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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 19:02

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Arrivée du gang à Triora

 

Mais, s’arrêter en si bon chemin serait bien dommage, tant le bourg recèle des secrets. Maisons abandonnées, escaliers cachés, ruines, Triora est un labyrinthe marqué par l’histoire et beaucoup de bâtiments viennent rappeler la chasse aux sorcières. Tout ou presque, à Triora, est gentiment voué au culte de Satan. Sur la place du village, c'est même une statue de sorcière qui accueille les visiteurs : chaque année plusieurs milliers font le déplacement !

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Comment ce bourg transalpin de trois cents âmes, est-il devenu le royaume de la reine de Sabbat ? Bien sur, le folklore touristique à pris le dessus sur l'une des pages les plus cruélles de l'inquisition dans notre région. Aujourd'hui les prétendu sorcières de Triora ont le beau rôle et vendent aux curieux, filtre d'amour à base d'alcool de prune ou de raisin et poupées de chiffon représentant l'image classique de la sorcière sur son balai, ainsi que des petits kit de poupées et d'aiguilles qui vous permettrons de jeter un sort sur votre nouveau président... Mario Monti évidemment !

Mai-2012-0150.JPGOn retrouve les traces de Molina di Triora à la date du XIIIe siècle, quand les comtes de Vintimille s'installent sur les terres de Triora. Dans ce siècle le bourg devient un important centre de production d'huile d'olive grâce à la construction de vingt-trois moulins le long des rivières Roe et Argentina, ce qui alimente une grande partie des intérêts de la République de Gênes.

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Après une courte domination Napoléonienne, Triora repasse dans le royaume de Sardaigne avec le comté de Nice avant d'être finalement incorporé dans le nouveau royaume d'Italie à partir de 1861. C'est au cours de la Seconde Guerre mondiale que le village a subi des pertes sévères à cause des nombreuses représailles nazies contre les partisans, nombreux dans la région. De plus les habitations de nombreux civils ont été gravement endommagées par des bombes.  Aujourd'hui, après un travail important de reconstruction,  celui ci est devenu un important centre touristique et commercial de la vallée de l'Argentina. Au 16e siècle le village connu le plus terrible des cauchemars: L'inquisition.

Mai-2012-0040-copie-3.JPG une belle gamelle d'escargots de Triora

 

Pour la 52ème édition du "Festival de l'escargot", ce Dimanche 09 Septembre 2012 , les organisateurs ont prévu pour le "Polenta Guinness World Record" d'essayer de faire la plus grande polenta du monde. Au programme de l'événement du samedi soir, concert avec un "Hommage à Lucio Battisti" et un "Cuba Libre" dédié aux amoureux de la boisson. Ici, on est bien loin des interdictions à la Française, mais c'est tout de même contrôlé par les caribinieri au cas où un fêtard éméché voudrait prendre sa voiture ce qui est bien évidemment proscrit.

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Le dimanche, il y a un concours qui récompense la meilleure recette pour les escargots en cuisson. Molina Di Triora est la capitale des sorcières en Ligure Italienne et les escargots semblent représenter un des aliments préférés des sorcières de la vallée: c'est désormais la spécialité de la région  de Triora. Il y a bien longtemps, ils étaient nombreux dans les jardins et les prairies, mais l'abandon des champs et l'utilisation d'insecticide ont considérablement réduit leurs effectifs de manière à conduire les municipalités à interdire toute forme de pesticide et d'urbanisation.

Mai-2012-0070.JPG Le legendaire Santo Spirito. Ce sont des sorcieres qui vous servent au restaurant

 

Les recettes originales, ont été notées dans un vieux cahier pendant de longues années par les familles nobles du pays, en tant que plat principal de somptueux banquets avec des pouvoirs magiques qui lui sont attribuées. Le fête se déroule actuellement tous  les mois de Septembre, un Festival des escargots depuis plus de cinquante ans au cours de laquelle sont mis sur le  feux de gigantesques gamelles remplies d'escargots, accompagné d'un verre de vin et du pain fraîchement sorti du four distribués à de nombreux invités.

Mai-2012-0055.JPGLes restaurants du village quand à eux proposent de nombreux plats issue des recettes de la tradition paysanne comme le "civet d'escargots."  Ou encore le porc et les escargots à la sauce "polenta"  qui est essentiel avec les escargots,  ou l'on voue un véritable culte pour les connaisseurs gastronomiques en Italie. La cuisson des escargots est profondément enracinée dans la mémoire historique du territoire, apprécié et consommé dans les zones socialement élevés comme ceux de la Cour de la Maison de Savoie et du royaume Sarde.

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Avec l'aspect culinaire, on a voulu prendre en compte les goûts des gens. Ainsi, autour de l'escargot, qui est cependant, le plat fort de la fête, il est donné une sauce qui, comme une alternative au jus de l'escargot peut être apprécié tout simplement de tomate et de basilic. Aussi, à côté de la "poêle à frire d'escargots" il est proposé: "le sanglier" en plus de la classique rostelle, des saucisses et des frites.

Mai-2012-0077.JPG benvenuti chez les sorcieres

 

L'affaire des sorcières de Triora est un procès en sorcellerie qui se déroule au XVIe siècle dans le village fortifié de Triora, au nord de la Ligurie, dans les pré-Alpes au-dessus de San Remo, non loin du col de Tende et du parc du Mercantour. Il est comparable au procès des sorcières de Salem aux états unis par son ampleur. Le village appartenait, au moment où l’affaire éclate, à la République de Gênes. Deux familles, les Borelli et les Faraldi, tiraient les ficelles de l’économie locale dont elles avaient le monopole et s’en partageaient les bénéfices.

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Les Borelli étaient une famille de propriétaires terriens, et à celle-ci appartenait une certaine Franchetta qui fut accusée de sorcellerie. Unanimement considérée par ses concitoyens, Franchetta était une femme agréable ayant eu des mœurs légères dans sa jeunesse, elle était riche, enviée et avait de nombreuses relations. Un autre membre de cette famille s’était trouvé impliqué dans une conspiration filo-savoyarde et fut soupçonné de pratiquer la sorcellerie. Dans  la famille Faraldi appartenait un chanoine qui, en 1588, fut dénoncé comme faux-monnayeur et alchimiste.

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Ces deux familles s’enrichissaient très probablement en spéculant sur les denrées alimentaires de la région, en les bloquant dans leurs magasins pour les revendre aux meilleurs offrants qu’étaient les piémontais, les génois ou les huguenots, provoquant la disette qui accablait les villageois de Triora. Leur misère fut imputée aux sorcières. Confrontés à une famine et à la sécheresse, les paysans exaspérés et superstitieux parlaient donc de sorcières responsables de leurs maux. Et bien sur arriva ce qu'il devait arriver, la venue d'un Inquisiteur ....

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Des femmes pour la plupart, de toutes conditions sociales, furent interrogées sous la torture. Treize femmes, quatre fillettes et un garçonnet furent inculpés. Dans son rapport à l’évêque, le vicaire Girolamo Del Pozzo déclara à toute fin justificative n’avoir utilisé le supplice des braises que sur cinq « sorcières », assurant que « le feu mis sous les pieds n’avait pas dépassé le temps maximum d’une heure » et concluait que « toutes les femmes avaient été assez bien traitées.  Il fut décidé d’envoyer ces sorcières dans les prisons de Gênes par le Gouvernement même de la République Génoise.

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Mais, ce n'était pas fini, l'inquisiteur commença à ratisser plus large. Quatorze étaient déjà mortes sous la torture dans les prisons de Gênes. Sur 33 femmes accusées de sorcellerie et quelques centaines d’inculpées, il restait encore à instruire le procès de 13 femmes et un homme à Gênes. Girolamo était un spécialiste de la chasse aux sorcières, décidé à en découdre avec le Malin et à envoyer au bûcher tous les suspects, il élargit considérablement la chasse sur le territoire selon une tactique bien définie, encerclant le village par des « nettoyages » concentriques, pour donner l’assaut final à ce bourg fortifié, convaincu que là résidait le fond du problème.

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Il apparaît que la majorité des femmes accusées de sorcellerie étaient des « herboristes », c’est-à-dire des guérisseuses, des femmes-médecines. Il devenait facile, dès lors, à partir de l’équation femme-médecine = sorcière, de leur attribuer la grêle, le mauvais temps et la disette ; la figure de la « sorcière permettait toutes les accusations, mêmes les plus absurdes et les plus invraisemblables. Dame Franchetta, torturée une première fois, fut libérée sur caution de mille écus et assignée à résidence, aux arrêts domiciliaires. Elle s’enfuit, et aurait pu disparaître à tout jamais pour fuir ses tortionnaires, sans qu'on sache pourquoi, elle décida de revenir une fois guérie de ses blessures ; peut-être pour ne pas mettre sa famille en danger.

Mai-2012-0135.JPGDe retour, elle fut torturée une seconde fois, ne confessa rien. Elle mourut quelques années plus tard de mort naturelle et fut inhumée en terre catholique consacrée. Mais au fait, existe-t-il encore de vraies sorcières à Triora ? C'est la question que tous les visiteurs se posent... D'autant que, d'après un habitant, dont je tairais le nom, il se murmurerait encore, dans certaines familles, de drôles de litanies, des prières à l'envers, mais pour le bien de tous, uniquement. L’on viendrait en effet de partout en Ligurie consulter les rebouteuses de Triora. Car elles sont toujours détentrices des pratiques médicinales ancestrales qui ont fait tour à tour le malheur et le renom de la vallée de l'Argentina.

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Vous voulez rencontrer le Diable dans le pays de Nice ? Sur ces terres chargées de contrastes où s’opposent mer et montagne, au carrefour de la Provence et de l’Italie ? Ici, le Diable est aussi à l’aise sur la Côte d’Azur où s’étalent d’outrageantes richesses que  vers l’intérieur où se cache une humilité austère. Puits du Diable, Château du Diable, Cime du Diable, longue est la liste des sites, marqués par la forte empreinte de celui qualifié par Bernanos de « Singe de Dieu ». De Nice, à la Vallée des Merveilles, devenue son « domaine réservé », le Diable hante les villages, plastronne sur les murs des chapelles et persiste à enflammer l’imaginaire de ses habitants. Laissez-vous entraîner, à travers les siècles, sur la piste attrayante et mouvementée, de l’éternel et fascinant tourmenteur du cœur et de l’âme. Si vous le désirez, je vous servirai de guide ....

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                           DIAPORAMA DE LA BALADE


 
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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 18:26

024.JPG La route etroite qui méne aux clues

 

Idéal ? Peut-être pas au mois d’Aout pour une sortie en moto sur la Cote d’Azur, car ce dimanche 19 a été épouvantable avec cette canicule qui nous a mis completement KO. Nous qui croyons qu'en allant vers la montagne, on trouverait un peu de fraicheur, on a vite déchanté et on a eu la nette impression de se rapprocher de plus en plus de cet astre colérique. Alors ne vous étonnez pas de voir soso tout habillée dans une fontaine. Avant de vous parler de ce restaurant gastronomique, parlons un peu du Gilette de chez nous qui ne ressemble en rien à son homologue Américain, vous vous en doutiez bien un peu !

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 Les terres de Gilette étaient déjà occupées mille ans avant J.-C. par les peuples ligures puis romains laissant en témoignage des fonds de cabanes, des tombes, ainsi que ses terrasses construites à flan de montagnes pour les cultures. Le village s’élevait autour du rocher où persiste une enceinte ovale très ancienne; de cette époque datent les ruines romaines, une voie de passage secondaire rejoignant Puget-Théniers, et surtout la culture de l’olivier encore présente de nos jours.

Mai-2012-0104.JPGSuite à sa destruction par les Lombards et pour se protéger des Sarrasins, le village de Gilette se déplace entre les 5ème et 7ème siècles à son emplacement actuel. Le château est construit au 13ème siècle avec ses deux prieurés de Saint-Pierre et Sainte-Marie. Durant le Moyen-âge, Gilette est la possession de deux familles comtales, les Orserio et les Caïs, qui donnèrent leurs armoiries au village.

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Par sa position presque inaccessible, la citadelle devient une place forte ; de nombreux combats marquent le village au cours du 18ème siècle entre les soldats de la République et les Sardes, notamment la fameuse « Bataille de Gilette » du 18 octobre 1793, inscrite sur l’Arc de Triomphe à Paris et représentée sur un tableau de Roehn au musée de Versailles qui reconnaît le mérite des combattants ainsi que son importance pour l’entrée du Comté de Nice au sein de la République (version française).

010.JPGDe nouveau Sarde en 1815 lors de l’effondrement de l’Empire, la commune redevient française après l’annexion de celle-ci par la France en 1860. La forteresse dominant de 300 mètres l'Estéron avait pour objectif initial d'assurer la surveillance des prieurés et des Gilettois.

Mai-2012-0049.JPG la riviere Esteron se jetant dans le fleuve Var

 

Bien que se trouvant aux frontières des sites urbains, Gilette, accrédité d'un climat à la fois doux et ensoleillé, a su tirer le meilleur profit de sa position géographique privilégiée et développer des activités « nature » qui charme ceux qui y vivent comme ceux qui y séjournent : baignade à la rivière, randonnées pédestres, équestres font partie de ses multiples atouts. Le village en lui-même s'étire depuis les ruines de son château jusqu'aux derniers toits pittoresques aux tuiles arrondies que le regard devine du haut de la placette de l'Amitié au panorama exceptionnel.

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Des efforts considérables ont été déployés pour valoriser son authenticité et aménager son cœur. Une promenade permettra de découvrir sa beauté magique qui se dévoile au travers de façades rafraîchies, de rues pavées, d'espaces fleuris ou d'éclairages nocturnes harmonieux. A cela s'ajoutent, une restauration familiale typique et de qualité, comme le restaurant  « la capeline » qui se trouve quelques kilomètres plus loin.

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Gilette est d’ailleurs une terre de gastronomie et ses fêtes culturelles sont souvent le reflet de la bonne chère. Des mots qui attirent souvent les bikers. Gilette maintient ses traditions avec des fêtes qui honorent l'olivier et offre l'opportunité de déguster la «brissaudà » (pain grillé trempé dans l'huile d'olive chaude), la fête Dieu, avec procession aux limaces etc...

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Avec évidence, Gilette, commune rurale bien vivante a su, en pleine évolution, conserver la richesse de son âme et nourrit une forte sensibilité pour respecter un environnement calme, sécurisé et valorisé. Avant tout conviviale, elle se veut le mariage heureux des traditions et de l'ouverture. Un pari réussi au regard de l'engouement que le village suscite auprès de ses habitants et des amoureux de passage…

017.JPG Restaurant la Capeline dans l'ancienne gare du Tramway à vapeur

 

Il est midi, nous nous arrêtons pour déjeuner dans ce fameux restaurant de la capeline qui a élu domicile dans une ancienne gare de Tramway et un ancien relais de Poste. Ici le menu est unique en fonction du potager de ses propriétaires, il peut changer d’un jour à l’autre mais le peloton spécialité de la maison sera toujours servie à table. Notre couple de cuisiniers, ardents défenseurs de la cuisine du terroir niçoise, travaillants avec des produits de saisons, simples et authentiques, vous proposeront des plats traditionnels, goûteux et de caractère dans un souci de faire découvrir ou redécouvrir le répertoire culinaire de cette Vallée somptueuse.

015.JPGComme exemple, vous allez déguster suivant la saison : Socca et fricassée de cèpes, chanterelles, sanguins et girolles de la vallée, ratatouille et lapin à la pate d’olive, la tourte de blettes, les beignets de fleurs de courges et d’aubergines, la canette désossée et farcis aux champignons et au foie gras, la pissaladière bien sur, le crespèu ,une variante de la trouchia, les pelotons une recette de nos grands mères qui utilisaient le restant de farce à raviolis pour faire des petites boules de farces roulées dans la farine.

11.JPGAprès toutes ces bonnes victuailles, nous reprenons la route avec nos Harley Davidson qui n’ont pas trop eu le temps de refroidir vu les températures extérieures. Nous passons devant l’ancien castrum de Roca Stérone. A la dédition de 1388, Roquesteron devient savoyarde. En 1760, le Roi de France et le Roi de Sardaigne, Duc de Savoie, souhaitent donner à leurs états des frontières naturelles. Ainsi, le traité de Turin du 24 mars 1760 déplace la frontière sur le lit de l’Estéron. La Roque est divisé en deux : la Rocca Sarde à l’Est, et la Roque en Provence à l’Ouest qui se nommera ensuite Roquesteron-Grasse.

018.JPGEn cours de route nous traversons d’autres villages qui ont appartenu au royaume de Sardaigne : Sigale au joli nom qui chante bien la région. Pendant cinq siècles Sigale fera partie de la Maison de Savoie via le Comté de Nice. Puis nous traversons Aiglun qui comme les précédents villages  passe à la maison de Savoie avec le futur comté après la mort de la reine Jeanne de Naples. Au 16 ème siècle, le fief d´Aiglun passe de famille en famille par ventes successives.

038.JPG Au village de "Le Mas" et sa fontaine bénie !

 

Le 18 mars 1562, la famille de Grasse le vend aux frères Georges et Claude Malopera. Puis ensuite, aux familles Caissotti (1605), Fabri (1634), Claretti (1670), Bonetto (1673), Blanchi (1754). À la veille de la Révolution, du point de vue administratif, la commune dépend de la viguerie de Grasse. Du point de vue judiciaire, elle est siège d´une justice seigneuriale et ressort de la sénéchaussée de Grasse. Après le rattachement du Comté de Nice à la France par le traité du 24 mars 1860, Aiglun est réuni, avec l´ensemble de l´arrondissement de Grasse, au nouveau département des Alpes-Maritimes par la loi du 23 juin 1860.

033.JPGDu point de vue ecclésiastique, en 1886, il devient paroisse du diocèse de Nice. Du point de vue naturel Aiglun est le canyon le plus célèbre du département : il permet une descente particulièrement esthétique en raison du site sauvage et grandiose où s’engouffrent les eaux vertes de l’Estéron. On peut dire de la clue d'Aiglun que c'est la reine des clues, car c'est sans conteste la plus spectaculaire.

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En moto, on peut en apercevoir quelques marmites au dessus du vieux pont tout en contemplant au loin la Cascade de Vegay classée depuis 1933, avec sa chute de 140 mètres, site naturel remarquable des Alpes Maritimes. Pour redescendre sur Grasse, on franchit le col de Bleine à 1500 m d’altitude la température devient plus raisonnable …

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                           DIAPORAMA DE LA BALADE


   
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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 16:50

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La foire des tardons de Guillaumes (06) est la dernière vraie foire aux moutons, lieu de rendez vous de toute la profession à l’entrée de l’automne. C'est la plus importantes foires ovines du Sud-est de la France. Lieu de rencontres et d'échanges de toute une profession (maquignons et éleveurs), elle constitue un révélateur des tendances du marché, le prix du mouton est fixé pour l'année, conférant à cet événement un poids des plus importants dans toute la région.

Mai-2012-0086-copie-1.JPGDescendu à pied des alpages aux premières lueurs de l'aube, les agneaux nés au printemps qui n'ont connu comme seule nourriture que le lait de leur mère et l'herbe tendre des pâturages, attendent sur le champ de foire de trouver preneur. En général, les brebis n’ont qu’une portée par an à une période bien déterminée. Mais lorsqu’elles ont une deuxième portée dans la même année, elles donnent naissance aux Tardons. Ces agneaux qui sont élevés sur les hauts plateaux descendent alors à l’occasion de la foire de Guillaumes. C’est l’occasion de faire le plein de produits de saison tous issus du terroir des Alpes Maritimes.

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A la belle saison, presque sur chaque montagne, le promeneur rencontrera un troupeau gardé. Tout ici montre que depuis fort longtemps la vie pastorale est omniprésente, comme en témoignent les noms de cols ou vallons de l'arrière pays niçois: Estrop vient du mot "stropia" qui veut dire troupeau, "Cayolle" désigne un enclos nocturne pour les troupeaux et l'abri du berger.

OCTOBRE-2012-0067.JPGLa foire aux tardons de Guillaumes existe depuis le XVIe siècle. Lieu de rencontres et d'échanges des habitants de la vallée, elle attirait de nombreux marchands de bestiaux venant du Sud, du Sud Ouest et même du Centre de la France. Elle comptait parfois plus de 25 000 têtes de bétail : ovins et bovins en majorité. Une coopérative laitière vit le jour en 1903 à Guillaumes.

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Dans la plus pure tradition guillaumoise, la foire de septembre est le grand rassemblement des bergers qui vendent leur cheptel. La foire aux tardons, rendez-vous authentique, est le moment où les bergers présentent des agneaux nés au printemps et ayant passé tout l'été dans les alpages. Au total, ce sont plusieurs centaines de bêtes de qualité qui ont égayé la quarantaine de stands divers et variés venus s'installer pour la journée : produits locaux, vêtements, outillage, sans oublier la grande part faite aux stands de laine.

OCTOBRE-2012-0021.JPGEn effet, à la traditionnelle foire aux tardons, s'est rajoutée celle de la laine. L'association Artefact ayant à cette occasion présenté un superbe défilé avec des modèles portant des vêtements entièrement fabriqués en laine des Alpes Maritimes. En tout, ce sont donc plus d'une dizaine de stands consacrés à ce noble matériau qui étaient regroupés : filage, feutrage, démonstrations de tisserand... Une filière laine « Le but est de jeter les bases d'une filière laine dans le haut-pays et de penser cette filière dans le département ».

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Les bergers vous proposent de découvrir l’univers  pastoral des Alpes Maritimes qui répondent par leurs activités à la mission première du Parc national du Mercantour, celle de la conservation des paysages et du patrimoine naturel et culturel du massif. Le maintient des activités traditionnelles contribue à la conservation de l’identité paysagère du massif.

OCTOBRE-2012-0092.JPGLes bergers de la région élèvent des Mourre Rous (prononcé « Mourré Rousse ») appelée aussi « la rouge de Péone », une race aujourd’hui moins répandue, quoique bien adaptée aux montagnes alpines : « elles adorent crapahuter, ce qui est contraire aux Mérinos ou autres. C’est des bêtes qui marchent beaucoup aussi. Leur seul désavantage, c’est qu’elles ont très peu de laine, ce qui pose le problème du froid, de Novembre à Janvier, avant de les rentrer en bergerie ; mais les éleveurs du coin ont trouvé la solution : parmi les béliers reproducteurs, il y a maintenant des mérinos. Ce croisement  permet, sans dénaturer profondément la race, d’obtenir des bêtes mieux adaptées au climat de la haute montagne.

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La plupart des bêtes sont à vendre pour la viande ; ils ne font pas de fromage, et le prix qu’ils tirent de la vente de la laine leur remboursent à peine le coût des tondeurs. Ils vendent leurs agneaux, nés au courant du mois de mars en bergerie, le 15 septembre, lors de la « foire aux tardons » et le 9 octobre, lors de la « foire concours », qui se déroulent toutes les deux à Guillaumes.

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Ballot de laine de mouton de Péone


 Lors de ces foires, c’est leur revenu de l’année qui se joue, autant dire que ses deux moments sont déterminants pour les éleveurs. Cette année de canicule, les bergers ont eu bien du mal à trouver un herbage de qualité, sans compter que l’eau a fait défaut dans nos vallées ; les précipitations y ont été peu nombreuses pendant plusieurs mois.

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 Pendant la foire de Guillaumes, l'un des bergers m'expliquait son périple pour venir ici. Descendu deux jours plus tôt d'un hameau de la vallée avec les agneaux destinés à la vente, la veille de la foire a été occupée par la pesée des bêtes à la bergerie familiale. Réveil très matinal le 15 septembre, puisqu’il faut presque deux heures pour se rendre à pied jusqu’à Guillaumes ; aidé de son père et d’un « flouca » (désigne le bouc châtré qui dirige le troupeau), l’éleveur arrive avec son troupeau sur « le champ de foire » vers les 7 heures.

OCTOBRE-2012-0198.JPGLes employés communaux lui désignent alors l’enclos qui lui est réservé : de simples barrières de voiries mobiles délimitent un espace clos, déterminé en fonction du nombre de têtes déclarées à l’avance par le vendeur. Il s’agit alors de trier mâles et femelles, car les deux sexes n’ont pas la même valeur : les mâles seraient plus gras que les femelles, du moins seraient préférés par les bouchers. Une barrière de bois, tenue de simples bouts de ficelle, sépare les agneaux.

OCTOBRE-2012-0214.JPGTout cela se déroule sous l’œil avisé des acheteurs qui sont là dès la première heure ; les « maquignons », reconnaissables à leur blouse noire, tâtent les croupes des bêtes pour juger si elles sont bien engraissées. Les négociations commencent alors, entrecoupées de prise de nouvelles des familles, de blagues… vendeurs et acheteurs se côtoient en effet depuis des années voire des décennies pour les familles de souche niçoise.

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Le Castrum de Guillermo , chateau de la Reine Jeanne


 Le maquignon se renseigne sur le poids total du lot et propose un prix noté sur sa main qu’il montre à l’éleveur. Vers 10H30, trois italiens arrivent ; ils cherchent à acheter 5 têtes de Mourre Rous. Comme ces bêtes vont passer dans un autre pays, il faut mentionner le numéro de chacune d’entre elles sur la facture. Les négociations et les ventes continuent comme cela le reste de la journée.

OCTOBRE-2012-0247.JPGEnsuite il restera à notre berger la Foire Concours d’octobre pour vendre ses derniers agneaux ; après avoir quitté les pâturages vers la mi-octobre, il mènera son troupeau en bas de la vallée. Cette transhumance inverse lui permet de retarder au maximum l'entrée du troupeau en bergerie : mais ceci est une autre histoire...

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Apres avoir fait le tour du chateau de la Reine Jeanne (encore un autre) , Je reprends ma route en passant par les gorges du Daluis pour rejoindre Nice. Les gorges forment d'immenses parois taillées dans le schiste rouge, au fond de ces "canyons" à plus de 300m d’à-pic coule le Var dans des décors sauvages et féeriques.

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Parfois appelées "Le Colorado niçois", le Daluis offrent une virée en moto d'envergure à la réputation justifiée. C'est un monde minéral datant du fond des âges géologiques qui découvre ses entrailles au visiteur éberlué. A voir absolument si on ne veut pas faire le long voyage du Colorado Americain. (revoir mon article ici)

*je conseille absolument deux livres pour ceux qui aiment le pastoralisme:

Berger d'en haut : la vie d'un éleveur à Péone dans le Mercantour de Michel et Marie-Louise Gourdon

et Mémoire d'en haut du meme auteur aux éditions du Cabri . Dans toutes les bonnes fnac

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                              DIAPORAMA DE LA FOIRE


 
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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 17:52

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D'ailleurs, lors des festivités, plusieurs personnes du public et de l'assitance le feront remarquer aux animateurs.... Ok pour parler d'Asterix et Obelix, la BD a largement dépassé nos frontieres et Goscinny repose en terre Vencoise. Ok pour parler des Romains qui sont avec les Grecs, la présence la plus representative de notre département. Le trophée d'Auguste à la Turbie est le seul édifice commémoratif de ce type qui subsiste encore du monde romain, avec celui de Trajan à Adam-Klissi en Roumanie et le nombre d'arénes Romaines dans le sud de la France est sans equivauque.

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Enfin , il y a les celtes, les etrusques, les germains et autre gaulois qui ont fait la conquete de la vieille Europe. Mais , on peut dire que chacun avait son territoire bien défini ,meme si certains d'entre eux ont essayé vainement de conquerir l'autre. C'est donc bien Jules Cesar qui mit fin à un nombre de conflit et fit perdurer une paix romaine sur l'ensemble des territoires de l'hexagone. Non sans mal bien sur , car les veritables tribus qui resisteront jusqu'au bout sont les Ligures. La BD a largement été inspiré de ces vaillants guerriers...

OCTOBRE-2012-0005.JPGNos premiers ancêtres ont laissé des traces dans la région, restes de campements et d'outils, dans les grottes de Monaco, du Lazaret et de Terra Amata à Nice. Ces vestiges attesteraient selon les spécialistes d'une présence humaine depuis cinq cent mille ans. Vers 1 800 et 1 200 avant J.-C. apparaissent les Ligures . Ce peuple n'a laissé que peu de traces, car il ne connaissait pas l'écriture (ils sont probablement les auteurs des gravures du mont Bégo dans la vallée des Merveilles). Mais les géographes grecs et romains ont parlé d'eux, ils ont raconté leur vie, leurs coutumes.

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Ces Ligures appelés capilatti par les Romains, étaient de solides montagnards ;batailleurs, ils seront souvent utilisés comme mercenaires par les Romains qui ont mis 160 ans à les soumettre (de 154 avant J- C., bataille d'Aegitna, le Loubet actuel, à 6 après J- C. trophée d'Auguste), alors que Jules César a conquis la Gaule en moins de 5 ans (de 55 à 50 avant J - C.). Peut-être faut-il voir dans cette résistance à l'invasion, l'explication du comportement de nos ancêtres au cours des siècles, face aux étrangers.

OCTOBRE-2012-0057.JPGVers le Vieme siècle, les Phéniciens s'installent à Monaco (Monoikos) et dans la rade de Villefranche. Ils commercent depuis longtemps avec les Ligures et les Etrusques installés à Antibes. Une voie terrestre aurait été créee le long du littoral de l'Espagne à la Ligurie (la voie Héracléenne). Elle franchissait le Var à St Laurent, passait entre Cimiez et Nice, le col de Villefranche, Monaco, le Mont Agel...

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Les Ligures sont un peuple de l'Antiquité que les Grecs et les Romains trouvèrent établis sur les côtes de la mer Méditerranée, dans l'actuel departement des Alpes Maritimes, de la province d'Imperia et du Piemont. Cette contrée était appelée Ligurie, Liguria depuis les temps les plus anciens, coté Italien elle est toujours appellé ainsi. Les principaux établissements en étaient Genua (Gênes), Asta (Asti), Dertona (Tortone), AIbium Ingannum (Albinga) Nicea (Nice) et Albium Intemelium (Vintimille).

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L'origine des Ligures reste énigmatique. Les maigres informations linguistiques dont on dispose font penser à une composante d'origine antérieure à l'arrivée des populations de langues indo-européennes.

OCTOBRE-2012-0109.JPGPendant les guerres puniques les romains traversent la région pour combattre les Carthaginois en Espagne de 264 à 146 avant J.-C.. La voie Héracléenne qui suit le bord de mer était difficile d'accès, aussi le plus gros du transport de troupe s'est-il fait par mer avec escale à Monaco, Nice ou Antibes. Nicea et Antipolis, villes grecques, souvent menacées, demandent l'aide de Rome. Le préteur Lucius Boebus est chargé de soumettre les Védianti, Ectini et les autres. Il franchit le Var en 189 avant J.-C., et les refoule vers Vence. Les troupes Romaines sans méfiance sont surprises et exterminées dans la nuit sur les berges du fleuve Var.

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En 180, l'empire romain s'étend jusqu'à Vintimille. Mais les Ligures établis le long de la côte, prélèvent une sorte de péage sur tous les étrangers traversant leur territoire, ce qui amène les commerçants à se plaindre à Rome. En 125 avant J.-C.,  les Ligures , attaquent les Grecs de la bande côtière de Marseille. Mais les Romains arrivant par le col du mont Genèvre gagnent la bataille. En 49, les Phocéens qui ont pris le parti de Pompée, se trouve assiégée et perdent avec leur indépendance la presque totalité de leur empire. Les troupes de Pompée vaincues sont rassemblées, désarmées et libérées sur les rives du Var.

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Jules César envoie le tribun Publius Niger qui, parti de Rome avec 500 légionnaires arrive à Nice en 49 avant J.-C.. Il remonte le Var, et s'installe à Puget-Théniers. Mais alors que la Gaule est entièrement "pacifiée" depuis l'an 50 avant J.-C. (Alesia date de 52) nos ancêtres Ligures résistent toujours. Combattifs, mais n'étant pas parvenus à s'organiser, à s'unir face à l'envahisseur, les tribus ligures sont soumises en l'an 14.

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Les voies romaines atteignent le Var, le trophée de la Turbie est construit en 6 avant J.-C., par Octave. Il est dédié au Génie d'Auguste. En l'an 7 avant J.-C., la province des Alpes-Maritimes est crée. Elle a pour chef-lieu Cimiez (Nice), son territoire, entre le Var et la crête des Alpes, s'étend jusqu'à Castellane, Barcelonnette, la vallée de Demonte, Borgo San Dalmaso, Tende et la Turbie.C'est seulement en 63 que Néron accorde le droit latin aux peuples des Alpes-Maritimes. La capitale restera à Nice jusqu'en 364, avant d'être transférée à Embrun, la ville de Nice devenant romaine.

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 L'occupation romaine aura duré plus de 400 ans. Il faut noter que si la Gaule, hors la Narbonnaise, a été conquise en 5 ans (de 55 à 50 avant J.-C.) les Ligures ont été plus difficiles à soumettre. Il a fallu 160 ans.
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Quand l'Histoire des Alpes Maritimes devient legende

En ces temps reculés où la mythologie remplaçait l'histoire, le puissant demi-dieu Hercule traversa la Ligurie Maritime venant d'Espagne pour regagner son pays natal. Après avoir accompli des exploits mémorables dans la basse vallée du Rhône, il fit étape à Villefranche sur Mer où il fonda un port. Taranis, le chef de la tribu locale des Ligures, flatté de la présence d'un hôte auréolé d'une pareille gloire, décida de mettre ses talents à contribution. Il lui proposa de débarrasser la contrée des bêtes féroces qui décimaient les troupeaux en échange de cinq cents taureaux de son choix.

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Toujours disposé à rendre service, quand il s'agissait de pacifier des terres ingrates, Hercule entreprit de neutraliser Octopis le terrible serpent ailé retranché dans les gorges obscures d'Aspremont (sur les hauteurs de Nice). Après avoir étranglé l'affreux reptile de ses propres mains hercule s'installe sur le rocher de Monaco. Dans de nombreux écrits anciens, dont "Les 12 travaux d’Hercule", on indique qu’Hercule aurait séjourné dans l’actuel Monaco que les romains appelaient ‘Hercules Monoecus’. Le port de Monaco s’appelle aujourd’hui "Port Hercule".
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Les principales peuplades indigènes Ligures de cette epoque étaient :
-Les Vésubianii, dans la vallée de la Vésubie, qui contrôlaient le col de Fenêstres.
-Les Ectinii, dans les hautes vallées du Var et de la Tinée.
-Les Nemeturii, dans la haute vallée du Var.
-Les Eguituri, dans la moyenne vallée du Var.
-Les Vélaunii, vers Saint Vallier et l'Esteron.
-Les Oxybiens, chef lieu Aegitna (Le Loubet).
-Les Nérusiens, chef lieu Vence.
-Les Déciates, entre Siagne et Brague chef lieu Vallauris.
-Les Oratelli, dans les vallées de la Roya et de la Bévéra.
-Les Veamini, vers Guillaumes.
-Les Védianti, entre le Var et La Turbie et dont la métropole était Cimiez,  que les Romains choisiront comme capitale de la province des Alpes-Maritimes en l'an 7 avant J.-C.. Mais ou sont donc les Gaulois ?

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                               DIAPORAMA DES FESTIVITES



 
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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 21:51

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La Baie de Eze est une terre de légende, c'est ici que l'on retrouve les plus grands exploits de la piraterie, de la flibuste, ainsi que l'un des plus célèbres Corsaires avec Jean Bart et Surcouf: Joseph Bavastro.

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  Celui que l'on va surnommer le "lion de Gibraltar" est corsaire impérial et capitaine de frégate sur un curieux navire équipé « à la Bavastro » et traque les navires anglais. Sa bonne étoile ne l'abandonnera pas. Il ne sera jamais capturé, il ne fera pas partie des milliers d'autres corsaires qui croupiront tôt ou tard sur les pontons anglais.

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C'est un baroudeur des mers lancé par son père dans le commerce des ports mêlant affaires et tractations hautes en couleurs avec les pirates barbaresques de la Méditerranée occidentale. Sa zone de prédilection: la grande bleue qu'il connaît bien, plus particulièrement les eaux espagnoles où il va guetter l'anglais et le harceler. Dès l'année 1800, et sans interruption jusqu'en 1815, il va multiplier les attaques de tout ce qui est commerce britannique.

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L'histoire suivante est un fait de piraterie moins réjouissant. A l'époque de Marie Stuart, une délégation de la Maison de Savoie emmenée par le comte Moretti en route pour l'Ecosse fit halte à Nice. Don Riccio, un gentilhomme de la suite, profita de ce temps libre pour découvrir les alentours vers les hauteurs d'Eze. A l'orée du sentier qui ne s'appelait pas encore "Sentier de Nietzsche", son attention fut attirée par des cris stridents.

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Deux pirates s'en prenaient à une jeune femme. Dégainant son épée, il lui fallu peu de temps pour chasser les malandrins. Ce n'est qu'à cet instant qu'il découvrit la beauté de cette jeune niçoise. C'était une sauvageonne, mais elle possédait la prestance d'une comtesse. La finesse et l'harmonie de ses traits transparaissaient derrière ses cheveux noirs corbeau. Elle, le dévisageait. C'était la première fois qu'un gentilhomme lui prêta attention. Comment t'appelles-tu ? lui demanda-t-il d'une voix douce.

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"Catarina, la Strega, diseuse de bonne aventure" répondit-elle un peu intimidée. Moi, c'est Don Riccio, répondit-il. Il lui proposa ensuite de la raccompagner jusqu'à sa maison située sur la moyenne Corniche actuelle au milieu du maquis. Sur le sentier de terre, avec la méditerranée comme horizon, une idylle ne tarda point à naître. Le lendemain, ils passèrent la journée ensemble, dans quelques criques isolées à l'abri des regards. Les heures passaient et Don Riccio devenait de plus en plus sombre. "Qu'y a-t-il ? lui demanda-t-elle ?». "Demain, à l'aube je pars pour l'Ecosse". 

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 Catarina supplia Don Riccio de rester, d'abandonner son titre, ses fonctions. "Avec l'aide de Dieu, nous vivrons ici sans manquer de rien." Don Riccio, refusa. Il devait partir pour se délivrer d'une promesse. Ensuite, c'est juré, il reviendrait vers elle. Chez elle, dans sa maison au milieu des herbes folles. Le cœur brisé elle se résolut à l'écouter et lui promit d'allumer des coquilles d'escargots remplies d'huile, les limache, pour signaler sa maison dans la nuit.

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Don Riccio ne revint pas. Mais au crépuscule, les voyageurs aperçoivent régulièrement des lueurs là haut dans le maquis… Il trouva la mort sous la lame de Darnley le 9 mars 1566 dans le palais de Holyroodhouse à Edimbourg. David Riccio a réellement existé. Il est né à Pancarlieri près de Turin en 1533.  Certains prétendent qu'il était l'amant de Mary Stuart, d'autres qu'il espionnait pour le compte du pape… A Eze, au moment de la Fête Dieu, les villageois éclairent les ruelles de centaines de coquilles d'escargots remplies d'huile pour la procession des Pénitents.

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Avant de vous conter la célèbre histoire de la chèvre d’or, voyons les réjouissances qui ont composé la fête médiévale du village. Plus de trente artisans, aux côtés des baladins et gueux, troubadours, soldats et gentes dames ont attiré des milliers de curieux, passionnés d'histoire ou venus le temps d'une balade et ont animé la cité historique.

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Apres avoir pillé un navire, nos flibustiers viennent festoyer dans les ruelles du village en invitant les bourgeois et les touristes à des jongleries, des danses, de la musique et des chants. Bien entendu, un “surgien” médiéval est venu soigner nos valeureux pirates, amputation, anesthésie pour un spectacle haut en couleurs. Il y avait aussi nos amis Bretons Pen Kazh qui nous ont fait danser au son du biniou et qui nous ont relaté les récits de leur terre légendaire.

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L'envoutante Kendra, charmeuse de serpents ensorcela tout le monde avec ses compagnons les pythons et les boas sans oublier la Cie de l'hippogriffe et ses rapaces diurnes pour des démonstrations ludiques et pédagogiques.  Enfin, beaucoup d'animations qui rappelons le, sont entièrement gratuite organisé par la commune, le conseil des jeunes, les commerçants et tutti quanti..... Bon ! On va terminer par une autre légende qui est particulière à Eze.

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Dans le Comté de Nice, la Chèvre d'or est à l'origine de nombreux récits. Chaque version possède ses variantes en relation avec l'histoire ou les personnages du lieu. Plusieurs d'entre elles remontent au temps où la région était occupée par les barbaresques, ces pirates venues d'Afrique du Nord. On raconte ainsi qu'un Maure, suivant la route tracé par une petite chèvre dans les entrailles de la montagne du Mont Bastide, entreprit de cacher son butin composé d'or, de bijoux et de diamants, là où le caprin le mènerait.

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Sur son chemin, il rencontra successivement une sorcière, des fantômes et surtout une bête noire aux dents et aux griffes luisantes et acérés. Un combat à mort s'engagea, combat pendant lequel son or fut réduit en poudre.  Au terme de ce duel, notre pirate parvint à s'échapper de la caverne abandonnant derrière lui ses richesses aux forces obscures. Suivi bientôt de la petite chèvre recouverte de poudre d'or.

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Le Maure partit vers de nouvelles aventures. L'animal vit toujours dans la montagne, les bergers l'aperçoivent régulièrement. Si vous êtes brave, elle vous guidera vers son trésor, mais si votre cœur est impur ou si vous êtes pleutre, malheur à vous. Une autre légende d'Eze, une tradition orale veut que le violoniste yougoslave Zatlo Balokovic en visite dans le village se laissa guider par une chèvre au poil doré vers une bâtisse qu'il restaurera et qui deviendra le célèbre Château de La Chèvre d'Or.

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Selon les dirigeants du Château de La Chèvre d’Or, l'hôtel doit son nom à sa première propriétaire. Fermière de son état, elle élevait des chèvres dont elle vendait le lait au marché de Nice chaque semaine. Et chaque semaine, elle cachait le produit de ses ventes, des pièces en or ( le cours du lait devait être très élevé ! ), derrière les pierres d'un mur. Lors de la rénovation des lieux, on découvrit son trésor endormi là depuis des années et l'on donna à l'établissement un nom rappelant l'origine du trésor afin que chacun s'en souvienne.

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                                   DIAPORAMA DE LA FETE


 
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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 05:52

Mai-2012-0264.JPG Citons  dans un premier temps quelques peoples qui ont séjourné et même acheté des villas aux allures majestueuses. Frédéric Nietzsche dont le chemin menant à la mer porte son nom, le Prince Guillaume de Suède qui acheta le château d’Eza , Bono du groupe U2 , Marie Gabrielle de Savoie la fille de Humbert II de Savoie, dernier roi d'Italie, et de Marie-José princesse de Belgique avec son mari Robert Zellinger de Balkany ont demeuré à Eze.

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Leur présence en terres ézasques est d'autant plus naturelle qu'entre 1388 et 1860, Eze et le comté de Nice, furent attaché à la Savoie."… ils représentent huit siècles d'histoire" affirma-t-elle avant d'ajouter "La famille a gouverné du XIe siècle au XXe siècle, de l'an mil à 1946.", ce qui est exact ! On peut continuer notre liste avec Francis Blanche, le Président  Bill Clinton, Walt Disney, Samuel Barlow le prince du New York Times, Lenny Kratvitz, Tina Turner, Naomi Campbell…etc.

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des plantes exotiques poussent sur le terrain escarpé du village

 

Dans ses lettres d'un voyageur en 1868, visiblement émue, George Sand laisse paraître derrière son admiration un certain effroi devant les forces qui ont modelé un tel paysage.  Si vingt ans plus tard, sous la plume fleurie de Stéphen Liégeard, préfet des Alpes Maritimes, écrivain, poète et inventeur de l'expression Côte d'Azur, Eze a tous les attraits d'une femme avec son corsage noir aux lacets d'or et son diadème.

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Pour Jean Lorrain en revanche, les paysages ézasques avec leur douce palette de couleurs possèdent le charme des poésies de Virgile. Avant d'accéder au village où tout est roc, "au point que l'on ne distingue plus le travail de la nature et de l'homme". C'est encore les teintes des sentiers avec l'herbe verte, le gris argenté des oliviers qui séduisent l'académicien Victorien Sardou. Son témoignage est une véritable invitation à la randonnée. 

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Dans "Ils s'aimaient", le romancier d'origine niçoise Louis Nucéra, à travers l'histoire de Bastien et Florence, glorifie les espaces sauvages de la Grande Corniche synonymes de liberté. Eze a ici des parfums de maquis, de thym, de serpolet… Eze fascine !  Avant de parler de la fête médiévale au village dans mon prochain article, faisons connaissance avec ce village classé monumental...

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  Entre Nice et Monaco, le pittoresque village d'Eze accroché aux falaises est l'un des plus beaux villages de France. En plus de son magnifique point de vue, où le regard porte sur la Côte d'Azur jusqu'à Nice, le site s'étend sur trois "corniches" : la haute corniche, suspendue entre mer et ciel ; la moyenne corniche ou se trouve le village d'Eze lui-même sur la fameuse Nationale 7 qui va jusqu'à Menton, accroché un peu plus bas ; et enfin la basse corniche, baignée par la Méditerranée, passant devant la petite station balnéaire de Eze-Bord-de-mer.

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 Le col d'Eze culmine à 675 m, à moins de 5 km des côtes, offrant un panorama remarquable sur la Riviera, avec le Cap-Ferrat à l'ouest, et jusqu'à l'Italie à l'est. Le parc naturel de la Revère s'y étend sur quatre communes (Eze, la Trinité, Villefranche-sur-Mer et la Turbie), du mont vinaigrier au mont Bataille. Perché sur ses hautes falaises, le visiteur pourra apercevoir les sommets enneigés du Mercantour en hiver, et par beau temps, l'ile de beauté ... la Corse.

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 L'écosystème caractéristique des Alpes-Maritimes y a été remarquablement bien préservé : grands rapaces, aigles, grands ducs, sangliers, lapins, blaireaux, etc. Une végétation luxuriante de bananiers, dattiers, caroubiers, orangers et citronniers témoigne du climat fort agréable régnant ici la plupart de l'année. Au plateau de la Justice, un sentier pédestre sur 1400 m invite les estivants sportifs à partir à la découverte du mont Bastide et à admirer les ruines des établissements des Celto Ligures du Ier s. av. J.C., ainsi qu'un oppidum romain.

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  Les ruelles ensoleillées du village s'enroulent autour du rocher, surplombé par le château, édifié au XIIème siècle par la famille d'Eza. Quelques mètres plus bas, on parcourt un jardin exotique digne du désert mexicain ou Californien. Au gré de leur flânerie, les curieux découvriront les lieux qui font la réputation du village comme la poterne du XIXème siècle, le "château" de la chèvre d'or, la place du Planet, la maison Riquiers, la chapelle des pénitents blancs ou bien encore la porte des Maures.

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  Les plus anciennes traces d'occupation du site remontent à -2000 av J.C, lorsque les hommes du néolithique s'y installèrent. Puis au Xème siècle, les Ezasques subissent l'invasion des pirates barbaresques et des Maures venus de la mer. L'occupation dure 80 ans, avant que le territoire ne soit reconquis. Après 1388, Eze et le comté de Nice s'associe à la maison des Savoie, petit royaume souvent opposé à la France, jusqu'en 1860, où les Ezasques sont annexé à la France.

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 Des personnalités illustres se sont installées dans le village. Parmi elles, on retient Georges Sand, les princes de Monaco. Francis Blanche possédait une maison à Èze et y est enterré. L'un des plus célèbres d'Eze qui a laissé un souvenir dont on peut encore profiter aujourd'hui : il s'agit de Nietzsche. On peut en effet toujours emprunter le sentier dit "de Nietzsche", sur lequel, selon la tradition locale, il imagina quelques pages de "Ainsi parlait  "Zarathoustra". On peut ainsi, tout en méditant sur son œuvre, se laisser conduire par ses pas jusqu'au bord de la mer, en 45 mn (1h30 pour monter), à Eze Bord-de-mer. C'est aussi ici qu'est né la légendaire chévre d'or.

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 La petite station balnéaire, sur la basse-corniche, se cache entre deux montagnes. Le Cap-Ferrat le protège de la houle et son climat doux est favorable à une luxuriante végétation méditerranéenne car l'hiver est presque inexistant. Il est également favorable à l'expansion touristique : au XIXème siècle, le village devient une station courue par les Niçois et les Monégasques, venus y prendre des bains de mer ensoleillés. Son charme méditerranéen se teinte ensuite de charme slave, lorsqu'une petite colonie de russes "blancs", chassés par la Révolution de 1917, s'y installe. Aujourd'hui, la petite ville a gardé ce parfum de la belle époque, et les visiteurs continuent à lézarder sur la plage bordée de pins maritimes.

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C'est sous le signe des charmes et des sortilèges que se déroulera la prochaine fête médiévale au cours de laquelle les elfes, lutins, troubadours et chevaliers arpenteront les ruelles du village qui, pour la circonstance, seront pavoisées de rubans et d'oriflammes. Artisans, potiers, fondeurs, fabricants d'armes, créateurs de bijoux anciens, d'accessoires en cuirs, calligraphes... plus de quarante artisans et exposants partageront leur passion avec le public. Et sur la place de la Colette et Figuiera une taverne servira des spécialités du Moyen Âge comme du vin épicé et des plats aussi surprenants que délicieux. Mais ça, c’est pour le prochain article …

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                                                              DIAPORAMA DU VILLAGE


 
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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 22:20

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Route-Napoleon.jpgA peine débarqué sur la plage de Golfe Juan , l'avant garde de l'empereur se dirige sur Cannes pour prendre la route de la capitale mondiale des parfums, qui en ces temps la, ne fait pour l'instant que de la tannerie et des gants parfumés. Le général Cambronne avec son avant-garde arrive à Grasse entre 6 et 7 heures du matin pour annoncer à son Maire Lombard de Gourdon, l'arrivée de l'Empereur. (Il y a à Grasse un descendant de Cambronne, le docteur Alain Cambronne qui a raison de dire que la Route Napoléon aurait pu s'appeler la Route Cambronne tant son ancêtre sera déterminant dans le bon déroulement de cette épopée.)

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Général aux 17 blessures, il est l'une des figures légendaires du 1er Empire. Pour l'instant, Napoléon, encore à Cannes, est constamment tenu au courant par les estafettes de liaison, les lanciers polonais en l'occurrence. Rassuré sur la marche, l'Empereur fait lever le camp sur la plage de Golfe Juan. Partant du bivouac, il remonte l'actuel boulevard Carnot. L'authentique route Napoléon de l'époque s'écarte peu de la RN 85 entre Le Cannet et Mougins, passant comme maintenant par le Val de Mougins.

Mai-2012-0050.JPGLa troupe s'arrête à Mouans-Sartoux, sur la place de la mairie, en attendant les nouvelles de Cambronne parvenu à Grasse. Pendant ce temps Cambronne et ses 100 grenadiers d'avant-garde s'organisent place de la Foux où ils forment les faisceaux. La place de la Foux à Grasse se trouve en dehors de la ville, sous les remparts qui, à cette époque enferment la cité historique. C'est une sous-préfecture de 12.000 habitants ce qui est important en 1815.

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Ville industrielle et commerçante, surtout à cause de ses cuirs qu'on tanne avec de la poudre de lentisques, Grasse est déjà une très belle ville appréciée par tous les grands noms de la société. C'est ici que résida Pauline Bonaparte devenue princesse Borghèse, mais aussi Catherine de Médicis, le peintre Fragonard natif de la ville, et même D'Artagnan lors de la guerre de succession d'Espagne pour vous dire que Grasse avait déjà une réputation internationale.

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Grasse est restée une ville industrieuse et commerçante, idéalement située entre mer et montagne, entre Comté de Nice et les plaines de Cannes. Le centre historique est un livre d'histoire qu'on feuillette à chaque coin de rue. C'est une ville d'art et d'histoire qui serait bete de rater en venant sur la Cote d'Azur. Mais, reprenons  notre narration !

Mai-2012-0057.JPGNapoléon, à cheval au milieu de son bataillon avance sur Grasse par la montée Sainte Lorette. Il passerait aujourd'hui devant la parfumerie Galimard... Il connaît bien cette ville, il y venait souvent du temps du Château Salé, à Antibes, en 1794, du temps de son amitié avec l'ancien maire de Grasse, le conventionnel Ricord, et surtout avec Mme Ricord avec qui il vécut une idylle... Sa sœur Pauline est la marraine d'un des enfants du sous-préfet M. Bain.

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le littoral des Alpes Maritimes s'appelle la Cote d'Azur, L'arriére pays s'appelle quand à lui, les Alpes d'Azur

 Il est environ 10 heures quand il contourne la ville par le Jeu de Ballon qui longe les remparts et qui deviendra le boulevard du même nom. Les grognards de l'avant garde font «par la droite, dégagez les faisceaux ! », et quittent la place de la Foux pour laisser place aux arrivants. Ils montent par le Chemin des Carrières au plateau Roquevignon. L'Empereur descend avec son état-major à l'Hôtel du Dauphin. Il est encore temps de prendre la route de Draguignan et de passer par la vallée du Rhône.

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La maison du General Mireur

 Mais, Napoléon garde un mauvais souvenir de sa traversée de la Provence, l'an passé pour se rendre de Fontainebleau à Fréjus. Il y avait été conspué et menacé de mort. L'Empereur sait que l'état d'esprit des montagnards des hautes Alpes et des Dauphinois différe des habitants du Var et des Bouches du Rhône qui sont plutot acquis à sa cause.  Les populations montagnardes sont peu nombreuses et disséminées, communiquent difficilement entre elles à cause des montagnes et du manque de chemins, ne peuvent guère être averties ou rassemblées. Elles conservent tout de meme beaucoup plus d'affinité et de relations avec le royaume Sarde et la Savoie qu'avec la république.

Mai-2012-0044.JPGLa décision est prise de prendre par la montagne, il faut aller au plus vite. On achète des chevaux et des mulets à Grasse. Une vingtaine de lanciers sont montés ainsi que quelques officiers sans troupe. On charge le trésor et les bagages sur des mulets. On monte donc par le chemin des Carrières, qui est un vrai mur tant il est raide, et par l'ancienne route de Cabris on arrive au plateau Roquevignon, où l'on marque une halte pour rassembler les retardataires et manger la soupe avant d'attaquer la montagne.

Mai-2012-9540.JPG la veritable route Napoleon au bas du col des colettes.

 

En Provence quand le comte de Bouthillier, le préfet du Var apprendra que la troupe a pris la route de St Vallier (Alpes Maritimes), il dira : «Ils sont pris car il n'y a pas de route, les barrières rocheuses les en empêcheront ». C'était mal connaître ces grognards qui ont arpenté les sierras espagnoles ou les plaines de l'Ukraine et les passages les plus difficiles de toute l'europe. Le général Cambronne en avant-garde, quitte Roquevignon vers midi, pour St Vallier. Le chemin est très mauvais, il fait chaud, bien qu'on soit bientôt à 700 mètres d'altitude.

Mai-2012-9550.JPGL'Empereur, avec son bataillon de la vieille garde se met en route vers 2 heures de l'après-midi. Il faut maintenant quitter la RN 85 qui monte par le Pas de la Faye. A la sortie de St Vallier, en laissant le Grand Pré à droite, il faut prendre cette petite route à gauche près du jeu de boules. Cette route est à peu près tout ce qui reste d'authentique sur la Route Napoléon; elle est restée à l'identique, et bien sûr, on ne peut que la faire à pied.

Mai-2012-0117.JPG le parc regional des Préalpes d'Azur

 

Il faut compter trois bonnes heures de marche pour arriver à Escragnolles. il est difficile de décrire les sensations qu'elle procure tant le paysage est splendide, une merveille de nature sauvage, chargée d'émotions. On entend les grognards souffler dans la rude montée, on voit le long ruban des bonnets d'ours courbés s'effilocher dans les calcaires. On est à plus de 1.000 mètres d'altitude, la chapelle St Martin est toujours là, elle n'a plus de toit, mais que c'est beau !

Mai-2012-0130.JPG La route Napoleon historique

 

Ceux qui ont suivi en voiture peuvent, non, doivent s'arrêter à la Colette et admirer ce paysage vraiment grandiose... Halte obligatoire. C'est là qu'à lieu tous les ans en juin la célèbre Fête de l’Ane d'Escragnolles. De Grasse à Escragnolles il n'y a qu'une trentaine de kilomètres, mais chacun de ces kilomètres célèbrent la magie de cette route extraordinaire.

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A 20 mn de Grasse, nous sommes sur l'un des plus grands sites karstiques d'Europe


Napoleon arrive a Escragnolles , une dame vient lui offrir un bouquet de violettes que l'empereur accepte gracieusement, ce qui lui vaudra le surnom de «Mére la violette». Pendant ce temps, les officiers se rasaient dans la petite cour située en avant de la bergerie voisine, à l'aide de miroirs de poche accrochés aux murs.»  Peyrusse note dans ses mémoires que c'est à ce bivouac qu'on entendit pour la première fois des «Vive l'Empereur» criés par les montagnards !

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Plateau du Haut Pays Grassois


 Des hauteurs de Grasse, on voit la flottille, déjà sortie du Golfe-Juan, qui repart pour I'île d'Elbe. Le brick l'Inconstant ira radouber à Naples. On aperçoit vers l'ouest le village de Cabris, un village authentique, perché et encore préservé où règne la douceur de vivre. Ce village est célèbre pour avoir abrité tous les grands écrivains de la première moitié du XX° siècle ; On peut y voir encore la maison d'Antoine de saint-Exupéry et celle d'André Gide.

Mai-2012-0073.JPGLe repas est servi et on ne parle plus que du général François Mireur qui est né à Escragnolles. Commandant la cavalerie de la division Desaix, il a été assassiné durant la Campagne d'Egypte en 1798, haché à coups de cimeterres par une troupe de Bédouins. A la suite de ce diner, Napoléon demande à rencontrer la mère du Général Mireur, et se fait conduire chez elle. La pauvre vieille dame est aveugle, après quelques paroles de réconfort, l'empereur lui glisse dans la main un rouleau de pièces d'or. La nuit est tombée et soudainement la neige tombe elle aussi de plus en plus fort. Tout le monde part dormir dans la bergerie , demain la route sera encore dure , mais c'est cette premiere etape qui restera dans la legende ...

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Habitations dans la Suisse Grassoise

 

il y a exactement 43 km entre les plages de Cannes et le paysage Alpin d'Escragnolles au dessus de Grasse. Le contraste est saisissant ! On passe de l'olivier et du palmier au meleze et au sapin.. Dans mon diaporama , vous etes à 40 mn des plages de la Croisette...


                                 DIAPORAMA DE L'ETAPE


 
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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 17:37

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le Gang devant le monument de François Mireur à Escragnolles

 

Avant de vous narrez le périple de l’empereur sur sa fameuse première étape de Golfe Juan à Escragnolles, laissez moi tout d’abord vous parler de ce petit village de montagne inclus tout récemment dans le parc régional des Prés Alpes d’Azur. Le territoire d’Escragnolles  ou Escragnolo en langue locale est habité depuis l’époque préhistorique. En témoignent les nombreux abris sous roches, grottes et autres camps Celto-ligures qui parsèment le terrain, sans oublier les dolmens.

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Au milieu du Moyen-âge, le lieu est déclaré inhabité, c’est-à-dire sans communauté constituée, juste quelques peuplements épars, par suite des épidémies de pestes successives, des ravages causés par les bandes armées, entre autre les troupes de Raymond de Turenne, le « fléau de Provence ». A la fin du 16eme siècle et à la suite de la peste , la population du petit hameau fut anéantie.

Mai-2012-0007.JPGLe seigneur Henri de Grasse, avec sa fille Françoise qui possédait des terres à Escragnolles, manquant de bras pour les faire fructifier, passe contrat avec la communauté de Mons afin de faire venir des gens  de la région Génoise ,les Figouns* , grands mangeurs de figues et parlant le Figoun qui créeront les hameaux et remettront la terre en état. Un acte d’habitation fut signé en 1562 et des familles ligures vinrent s’installer. Actuellement, les noms des descendants de plusieurs d’entre elles sont toujours propriétaires sur la commune.

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Au cours des siècles, une économie agro-pastorale permit aux habitants de subsister, difficilement car la terre était pauvre et le climat rude. La population, au cours du 20eme siècle diminua progressivement, mais depuis une vingtaine d’année la courbe s’est inversée grâce à la venue de « rurbains » de plus en plus nombreux. Le village et ses hameaux essaient de conserver leur caractère rural et montagnard, tout en se projetant dans l’avenir.

Mai-2012-0071.JPGLa commune très étendue, est constituée de 12 hameaux et le patrimoine est très diversifié. Commune des Alpes-Maritimes de 602 habitants, située dans l'arrière pays Grassois. Ses douze hameaux s'étalent sur une superficie de 25,4 km² avec une altitude moyenne  de 1000 mètres. Les habitantes et les habitants d'Escragnolles s'appellent les Escragnolloises et les Escragnollois. Lieu privilégié pour la recherche de fossiles, le village est situé en dessous de la route Napoléon, à flanc de collines, au milieu des peupliers et des cerisiers.

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Chaque été, le dernier dimanche de juin, Escragnolles célèbre les ânes. Au quartier de La Colette, des ânes de toutes les régions de France sont rassemblés. Voilà dix sept  ans déjà que la fête de l'âne est devenue un événement majeur dans la commune qui y voit affluer des visiteurs par milliers, attirés chaque année par la convivialité de cette animation qui met la race asine en vedette. Il est vrai qu'ils ont tout pour plaire. Regard chaud et brillant, longues oreilles veloutées, poil soyeux dans une belle variété de robes.

Mai-2012-0122.JPGIls sont encore très nombreux à prendre le chemin du haut pays Grassois sur la route Napoléon pour cette manifestation qui regroupe des ânes venus de diverses régions et montre ainsi la diversité des espèces, même si le grand favori reste notre âne du sud alpin, c'est bien normal, il figure en bonne place dans le concours organisé à cette occasion. Vedettes de la fête, bien sûr, il porte la croix de Sant Andréa sur le dos. Un symbole lié à l'apôtre, et au passage des Juifs sur la mer rouge.

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Un trappeur Grassois et ses fourrures 

 

Mais c'est peut-être aussi, dans l'esprit des défenseurs des animaux, la marque des lourdes charges que cette race a portées sur son échine, au fil des siècles. Porteurs robustes, au pied sûr et au caractère facétieux, ils ont arpenté les sentes méditerranéennes montagneuses, bâtés pour apporter l'eau dans les maisons, le bois dans les foyers, les pierres des restanques...

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 Cette présentation s'accompagne de multiples stands représentatifs de l'artisanat, des étals pour acquérir objets utiles ou décoratifs et produits de bouche, de balades en calèche, de lâchers de ballons, des musiques jazzy, de démonstrations d'un maréchal-ferrant et d’un sculpteur sur bois à la tronçonneuse, plus de 100 ânes qui nous attendent dans ce petit village des Préalpes grassoises. Plus de 15 000 visiteurs pour cet événement annuel !

Mai-2012-0169.JPGL'un de ses enfants est célèbre, François Mireur né à Escragnolles le 5 février 1770. Il se distingue par sa bravoure dans l'Armée d'Italie et est fait général par Napoléon Bonaparte. En 1792, il se rend à Marseille pour organiser la fusion des volontaires des deux villes qui s'engageaient pour combattre l'Autriche. Le 22 juin, au cours du repas donné en son honneur au lendemain d'un discours devant le club des Amis de la Constitution, il entonne pour la première fois le Chant de Guerre pour l'Armée du Rhin, composé par Rouget de Lisle.

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Adopté par les volontaires marseillais qui le chanteront au cours de leur marche vers Paris en juillet, le chant deviendra ainsi la Marseillaise. Napoléon fit une halte à Escragnolles à son retour de l'île d'Elbe et demanda à rencontrer la mère du général Mireur. Une grande plaque en faïence colorée en l'honneur de "François Mireur Héros de la Marseillaise" est apposée à l'entrée d'Escragnolles.

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Son nom est inscrit sur la 28e colonne de l'arc de Triomphe (au sommet du pilier sud, face à l'avenue Kleber) et sur les tables de bronze des galeries historiques de Versailles. Dans mon prochain épisode, nous parlerons de cette fameuse étape qui mena l’Empereur de Golfe Juan à Escragnolles en passant par Grasse. La route Napoléon ici devient légende !
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 *Le terme Figoun désigne les personnes et parlers originaires de l'extrême ouest de la Ligurie venus en Pays niçois et Grassois aux XVe siècles pour repeupler des villages victimes de la peste: Biot et Vallauris (aux environs d'Antibes), Grasse, Mouans Sartoux ainsi qu’Escragnolles (à l'ouest de Grasse).

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Selon Frédéric Mistral, le nom proviendrait du hameau de Figounia, dans l'actuelle province d'Imperia voisine de Nice. Ce sont essentiellement les bergers des Alpes-Maritimes qui transhumaient sur la côte qui ont ainsi nommé les Ligures « maritimes » et ceux qui parlent les dialectes ligures de la côte ou de la montagne. L'origine du mot Figoun remonte probablement au Moyen Âge et se référerait aux vendeurs itinérants de figues sèches, fruit qui abonde dans la région et remplaçait, chez les pauvres, le sucre et le miel.

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  Dans le prochain episode sur le village d'Escragnolles , je vous conterai l'epopée de la premiere etape de l'empereur jusqu'au village de François Mireur.  Cette etape est considéré comme la plus mythique de la route Napoléon.

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                              DIAPORAMA DE LA FETE


 
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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 18:58

Mars-2012-0166.JPG C'est en repartant de Carros et de sa fête de la fraise et du terroir, que je décide de passer par la route du baou de Saint Jeannet et de m'approcher de son château qui surplombe la vallée du Var (le fleuve). J'ai bien dit  "de m'approcher" car étant privé , celui ci s'avére assez difficile d'accés et meme à photographier puisque que l'on ne distingue que sa face nord !

Mars-2012-0141-copie-1.JPGCité en 1075, le site d'Alagauda occupe le promontoire destiné plus tard à recevoir le château de la Gaude, curieusement situé aujourd'hui sur la commune de Saint Jeannet. Le fief appartient dès 1231 à la famille de Villeneuve et temporairement aux Pisani et aux Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem. Carrefour de légendes et de mystères laissés par les occupants successifs de son site, ce vieux manoir va mourir et ressusciter périodiquement au fil de l’histoire. Etabli dès le XIIème siècle, le château est conforté au XIIIème siècle par le brillant et puissant Romée de Villeneuve. En 1325 le village a été vidé de sa population  suite à la peste et le château va progressivement suivre le même chemin.

Mars-2012-0145.JPGQuand Viviane Romance, star de cinéma de l'après-guerre, le rachète en 1964, le bâtiment est en ruines : seuls quelques pans de mur sortent encore de terre. Il avait été laissé à l'abandon depuis plus d'un siècle par son propriétaire, le marquis de Villeneuve. L'histoire du château, situé sur un mamelon conique, à 265 mètres d'altitude, dominant la vallée du Var, sur la commune de Saint-Jeannet au quartier des Gaudes est mal connue. Ce qui est à peu près certain, c'est que le site a servi de camp romain au premier siècle de notre ère pour protéger la via Augusta, grande voie de communication de l'empire qui, de Rome, conduisait vers les territoires ligures conquis par Jules César, et qui passait au bas du château au niveau du chemin actuel.

Mars-2012-0129.JPGLa tradition veut qu'aux IXe et Xe siècles, les Templiers y aient construit une place forte, mais aucun écrit ne vient étayer ces affirmations. Le premier texte qui fasse mention du château date de 1250. Romée de Villeneuve, dans son testament, cède à son fils le "castrum de Alagauda", en même temps que ses domaines de Saint-Jeannet et de La Gaude. Pendant les trois siècles qui suivirent, le château changea souvent de main au gré des guerres qui marquèrent l'histoire agitée du comté de Nice.

Mars-2012-0151.JPGDétruit, le château aurait subi le pillage de Raymond de Turenne puis ceux successifs des troupes de Charles Duras. En 1536, les armées de Charles Quint, qui franchirent le Var, le rasèrent. En 1670, il renaît lorsque Claude de Villeneuve, devenu Marquis de La Gaude, le restaure pour posséder une résidence campagnarde digne de son titre de premier consul. Les Villeneuve, qui possédaient toujours les terres, commencèrent à le reconstruire.

Mars-2012-0154.JPGIl retrouve son rôle stratégique lors des guerres de succession d'Autriche. Il fut de nouveau mis à mal par les envahisseurs austro-piémontais en 1747. Ne correspondant plus à un besoin militaire, le château fut progressivement laissé sans entretien par les Villeneuve qui l'abandonnèrent définitivement dans les années 1840/1850. Cent ans plus tard, il n'était que ruines. Seules les terres qui l'entouraient, vignes surtout, étaient cultivées. Deux siècles passeront avant qu'il ne renaisse à nouveau à la suite du coup de cœur de l’actrice Viviane Romance, puis aujourd’hui grâce à un metteur en scène anglais.

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dérriere le parc du chateau, l'église de Mouans Sartoux

 

Viviane Romance, qui le rachète en 1964, le reconstruira, en dix ans, sur les fondations existantes. Sa fille en a hérité à sa mort survenue le 25 septembre 1991 à Nice. Au cours du début du XXIème siècle, le nouveau propriétaire a fait effectuer des travaux de reconstruction importants en particulier le réaménagement complet de l'intérieur du bâtiment, l’édification de deux tours sur la façade nord et la restructuration des terrasses qui l'environnent.

Mars-2012-0173.JPG les écuries du chateau de Mouans Sartoux transformés en musée

 

Le château, propriété privée, situé à 5km au nord-est de La Gaude, ne peut être visité. Avec Romée de Villeneuve, premier propriétaire du château, on touche à la légende lorsqu’ il réussit à doter et marier les quatre filles du Comte, avec quatre princes régnants. Les caisses du Comte étant vides, seul un miracle pouvait les remplir. Ce miracle eut lieu justement dans le château de La Gaude où un obscur alchimiste* catalan accomplit des jours durant la transformation du plomb en or.

Mai-2012-0202.JPG*Cette révélation fait état d’un cousin de Romée, Arnaud de Villeneuve, médecin, astrologue et alchimiste illustre au Moyen Age. Arnaud de Villeneuve réussit à Rome (devant la cour pontificale) la mutation du fer en or et chercha le secret de la pierre philosophale. Pourquoi le séjour d’un tel érudit dans ce chateau isolé ? D’après l’ "Ars transmutatoria" attribué à Jean XXII, certains lieux où s’activent les forces telluriques favoriseraient la transformation de la matière. Mais la légende est rejointe et confirmée par la réalité lorsqu’en 1938, l’occupant du manoir ,un certain Janin Trastour découvre dans un mur une poterie remplie de pièces d’or et de curieux lingots de taille réduite de même matière ! Incrédule, le pâtre aurait confié son secret à un ancien du village, M. B. Gastaud, disparu depuis ...

Mars-2012-0178-copie-1.JPGAutre château, autre femme célèbre.... A quelques kilomètres à vol d'aigle du château de la Gaude se trouve le château de Mouans, construit à la fin du XVe siècle propriété des Grasse jusqu'en 1750, puis il passa aux Villeneuve. Au cours de la Révolution, le château de Mouans subit le sort de bon nombre de demeures seigneuriales. C'est à dire la destruction par les barbares de la république. Il devint ensuite la propriété de la Famille Durand de Sartoux au début du XIXe siècle qui va le réhabiliter. Il conserva ainsi son architecture triangulaire, ses trois tours, sa cour intérieure.

Mars-2012-0211.JPGA l'origine Mouans et Sartoux constituent deux communautés distinctes. Vers 1350 comme bon nombre de villages de la région, Mouans et Sartoux sont abandonnés (insécurité, peste). C'est en 1496 que Pierre de Grasse, alors seigneur de Mouans fait venir 60 familles de "Figons" de la région de Gênes afin de repeupler son territoire et passe avec eux un acte d'habitation.

Mars-2012-0216.JPGC'est en 1592 que Suzanne de Villeneuve forge sa légende. Le baron Pompée de Grasse, zélé partisan d'Henri III fut assassiné à Mouans par les Ligueurs (combattant des guerres de religion, affilié à la Ligue catholique). Suzanne de Villeneuve sa veuve, femme énergique, se trouve alors seule lorsque le duc de Savoie fait un détour pour châtier les habitants de Mouans, coupable d'attachement au roi. Enfermée dans son vieux château avec ses sujets, elle résiste à un siège en règle. Enfin vaincue par le nombre, elle se rend à condition que le village et le château soient épargnés.

Mars-2012-0168-copie-1.JPGLe Duc n'acceptera pas et fera raser le château. La baronne outrée d'une telle conduite, s'en plaignit vivement au duc qui lui promit 4000 écus d'indemnité. La nuit  venue, le duc et son armée levèrent le camp pour rejoindre le Comté de Nice, Suzanne, déterminée, poursuivit courageusement son désinvolte ennemi qu'elle rattrapa à Cagnes sur Mer.

Mars-2012-0190.JPGS'élançant vers le duc, elle saisit la bribe de sa monture et au milieu de ses soldats, elle l'invectiva, l'obligeant à tenir sa promesse sur le champ. Retournée à Mouans, elle entreprit de relever les ruines de son château. Une plaque visible sur le mur d'enceinte rend hommage à l'héroïne locale, Suzanne de Villeneuve qui, par sa ténacité et son courage, fit renaitre le château. Les jardins d'un château dont Charles Vanel venait souvent se promener .... qui depuis sont devenus un musée  de "l'Espace de l'Art Concret".

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                             DIAPORAMA DES CHATEAUX



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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 18:52

Mars-2012-0121-copie-2.JPG  Le village de Carros & les cimes du Mercantour

 

Dans le canton de Carros, deux pôles majeurs sont à la base de l'activité agricole, d'un côté les fraises, de l'autre les fleurs avec en particulier les roses et les anémones. Ces produits bénéficient d'avantages exceptionnels. La terre de notre région est, en effet, une des plus fertile. Le lieu où elle repose possède un micro climat optimal pour la qualité gustative des fraises, un des plus favorables, rendant les fruits plus juteux, les fleurs plus colorées avec des essences plus raffinées.

Mars-2012-0015-copie-1.JPGPour s'imposer dans les échanges mondiaux, les agriculteurs carrossois ont choisi de jouer la carte qualité. Leurs produits sont bien leurs meilleures armes pour rivaliser avec la concurrence internationale. Une démarche qualité réussie qui a permis au syndicat agricole d'obtenir le label "Fraises du Canton de Carros", essentiellement utilisée sur la variété "Pajero".

Mars-2012-0005.JPGLégères et savoureuses, elles font saliver les papilles des petits comme des grands. Riches en vitamines C, elles évoquent l’été. Les fraises étaient à l’honneur  pour le dernier week-end du mois d’avril, et se sont vendues comme des petits pains à la manifestation appelée « Fête des fraises et des saveurs du terroir » qui se déroule depuis plus de quarante ans.

Mars-2012-0016.JPGIls sont encore une quinzaine à la cultiver sous serre, à Carros, Saint-Jeannet, Gattieres et La Gaude. Des anciens et des plus jeunes qui ont pris la relève et qui se relaient depuis hier à la cueillette de la Cléry, la principale variété de printemps, toujours très prisée. Qu’elles se nomment Mara des bois, Gariguette, Ciflorette, Cléry ou Charlotte, les fraises de Carros vous aguichent de leur rouge éclatant et se laissent croquer « nature ».

Mars-2012-0111-copie-1.JPGCette grande voyageuse qui arriva du Chili sur les côtes françaises par l’entremise d’Amédée-François Frézier qui la rapporta dans ses bagages, en débarquant le 17 août 1714 , compte aujourd’hui quelque 600 variétés dont la Pajaro, fraise « historique » de Carros, qui reste majoritaire aux côtés des Agathe, Cléry, Anabelle et autre Mara des Bois.

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  La fraise du canton de Carros a conservé toute sa notoriété. Pourtant, contrairement aux idées préconçues, ce ne sont pas moins de 600 à 800 tonnes, l’équivalent de la production organisée en Provence-Alpes-Côte d’Azur qui sont commercialisées chaque année. La commercialisation s’étale du 15 mars à fin novembre.

Mars-2012-0049.JPGToutes les cultures sont réalisées sous abris, ce qui suppose une technique maîtrisée pour assurer la production durant les mois d’été. Ici, ce n'est pas le froid qui présente un danger, mais plutôt le soleil accablant et brulant qui se trouve être le principal ennemi de la fraise. Finalement avec des barquettes de fraises (de 2 kilos) de Carros pour 10€, je ne me pose même pas la question. La fraise d'Espagne on en veut pas, vive la fraise française.....

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  Maintenant arrêtons nous sur le village de Carros. J'ai bien dit le village de Carros, car autant le village qui se trouve à 5 km de la ville de Carros est joli, autant la ville est affreuse. C'est le principal inconvénient de ce village, il est fort méconnu des touristes, mais aussi des locaux car, quand on pense à Carros, on pense forcement à cette vaste zone industrielle qui longe les rives du fleuve Var et de son village dortoir Carros le Neuf.

Mars-2012-0069.JPGLa haut perchée sur son piton,  qui domine la vallée du Var se trouve le village médiéval qui est une pure merveille. De son passé, il aurait hérité son nom qui pourrait vouloir dire rocher ainsi que sa position de village carrefour. Porte naturelle des Alpes, dans la plaine du Var (ne pas confondre avec le département) , entre mer et montagne, il bénéficie d'une position privilégiée.

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Au XIIe siècle la présence du château qui domine toujours le village et la vallée est attestée ; il est appelé « castrum Carossi ». Il appartient à la seigneurie des Blacas qui sera très liée à l'ordre des chevaliers de Malte. Etant sur la rive droite du Var, le village de Carros, fait partie de l'arrondissement de Grasse, et donc pas à celui de Nice, contrairement à beaucoup d'autres villages dans la même position géographique frontalière. En 1860, Carros rejoint le nouveau département des Alpes-Maritimes et va connaître une immigration italienne durant le reste du XIXe siècle.

Mars-2012-0077.JPGComme le vieux village est placé en hauteur, il offre un large panorama sur la chaîne des Alpes et le littoral, de Villefranche à Antibes. D'un coté le bleu des flots azuréens, de l'autre le blanc manteau du Mercantour. Ce vieux village médiéval possède des petites ruelles en calade  d'un charme fou. Vous passerez ensuite, par quelques passages voûtés, n'oubliez pas de lever les yeux, les hautes maisons anciennes sont belles et généreusement fleuries.

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  Vous traverserez également quelques petites places ombragées avec bien sûr, dans un des coins de la place, un banc de petits vieux du village discutant calmement et regardant les estivants passés. Bien qu'il ait subit des destructions successives, dont de nombreuses au XVIIe siècle, le château a tout de même gardé sa stature médiévale, et entre autres choses, on peut admirer sur sa façade est, l'alignement des corbeaux, ou encore, ses contreforts. Le bâtiment a échappé aux destructions de la période révolutionnaire et, après que les seigneurs aient pris la fuite, il sera divisé et vendu à 9 propriétaires différents. Il abrite maintenant un Centre International d'Art Contemporain.

Mars-2012-0088.JPGCarros est le départ de la route des villages perchés des Alpes Maritimes. A quelques encablures des plages de la Cote d'Azur se dressent des nids d'aigles du haut desquels des villages fièrement plantés dans le roc surplombent les flots. Carros est le premier de ces villages perchés situés au fil de ces routes au panorama splendides et aux traditions pastorales vivantes et authentiques. Une promenade au cœur d'une région exceptionnelle.

Mars-2012-0034.JPG* Hommage à la mémoire de deux résistants Niçois originaires des villages de Gattieres et Carros : A la mémoire d’Ange GRASSI (né en Août 1904) et de Séraphin TORRIN (né en Décembre 1918). A la suite d’actions du Maquis deux opérations allemandes de représailles frappèrent Gattieres/Carros les 31 Mai et 3 Juillet 1944, avec le rassemblement de tous les hommes, la recherche des réfractaires au STO, des perquisitions et violences physiques, la confiscation des postes de radio, la menace de destruction du village, l’arrestation d’une soixantaine de Gattiérois, envoyés en camp de travail forcé, six otages, dont le maire et les FTP Séraphin TORRIN et Ange GRASSI  étant conduits au siège de la Gestapo.

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TORRIN et GRASSI furent longuement et vainement torturés avant d’être condamnés à mort en tant que francs tireurs par une cour martiale, le 7 Juillet, et pendus aux réverbères du bas de l’avenue de la Victoire, à Nice.

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                              DIAPORAMA DU VILLAGE



 
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