provence occidentale se déguste salée nature ou par exemple aux olives elle est devenue à Grasse la fougassette. Sucrée et parfumée à l'eau de fleur d'oranger cette délicieuse spécialité se grignote toute l'année. Elle est encore distribuée lors de la messe qui inaugure la fête du jasmin.

Mars-2012-0027.JPGD'inspiration piémontaise cette fois, voici lou fassoum un chou farci à la viande dont les feuilles sont blanchi à l'eau bouillante dans des boules métalliques perforées spécialement fabriquées à cet effet. Le fassoum cuit dans son jus révèle un goût délicat qui réveille les papilles. Il y a aussi le raisin Servan  que l'on ne trouve nulle part ailleurs qui est conservé dans des bocaux spéciaux pendant de longs mois au grenier. Le raisin framboise, dont la vinification est désormais interdite, révèle encore (à qui sait trouver, au détour d'un jardin, un pied rescapé) un goût surprenant et inimitable.

Mars-2012-0096.JPG Grasse sur la route Napoleon

 

Enfin, il n'y a pas que le terroir et la gastronomie, mais Grasse possède un patrimoine souterrain exceptionnel avec plusieurs grottes et gouffres que vous pouvez visiter comme le Domaine des Audides par exemple ! Suivez les traces des hommes des cavernes et descendez le long de cette faille sauvage jusqu'à 60 mètres sous terre où concrétions naturelles aux formes tentaculaires, méduses monumentales et stalactites gigantesques jalonneront votre parcours. La visite se complète par un musée préhistorique alimenté de fouilles locales : silex taillés, tessons de poterie et curiosités géologiques.

Mars-2012-0098.JPGOu encore le souterroscope situé sur la route Napoléon, le Souterroscope vous fera vivre un fabuleux voyage à 70 mètres sous terre. Votre promenade en musique et en lumière dans les 700 mètres de galeries accompagnera l'eau omniprésente qui circule de cascade en cascade. Une heure d'émotion pour une visite en toute liberté, sans guide, mais en toute sécurité !  Et bien sur la Route Napoléon que l'on parcourt aujourd'hui avec les plus belles voitures de collection.

Mars-2012-0104-copie-1.JPGMars 1815 : Bonaparte débarque en France, très exactement à Golfe Juan, pour reconquérir son trône. S'ouvre alors une période de cent jours pendant lesquels Napoléon et sa garde vont traverser Grasse et les Alpes jusqu'à Grenoble. En mémoire de cette prodigieuse épopée, les chemins que l'Empereur et ses fidèles empruntèrent prirent, par la suite, le nom de « Route Napoléon » dont Grasse est l'étape phare.

Mars-2012-6265.JPGPuis vous découvrirez une vieille ville méconnue, et pourtant passionnante. En partant de la place des Aires, avec ses maisons à arcades et sa fontaine Louis XV, empruntez les belles rues fréquentées et fraîches en été, qui regorgent de petites boutiques et échoppes typiques. Vous vous perdrez avec délice dans les ruelles tortueuses, souvent en escalier, et pourrez admirer au passage une tour Sarrasine carrée, des vestiges de remparts du 16ème siècle, l'hôtel de ville installé dans l'ancien palais épiscopal, les maisons médiévales surélevées aux 17ème et 18ème siècles, de superbes hôtels particuliers (hôtel de Cabris, de Pontevès, Court de Fontmichel) et de belles villas du 18ème siècle … ou encore le casino Belle Époque (aujourd'hui transformé en palais des congrès)...

Mars-2012-6276.JPG

Maison de style Florentin

 

Grasse est connue au siècle des Lumières pour l’intervention cruciale des troupes navales de l’amiral de Grasse, issu de la lignée des comtes de Grasse, dans la victoire des États-Unis contre les colons britanniques. Jean Honoré Fragonard, enfant de Grasse devient « Peintre du Roy » sous la pression de la marquise de Pompadour. La Princesse Pauline Bonaparte (1780-1825) séjourna longtemps dans la ville à partir de 1811. Elle se promène souvent dans ce que sont aujourd'hui les Jardins de la Princesse Pauline.

0017.JPGÉdith Piaf (1915-1963), chanteuse française est morte à Grasse  et habitait dans une villa du quartier de Plascassier. Gérard Philipe (1922-1959), acteur, a grandi à Grasse au Parc Palace qui était présidé par son père pendant l'Occupation. Son grand-père fut maire de Grasse. Georges Lautner né en 1926, réalisateur de cinéma français y réside, Charles Pasqua est né à Grasse en 1927, homme politique français, ancien ministre de l'Intérieur.

Mai-2012-0006.JPGGeorges Descrières de son vrai nom Georges Bergé, acteur français né le 15 avril 1930 y réside. Michèle Mouton, pilote de rallye vice championne du monde est née à Grasse.Lolo Ferrari (1963-2000) a vécu et est décédée à Grasse le 5 mars 2000. Coluche mort percuté par un camion près de Grasse le 19 juin 1986 possede un sanctuaire honoré par le monde motard chaque année. Eugénie Le Sommer (1989), footballeuse française, née à Grasse. Alors vous voyez , il n'y a pas que le parfum à Grasse ....

Mars-2012-0002-copie-1.JPG

                                DIAPORAMA DE GRASSE



 
Repost 0
Published by freerider06 - dans ALPES MARITIMES
24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 16:27

Mars-2012-0152.JPG Actuellement le site est un important village fantôme. Pour le parcourir, il est préférable d’être équipé de bonnes chaussures de marche. Il est recommandé toutefois de ne pas s’aventurer dans les galeries souterraines du château et du village car les murs et les pierres sont instables et pourraient s’écrouler à tout moment. Passé ce détail la promenade au travers des sentiers qui fait le tour de la cité est magique.

Mars-2012-0163-copie-1.JPG derriere la chapelle, l'un des grands 3000 enneigé du Massif du Mercantour (06)

 

Des fouilles sont entreprises depuis Juillet 2002, mais elles n’avancent pas beaucoup faute de subventions évidentes. Elles aident à éclairer la chronologie de l’occupation du lieu qui présente actuellement de nombreuses zones d’ombre.
Au plus haut du site, à l’endroit ou la rénovation se remarque le mieux, vous bénéficiez d’une vue remarquable qui va de l’azur de la baie des Anges aux neiges étincelantes du Mercantour.

Mars-2012-0165.JPGLes origines du village remontent aux temps troubles des 6 eme et 7 eme siècles. A cette époque, les habitants de Contes, village situé dans la vallée du torrent "Le Paillon" (la rivière qui sépare la ville de Nice en deux parties), et ceux des collines environnantes, voulurent se protéger des envahisseurs barbares et des bandits de tous poils qui les attaquaient, les rançonnaient ou les pillaient.

Mars-2012-0010.JPGLes montagnes alentours pouvaient se prêter à la construction de refuges imprenables. En particulier, là-haut, à prés de 800 mètres d'altitude, un sommet dominait les vallées et permettait d’avoir une vue imprenable sur tous les environs. Le sommet pouvait permettre de scruter les horizons et de surveiller les approches indésirables... Châteauneuf de Contes, devenu aujourd'hui Chateauneuf-Villevieille, naquit ainsi vers ces temps Immémoriaux de notre passé...

Mars-2012-0170.JPGLes vestiges fortifiés actuels remontent au IX eme - XII eme Siècle. Par un chemin malaisé dont les pierres sont usées par les siècles, me voici non loin d'une tour imposante, ancien pigeonnier du château. Les broussailles et les genêts ont investi les abords. Il faut se frayer un passage. Le sommet de cette tour évoquera la couronne seigneuriale du Maître de ces lieux. Une couronne dont les pierres ont près de 800 années ! Cela fait rêver ! Une vraie machine à remonter le temps !

Mars-2012-0001.JPGEn l'an 576, Châteauneuf fut bâti sur l'emplacement d'un Castellaras Ligure par la population Romaine de Villevieille. Cette citadelle était dominée par l'église St Pierre Es Liens et la tour-prison du Duc de Savoie. On y pénétrait grâce à trois portes fortifiées, renforcées de tours gothiques. Châteauneuf fut au Moyen-âge la résidence privilégiée des seigneurs de Nice et fut même le fief de l'ordre des chevaliers de Malte. Le héros résistant niçois Lalin Fulconis s’y refugiait quelques fois pour échapper aux soldats Français.

Mars-2012-0020.JPGLes ruines de la cité se dressent au sommet d'un éperon rocheux bordé de hautes falaises. Le  panorama somptueux s'ouvre sur plus de 80 Km de Côte. L’habitat primitif, qui se trouvait à Villevieille un peu plus en contrebas sur un replat verdoyant, importante station militaire romaine (Villa Vetus), fut déserté après les ravages des Lombards au 6e siècle, puis par les incursions sarrasines venues de la Provence voisine.

Mars-2012-0050.JPGMars-2012-0072.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme dans toute la région du pays Niçois, les habitants se regroupèrent sur les hauteurs. Les madonnencs construisent leur village au lieu-dit perché “Castrum Novum“ (Châteauneuf). Le village fortifié, saccagé par les barbares de l’armée révolutionnaire française a été abandonné à son tour entre 1793 et 1804 et concentré à nouveau à Villevieille, emplacement actuel du village. L'église, citée en 1109, était un ancien prieuré relevant du chapitre cathédral de Nice.

Mars-2012-0032.JPGDe très nombreuses familles niçoises ont été seigneurs de Châteauneuf. On peut noter les Castellane, les Capello, les Lascaris, les Peyrani, les Vachiéri, les Tonduti, les de Orestis, les Torrini, les Saïssi, les de Cessole, les Grimaldi, etc.

Mars-2012-0080.JPGEn 1748, les villageois abandonnent Castel-Nouvo-da-Nizza (nom originel) pour réoccuper le site primitif de Villevieille (qu’ils nomment Villevieille-Châteauneuf) car il est plus proche des terres cultivables. Ce nouveau village se caractérise par des habitations dispersées.

Mars-2012-0094.JPGEn 1825, le fief est érigé en marquisat au profit de Félix de Constantin de Châteauneuf. Les habitants tiraient leurs ressources de l’élevage et de certaines cultures (haricots, cerises, huile d’olive et olives à saler). Le 25 juin 1911, Bendejun et Cantaron deviennent des communes indépendantes. Quand à Châteauneuf-Villevieille, elle fut baptisé Châteauneuf-de-Contes en 1877, mais reprit son nom d’origine en 1992.

Mars-2012-0097-copie-1.JPG Finalement la rénovation me plait moins que les ruines délabrées !

 

Le sentier monte en pente douce jusqu'aux ruines qu'on atteint en 30 minutes. Les ruines sont remarquablement préservées et on imagine encore facilement l'aspect de l'ancien village en flânant autour des maisons. Les restanques, sur lesquelles on faisait autrefois pousser orge et blé, subsistent. Le village fortifié de Castel Nuovo, aujourd'hui en ruines, fut construit à partir de la fin du VIème siècle, au dessus du village de Villa Vetula quand les Lombards et les Sarrazins représentaient une menace continuelle.

Mars-2012-0105.JPGLe village fut progressivement abandonné quand la région est devenue plus sure, à partir du XVIIème siècle. Ainsi les habitants sont retournés vivre à Villa Vetula, plus proche des points d'eau et avec de meilleures terres cultivables.

C'est à partir de Châteauneuf villevieille et Tourettes-Levens que j'emprunte une route surprenante, construite à même la roche calcaire grise en surplomb sur la vallée de la Vésubie, pour arriver à Duranus l’un des lieux symbole de la résistance Barbets.

Mars-2012-0116-copie-1.JPGMars-2012-0024-copie-1.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aujourd'hui, le belvédère (dans le diaporama) du "Saut des Français", qui se trouve à la sortie du village vers la vallée de la Vésubie, commémore l'épisode où, durant la guerre de 1793-1794, les " barbets "(résistants niçois) obligèrent leurs prisonniers français à sauter dans le vide. Les soldats français étaient précipités du haut de cette falaise de 300 mètres dans la Vésubie en contrebas. En vous rendant sur les lieux, vous aurez un panorama exceptionnel sur les gorges de la Vésubie …

Mars-2012-0125.JPGLa prochaine étape de ma visite dans l'un des villages abandonnés des Alpes Maritimes sera celui qui est le plus mythique d’entre tous et dont d’étranges croyances persistent toujours : Le village des damnés , le village de la Reine Jeanne…. J'ai longtemps hésité avant de m'y introduire tout seul. On raconte que la malédiction toucha beaucoup de randonneurs, alors je me suis rempli les poches de gris gris qui m'ont  été donné par l'une des sorcieres de Triora....

Mars-2012-0179.JPG

                          DIAPORAMA DE LA BALADE


 
Repost 0
Published by freerider06 - dans comté de Nice
20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 11:32

Mars-2012-0176.JPG Pour tous ceux qui désirent connaître non plus une Cote d’Azur artificielle mais une terre de culture et de mémoire suivez moi. Les Alpes Maritimes possèdent un particularisme né d’un isolement géographique, terre de contraste, elles offrent une tradition enracinée dans un passé fertile souvent ignorées.

Mars-2012-0162.JPGLe premier village que je vous fais découvrir n’est pas très loin de Grasse à quelques kilomètres de la cité des parfums. Dans le parc régional des prés-alpes de Grasse et non loin de la station de ski de Gréolieres les Neiges. D’ailleurs, c’est le village ancien du même nom que je vais découvrir. Il y a deux solutions pour accéder à ce village. Soit en passant par les gorges du loup ou soit plus haut par le village de Gourdon classé parmi les plus beaux villages de France. En moto, je choisis la première solution pour le plaisir de faire les gorges le matin, j’entreprendrai le retour dans l’après midi par la seconde …

Mars-2012-0178.JPGUne belle route, la D 2 avance pratiquement à l'horizontale dans cette vallée très ouverte de la vallée du Loup. Je n'ai parcouru que 11 km et me voila déjà arrivé à hautes-Gréolieres. Dans un virage en épingle qui domine le village de Gréolieres j'ai "filé tout droit" sur une étroite prairie. Je suis en contre bas des ruines de Hautes-Gréolieres. Le village que je domine est appelé Gréolieres-Basses. Il se serait crée après le château, au XIIIe siècle, formant ainsi un castrum.

Mars-2012-0030.JPGCe château est mentionné pour la première fois en 1079. Vers 1230, le comte de Provence Raymond Béranger V l'assiège et s'en empare. Puis, pour le contrôler, il fait construire le château qu'il donnera ensuite à Romée de Villeneuve (Villeneuve-Loubet) retirées à des seigneurs qui avaient pactisé avec la ville de Grasse en rébellion contre le comte de Provence (Grasse étant déjà un évêché administré par celui de Nice).

Mars-2012-0002.JPGSes descendants, les Seigneurs de Vence, le garderont jusqu'a la révolution. Le castrum est mentionné pour la première fois en 1232 sous l'appellation "l'autre castrum de Gréolieres". Il possédait originellement un donjon de plan carré de 6.90 mètres de coté, les murs ayant plus de deux mètres d'épaisseur.

Mars-2012-0006.JPGMars-2012-0043.JPG
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est en 1315, que hautes Gréolieres est le plus prospère, 86 feux soit 560 habitants y sont alors recensés ! Les malheurs vont alors s’acharner sur cette florissante communauté rurale : de 1348 à 1350 la hideuse « peste noire » décime la population, à partir de 1356 des bandes armées ravagent la région jusqu'à la fin du siècle, en 1364 la famine s’installe après une sécheresse et une invasion de sauterelles.

Mars-2012-0024.JPGEn 1368, on repeuple les proches villages de Cipieres et Caussols devenus vide par des familles de Figons d’origine génoise comme la plupart des villages du département. Mais c’est en 1385 que le coup fatal sera porté à Hautes Gréolieres, à la suite des combats opposant les armées des héritiers de la reine Jeanne. Gréolieres et ses environs sont complètement dévastés par le passage des troupes* victorieuses qui détruisent tous les blés, vignes et fruits du terroir.

Mars-2012-0039.JPGMars-2012-0107.JPG
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vers 1400, le château est agrandi et un nouvel accès est crée au sud est. Celui ci contraint l'arrivant à présenter son flanc droit vers le château, c'est à dire à marcher à découvert puisque c'est la main gauche qui tient le bouclier. Aujourd’hui, il garde encore son enceinte polygonale sur trois cotés.

Mars-2012-0056.JPG Gréolieres actuel dans la vallée du Loup au bord du précipice

 

En 1570, un des barons de Vence est protestant, et se refugie dans le château de Gréolieres Basses: les deux châteaux ont donc été très meurtris par les guerres de religion. Le dernier habitant de hautes Gréolieres quittera son village au début du XXe siècle pour rejoindre ses concitoyens regroupés au bas de la colline. Aujourd’hui devenu un village fantôme avec ses ruines grises confondues à la rocaille, hautes Gréolieres nous parle d’une époque heureuse et prospère, vieille de plus de sept siècles.

Mars-2012-0067.JPGPour visiter le site, je pars vers l'ouest en passant au dessus de la fontaine. Ainsi, je contourne le château par le sud. En remontant vers le nord, j'ai une vue générale sur la face ouest ou  j'observe une série de meurtrière à la base de l'élévation. Poursuivant le contournement de la forteresse en me dirigeant vers l'est, j'atteins l'ancienne église paroissiale devenue la chapelle Saint Etienne.

Mars-2012-0116.JPGC'est un bel édifice composé d'une nef de quatre travées, couverte d'une voute brisée et terminée à l'est par une abside en hémicycle. Sa construction daterait de la 2eme moitié du XIIIe siècle, et n'a pratiquement pas subi de modifications depuis. Sur le petit parvis, au sud de la chapelle, sur ma droite, je vois la façade est du château avec la rampe d'accès décrite plus haut. Plus à droite, le mur d'enceinte qui reliait le château à la chapelle est encore visible.

Mars-2012-0122.JPGEn contrebas, les ruines des habitations qui formaient le village de Hautes-Gréolieres sont envahies par la végétation. Beaucoup plus loin dans la vallée le village de Gréolieres Basses avec les ruines de son château féodal. J’emprunte à nouveau le sentier pour récupérer la moto que j’ai laissé au bord de la départementale et redescendre sur le village actuel pour faire le tour des ruines du second château. Malheureusement celles-ci ne sont pas accessibles et une clôture en interdit l’entrée.

Mars-2012-0131.JPGJe décide donc de continuer mon itinéraire vers deux villages voisins ayant beaucoup de charmes. Coursegoules et Bezaudun. Le panorama est etrange et splendide à la fois. On se trouve dans un vaste territoire mineral semi désertique d'une beauté incroyable !

Mars-2012-0209.JPG Le village de Coursegoules et ses habitants d'origine corses

 

Au pied de la chaîne du Cheiron (1778m), Coursegoules est un très beau village, harmonieux et chic, qui présente une superbe unité architecturale, la plupart de ses maisons, d'origine médiévale, étant bâties dans la pierre de la région d'un gris légèrement irisé et coiffées de tuiles romaines. L’étymologie de son nom dérive de sa fondation par une colonie corse originaire de la vallée du Golo, venue la on ne sait comment. Autrefois fortifié, Coursegoules conserve quelques vestiges de fortifications, remparts et porte  qui lui donne du caractère. De même qu'une majestueuse église romane.

Mars-2012-0233.JPGMars-2012-0249.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les amoureux des vieilles pierres adoreront ce village très vivant, fleuri et entretenu, dont ils pourront, tout en prenant un bol d'air pur, découvrir les traces nombreuses d'un riche passé médiéval : dédale de ruelles en escaliers, portes surmontées de linteaux sculptés, porches et voûtes, fontaine du siècle dernier, bergeries historiques encore en bon état, moulin construit par les templiers, sans oublier une petite merveille comme la demeure de Diane de Poitiers (18ème siècle).

Mars-2012-0265.JPGBezaudun quand à lui, vous surprendra tout autant ! Le village offre à mes yeux un ensemble harmonieux et bien conservé de vieilles maisons. Agrippé à sa pente, ce village de moyenne montagne construit en escalier et resserré au milieu de remparts dont il reste quelques vestiges, est coiffé en son sommet par une haute tour rectangulaire (13ème et 14ème siècle) à fenêtre géminée, qui constitue les beaux restes d'un château médiéval.

Mars-2012-0263.JPGMars-2012-0194.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pittoresque également, l'église de pierre et son clocher à campanile. Tout en respirant un air parfaitement pur et vif, je prends beaucoup de plaisir à gravir les ruelles pavées, admirant ici un vieux lavoir, là un passage voûté, ou encore quelques belles bâtisses construites sur des roches affleurantes. Il est temps maintenant de retourner sur le littoral, car la journée se termine. La balade en moto a été une fois de plus excellente et je suis de nouveau impatient de découvrir un autre village fantôme de mon département ….

Mars-2012-0267.JPG* des villageois racontent que par nuit de pleine lune, on entendrait des gémissements venir des ruines. Les fantomes d'habitants massacrés par les soldats provencaux parait il !

 

                                  DIAPORAMA DE LA BALADE



 
Repost 0
Published by freerider06 - dans ALPES MARITIMES
27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 16:54

Mars-2012-0218.JPG Située au bord de la mer Méditerranée sur la Côte Vermeille, à 20 kilomètres de l’Espagne. Cet ancien village de pêcheurs est renommé pour ses anchois. Collioure est également prisée des artistes peintres (Derain, Georges Braque, Othon Friesz, Matisse ...) qui se sont plus à immortaliser son château royal, ses ruelles et son église pittoresque accolée à un clocher bâti sur une ancienne tour de guet médiévale.
Son château est déjà cité en 673, preuve du rôle stratégique et commercial tenu par la cité à l’époque wisigothique.

Mars-2012-0220.JPGLe château et la ville appartiennent ensuite aux comtes de Roussillon, puis aux divers rois qui se succèdent en Roussillon : rois d’Aragon de 1172 à 1276, puis rois de Majorque jusqu’en 1343, avant de revenir aux rois d’Aragon. Sous le règne des rois de Majorque, le château, entièrement reconstruit entre 1242 et 1280 au détriment d’une maison templière qui lui était accolée, devint résidence royale, la ville étant pour sa part le premier port du Roussillon.

Mars-2012-0222-copie-1.JPGMars-2012-0265-copie-1.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le commerce, surtout au temps des rois d’Aragon, y était intense : on exportait notamment des draps, de l’huile et du vin, et l’on importait des épices, des tissus orientaux et d’autres produits exotiques. Après le mariage des Rois catholiques, Ferdinand V d’Aragon et Isabelle Ier de Castille, Collioure et le Roussillon tout entier passèrent sous la domination de la monarchie espagnole, sans qu’il y ait fusion centralisatrice.

Mars-2012-0226.JPGEn 1643, la ville fut prise par les armées du très jeune Louis XIV, avant d’être annexée officiellement à la France en 1659 par le traité des Pyrénées. Bien avant cela ,la province fut occupée de 1475 à 1481 par le roi de France Louis XI, qui fit bâtir des fortifications à Collioure, rebaptisée Saint-Michel, fortifications aujourd’hui dissimulées par les constructions postérieures.

Mars-2012-0258-copie-1.JPGSon successeur, Charles VIII, rendit le Roussillon à Ferdinand le Catholique, dont le successeur l’empereur Charles Quint renforça les fortifications de la ville. L'Empereur décida la construction du Fort Saint Elme destiné à protéger les ances de Collioure et de Port-Vendres. Ce château est l'une des plus importantes forteresses de l'Empire en France.

Mars-2012-0268.JPGTout au long du XIXe siècle, on note un important essor économique lié à l’expansion de la pêche succès des anchois de Collioure et à la production viticole.
Collioure connaît un tournant essentiel, qui contribuera grandement à son développement touristique. C’est en effet en 1905 qu’Henri Matisse vient peindre à Collioure, où, en compagnie d’André Derain, il crée le fauvisme. D’autres peintres suivront, notamment Albert Marquet, Juan Gris, Georges Braque, Picasso, Raoul Dufy, Foujita, Othon Friesz, Paul Signac ...

Mars-2012-0272.JPGL’église Notre-Dame-des-Anges, construite entre 1684 et 1691 dans un style gothique méridional est, avec son célèbre clocher, pratiquement entourée par la mer sur ses trois côtés. Au départ, le clocher est un ancien phare médiéval, annonçant la position du port de Collioure par des fumées le jour et par des feux la nuit. À la fin du XVIIe siècle, l’église médiévale sur les hauteurs de Collioure fut rasée sur l’ordre de Vauban.

Mars-2012-0276.JPGBon ! Parlons de la spécialité de Collioure maintenant et oublions ces destructeurs … L'anchois de Collioure est une production alimentaire spécifique de la commune de Collioure (Pyrénées-Orientales) qui a obtenu le 24 juin 2004 le label européen d’IGP (indication géographique protégée). Petit poisson de quinze à vingt centimètres de longueur, l'anchois fréquente les mers d'Europe : la mer Méditerranée, la mer du Nord, la Mer Noire, l'Océan Atlantique.

Mars-2012-0278.JPGMars-2012 0284
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Les anchois passent l'hiver sur des fonds de cent à deux cent mètres de profondeur où ils trouvent une température clémente. Pour frayer ils se rapprochent des côtes ; ils constituent alors des bancs de millions et parfois de milliards d'individus. Sa pêche se pratique en juin-juillet à l'aide de filets appelés « rissoles », la nuit, les anchois sont attirés dans les filets à l'aide du « lamparo » (lampe à acétylène) . Pour leur conservation les anchois sont salés dans des barils dans lesquels sont alternés des lits de sel et des lits d'anchois.

Mars-2012-0285.JPGLes Romains préparaient avec ces petits poissons séchés longuement au soleil, ou écrasés et cuits dans la saumure, auxquels ils ajoutaient du vinaigre et du persil haché, une sauce très prisée qu'ils baptisaient garum. Ce garum ressemble assez à la sauce aux anchois  des Niçois.

Mars-2012-0292.JPGLe pissalat (la fameuse pissaladiere) aux anchois des Niçois est obtenue en passant au tamis des anchois marinés dans la saumure ; cette purée est délayée avec un peu de saumure et aromatisée de clous de girofle. En pilant des filets d'anchois après les avoir dessalés, et en les amalgamant à environ quatre fois leur volume de beurre, on obtient l'anchoïade très prisé sur des canapés à l'heure de l'apéritif. Il accompagne parfaitement les viandes et les poissons grillés.

Mars-2012-0294.JPGDe retour de Collioure pour se rendre à Perpignan, nous nous arrêtons au château de Valmy que nous avions remarqué à l’aller. Le Point de vue sur la mer  et le village d’Argeles est exceptionnel. Le château de Valmy, est un château de style Art nouveau, typique de la Belle Époque, bâti sur les hauteurs d'Argelès, la construction se fit à partir de 1888 et dura 12 ans, jusqu'en 1900, et son inauguration en 1904.

Mars-2012-0297.JPGCe magnifique château blanc irréel, adossé aux Albères et surplombant la mer Méditerranée est aujourd’hui un des fleurons de la Côte Vermeille, tant pour son esthétisme audacieux aux dimensions extravagantes, dont les clochetons travaillés, les tourelles élancées, les fenêtres longues et asymétriques, les bow-windows et les médaillons floraux en céramique forment de curieux, mais harmonieux, mélanges de styles. A noter que sa couverture de tuiles rouges décorées de céramiques repose sur une structure en béton armé, fait exceptionnel pour l'époque. Le Château de Valmy est entouré de son parc et de ses vignes étagées en terrasses. Ces crus de qualité, acquirent vite un grand renom et produisent des vins de grande qualité. .

Mars-2012-0319-copie-1.JPG

                         DIAPORAMA DE LA BALADE


 
Repost 0
Published by freerider06 - dans region sud
24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 17:57

Mars-2012-0021.JPG La vue de la fenetre de la chambre de notre hotel


Perpignan est la capitale de la Catalogne française ce qui veut dire identité, patrimoine, histoire et ca, ce n'est pas pour me déplaire. Perpignan est l'expression d’une réalité géographique et culturelle qui fait la richesse et la singularité de cette ville. «Fidelissima Vila de Perpinyà» voila encore une devise qui me plait bien, car comme pour la devise de ma cité niçoise (Nicaea civitas fidelissima)remis par les Ducs de Savoie, celle ci fut octroyé en 1474 par le roi d’Aragon-Comte de Barcelone, Jean II, pour commémorer la résistance des Perpignanais à l’annexion du Roussillon par Louis XI.

Mars-2012-0045-copie-1.JPGLa aussi, on retrouve pas mal de similitudes, la mer méditerranée d'un cote, les montagnes  (Pyrénées) de l'autre, dont l’imposant massif du Canigou l’un des plus hauts sommets des Pyrénées françaises élevé à 2785 mètres d'altitude, il culmine majestueux de ses neiges  en ce mois d'avril.

Mars-2012-0076.JPGPays de lumière et de Tramontane, Perpignan bénéficie d’influences méditerranéennes avec environ 300 jours d’ensoleillement par an, juste un peu moins que la cote d'azur tout de même , mais mieux que la Corse. Vous voulez d'autres similitudes ? L'identité géographique et culturelle est naturellement tournée vers la Catalogne espagnole comme Nice est tournée vers la Ligurie Italienne. Waouh ! ca en fait déjà pas mal des ressemblances !

Mars-2012-0093.JPGPerpignan est une ville-pont entre Barcelone et les villes du Languedoc Roussillon. Elle fut longtemps une place forte et  une ville frontière, un lieu de passage et de brassage de peuples. Elle est située sur la voie reliant le détroit de Gibraltar à la péninsule italienne, devenue la « Via Domitia » romaine dont aujourd’hui l’autoroute A9 perpétue le tracé. Elle a été le théâtre d'invasions, de guerres, depuis le passage d’Hannibal, les déferlements des Vandales, des Wisigoths, des Arabes puis des Francs, les rivalités franco-catalanes, les guerres de succession d’Espagne, les guerres napoléoniennes, jusqu’à la seconde guerre mondiale.

Mars-2012-0107-copie-1.JPGMais elle a aussi été terre de refuge; elle rassemble ainsi depuis des siècles des populations aux cultures différentes: catalans roussillonnais ou d’origine espagnole, gitans sédentarisés, retraités originaires de toute l’Europe, pieds noirs depuis 1962, population immigrée portugaise, maghrébine ou d’ailleurs.

Mars-2012-0108-copie-1.JPGle canigou enneigé au fond


D’autre part, Perpignan est, depuis le haut Moyen Age, héritière de l’organisation, des institutions, de la culture et des valeurs urbaines de l’antiquité romaine, reprises par la principauté catalane. Ancienne cité romaine de Ruscino, siège du Comté du Roussillon, elle est parmi les premières villes d’Europe à se voir octroyer en 1197, par le roi d’Aragon-Comte de Barcelone Pierre Ier, une Charte des Libertés Communales.

Mars-2012-0121-copie-1.JPGMars-2012-0138.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cela est encore visible dans les monuments civiques et civils de la ville: Loge des Marchands, Hôtel de Ville, Palais de la Députation, Palais des Corts. Enfin Perpignan devint la capitale continentale du «Royaume de Majorque» entre 1276 et 1344. Cette période d’apogée est à l’origine des éléments majeurs de son riche patrimoine. Les monuments majeurs de Perpignan témoignent de cette époque fastueuse: le Palais des Rois de Mallorca, la Cathédrale, le Campo Santo, l’Hôtel de Ville, les églises.

Mars-2012-0142.JPGBien sur en bon touriste averti, nous prenons un peu le temps de visiter quelques points d'intérêt.  Seulement voila, dans un tout petit week end ou nous devons voir nos amis et associer la distance qui nous relie entre Nice et Perpignan cela fait un peu juste... Alors nous nous rendons tout de suite à la facilité et nous visitons le centre historique.

Mars-2012-0150.JPGLe Castillet, le monument  le plus en vue de la ville de Perpignan qui fut tour à tour porte de la ville et prison d'Etat. Le Castillet est constitué de deux parties que sont le Grand Castillet et le Petit Castillet. Il est considéré comme un document archéologique de la plus grande importance pour l’histoire de la ville, et constitue un type d’architecture militaire unique en son genre. Il est de plus décoratif avec son couronnement de crénelages, de consoles et de tourelles de style mauresque. Il marque l'entrée principale de la vieille ville dont nous parcourons un peu les ruelles.

Mars-2012-0152-copie-1.JPGA l'instar de la prison du masque de fer de Fort Royal à Cannes, une énigme voudrait que le squelette d'un enfant retrouvé dans l'une des cellules de la prison soit celle de Louis XVII. Nous continuons notre promenade le long de "La Basse",  cette petite rivière qui traverse Perpignan où elle se jette dans la Têt, après avoir été bétonnée à l'entrée de la ville pour en limiter le débit. Ses abords sont régulièrement fleuris, pour le bonheur des perpignanais et des touristes qui arpentent le quai sur la gauche, avec ses boutiques et terrasses de café, ou  sur le quai de droite avec ses maisons bourgeoises.

Mars-2012-0155.JPGDepuis 2001, la ville de Perpignan est labellisée Ville d’art et d’histoire, reconnaissant une richesse patrimoniale et historique à la ville. Ce label implique la mise en œuvre par le service « Mission du patrimoine » d’une convention signée avec le Ministère de la Culture et de la Communication, visant à coordonner et impulser toutes les actions de mise en valeur du patrimoine, selon trois axes : Sensibiliser la population locale, initier le jeune public, accueillir le public touristique. Ainsi tout au long de l’année, la Mission du Patrimoine propose un programme varié d’actions à destination de ces publics et encadrées par des guides conférenciers agréés "ville d’art et d’histoire». Cette fois ci, c'est avec Grasse qu'elle a des similitudes....

Mars-2012-0168.JPGAprès avoir salué une dernière fois nos amis le dimanche matin, nous reprenons l'autoroute pour rentrer chez nous, mais en consacrant un dernier petit arrêt sur l'aire de la Salses pour visiter une forteresse. La forteresse de Salses est un ouvrage militaire construit entre 1497 et 1502 par les rois catholiques espagnols, Ferdinand II d'Aragon et Isabelle de Castille. Située sur l'étroite bande littorale entre les Corbières maritimes et l'Étang de Leucate, la position géostratégique de la forteresse permettait de contrôler efficacement la frontière entre Languedoc et Roussillon.

Mars-2012-0026.JPGMars-2012-0367.JPG
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En 1496, par suite de la destruction du village et du château de Salses par l'armée française, les rois catholiques, Ferdinand II d'Aragon et Isabelle de Castille, décident la construction de la forteresse. Construite très rapidement entre 1497 et 1504 par le commandeur Ramirez, grand artilleur du Roi et par l'ingénieur Francisco Ramiro Lopez, la forteresse gardait l'ancienne frontière entre la Catalogne et la France. La forteresse subit et résiste à un premier siège en 1503, alors qu'elle n'est pas achevée. Elle est de nouveau assiégée pendant la guerre de Trente Ans, à trois reprises en trois ans. Elle est conquise par les Français en 1642. Oui ! ca fait tout de même beaucoup de choses en commun !
Forza Nissa, força Catalana
Mars-2012-0350.JPG
Les bonnes adresses :
Hôtel Victoria situé à  10 minutes à pied du centre-ville historique sur l'avenue Marechal Joffre. Un trois étoiles avec les tarifs d'un deux et l'accueil d'un quatre. Parking fermé et relais motard. Accès digicode à toute heure. Wi Fi gratuit et le patron n'hésite pas à offrir bières, thés et cafés lors de la finale de la coupe de la ligue... soirée royale !
Mars-2012-0361.JPG

 

Le palais de Chine un restaurant buffet à volonté déjà bien connu de l’épouse chinoise de notre pote. Sur l’avenue du Languedoc, au rond-point du Polygone. Les mets asiatiques  sont présentés en self-service. Mais l’on peut choisir également des grillades de viandes ou poissons,  des fruits de mer, des plats cuits au wok …12€ le midi et 16€ le soir. Saké offert et serviettes chaudes remise à table ... mais peut-être grâce à notre amie chinoise ? Toujours est-il que c'est très bien.
Mars-2012-0018.JPG
Le Clos des Lys 660, Chemin de la Fauceille en face du concessionnaire Harley Davidson. Mr Jean-Claude Vila et Mr Franck Seguret sont « Meilleur Ouvrier de France » et Champion de France des desserts et s'affairent chaque jour pour préparer le meilleur ! Mr Vila est Lauréat du Grand Cordon d'or de la cuisine Française et  Membre des disciples d'Auguste Escoffier. Jean Claude VILA a été aussi  Finaliste "Meilleur Ouvrier de France" à NICE. Franck Seguret a été Ordonné Disciple d'Auguste Escoffier et a été Champion de France de Dessert. Le passage du chef à chaque table avec une petite attention pour chacun est la cerise sur le gâteau ! Les desserts sont extraordinaires. S'il n'y avait pas 500 km entre nous j'irais bien tous les mois. Le Clos des Lys est un des lieux privilégiés de la gastronomie catalano méditerranéenne.

Mars-2012-0198.JPG

Anchois Desclaux: 3 Route Nationale 66190 Collioure;Depuis plus d’un siècle, cette maison transmet de père en fils son savoir-faire artisanal. elle a conservé les gestes d’antan et les recettes d’autrefois pour préparer de bons anchois.

Anchois Roque:Les anchois de Collioure sont une longue histoire pour la famille Roque. En 1870, Alphonse Roque s'établit à Collioure comme tonnelier-saleur.Il fabriquait les barils siciliens et les remplissait d'anchois. Ce sont ainsi pas moins de cinq générations que perdure la tradition des anchois de Collioure.

Mars-2012-0192-copie-1.JPGon mange bien dans le pays catalan...

 

                             DIAPORAMA DE LA BALADE



 
Repost 0
Published by freerider06 - dans region sud
16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 05:34

octobre2001-0001.JPG  le campus de Anglo American School

 

Sophia Antipolis est une technopole d'une superficie totale de 2 500 hectares située principalement sur les communes de Valbonne et d'Antibes dans le département des Alpes-Maritimes. Cette technopole à rayonnement mondial est bâtie au milieu d'un parc forestier composé d'essences méditerranéennes.Outre de nombreuses zones d'activités qui ont pour particularité de ne comporter aucune industrie polluante, Sophia Antipolis comporte des zones résidentielles, commerciales, de nombreux équipements publics et leurs services (médiathèque, gare routière, centre aquatique, maternelles, collège, lycées, université, centre œcuménique ,Club de Tennis, Golf à 18 trous, plusieurs salles de fitness, lieu de culte).

octobre2001-0013.JPGElle regroupe plus de 1 500 entreprises du monde entier et près de 50 000 emplois directs en recherche scientifique de pointe dans le domaine des technologies de l'information et de la communication , des multimédias, sciences de la vie (médecine et biochimie), l'énergie, la gestion de l'eau, des risques, du développement durable. On y trouve également près de 5 000 étudiants et chercheurs. Ne cherchez pas ailleurs, si la parfumerie se fait à Grasse, la technologie de pointe se fait à Sophia Antipolis.

octobre2001-0018.JPGElle est la réplique à l'échelle de la France de la Silicon Valley en Californie aux Etats Unis. Le concept comme le nom est une marque déposée qui provient de Pierre Laffitte, à l'époque directeur de Mines ParisTech. Son épouse, prénommée Sophie, a inspiré la première partie du nom . La seconde partie provient du nom grec antique d'Antibes. Sophia Antipolis est devenue au fil de son développement la plus grande technopole de l'Europe. La première pierre a été posée en présence de Pablo Picasso.

octobre2001-0020.JPGSur les 2500 hectares de la technopole, 1200 sont protégés. Les forêts, clairières, garrigues constituent le cadre de travail serein des salariés. La technopole est située dans un espace essentiellement forestier, de type azuréen, bordé au sud/sud-ouest par le parc naturel départemental de la Valmasque et à l'est par le parc naturel départemental de la Brague, sur un plateau jurassique dont l'altitude oscille entre 120 mètres et 170 mètres. Ce territoire vallonné, en contrebas des Préalpes de Grasse, est parcouru par trois cours d'eau. La rivière Valmasque,la Brague et la Bouillide.

octobre2001-020.JPGSophia Antipolis possède une faune particulièrement importante pour une technopole. La présence de la Chouette Hulotte, de la Fauvette à tête noire, de la mésange bleue, de la mésange huppée, de la mésange à longue queue, du rouge gorge familier, du pinson, du pic vert, du coucou, de la pie, du geais, de la grive et celle assez peu commune du bruant zizi. Parmi les oiseaux estivants, on relève le Petit duc scops, le pouillot de Bonelli, ou encore le rossignol philomèle. Il y a aussi quelques oiseaux aquatiques le long de la brague : le canard, la bécasse (et plus bas dans la plaine, le héron, la poule d'eau).

octobre2001-0022-copie-1.JPG

église moderne au centre de la technopole

 

On y rencontre le lézard vert, le lézard des murailles, la coronelle girondine, la tarente de Mauritanie, couleuvre de Montpellier, orvet fragile, seps tridactyle. En ce qui concerne les mammifères, ils sont variés en sous bois : sanglier, écureuil roux, mulot sylvestre, renard roux. On relève bien entendu la présence de chiroptères (chauves souris) : pipistrelle de Kuhl, pipistrelle commune, vespère de savi, Molosse de cestoni. Tout cela dans une varieté d'arbres incroyable du pin au palmier, de l'olivier au mimosa, du yucca au cyprés...

octobre2001-022.JPG Au loin les Prés Alpes de Grasse

 

Les caractéristiques principales de la population travaillant à Sophia Antipolis comptent des dizaines de nationalités différentes ; la scolarisation des enfants est donc adaptée à cette circonstance (Mougins Anglo American School, Collège International de Valbonne, école bilingue Montessori ). Elle est particulièrement diplômée. Plus de 55% des emplois de Sophia Antipolis sont des emplois Cadres et les revenus par habitant sont très élevés.

octobre2001-024.JPGLa première entreprise s'installe en 1974 (ARLAB FRANLAB, filiale de l'Institut Français du Pétrôle et de l'École des Mines, spécialisée dans la gestion de l'eau). Aujourd'hui Plus de 1 500 entreprises du monde entier dont plus de 900 sièges sociaux dont la plupart des enseignes restent souvent très discrètes et cachées dans la pinède.

octobre2001-0026.JPGDe nouvelles entreprises etrangeres viennent de s'installer. En 2010 , plus de 50% des investissements réalisés sur des secteurs pointus - logiciels, microelectrique et santé ont été le fait de sociétés internationales. En 2011 malgrés la crise qui s'invite à nouveau avec force , une vintaine de sociétés supplémentaires etrangeres investissent les lieux- Canadiennes, Italiennes, Russes, et Americaines on choisi Sophia Antipolis pour créer leur activité. En general pour y developper leur departement de recherche et developpement.

octobre2001-0037.JPG

architecture moderne et art déco

 

Sans surprise , ce sont les americains qui depuis cinq ans ont été les plus gourmands de "Cote d'Azur". Dés son implantation en France , le nouvel ambassadeur americain est meme venu survoler la technopole en hélicoptére pour apprécier par lui meme l'attirance de ses compatriotes dans cette silicon valley à la francaise. Puis arriverent les Britaniques, les allemands, les pays du bénelux et ceux d'asie.

octobre2001-039.JPGQu'est ce qui attire ces sociétés ? Le soleil, la mer, l'huile d'olive et la socca ne suffisent pas. Meme s'il est plus facile de motiver un cadre à venir poser ses valises à Nice ou à Cannes plutot qu'en plein coeur du massif central. L'environnement économique et technologique explique ce tropisme vers nos rivages. Les entreprises peuvent y travailler en reseau , en pays de connaissance.

octobre2001-0042.JPGLa recherche y est au top niveau, le cadre de vie agréable et un aéroport international ( quinze minutes de voiture) relié directement aux principales métropoles d'Europe et du Monde, un aéroport qui est accessible trois cent soixante-cinq jours par an, et dont l'infrastructure se développe au rythme des besoins, sans prendre de retard, ce qui est assez rare ! Un aeroport avec une frequentation de 14 millions de personnes en 2011. Nice est Second aeroport de France aprés Roissy , mais surtout le plus éfficace et aussi l'aeroport d'affaire de cannes qui est lui aussi le second de France aprés le Bourget.... Les entreprises ne s'y sont pas trompées !

octobre2001-045.JPG

Tout a été étudié pour une éfficacité totale à l'image de la technopole Americaine. Sophia Antipolis rivalise avec sa grande soeur Californiene par une économie creative et performante unique en Europe.

Au cœur de la forêt de la Valmasque et du parc de Sophia Antipolis , la récompense pour les travailleurs de la technopole. Le complexe comprend un Golf 18 trous, un practice et plusieurs cours de tennis ou Yannick Noah s'entrainait fréquement. Mais, ce n'est pas fini, il y a aussi Nautipolis un complexe aquatique de 4000m2 piscine, sauna, hammam, mais aussi salle de sports et de fitness, un complexe à la pointe de la technologie.

octobre2001-0047.JPGoctobre2001-0060.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si les pierres pouvaient parler, elles raconteraient l'histoire d'un domaine magnifique, surplombé par un vieux moulin à huile et entouré de chênes, de pins et de champs de jasmins, qui inspira au début du XXème siècle l'Aga Khan, le Prince Pierre de Monaco et le baron Edouard de Rothschild. Plus loin, toujours dans le domaine , le Château de la Bouillide, un ancien relais de chasse du XVIIe siecle. Aujourd'hui le domaine fait place à un lieu de détente haut de gamme au coeur de la technopole ou chacun peut se détendre pendant les périodes de pause ....

octobre2001-059.JPG  le golf country club de la bouillide

 

Liste de quelques entreprises:
* IBM ,Texas Instruments , Alcatel, Dassault Systems, France Télécom, Hewlett-Packard ,Intel, Legrand, Nortel Networks, Schneider Electric,Symantec, Thales industries,Laboratoires Boiron, Laboratoires Genévrier, Skinpharma, Chanel Parfums, Dow Chemical,Air France,Centre de design EuropeToyota,CNRS, INRA, Centre Scientifique et Technique du Bâtiment ....

octobre2001-065.JPGInstitut Français d'Ingénierie du Conservatoire National des Arts et Métiers,The European Research Consortium for Informatics and Mathematics,La Société Européenne de Cardiologie,Institut de Pharmacologie Molleculaire et Cellulaire,Marine Satelite Systems, Pharma Division AMP Chimie,Ariane II,Motorola,Robocortex, Nvidia géant américain leader mondial des processeurs graphiques,ST Ericsson etc ...

octobre2001-0065-copie-1.JPG

        le centre europeen de la cardiologie                            

 

                           DIAPORAMA DE LA TECHNOPOLE


 
Repost 0
Published by freerider06 - dans ALPES MARITIMES
5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 06:40

Mars-2012-0038.JPG Au début du XXème siècle, Villefranche-sur-Mer décide de faire différemment ! A l'élément naturel qui la caractérise, la mer, elle choisit d'associer les deux symboles de l'activité économique de la belle époque : les pointus et les fleurs. Ainsi, chaque lundi gras, des pointus méditerranéens fleuris de décors originaux composés d'œillets (principale culture florale Villefranchoise) et mimosas défilent dans le port de la santé de Villefranche-sur-Mer devant une foule nombreuse rassemblée sur les quais pour son Combat Naval Fleuri.

Mars-2012-0041.JPGDe nos jours, ces mêmes embarcations longent encore les quais et les équipages en costume d'époque jettent leurs fleurs au public. La maladresse de certains et la distance parfois longue entre les embarcations et les quais, fait que le port de son bleu azur devient multicolore, une mer de fleur en quelque sorte dont les embruns fleurent bon le mimosa. 

Mars-2012-0045.JPGDepuis l'époque de son émergence historique au XIe siècle, la fête carnavalesque a évolué. La plus ancienne mention de divertissements de Carnaval à Nice remonte à 1294. Au cours des siècles, le Carnaval niçois doit se transformer, s'adapter au contexte culturel ambiant ; fondamentalement, le Carnaval est une fête du printemps célébrant une nature tendue vers le renouveau, vers la bonne saison et ses possibilités accrues de vie.

Mars-2012-0082.JPGOn enterre joyeusement l'hiver et ses affres mortelles dans un défoulement populaire qui ne va pas sans un délire un peu excessif : bataille de rue à coup d'œufs pourris, ou remplis de suie, boulettes de plâtre ! A la fin du XIXe siècle, pour les bourgeois et les riches hivernants de Nice, il devient nécessaire de remplacer ces batailles par quelque chose de mieux organisé et de plus " délicat ". Le développement de l'industrie florale sur le territoire de Nice et de sa région donne l'idée aux organisateurs du comité des fêtes de Nice de proposer les fleurs comme sujet de bataille.

Mars-2012-0054.JPGMars-2012-0048.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est ainsi qu'en 1876, on crée pour le Lundi Gras la première bataille de fleurs sur la Promenade des Anglais. La fête populaire laisse la place au divertissement pour touristes. Les batailles de fleurs vont surgir partout à Cannes, à Menton, à Monaco à Antibes. Villefranche va faire plus fort : à l'image véhiculée par les batailles de fleurs terrestre (le soleil, les fleurs, la fête), elle va ajouter un élément supplémentaire : la mer avec des flots si calmes au cœur de l'hiver qu'ils peuvent servir de terrain de divertissement. L'image de temple du tourisme que la Côte d'Azur est en train de se créer au début du siècle aurait été incomplète sans la contribution décisive du Combat Naval Fleuri de Villefranche-sur-Mer.

Mars-2012-0182.JPGCela fait  maintenant la 109e édition que la municipalité de Villefranche sur mer organise la bataille navale fleurie. Le Combat Naval est le prétexte à un rassemblement qui en fait la manifestation festive et chic de la saison d'hiver sur la cote d'azur. 

Mars-2012-0246.JPGLe Combat Naval Fleuri n'est pas seulement un rendez-vous huppé, le succès de cette manifestation réside aussi dans le fait que dès les premières années, l'affluence populaire est au rendez-vous. Le combat naval fleuri de Villefranche attire chaque année une foule considérable évaluée à plusieurs milliers de personnes. Le lundi gras, jour traditionnellement retenu pour ce spectacle, se place entre les corsos du Carnaval de Nice et celui de Menton et même devant le corso de mimosa à Mandelieu la Napoule.

Mars-2012-0141.JPGDés les premières années, les magasines « people »  sont aux premières loges, sollicités pour relater l’événement le plus insolite de la saison. Egalement présents, les hebdomadaires régionaux  (Nice Matin & le petit Niçois, lou sourgentin et le ficanas), les journaux étrangers (the times) expédient leurs correspondants, sans oublier les agences de photos. L’événement devient l’un des plus connu à travers le monde.

Mars-2012-0163.JPGL’ordonnance du spectacle ne doit rien au hasard. Le combat naval de Villefranche est un « must » à l’organisation parfaitement huilé, qui ne souffre pas l’improvisation. Aujourd’hui, c’est pour le lundi gras que le combat naval fleuri continue la tradition par son comité des fêtes, ainsi que l’association des bateliers-plaisanciers de Villefranche sur mer qui assurent la fabrication des décors des barques et leur fleurissement. Cette fête plus que centenaire est désormais intégrée au programme du carnaval de Nice. Les pointus sont une tradition sur le littoral azuréen, mais c’est la yole de Villefranche qui réuni tout l’enthousiasme du public.

Mars-2012-0130.JPG et oui ! nous sommes au mois de fevrier quand une grosse partie de la France est en train de greloter ...

 

La YOLE de Villefranche sur Mer est un bateau voile aviron de 11,64 mètres construit sur le modèle d'une chaloupe d'état-major du XVIII° siècle. Gréée de trois voiles au tiers ou bordant dix avirons, elle est capable d'embarquer facilement treize personnes : dix équipiers, un barreur et deux brigadiers.

Mars-2012-2357.JPGCette yole, échouée sur une plage de la baie de Bantry lors de la malheureuse expédition d'Irlande en 1796, est le plus ancien bateau français existant. La yole de Bantry « Laïssa Ana » est labellisée " Bateau d'Intérêt Patrimonial " immatriculé au quartier de Nice sous le N° C40 148 par la fondation du patrimoine fluvial et maritime. La yole navigue principalement à Villefranche et sur la Côte d'Azur mais elle se déplace parfois très loin : Bretagne, lac Léman, Venise, etc.

Mars-2012-2314.JPGMars-2012-0070.JPG
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La yole de Villefranche a participé aux « Régates Internationales de yoles de Bantry », elle était l’invité d’honneur de la semaine du Golfe du Morbihan en 2007 aux côtés de yoles de Ness, yoles Morbihan, yoles de l'Odet, yoles d'Aboville et des yoles d'aviron pur (Gigs du Royaume Uni de Cornouailles et des Scilly).. La yole de Villefranche, venue avec la CaraMed, a navigué dans la flottille des yoles de Bantry. L'une des plus belles expéditions de la yole !

Mars-2012-0192.JPGElle fut réalisée en un temps record, dans un atelier monté de toutes pièces dans l'ancienne forge des galères, sous la direction d'un charpentier de marine employé par l'association la yole de Villefranche. Elle fut baptisée le 1er juillet 2000 et sa marraine est la Princesse Marina de Savoie mère d'Emmanuel Philibert prince de Venise et prince de Piémont actuel chef de la Maison royale d'Italie (maison de Savoie).

Mars-2012-0200.JPGLe combat naval fleuri est une manifestation unique en France : la bataille de fleurs sur l’eau. Une flotte de pointus, bateaux typiques du sud de la France, ornés de fleurs du pays (mimosas et d'œillets) composées en différents motifs défilent dans le port de la Santé de Villefranche-sur-Mer devant une foule nombreuse rassemblée sur les quais chaque lundi gras. Après un passage devant le public, les navigateurs en costume longent les quais et jettent leurs fleurs aux spectateurs. Le port de son bleu azur devient multicolore.  

Mars-2012-0213.JPGDe nombreuses animations ont lieu également sur les quais avec des troupes folkloriques. Toutes ces festivités sont organisées par l'Association des Bateliers Plaisanciers de Villefranche sur Mer et la municipalité. Chaque année, de nombreuses familles villefranchoises viennent avec une vingtaine de bateaux pour perpétuer cette fête centenaire.

Mars-2012-0239.JPGMars-2012-0238.JPG
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les pointus (bateaux typiques du sud de la France) sont ainsi transmis de génération en génération en héritage d’une culture unique. Et même s’ils ne sont plus destinés à leur vocation première, la pêche, ils sont devenus un formidable outil de transmission de l’âme méditerranéenne.  Le Combat Naval Fleuri est donc l’occasion parfaite pour montrer aux azuréens et aux touristes ces bateaux qui font partie du patrimoine méditerranéen.

Mars-2012-0253.JPGAu total la préparation des bateaux a nécessité 3000 heures de travail. Le ferronnier des ateliers municipaux façonne selon les croquis des armatures métalliques, qui sont ensuite décorées par les bénévoles des associations comme "la mouette de Nice". Agrémentés de mousse de fleuriste, les motifs sont ensuite recouverts de papier aluminium de couleur, avant d'être ornés de fleurs. Cette année, 35000 œillets de coloris variés, 7000 fleurettes diverses et 500 kg de mimosa ont été envouté au public.

Mars-2012-0258.JPGMars-2012-0061.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A cela s'ajoutent une centaines de branches de palmiers et de lentisques pour la décoration des bateaux. Enroulées autour d'un fil de fer, elles servent à créer des guirlandes d'environ six mètres. Cinquante ont été réalisées pour une longueur totale de 300 mètres. Quand aux 7000 minis bouquets parfumés, ils serviront de projectiles. Et ce n'est que lorsque les pointus sont totalement vidés de leurs munitions florales, que le combat naval s'achève...

Mars-2012-0199.JPG

                            DIAPORAMA DE LA FETE


 
Repost 0
Published by freerider06 - dans comté de Nice
1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 16:56

 Aout2011-6831.JPG

Situé entre le royaume de France et les états Italiens, le Comté de Nice, à la suite du siège de Nice en 1543, amplifie son effort militaire en développant ses fortifications et en construisant le fort du Mont-Alban.

Aout2011-6699.JPGAout2011-6701.JPG
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Bâti sur la colline du Mont Boron à 222 métres entre Nice et Villefranche sur Mer, le fort occupe une position militaire stratégique en ce qui concerne le contrôle et la défense.
Malgré des chemins d’accès escarpés, le passage de Mont Alban reste la route directe vers l’Italie. Les concepteurs de l’époque avaient compris l’importance de ce lieu qui avait un rôle de verrou, mais aussi de surveillance. La vue panoramique du site qui s’étend du bassin de la Darse dans la rade de Villefranche jusqu'à Bordighera (province d’Imperia) en passant par la baie des fourmis de Beaulieu d’un coté, de la baie des Anges jusqu'à l’Esterel de l’autre est, exceptionnelle de beauté.

Aout2011-6863.JPGLe fort se trouve dans une zone naturelle protégée, l’une des plus élevées du littoral niçois. Cet emplacement lui procure des privilèges en termes d’environnement paysagé et de décors visuels, par son belvédère à 360°.

Aout2011-6838.JPGAout2011-6840.JPG
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Seul le drapeau Niçois a le droit de flotter sur ce fort 

 

  Le fort est classé monument historique en 1909, il est racheté par la ville de Nice en 2007. Occupé jusqu’alors par l’armée française et laissé à tout vent jusqu’en 1994 ou il sera complètement fermé. D’ailleurs l’une des premières anecdotes, que je puisse dire sur le fort, est qu’à l’intérieur de celui-ci, on peut trouver plusieurs graffitis de l’artiste «Ben» qui à l’époque organisera quelques soirées clandestines et sans doute déjantés… La maison du patrimoine a tenu à conserver quelques une de ses fresques depuis que l’artiste à eu une notoriété internationale.

Aout2011-6871.JPGLa seconde anecdote, c’est que parmi mes visiteurs, se trouvaient des personnes originaires de Saint Quentin, habitant actuellement à Nice… et le comble pour eux, c’est qu’en plus, ils sont installés dans la rue Emmanuel Philibert. Pour ceux qui connaissent un tant soit peu l’histoire. Saint Quentin a subi par les troupes d’Emmanuel (duc de Savoie, prince de Piémont, Gouverneurs des Pays-Bas espagnols) et de Charles Quint le meme sort que ce qu’ont subi les Niçois avec Louis XIV. L’histoire est faite de ces tragédies !
Aout2011-6844.JPGAout2011-6847.JPG
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Depuis 1388 le Comté de Nice fait partie de la Maison de Savoie, lui offrant son unique ouverture portuaire (plus tard elle aura le port de Gênes). Au XVIe siècle, les ducs de Savoie s’allient aux Espagnols pour résister à François 1er (Roi chrétien)  qui a fait alliance avec l'emire ottoman islamique . En juin 1543, la coalition Franco Turques assiège Nice (ville catholique qui accueilli le saint Suaire).  Durant l’assaut le futur roi Emmanuel Philibert se trouve dans le château de Nice avec sa mère Beatrix de Portugal. Le château résistera aux armées franco turques  qui étaient pourtant supérieure en nombre, à dix contre un….. Fort Alamo bien avant l’heure !

Aout2011-6943.JPGC’est l’amiral Andrea Doria qui suggérera à Charles Quint l’idée d’une fortification militaire de la cote niçoise. Dés 1556, soit un siècle avant le système de fortifications mis en place par Vauban, ce projet prend forme.
D’ailleurs, notre guide (et j’en suis totalement ravi) n’oubli pas de mentionner que le fort du mont Alban est le premier fort militaire auquel Vauban s’est inspiré en copiant totalement les plans de celui ci pour ses futures « prouesses ».
Le château de Nice est doté de remparts, le fort de Saint Hospice est érigé, la citadelle de Villefranche et le fort du Mont Alban sortent de terre. Le comté de Nice est prêt à se défendre contre l’agresseur…

Aout2011-6884.JPGAout2011-6927.JPG
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  A la fin du XVII e siècle, les guerres de succession d’Espagne amènent Victor Amédée II à réitérer son alliance aux ennemies du roi de France. Aussi en 1705, Nice est une nouvelle fois assiégée par les troupes française de Louis XIV.
Au XVIIIe siècle, ce sont les guerres de succession de Pologne et d’Autriche qui font l’objet d’alliances entre les souverains. D’abord alliés, puis ennemies. La Maison de Savoie et le royaume de France s’affrontent sur le territoire niçois. La réconciliation Franco Sarde a lieu lors du traité de Turin en 1760, mais la paix est de courte durée, les guerres révolutionnaires se propagent et le fort du Mont Alban est pris le 29 septembre 1792. Il devient un poste frontière avancé des armées françaises en guerre en Italie.

Aout2011-6948.JPGAvec la paix en 1814, la maison de Savoie retrouve ses provinces augmentées de l’ancienne république de Gênes. Nice n’est plus le seul débouché du royaume, aussi en 1853, le gouvernement Sarde retire le statut de port franc à Nice et à Villefranche. C’est la rupture entre les Niçois et la maison de Savoie. En 1860 le Comté de Nice et le duché de Savoie passe à la France en contrepartie de l’aide française pour l’unification de l’Italie.

Aout2011-6955.JPGLors de la seconde guerre mondiale le fort est occupé par l’Esercito Reale Italien, puis par la Wehrmacht allemande. Les bombardements alliés de 1944 en détruisent une partie. Cédé au ministère de la culture depuis 1964 par celui de la guerre, le fort devient propriété de la ville de Nice en 2007. En Avril 2010, alors que le fort fête son 450e anniversaire, débutent les premiers travaux de restauration. C’est donc la première expérience d’ouverture qui est proposé cet été au public.
Aout2011-6970.JPGAout2011-6975.JPG
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Le siège de Nice de 1543 a été le théâtre de la démonstration des avancées techniques de l’artillerie. La ville a été massivement bombardée par des boulets de fonte tirés par des canons plus légers et maniable. Ces nouveautés dans l’armement ont rendu obsolètes les fortifications existantes. Leurs évolutions sont parallèles à ceux de l’armement. Les ingénieurs italiens alors à la pointe de l’architecture militaire s’orientent dés 1530 vers une architecture moderne avec le fort bastionné plus résistant.

Aout2011-6972.JPGEmmanuel Philibert s’entoure d’une équipe d’ingénieurs pour élaborer son système défensifs de la cote Niçoise. D’abord c’est Gianmaria Olgiati « il supremo ingenioro » qui s’active au projet de fortifications. Puis viendra ensuite les frères paciotto d’Urbino assistés de Domenico Ponsello et André Provana de Leyni qui sont les génies incontesté de l’héritage militaire des architectures bastionnées. Vauban se servira des plans de ces « suprêmes » ingénieurs pour en faire bien plus tard des copies à travers les territoires Français. De nos jours, on appelle cela du « plagiat ».

Aout2011-6976.JPGAout2011-6916.JPG
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Le fort du Mont Alban est un ouvrage massif de forme polygonale et bastionnée de 742 m2. Il dispose de 4 bastions et 4 courtines se terminant par une tourelle. L’accès se fait par une petite esplanade et un pont levis piétonnier. L’ensemble du fort est constitué d’un mélange de pierres litées, recouvert d’un enduit. Les pierres  utilisées proviennent du relief niçois comme le calcaire de la Turbie. L’épaisseur des murs de chaque coté du fort fait 14 métres d’épaisseur. Le remplissage intérieur de la muraille permet une résistance certaine. Il était donc impossible à un boulet de  traverser celle ci.

Aout2011-6875.JPGL’enceinte extérieure en pierres sèches mesure prés de 1200 mètres de long. Le rempart maçonné efface les angles morts, amortissant ainsi l’impact des boulets. Il est renforcé par un contour Polygonal de l’enceinte. On trouvait ce type de fortifications maritimes au delà du comté de Nice, jusqu'à Gênes et le piémont bien avant de les retrouver en France. Malgré les siècles, le fort de Mont Alban veille toujours sur Villefranche et Nice. Depuis sa terrasse, la vue panoramique est tout a fait spectaculaire … époustouflante !

 

                           DIAPORAMA DE LA BALADE


 
Repost 0
Published by freerider06 - dans comté de Nice
20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 19:00

 octobre2001-0103.JPG

Dès le mois de décembre, le Centre Technique Municipal procède, avec l’aide des Sapeurs-Pompiers, au montage des tribunes des corsos et de la passerelle qui relie les deux parties du jardin Biovès. De son côté, le service des Jardins de la ville s’occupe de récupérer le buis qui servira à dessiner le contour des motifs. “Nous allons le chercher en montagne et dans l’arrière-pays ”. 70 m3 de buis sont ainsi tressés en guirlande.

octobre2001-0105.JPG la region champagne: si vous avez une bouteille de Bollinger vielle vigne à m'offrir !

 

Chars et motifs sont recouverts de grillage. On y accroche ensuite les oranges et les citrons avec des élastiques jaunes et oranges pour qu’ils soient discrets. “Dans le temps, on utilisait du fil de fer. C’est un jardinier du service qui a eu l’idée des élastiques qui abîment moins les fruits.”

octobre2001-0110.JPGoctobre2001-0122.JPG
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour recouvrir 1m2 de grillage, 30 kg de fruits sont nécessaires, soit près de 200 oranges et citrons ! La totalité des fruits ,145 tonnes  est importée d’Espagne.(L'orange et le citron de menton etant un produit d'excellente qualité superieure n'est utilisé que pour la fabrication des produits alimentaires ou bien vendu à la gastronomie.) Ils arrivent à Menton et sont posés au cours de la première quinzaine du mois de février. Les élastiques, eux, viennent de Taïwan. Il en faut la bagatelle de un million ! Pendant les quinze jours de la Fête du Citron, 80 personnes sont mobilisées et les fruits détériorés sont changés chaque jour : “Ils remplaçent entre 4 et 5 tonnes de fruits.

octobre2001-0137.JPG la cigale et les moulins de Provence

 

Les jardiniers placent un grillage très fin autour des fruits les plus bas placés sur les chars pour éviter aux spectateurs la tentation de les arracher au passage !
La fête finie, le service des Jardins a encore du pain sur la planche : Ils enlèvent tout en cinq jours. C’est un peu triste de démonter tout ce que l’on a eu tant de mal à édifier ! Il faut replanter tout le gazon des jardins Biovès, toutes les plantations.”
Après la manifestation, les agrumes en bon état sont revendus à prix modique devant le Palais de l’Europe, pour le plus grand bonheur des amateurs de confitures, sirops, vin d’orange…

octobre2001-0144.JPGoctobre2001-0130.JPG
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Les retombées de la Fête du Citron sont importantes tant sur l’économie de la cité qu’en termes d’image de marque : Grâce à cet événement très médiatisé, le nom de Menton est connu dans le monde entier. Il est associé de façon sympathique à l’idée de fête, mais aussi à un produit local, dont la symbolique est aussi dans l’air du temps.

octobre2001-0152.JPGLe citron évoque à la fois une couleur, des sensations gustatives, la notion de terroir et d’écologie, les parfums des jardins méditerranéens… Elle génère des bénéfices conséquents pour les acteurs locaux du tourisme : hôteliers, restaurateurs,commerçants… La collaboration avec des professionnels de l’animation comme ceux de Disneyland Paris a fait faire à la Fête du Citron un bond en avant qualitatif. Les équipes municipales se sont surpassées pour créer des sujets de plus en plus élaborés et élégants. Certains font preuve d’un réel talent artistique. Au point que ce savoir-faire intéresse à présent des partenaires : des projets sont à l’étude avec le Disney World d’Orlando en Floride, avec la Tunisie…
octobre2001-0154.JPG les chateaux de la Loire

 

Cette année les Jardins Biovès offrent un petit tour de France à travers ses régions. Du Nord-Pas-de-Calais à l'Aquitaine, de la Bretagne à l'Alsace, partez à la découverte des principaux monuments, symboles et spécialités qui constituent les richesses de nos terroirs.

octobre2001-0173.JPGoctobre2001-0189.JPG
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce panorama dont les motifs peuvent atteindre 12 mètres de haut, vous présente en orange et en citron les diversités qui font de l'hexagone un pays si apprécié des touristes du monde entier. Loin des regards, il a fallu déployer une obstination et un
acharnement typiquement mediterraneen pour réaliser ces monuments d'agrumes et leur caractère éphémère force l'admiration...

octobre2001-0178-copie-1.JPG j'aurai bien aimé manger de la tarte flambée

 

En marge de la fete du citron, on peut découvrir le Salon de l'artisanat , un rendez-vous privilégié pour découvrir l'art du travail des matériaux nobles, tels que le bois, le fer, la terre... On découvre aussi les saveurs et les senteurs méditerranéennes, ainsi que les produits du pays mentonnais. On  met un peu de soleil sur la table avec la citronnade, le limoncello, le vin d’orange, la limonade ou encore l’huile d’olive de Menton...

octobre2001-0202-copie-1.JPGoctobre2001-0230.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et ce n'est pas fini, le 29e Festival des Orchidées présenté par l’Association des Orchidophiles et Epiphytophiles de France,les orchidées ont aussi leur jardin… A l'ombre de la fête, elles s'épanouissent,rivalisent de couleurs et de formes. La fleur au parfum suave et mystérieux caresse notre regard, elle nous fascine et nous intimide par son élégance et sa beauté... Véritable invitation au voyage, le festival ouvre une parenthèse apaisante loin du charivari de la fête.

octobre2001-0208.JPGLe citron de Menton, un produit haut de gamme: Plusieurs variétés de citrons sont cultivées sur le mentonnais : Santa Theresa, Villafranca, Euréka… “Sa forme est elliptique plutôt que ronde, sa couleur jaune vif”. “Il se caractérise également par des rameaux très fructifères, capables de porter une quinzaine de fruits quand la plupart des citronniers en compte moins de cinq par rameau. Les recherches que nous avons menées avec l’I.N.R.A révèlent que le citron du terroir mentonnais est riche en acides et en essences. Sa peau a une forte teneur en huile essentielle.”

octobre2001-0246.JPGoctobre2001-0257-copie-1.JPG
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le fruit du paradis: Le jus de citron est un antioxydant naturel. Grâce à l’acide citrique qu’il contient, il évite aux fruits épluchés (bananes, poires) de noircir, tout comme les légumes crus (avocats, champignons, artichauts, céleri-rave…).
Quelques gouttes de citron facilitent aussi la montée de blancs en neige. Rien de tel qu’un jus de citron dans une marinade pour attendrir viandes et volailles. Le jus de citron est également efficace pour nettoyer les bijoux en argent et enlever les tâches de rouille sur le linge.

octobre2001-0240-copie-2.JPG Une tour eiffel presque aussi grande que celle de Las Vegas

 

Le citron a la particularité de fructifier plusieurs fois. Le citron d’hiver ou “primofiore” est récolté d’octobre à décembre. Le “limoni” se récolte de décembre à mai, le “verdeli” est mûr en été tandis que l’automne est la saison du “bianquetto” ou “mayolino”.

octobre2001-0266-copie-1.JPGMars-2012-0280.JPG
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les principales espèces utiles sont le bigaradier, dont on tire différentes essences (Néroli, petit grain, fleur d’oranger) et dont le fruit sert aux confitures, la bergamote dont on extrait l’acide citrique et une essence qui entre dans la composition de l’eau de Cologne.

Mars-2012-0281.JPG

le moindre detail ! ici des coquilles de moule


Rond, doux et jaune soleil, le citron est le fruit symbole des pays chauds. On le retrouve dans la gastronomie de tous les pays de la Méditerranée, du Maroc, où sa saveur acidulée parfume les délicats mariages sucré-salé des tagines, à l’Inde, où il relève les chutneys aux côtés du piment, en passant par la Polynésie, où il tient compagnie à tous les poissons et bien sur la cuisine niçoise dont il est un symbole avec l'huile d'olive.

Dans la région de Menton, plusieurs produits gourmands sont à base de citron : confitures, gelées, sirops, miel d’agrumes… L’“Aiga afra”, l’eau amère, est un produit du terroir très ancien : une eau obtenue de la distillation de feuilles de bigaradier. Elle s’utilise comme l’eau de fleur d’oranger, en pâtisserie.

Mars-2012-0305.JPGMars-2012-0270.JPG
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A l’origine, le citron poussait à l’état sauvage aux pieds de l’Himalaya. Les pays arabes en ont généralisé la culture, faisant découvrir aux Romains la “Pomme des Mèdes” qui l’ont introduite jusqu’au sud de l’Espagne.
Christophe Colomb amena des graines de citronnier à Haïti. A partir des Caraïbes, il a gagné la Floride et l’Amérique du Sud. Lors des croisades au Moyen-Age, les Croisés français ramenèrent le citron de Palestine.

Les vertus du citron sont appréciées depuis longtemps. Il fut par exemple souvent utilisé dans des compositions comme antidote : Néron, qui redoutait l’empoisonnement, en faisait une grande consommation !

Mars-2012-0306.JPGAu XVIIIème siècle, grâce à la découverte de James Lindt, médecin de la Royal Navy, il fut un remède efficace contre le scorbut qui décimait les équipages. Essentiellement composé d’eau, le citron est pauvre en calories (32 kcal./ 100g), et riche en vitamines C et PP, en acide citrique et calcium. Son jus est réputé pour donner un coup de fouet en cas de fatigue ou de rhume.

La citronnade est recommandée dans les états fiévreux, nauséeux et hémorragiques (1 citron frais en tranches dans de l’eau ou le jus d’un citron dans un demi-verre d’eau sucrée). En cas de diabète, le citron fait chuter le taux de glucose sanguin.

 

                          DIAPORAMA DE L'EXPOSITION


 
Repost 0
Published by freerider06 - dans ALPES MARITIMES

Retour Blog Principal & Commentaire