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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 08:25

AOUT-2014-2982.JPG Tout ce qui est mots, paroles, expressions libres, images, musiques associées, théâtre, lectures, voix hautes, voix basses, voix libres surtout, tout cela est dans le festival de Mouans-Sartoux, (un village qui se trouve à peine à 900 métres de la maison). Le livre vivant, dans un festival participatif, où la parole libre est reine.

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Plus de 70 000 personnes viennent chaque année de toute la grande région découvrir livres et auteurs « en vrai », participer activement aux 50 débats et entretiens, aux projections autour des questions de société qui animent notre monde contemporain.

AOUT-2014-3021.JPGÉvolution du monde, droits humains, droits des femmes, humanisme, transition écologique, jeunesse, solidarités nouvelles se reflètent dans les échanges souvent toniques. Après nous avoir invités à "rallumer les étoiles", ou bien de ne pas "avoir peur", pas peur de l'avenir, pas peur du changement, pas peur des autres, le festival nous enjoint donc pour cette édition 2014 avec le thème " Ou vont nos rêves".

AOUT-2014-3029.JPGCette année encore, spectacles, lectures, concerts, siestes littéraires, expositions, nombreuses animations jeunesse, concerts littéraires classiques, concerts poétiques, spectacles de contes, performances de rue, viennent enrichir ces trois jours de fête !

Le festival du livre de Mouans-Sartoux, créé en 1988 est organisé chaque année en octobre par la ville de Mouans-Sartoux l'une des villes les plus dynamiques des Alpes Maritimes.

AOUT-2014-3040.JPGAvec une fréquentation de plus en plus importante, il est devenu l'une des références de l'hexagone. Le festival se compose de 5 grands sites: Espace Littérature, BD et café littéraire, espace café beaux livres, espace citoyen, espace jeunesse, BD, ado sur un site entièrement dédié à la jeunesse, ou se trouvent 60 auteurs et illustrateurs, 35 éditeurs et exposants. Il y a aussi l'espace livres anciens bouquiniste et l'espace conférences et débats  au cinéma la Strada.

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Mouans-Sartoux, c'est un festival, et c'est aussi une histoire. Fondée en 1988, cette manifestation régionale a réussi en un peu plus de vingt ans à se forger une stature nationale en jouant une carte punchy. En témoignent les thèmes des années précédentes, "Où allons-nous si vite ?" en 2011, ou encore "Etats d'urgences" en 2010, "Et si on rallumait les étoiles ?" en 2012 qui sonnait comme un appel au réenchantement, ce réenchantement que les belles lectures et les échanges ont encore le pouvoir de distiller.

AOUT-2014-3052.JPGA Mouans-Sartoux, l'ambiance ne porte pas aux salutations mondaines, mais aux vraies rencontres. Le mot équipe recouvre une réalité: c'est un grand plaisir de retrouver chaque année les bénévoles qui exercent pendant trois jours, avec un plaisir manifeste et une grande efficacité, leur fonction de chauffeur, d'hôte à l'accueil général, à l'entrée de chaque salle ou dans le jardin du Château : le déjeuner y est servi autour de grandes tables dressées au soleil. Ils se montrent attentifs à chaque détail. Les auteurs eux mêmes sont tous disponibles et ne se prennent pas pour le nombril du monde comme on peut le voir sur certains festivals que je ne citerai pas !

AOUT-2014-3069.JPGEt pourtant que de personnalités présentes !  Je ne vais pas toutes vous les citer, mais en voici une liste pour vous donner un aperçu de l'importance de ce salon: Fréderic Lenoir, François Morel, Kenneth White, Guy Bedos, Jean François Kahn, Pierre Joxe, Dany Cohn Bendit, José Bové, Lilian Thuram, Corine Lepage, Mazarine Pingeot, Lio, Fellag, Yoyo Maeght, Cyril Dion, Serge Moati, Edith Cresson etc....

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Les amateurs de BD ont également été gâtés, puisque qu’ils avaient la possibilité de se faire dessiner le croquis de leur choix sur les albums des spécialistes du genre comme Kristian. Cet artiste, capable de résumer en quelques traits une situation complexe et d'en tirer tout l'humour, a débuté par la presse.

AOUT-2014-3089.JPGDepuis les années 80, il a réalisé des dessins d'humour et d'actualité pour la presse écrite nationale, internationale, la télévision, le Festival International du Film de Cannes, la coupe du monde de foot, des dessins publicitaires, des affiches, des logos, des dessins de communication d’entreprise, des décors de théâtre, des maquettes de chars pour le carnaval de Nice, des décorations de carrosserie de véhicules, de nombreuses expos en France et à l'étranger...

AOUT-2014-3084.JPGIl y avait aussi Vuillemin le célèbre dessinateur de l'Écho des savanes, Hara-kiri ou encore Charlie Mensuel digne des Got, Reiser et Choron.  Ne reculant devant aucun tabou, jouant parfois de la provocation, se spécialisant dans l'humour féroce et sans concession, il assure la continuation, après Coluche, de la série des "Sales Blagues de l’Écho".

AOUT-2014-3092.JPGParmi ces personnalités, je dois aussi citer Paul Watson qui a bien failli créer un raz de marée à Mouans-Sartoux. Parce qu’un castor avec qui il s’était lié d’amitié est tué par des trappeurs, le jeune Paul Watson âgé de onze ans écume les alentours de son village du Nouveau-Brunswick pour trouver et détruire les pièges… C’est le point de départ de quarante ans d’activisme pour celui que le Time Magazine désignera en 2000 comme l’un des plus grands héros écologistes du XXe siècle ! 

AOUT-2014-3086.JPGEn 1969, à tous justes dix-huit ans, Paul Watson devient le plus jeune cofondateur de Greenpeace. C’est aussi le premier homme à s’interposer entre une baleine et un harpon. En 1977, il quitte Greenpeace pour fonder Sea Shepherd Conservation Society (berger de la mer) qui devient dès lors l’organisation de défense des océans la plus combattive au monde : une dizaine de baleiniers illégaux coulés à quai, plusieurs navires éperonnés en mer, des centaines de longues lignes et de filets dérivants confisqués, plus de deux cent cinquante expéditions dans toutes les mers du monde…

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et des centaines de milliers d’animaux marins sauvés. Jamais aucun blessé, jamais aucune inculpation retenue mais pour ses opposants, Watson n’en est pas moins un « pirate », un « éco terroriste » – y compris pour ceux qui dirigent le Greenpeace d’aujourd’hui. Pour ceux qui, en revanche, pensent que « les pétitions et les banderoles ne suffiront pas à sauver les océans », il est un véritable héros.

AOUT-2014-3123.JPGLe 4 avril 2008, des propos de Paul Watson au sujet de la mort accidentelle de quatre chasseurs de phoques durant le remorquage de leur navire, créent une controverse. Un communiqué de Sea Shepherd énonce « la mort de quatre chasseurs de phoques est une tragédie mais [...] le massacre de centaines de milliers de bébés phoques est une tragédie encore plus importante ». Des habitants et pêcheurs des îles Saint-Pierre et Miquelon choqués de cette déclaration chassent alors Paul Watson et l'équipage du Farley Mowat de l'archipel. Il a d'ailleurs traité les chasseurs de phoques de « singes » armés « de gourdins » qui terrifient des « bébés phoques impuissants ».

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Cette édition 2014 de Mouans-Sartoux fut un grand millésime... Mais, ou vont nos rêves ? Qu'avons nous fait de nos rêves ? Car , je trouve que nos rêves sont en train de virer au cauchemar sur cette planete....

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      Trois nouveaux livres qui completent ma collection sur le regionalisme.


                            DIAPORAMA DU FESTIVAL


  
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Published by freerider06 - dans Provence
29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 06:06

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Eglise Saint Jean Baptiste le Voeu

Depuis sa création en 1996 la Sainte Fleur est un formidable moteur de promotion de la filière horticole de notre département. Rien n’aurait été possible sans la bienveillante complicité de Monseigneur Léon Repetto, alors Curé de la Cathédrale Sainte Réparate qui s’est dès l’origine attaché à apporter le soutien indispensable de l’Eglise.

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De même la Ville de Nice, puis le Conseil Général et le Conseil Régional, ont soutenu cette belle initiative aujourd’hui inscrite au calendrier des manifestations niçoises et nationales, le premier dimanche d’octobre.

AOUT-2014-2575.JPGL’association niçoise affiche en effet depuis l’origine deux ambitions. La première est de faire de la célébration de Sainte Fleur, une Fête corporative et de tradition populaire dédiée aux Métiers de la Fleur, aux Fleuristes et Horticulteurs en particulier. Fleur est devenue la Sainte patronne des Fleuristes et des Horticulteurs. La seconde est de promouvoir à cette occasion les savoirs faire artisanaux qui caractérisent ces métiers et notamment, promouvoir la Grande Riviera Florale, les Fleurs de Nice et de San Remo, Cités fondatrices en Europe.

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Sainte Fleur est née à Maur dans le Cantal vers 1300. Fille d'un seigneur nommé Pons, elle entra très jeune à l'Hospice de Beaulieu. Contemplative, Fleur connut son épanouissement de foi tant dans l'extase que dans le doute. Elle passa sa vie à soigner des malades. Sa fête, inscrite au calendrier,  tombe le 5 octobre. A Nice, on la célèbre le premier dimanche du mois, car le second est dédié à sainte Réparate, la sainte patronne de la ville.

AOUT-2014-2654.JPGA l'image de sainte patronne, la Fête de la Sainte Fleur est restée discrète et ouvre silencieusement le 5 octobre depuis des années le début de la saison des fleurs de la Riviera. En revanche, les rivieras ne sont pas discrètes et à l'inverse des autres régions, il se prépare ici en hiver, entre mer et montagne, une profusion de couleurs et de senteurs.

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Pourvu d'un pouvoir exceptionnel d'acclimatation de végétaux méditerranéens et exotiques, les rivieras niçoises et San rémoises  (San Remo Italie) ont vu leur production horticole réellement exploser avec le réseau ferroviaire et le fameux train des fleurs. La période hivernale est la période traditionnelle de production des Riviera dei Fiori et Riviera Costa Azzurra (Cote d'Azur). Ce sont elles qui continuent d'établir la référence en matière de belles fleurs.

AOUT-2014-2705.JPGLes villes de Nice et de San Remo sont à l'origine d'un "patrimoine unique au monde" que des générations d'artisans producteurs et fleuristes ont contribué à constituer, et exhaler en bouquets. Le marché de la Fleur représente encore des dizaines de milliers d'emplois directs et indirects en région Niçoise et en Ligurie Occidentale.

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Les horticulteurs qui sont les fondateurs de ces métiers de la fleur, et les fleuristes, représentent tant en Comté de Nice qu'en Italie, un potentiel original de vitalité qui doit préserver sa place dans un environnement concurrentiel rude (Pays Bas). La Fête de la Sainte Fleur contribue dans ce contexte à une remétropolisation de Nice,  Riviera Côte d'Azur comme capitale de la tradition florale.

AOUT-2014-2735.JPGLe propos de l'Association de la Fête de la Sainte Fleur n'est pas de créer une discrimination entre les fleurs produites par un pays membre, d'un tiers pays ou d'une autre région, mais de rappeler avant tout que les fleurs sont un support de communication. Cette communication se comprend dans une culture qui va de la fleur au bouquet, à la composition florale, à l’Art Floral.

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En hiver, les ventes de fleurs en Europe utilisent encore les images de marque de Nice et des Rivieras comme support de communication. Fêter Sainte Fleur c'est reconnaître la cohésion des savoir faires artisanaux qui permettent l’expression de l’Art Floral. La contribution des Fleuristes est devenue le fer de lance de cette reconquête de la mode florale. La culture des fleurs au début du XXe siècle couvrait alors jusqu'à 1000 hectares, ce qui plaçait Nice au premier rang mondial des villes productrices de fleurs.

AOUT-2014-2746.JPGEn 1897, le premier marché aux fleurs de gros au monde a été créé à Nice. Il reste aujourd'hui encore le premier marché aux fleurs de France. Tout commença d'abord  par de simples essais faits par des cultivateurs de Nice, Cannes et Antibes. Puis, dans les dernières années du XIXe siècle, la floriculture de la région devint vraiment très importante. La culture des fleurs pour l'exportation, c'est à dire l'envoi hors de la région, se trouvait et se trouve encore, sur toute la Riviera, dans les endroits où le climat le permet.

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L'exploitation de la fleur ne commençait qu'aux environs de Cannes Mandelieu, pour se poursuivre sur toute la côte jusqu'à Menton. C'est cette région qui fournissait, au début du XXe siècle, les deux tiers de la récolte totale française. La floriculture a toujours été très variée et chaque ville avait plus ou moins sa spécialité. Par exemple, on cultivait surtout la violette à Tourrettes sur Loup, le mimosa à Mandelieu et Pegomas, les roses à Cannes, Golfe Juan, Antibes, l'œillet à Nice, le jasmin  et la Tubéreuse à Grasse etc.

AOUT-2014-2781.JPGC'est sûrement le niçois Alphonse Karr, le célèbre poète et jardinier qui fit les premiers envois de fleurs coupées, sous forme de petits colis. C’est lui qui, vers 1859, mit dans son journal "Les Guêpes" des annonces indiquant le prix des jonquilles, oeillets, roses et violettes qu'il cultivait dans ses jardins. On dit aussi qu'il en envoyait à Paris, en petits bouquets attachés avec les poèmes qu'il écrivait. C'est en novembre 1871, quelques années après sa retraite, que l'on reprit son idée, en envoyant de plus en plus de colis de fleurs de Nice dans toute la France et l'Europe.

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Alphonse Karr développe la culture florale hors serre et l’expédition de ses produits à travers toute l’Europe : roses, œillets, héliotropes, résédas et anémones, mais aussi renoncules, cyclamens, violettes, iris et fleurs d’orangers.

AOUT-2014-2790.JPGLa Sainte Fleur  débute par un rassemblement* sur le parvis de l'église du Vœu, et par une messe en l'honneur de Sainte Fleur, mais aussi exceptionnellement cette fois çi pour Hervé Gourdel martyre de la barbarie des fous de Dieu. Puis à la sortie de l'église est organisé un défilé des "femmes fleurs" avec distributions de fleurs sous une pluie de pétale au soleil.

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Les filles fleurs, elles sont quatre au nombre des saisons. Alors que l'Hiver peine à se couvrir de fleurs, le printemps supporte une somptueuse cascade de couleurs qu'elle arbore sur une longue robe à traine. L'automne aux larges feuilles pudiques s'effarouche devant l'été provoquant à peine voilé de quelques pétales.

AOUT-2014-2798.JPGLes filles fleurs, à la suite de leur bénédiction, se lancent dans un cortège animé. Elles avancent parmi la foule en distribuant œillets ou roses à la joyeuse assistance. L'échange se crée, les sourires se multiplient. A Nice, accompagnées d'une cinquième fille fleur vêtue, d'œillet, de tournesols représentant la Riviera niçoise, elles empruntent la promenade du Paillon  avant de rejoindre le cours Saleya où siège une gigantesque rose des vents peinte au sol en référence aux quatre saisons.

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En réalité, il y a autant de fêtes de la Sainte Fleur que de villes la célébrant. Seul un cadre est à respecter: il s'agit du cadre votif sans lequel la fête serait vidée de son sens, et gonflerait le rang des fêtes commerciales. Nice est le symbole de la femme fleur... Nissa la Bella !

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*Vous avez sans doute remarqué que les hommes en costume traditionnel niçois portent un bonnet rouge. Ce type de bonnet de laine rouge, appelé "barreto de pescadou" (ou barreto roujo), était utilisé par les pêcheurs du littoral, qui y glissaient un hippocampe séché, censé les protéger des maux de tête et des accidents de mer.

 

                      DIAPORAMA DE LA SAINTE FLEUR


  
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Published by freerider06 - dans comté de Nice
23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 05:19

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Pour la (mienne, notre, votre) génération "Contre Culture"  ou Beat Generation des années 60/70 chére à Jack Kerouac, Jim Morrison ou Andy Warhol, et bien sur, je parle en tant que garçon, la BD avait pour nom "Blek le Roc", ce trappeur américain qui était  en fait le personnage de David Crockett, rebelle à l'autorité et partisan de la liberté et de l'indépendance.  Autant vous dire tout de suite que ces valeurs correspondaient déjà à ma culture nisso Garibaldienne rebelle à l'autorité administrative en place... Qu'est ce que j'ai pu aimer cette bande dessinée ! 

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Il y avait bien sur d'autres BD qui faisaient partie de mes favorites comme: Kiwi, Zembla, Akim, Mandrake, Rahan etc... Une période préadolescence et intermédiaire entre Pif Poche, Spirou et Pif gadget et plus tard, celle "plus" ados des BD un peu plus explicites comme Vampirella, Creepy, Zara, Eerie, voire Lucifera, Maghella et Monster qui ont sans doute été influencé par des auteurs comme Lovecraft, Clive Baker ou Stephane King (voir ma bibliothéque fantastique).

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Contrairement à ce que l'on croit, ces bandes dessinées n'étaient pas américaines, mais pour la plupart italiennes. De nos jours la BD à changé de lieu et de héros, les adolescents du XXIe siècle sont devenus des "Mangamaniak" et les jeux vidéos ont pris une telle importance qu'ils sont devenus le complément "alimentaire" de la BD d'aujourd'hui. 

AOUT-2014-2079.JPGD'ailleurs, Mangamania vient du terme Manga qui veut dire esquisse en japonais (ga) et de Mania, une divinité grecque représentant la folie. Et bien dans ce salon de Vallauris Golfe Juan (Alpes Maritimes), la folie Manga était bien présente, je devrais même dire ... déjantée ! Mais la bonne humeur était une joie permanente dans le salon et la disponibilité des cosplayers faisait le reste..

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Passionnés de mangas et de culture japonaise ou simples curieux ce qui était mon cas, les visiteurs de ce salon ont pu apprécier, dans une ambiance culturelle et festive, les nombreux ateliers et animations proposés à tous les publics afin de découvrir une culture de l’autre bout du monde ! Mais avant de vous parler des animations qui ont ponctué ce festival, je dois tirer mon chapeau aux organisateurs pour le prix d'entrée à deux euros.

AOUT-2014-2108.JPGBon d'accord, le public est jeune, et beaucoup de parents accompagnaient leur progéniture. Mais, il y avait aussi tous ceux qui sont passionnés par la culture nippone et sa cuisine. On pouvait donc trouver des stands culinaires ou le plateau de Sushis ne dépassait pas six euros et la bière Asahi ou Kirin qui est pourtant difficile à trouver dans la grande distribution, se vendait à 2.50€ la bouteille. Avouez que les prix sont plus que raisonnables ! Les amateurs de thé etaient comblés eux aussi..Il y avait une large selection de thé vert comme le Sencha, Matcha et Gykoru...Le thé Japonais est un veritable rituel !

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Allez, je me lance dans l'univers Manga pour vous donner la liste des animations qui se sont étalées sur le week-end. Peut-être que parmi vous, il y en a qui connaissent l'univers étrange de cet art ?

AOUT-2014-2919.JPGOn commence par la projection du film documentaire "Le voyage des poupées de Leiko", suivi d’une conférence de Mariko Favro-Yanagimoto. L’histoire se déroule en 1935. Une famille japonaise vivant au Canada depuis peu, reçoit du Japon un cadeau rare: un bel ensemble de poupées Hina. Les poupées prennent une signification douloureuse pour cette famille qui lutte pour s’adapter à sa nouvelle vie.

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Puis, il y a le Kamishibai, littéralement pièce de théâtre sur papier, qui est un genre narratif japonais, sorte de théâtre ambulant où des artistes racontent des histoires en faisant défiler des illustrations devant les spectateurs. L'origine du Kamishibai remonterait au XII e siècle, époque à laquelle, dans les temples bouddhistes, les moines se servaient des Emaki (rouleaux de dessins) pour transmettre des histoires à contenu moralisant à une audience généralement illettrée.

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En 1923 apparaît le premier Kamishibai pour enfant qui est inspiré justement des mangas. Je passe devant des stands d'Origami, cet art du pliage de papier est originaire de l'un des plus anciens arts populaires au VI e siècle, en Chine. Il y est appelé zhézh, et daterait de la dynastie des Han de l'ouest et aurait été apporté au Japon par des moines bouddhistes via Kogury. 

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A coté de l'Origami, se trouve le stand de l'Art calligraphique et des dessins Mangas pour une initiation offerte par Méditerranice. Puis, les ateliers de confection de poupées en papier qui transmettent les meilleurs vœux ou les mots doux. Atelier de pliage, découpage et mise en couleur pour petits et grands, par les professeurs de l’école des Beaux-arts Céramique de Vallauris, Muriel Costero et Coralys Giordanengo.

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Il y a bien sur les Stands de découverte des produits de la culture asiatique : Livres, BD, goodies, estampes, haïkus, kits de calligraphie, figurines, carterie, jeux de société, accessoires de costumes et DVD de la Librairie Masséna et de celle du Comic Strips Café, tissus et nœuds japonais (Kyoko Salfati), éventails, kimonos, armes et ombrelles, bijoux, Jeux vidéos, tee-shirts calligraphiés, dont la recette des ventes est reversée aux victimes du tsunami qui a frappé le Japon en mars 2011.

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Les stands de restauration de cuisine typique japonaise  avec le restaurant « Kashiwa family » et  le sushi restaurant « Yumisushi »,  ainsi  que celui du thé du « Palais des thés » nous proposaient tout un éventail de spécialités japonnaises.

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On pouvait assister aux démonstrations d’arts martiaux, Karaté, judo, kick boxing, aïkido, viet vo dao... par les associations EJK de Golfe-Juan, Oshukan de Vallauris, et Art et Culture d’Asie. A cet occasion Nicole Chane foc championne de France de canne de combat a fait une spectaculaire démonstration. Petits et grands pouvait aussi s'initier aux combats de Sumo avec des combinaisons appropriées. 

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Nombreux jeux, quiz et autres délires par l’association Bulle Japon était au programme. Nouveauté 2014 un tournoi de jeux vidéo sur écran géant ! Véritable phénomène de société, les jeux vidéo sont devenus un des loisirs préférés des jeunes et des moins jeunes. Sur le stand de GamerGen, que ce soit pour du free play ou des tournois (Tekken, Street Fighter, Rayman Kung Foot, PES …), on pouvait ainsi profiter des consoles de dernière génération (PlayStation 4 / Xbox One) et des plus anciennes dans l’espace dédié au rétrogaming.

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Enfin, le clou du spectacle est le "Cosplay". Une démonstration de costumes manga. Cette discipline consiste à jouer le rôle de personnage de héros de manga, d'animation japonaise, de tokusatsu (film avec un grand nombre d'effets spéciaux), de films, de jeux vidéo ou encore de comics.

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Les cosplayers imitent l'apparence (costume, coiffure, maquillage) et le comportement de leur héros. Un grand moment d’humour. Déjanté !!!  Par contre, cette pratique est née aux états unis créée originellement par les fans de Star Trek puis de Star Wars qui se costumaient en personnage pour la sortie des films, mais a connu une très grande expansion au Japon, pays qui organise désormais les plus grand Cosplay au monde.

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En Europe, la France et l’Italie et aussi l’Allemagne se place en tête des pays qui ont démocratisé cet événement. Et à ce jeu la, ce sont les filles qui sont les plus acharnées. Bizarrement, j'ai vu beaucoup moins de garçons en tenues manga... Si si c'est vrai, je les aurais photographiés autrement !

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                                     DIAPORAMA DU SALON


  
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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 06:33

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Amoureux de belles américaines aux formes généreuses, et j’entends par là aussi bien les voitures que les pin-up hein ! Ce salon devenu incontournable sur la Côte d’Azur fête cette année sa 13eme édition.

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Le rétro est partout sauf chez les demoiselles qui sont plutôt pulpeuses et jeunes au salon Massilia vintage. Vous êtes nostalgique des années 80 ? Vous avez rêvé de vivre dans un épisode des incorruptibles ou vous transporter dans l’univers de Mad Men ? Ce salon est fait pour vous ! Que vous soyez fan des années rock, des années pop, funck ou disco il y en a pour tous les goûts mais surtout vous vivez pendant ces 2 jours de festival  au rythme des plus belles choses que les différentes époques ont créées ! 

AOUT-2014-2181.JPGSonia et Adele

Dans ce millésime 2014, outre les voitures, motos et autres stands où vous découvrez un bric à brac de jolies choses, il faut assister obligatoirement au défilé de mode et de cabaret burlesque du samedi soir à 20h30. Les 2 jours sont ponctués par des ateliers d’effeuillage burlesque et Charleston, un concours de pin-up belle époque et un défilé de grosses américaines…. Des voitures bien sûr !!!

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On y découvre une cinquantaine de voitures des années 50 à 70 dans l’espace Custom d’American Music et un rassemblement d’Harley Davidson parmi lequel se trouve la mienne bien sur, ma belle de Milwaukee.

AOUT-2014-2222.JPGPendant que Soso fait du shopping, je me fais plaisir en découvrant l’exposition de magnifiques corvettes installées à l’extérieur devant le champ de course de l’Hippodrome de Cagnes sur mer. Quelques exposants proposent leurs pièces uniques de mode et de design: vêtements, accessoires de mode, meubles, luminaires, meubles scandinaves des années 50/60, tableaux, affiches de cinéma, de grosses ampoules à filament de tungstène, des abats jours à gros motifs géométriques oranges couleurs des seventies.

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Des goodies américains des années quarante à soixante-dix, dont le fameux Big Boy personnage de la chaine de fast food d'après guerre, l'ancêtre de Ronald Mc Donald. Des vieux flippers, des juke-boxes et un splendide Scopitone du temps ou Clo Clo "avait un marteau" pour impressionner les filles toutes "belles, belles, belles, comme le jour".

AOUT-2014-2229.JPG Clyde Barrow, mais sans Bonnie Parker

Des filles belles belles belles... comme ces pin-up à la bouche rouge baiser, chignon banane, taille de guêpe corsetée dans une petite robe Vichy ou dans un petit short marin à la Coco Chanel, qu'on croisait dans les allées du salon vintage. Glamour jusqu'au bout des ongles rouge sang…

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C'est le cas de Charlotte et de son fashion truck ou camion boutique ambulant que tout le monde connait bien dans le département des Alpes Maritimes. Cette sympathique nana aime bouger et aller au contact des gens. Elle a racheté un ancien mini bus des années 80 qu'elle a entièrement réaménagé avec son compagnon.

AOUT-2014-2262.JPGIls ont fait appel à un menuisier spécialisé dans les dressings pour l'aménagement des étagères, des portants et de la cabine d'essayage... On y trouve plein de choses, c'est comme un joli petit bazar bohème, vintage et chic. On y trouve des pièces qu'elle a chiné lors de ses voyages, balades dans des brocantes etc., des petits créateurs made in France d'inspiration vintage et une partie dépôt de vente qu'elle sélectionne avec exigence...  

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Cette année le Vintage Massilia propose aussi une barbière qui officie pour les messieurs. Marjorie Gerola à choisi ce métier après plusieurs années dans le domaine de l’esthétique. Etant passionnée par la culture rétro vintage, elle s’est tout naturellement tourné vers ce métier, à l’origine réservé aux hommes. Dans un milieu bikers et  machistes, elle n’a pas tardé à faire ses preuves. Car elle a du caractère et est déterminée la bougresse !

AOUT-2014-2364.JPGC’est un métier qu’elle trouve noble. La gestuelle, le rituel du rasage, l’objet (coupe chou), toutes ces petites choses qui font la différence avec l’utilisation d’un rasoir 3 lames gilette, utilisé de manière mécanique devant son miroir le matin, parfois sans plaisir. C’est évidemment son point de vu. Pour mon compte, je ne laisserai pas une femme avec mon rasoir s’occuper de ma gorge, vous n’êtes pas d’accord avec moi les gars ?

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C’est 60 ans de mode et de design exposés à l’occasion de ce salon regroupant des exposants français, belges, anglais ou encore italiens… De quoi combler les collectionneurs de pièces vintage et de design XXème !

AOUT-2014-2387.JPGOn mangeait quoi dans les années 50 de bon ? Aucune idée, j'étais encore au sein de maman ! Mais en tout cas, il y avait Jessica de Coup de Food  qui à installé son camion avec un autre camion de Burgers et de Hot Dog. Dommage, que les deux restaurations proposaient la même chose et j'ai trouvé les prix trop élevés à mon gout de gastronome. Le simple petit burger classique sans accompagnement (ni frite, ni boisson) était à 7.50€. Alors, c'est sur que cette fois ci, je préfère notre bon et délicieux pan bagnat du vieux Nice à 4.50€ avec les légumes du marché.

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Le vintage connait aujourd’hui un engouement sans précédent ! Dans la rue, dans nos garde-robes, sur les podiums… le vintage se décline à toutes les sauces. Les rassemblements et les festivals apparaissent sur la Cote d'Azur depuis une bonne dizaine d'années, à Drap, à Mandelieu la Napoule, à Nice, à Menton et aujourd'hui à Cagnes sur Mer. C'est vrai que les années 2000 sont tellement pauvres culturellement que la nostalgie "Baby Boom"  et la "vintage attitude" refont surface.

AOUT-2014-2552.JPGPour celles qui ont toujours rêvé de se glisser dans la peau de Dita Von Teese, Glamour Studio Relooking et So Nice Pin-up proposent un stand de relooking fifties : coiffure & maquillage. Puis, il y a les Hot Rod, les Ford, les Chevrolet, des pick up du préparateur Jimmy à Bloc, des motos anciennes, vespas et pièces détachées qui sont proposées pour les amateurs de belles américaines. Des carrosseries de folies ! je parle encore des voitures bien sur... gonflées la ou il faut !

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C’est aussi le rendez-vous des pin-up et du concours d’élégance et son défilé. Car, la soirée s’achève par un défilé retraçant l’histoire de la mode « du Charleston aux années 60 » à 20 H, suivi du spectacle de Cabaret Burlesque (quand les enfants font dodo) avec l’école Néo Rétro de Nice et le show d’effeuillage burlesque de la pin-up Bambi Freckles’s. Spectacle entièrement gratuit et offert par l'association organisatrice.

AOUT-2014-2470.JPGC'est le clou du salon, le spectacle de cabaret burlesque qui se déroule sur une scéne à l'extérieur face aux champs de course de l'hippodrome de la Cote d'Azur. Ce soir pas de course de juments, mais une ribambelle de pouliches qui ont assuré un magnifique show new burlesque.

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Deux défilés qui ont duré une heure et demie orchestré par nos relookeuses de talents Mamzelle So de la Pampa et Krystie Red Sugar de So Nice Pin-up et  Glamour studio, stars retro de la Cote d'Azur. Les tenues des Pin-up ont été gracieusement offerte par Fifties Happy Days et  Cynthia de Tapouillon Vintage.

AOUT-2014-2560.JPGLa troupe de  l'école Neo retro formée par  Arty Studio de Nice commence deux chorégraphies par la libération de Cannes, immortalisant la scéne de la rencontre entre les petites cannoises et les GI's.70e anniversaire oblige !

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Puis, arrive sur scène les Douces Scandaleuses, Pin-up aux personnalités  à la fois Rock et glamour qui nous régalent de leurs petits sketches mêlant humour et burlesque. Suivra un défilé sur le théme "lingerie au boudoir", une serie de petites sayneittes sur le fond de musiques d'ambiance...frou frou, frou frou, poum poum pi dou.

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Et puisque que nous parlons justement de burlesque, nous sommes gâtés par des artistes comme Fury Baker, Coco Jezebel, Betty à Go Go, Scott Landers et la fantastique Bambi Freckles qui nous réserve des numéros d'effeuillages assez étonnant et que l’on ne présente plus sur la Riviera tant sa notoriété à déjà dépassé les frontières.

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*La bonne petite astuce de bikerpat pour le salon Vintage Massilia: L'entrée du salon est à 6€ et le spectacle du samedi soir est par contre lui gratuit. Mais, si vous avez une Harley Davidson ou une voiture americaine votre entrée sera libre pour le salon et l'exposition à l'interieur. Alors un bon conseil, allez vite acheter une Harley pour ne pas payer l'entrée....

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                                 DIAPORAMA DE LA SOIREE


  
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29 septembre 2014 1 29 /09 /septembre /2014 19:55

AOUT-2014-9662.JPG Tous les quais du port de Nice s'animent pour entrainer artistes en herbe, mélomanes, danseurs, aventuriers, gastronomes dans une grande déambulation festive. C'est une marée humaine qui a déferlé sur les quais en ce samedi soir 06 Septembre complètement estival. A 18h, il faisait 30° sur le port Lympia et quand j'en suis parti à minuit, le panneau affichait encore fièrement ses 24°. Je suis donc rentré sur Grasse en moto et toujours en short et T-shirt. C'est ça la Cote d'Azur, des températures équilibrées et douces qui ne connait pas les extrêmes ni dans un sens, ni dans l'autre...

AOUT-2014-9703.JPGLe Festin dou pouort est un rendez vous populaire de la scène niçoise qui se consomme en famille, entre amis et avec les touristes encore présent sur la Riviera.  Un monde fou ! Difficile de se frayer un passage sur le port de Nice. D'ailleurs la circulation était fermé à partir de 18H pour que le public prenne possession des rues, et des avenues jouxtant le port. Plus de 100.000 personnes ont déferlé sur les quais à l'ouverture et, ils n'ont pas été déçus ! 

AOUT-2014-0005.JPGle village des chefs est pris d'assaut !


Dés 19 heures, les convives se pressent à la table des chefs, le village de la gastronomie niçoise (certains ayant fait la queue, une heure avant l'ouverture), les chefs étoilés de la région régalent les gourmets à petit prix (plateau repas de spécialités truffées pour 5€)...avec les vignerons de Bellet, le vin niçois par excellence. Plus une seule table de libre, alors on déguste assis en tailleur, ou sur un rebord de jardinière.

AOUT-2014-9657.JPGC'est quoi une rascasse demande un parisien, c'est quoi un pan bagnat demande un alsacien, c'est  quoi la pissaladière demande un breton ? Et la Socca ? Mais, c'est super bon disent ils .... Et oui, la cuisine niçoise, c'est celle qui a du gout ! Sur l'eau, les pointus du club de la mouette jouent aux vedettes. Embarquent des visiteurs... aux anges sur la baie et la cité du même nom. Les groupes de pop/rock, blues s'enchainent. Un programme d'enfer sur ce port des anges.

AOUT-2014-9673.JPGAu Quai des Deux Emmanuel et au Quai d'Entrecasteaux, le show s'ouvre avec l'hymne du Comté, Nissa la Bella et son groupe porte drapeau, Lu Rauba Capeu, chants et discours en niçois, traduit ensuite en français. Et déjà, les couples se forment pour exécuter les danses nissarde. Ensuite ce fut le tour d’un autre style de musique: Fiesta Cubana et ses rythmes tropicaux avec ses danseuses aux attributs volumineux !

AOUT-2014-9688.JPGSur le quai Papacino jusqu'au Quai Cassini, les groupes de rock et hard rock, Benoît et la Lune, Ninety's Story, Noon XoXo, Miss America ont mis le feu. Au Quai Amiral Infernet et au quai de la douane, Oc'Brother Four et Kate's Band  ne sont pas en reste ! Sans compter toutes les animations déambulatoires, ainsi qu'un feu d'artifice qui a illuminé le ciel de la capitale de la Cote d'Azur.  Des festivités qui ont fait chavirer de bonheur son public.

AOUT-2014-9743.JPGUne heure avant l'ouverture


Nice est fille de la colonisation grecque. On ne s’étonnera donc pas de trouver, à la base de la fondation du comptoir de Nikaïa, au Vème siècle avant J.-C., un site réunissant trois éléments permanents de tout établissement grec: un abri, une source d’eau douce, un moyen de défense, le tout à proximité immédiate de la mer pour en faciliter l’usage. Dans l’Antiquité, aucun point du littoral niçois ne réunissait mieux ces éléments que l’anse des Ponchettes. Par comparaison, la rade de Villefranche, malgré la qualité de son abri, ne disposait pas d’un bon approvisionnement en eau et, dominée par les collines environnantes, était indéfendable.

AOUT-2014-9749.JPGIci on vend du poisson


Quant au futur site de Lympia, il n’est qu’une plage marécageuse. L’anse des Ponchettes présente en revanche un dispositif presque parfait. Au pied de la colline du Château, une source s’écoulait vers la mer; la même colline, enfin, permettait d’établir un point haut fortifié apte à protéger des installations commerciales et un habitat que l’on situe aujourd’hui aux alentours de l’église du Jésus. Certes, en cas de gros temps, il valait mieux se réfugier à Villefranche, mais dans l’ensemble, la grève des Ponchettes sur laquelle on tirait au sec les navires, comme Homère nous le décrit dans l’Odyssée permettait au quotidien l’activité commerciale et la vie de Nikaïa.

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C’est dans cet état que l’anse des Ponchettes, premier port de Nice, traverse l’Antiquité et le haut Moyen âge. Christianisée par une sainte Réparate dont la barque miraculeuse, arrivant de Palestine, aurait abordé sur cette grève, Nikaïa devient Nice (Nissa ou Nizza en italien). Mais son "port" ne change qu’une chose, son nom. Il devient l’anse Saint-Lambert, peut-être du nom d’une chapelle voisine aujourd’hui disparue. En revanche, tout ce qui constitue sa vie n’est guère modifié. Il n’y a toujours pas d’infrastructure fixe, ni digue ni quais ni phare. On tire au sec les plus petits navires et on décharge les autres par transbordement.

AOUT-2014-9788.JPGA partir de 1264, on y signale l’existence d’un arsenal et on sait qu’on utilisait des pontons de bois amovibles pour faciliter le déchargement des plus gros navires. On établit, à l’est, la Gabelle, sur le site actuel de l’ancien Sénat (une des principales activités du port est l’importation du sel) et au centre la halle aux poissons ou Pescarìa. Mais la fondation de Villefranche, en 1295, renforce le rôle de la rade comme équipement portuaire complémentaire et parfois rival. L’ensemble de ce système perdurera jusqu’au milieu du XVIIIème siècle.

AOUT-2014-9819.JPGMalgré une tentative de construction d’une digue, sous le duc Emmanuel-Philibert, ancrée dans les rochers des Ponchettes, l’anse Saint-Lambert demeure une grève à peine aménagée, une marina, comme on le dit en niçois pour désigner une portion de littoral recevant à la fois, et sans équipement, du commerce, de la pêche et des navires de guerre.

AOUT-2014-9821.JPGEnfin, les ambitions maritimes des Savoie se développent sous Emmanuel-Philibert (1553-1580) comme sous son fils Charles-Emmanuel Ier (1580-1630), à peine satisfaites par la construction, dans les années 1550, de la darse de Villefranche, réservée aux galères de la flotte de guerre.

AOUT-2014-9846.JPGle groupe niçois Lu Rauba Capéu


Le début des travaux de la route Nice-Turin par Tende (1616), la suppression des droits de douane par la création du port-franc (1612), l’exiguïté et l’inconfort de la Marina expliquent pourquoi se succèdent, durant tout le XVIIème siècle, plus de dix projets d’aménagement d’un nouveau port aux Ponchettes, comportant toujours les mêmes caractéristiques: la construction d’une digue parallèle à la côte et s’ouvrant au pied du Château; l’établissement d’un bassin, soit en utilisant l’anse existante, soit en creusant dans le marécage de l’embouchure du Paillon; la construction de quais sur l’emplacement de la muraille et du cours Saleya.

AOUT-2014-9837.JPGAucun de ces projets n’aboutit. Au milieu du XVIIIème siècle, alors que les Savoie, devenus rois de Sardaigne, ont de plus en plus besoin du port de Nice qui est, rappelons-le, le seul débouché maritime de leurs Etats, on décide d’abandonner le site des Ponchettes, décidément trop incommode. Décidée à Turin par le roi Charles-Emmanuel III en 1749, la construction du nouveau port Lympia va s’échelonner sur un siècle et demi !

AOUT-2014-9849.JPGCar l’équipement est ambitieux et coûteux: il s’agit de creuser, derrière une solide digue, la plaine de Lympia, pour y établir un, puis deux bassins, un arsenal, des quais, des entrepôts, puis de créer tout le quartier qui le desservira, dans un lieu qui est alors en pleine campagne. En fait, il s’agit de créer, en pleine terre, un port artificiel. Commencés en 1750, les travaux de construction de la digue et de creusement du premier bassin sont achevés en 1752. Mais, très vite, on se rend compte d’un certain nombre de difficultés.

AOUT-2014-9872.JPGLe port est trop petit; il faut creuser plus loin dans la plaine. Il a tendance à s’ensabler. Enfin, la passe est d’un accès difficile, surtout par gros temps, et la digue est trop basse et trop courte: les gros coups de mer passent par-dessus. On remédie à ces difficultés en doublant la digue extérieure d’une jetée intérieure.

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Un port exige de nombreux équipements annexes. Les ingénieurs De Vincenti, Borra, De Robilante, qui se succèdent, un demi-siècle durant, auprès du roi, pour concevoir et améliorer le port de Lympia projettent donc aussi un nouveau quartier et les liaisons avec la ville, entravées par la colline du Château, dont les pierres de la forteresse démolie servent à la construction de la digue.

AOUT-2014-9887.JPGC’est ainsi que l’on installe li galera, lou barri-lonc, le bagne, à la main d’œuvre bien utile pour ces travaux. C’est ainsi que l’on ouvre en 1774, en fracassant l’éperon sud de la colline, le quai Rauba-Capéu, destiné à joindre l’ancien port et le nouveau. C’est ainsi que l’on construit, au long de l’anse des Ponchettes, sur l’emplacement des anciennes murailles, les maisonnettes des Terrasses, destinées à abriter pêcheurs, métiers de la mer et entrepôts, et que l’on établit une promenade publique sur leur toit.

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C’est ainsi enfin que l’on projette un nouveau quartier, relié à la route de Turin par des rues larges et rectilignes construit sur un modèle géométrique et articulé autour de deux grandes places, la place Victor (aujourd’hui Garibaldi), achevée en 1790, et la future place Ile-de-Beauté. Le quartier commence à se construire (à partir de 1781), encouragé par le roi, dopé par l’élargissement des franchises et l’activité de la communauté juive niçoise libérée du ghetto.

AOUT-2014-9954.JPGMais l’invasion française de 1792, puis l’asthénie de la vie maritime sous l’Empire du fait de la domination des mers par l’Angleterre brisent cet élan. L’anse des Ponchettes n’abrite plus que des barques de pêcheurs; le port Lympia n’est fait que d’un petit bassin et d’un embryon de grand bassin. Il faut attendre les années 1830 pour que, sous la Restauration sarde, les projets du XVIII siècle recommencent à être développés.

AOUT-2014-9982.JPGL’érection de la statue du roi Charles-Félix, souverain particulièrement attentif au développement du port, en 1829, en donne comme le signal. En 1831, la ville de Nice intervient pour la première fois dans le projet, jusqu’alors directement piloté depuis Turin, pour demander la fixation des limites du grand bassin. C’est chose faite en 1833. En 1841 et 1846, on allonge la digue de plus de cinquante mètres: le plan d’eau passe de quatre à six hectares.

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En 1844, on lance le percement de la rue Cassini et la construction des immeubles jumeaux de la place Ile-de-Beauté et de l’église. Dans le même temps, aux Ponchettes, on a doublé la Terrasse vieille d’une Terrasse neuve sous laquelle prend place la nouvelle Pescarìa. Après 1860, le gouvernement français n’aura plus qu’à poursuivre, le schéma tracé depuis le XVIIIè.

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C’est ainsi que le creusement du grand bassin est achevé, avec son majestueux escalier (1888), en 1897. Le port, dragué, équipé pour la manutention à vapeur, relié au chemin de fer par le tramway (1909), développe son antique commerce d’huiles. La digue est prolongée de 108 mètres en 1872 et dotée d’un phare, puis de 235 mètres en 1908. En 1912, un nouveau bassin, faisant figure d’avant-port, le bassin du Commerce, est ouvert. 

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De nombreuses entreprises liées à l’activité économique portuaire s’implantent (minoteries, entrepôts à huiles, à charbon, fabriques alimentaires diverses, Manufacture des Tabacs, cimentiers etc.). Dès lors, malgré les vicissitudes économiques, le port Lympia conserve son rôle de poumon économique de la ville autour de ses trois activités, industrielle, plaisancière et liaisons avec la Corse. Il est à ce jour le premier port cimentier de France et le port de France le plus proche de la Corse.

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fiesta cubaine sur la scéne du quai des deux Emmanuel


                                DIAPORAMA DE LA FETE


  
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Published by freerider06 - dans comté de Nice
22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 07:15

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Cuneo est une sorte de mini Turin

 

Cette histoire m'a été racontée par mon grand-père (grand patriarche de la famille, ainé de 5 fréres) quand il allait au bistrot ou il jouait à la belote. Dans le bar sont attablés nombre d’immigrés italiens et de niçois de souche. La discussion monte sur des sujets transalpins qui évidemment font polémique. Le ton enfle, les poings se serrent, les injures fleuries se polissent, le tout en italien (l'italien etait la langue administrative de Nice avant 1860 ou avant 1947 pour la vallée de la Roya).

AOUT-2014-9458.JPGle marché de Cuneo, l'un des plus grands du Piémont


Et puis, soudain, un vieux, niçois, frappe du poing sur la table et, dominant le brouhaha, s’exclame, en italien, pour bien marquer que tout cela ne concernait plus l’assistance : « Adesso basta ! Siamo tutti Francesi ! ». Cette apostrophe résume en quelques mots tous les paradoxes niçois**.

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La route du col de tende* prend toute son importance dans cette identité culturelle si particulière. A l'époque ou je ne possédais pas encore le permis de conduire, j'empruntais le bus pour me rendre dans l'itinéraire que je vous dévoile aujourd'hui et cela pour aller voir la famille.

Copie-de-DSC_9501.JPGla plazza di Mondovi


Il y avait six postes-frontières à franchir (pour à peine 60km) : le français de Vintimille; l’italien de Vintimille ; l’italien de Fanghetto; le français de Piene; le français de Tende, dédoublé en douanes à la sortie du village et en police à l’entrée du tunnel ; l’italien de Limonetto, à la sortie du tunnel. Alors, pour plus de commodité, le contrôleur du car (le service était assuré depuis Nice par une compagnie italienne) collectait au départ les cartes d’identité de tous les voyageurs, les présentait en vrac à chaque poste et, une fois le dernier franchi, les restituait à leurs détenteurs en faisant l’appel. 

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C’était les cartes d’identité de l’époque, ces cartons jaunâtres pliés en deux, avec à l’intérieur une triste photo en gris et blanc, une baveuse empreinte d’index droit violette, une signature au Bic noir et, pour seul éclat de vraie couleur, les timbres fiscaux de la première page, souvent bleu ou vert, avec parfois un bordeaux.

AOUT-2014-9499.JPGMondovi la ville basse


Le contrôleur les dépliait et appelait le nom des Niçois qui se rendaient à Cuneo : « Dalmasso. Bottero. Mattei. Macagno. Camerini. Giordano. Donadei. Barelli. Bosio. Musso, Rossi. », et tant d’autres que vous pourrez ajouter vous-mêmes, autant de noms portés sur les rectangles jaunes, estampillés « République française. Carte nationale d’identité ». « Siamo tutti Francesi ! ». Atchidenté aquo es ditch, ma 's pa' ncara fatch. Capisci lou nissart ?

AOUT-2014-9540.JPGFaçade en trompe l'oeil dans la vieille ville


Aujourd'hui, je ne vais pas voir la famille, mais avec Soso, nous nous rendons au grand marché de Cuneo, puis nous irons faire du shopping à Mondovicino, une sorte de Troyes (magasins d'usine) à l'italienne, c'est à dire avec "la classe". N'est ce pas Aldo !

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En milieu de matinée, nous arrivons à Cuneo (54 000 habitants), chef lieu de la province éponyme, région phare de la Maison de Savoie jusqu’en 1860, haut lieu de la résistance lors de la dernière guerre mondiale. La majorité de la ville date de l’époque baroque, d’églises en demeures, c’est un voyage au milieu du XVII / XVIIIème siècle, tout au long des petites rues de la vieille ville. À ne pas manquer, le marché du mardi matin, l’un des plus importants du Piémont, où Cuneo devient une immense vitrine des produits artisanaux régionaux de tous les secteurs d’activité : alimentaires, vestimentaires, agricoles…

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Cuneo et Mondovi pour la suite de mon étape se trouve au cœur du Piémont, dans la région des Langhes, célèbres pour leur grande fertilité agricole : la région du "Bon Vivre".  Nous sommes dans un pays de montagne, au pied des Alpes, où vignobles et gastronomie ne sont qu’un des aspects du charme de cette province, autrefois incluse dans le Duché de Savoie puis le royaume de Sardaigne.

AOUT-2014-9605.JPGPlace de l'outlet village superbe magasin des chocolats Lindt


Nous arrivons en fin de matinée à Mondovi, ravissante petite ville de 22 000 âmes, dont la partie la plus ancienne trône au sommet d’une colline, réunie à la ville basse par un funiculaire ultra moderne, dont le tracé date de 1850. En se promenant dans les rues de la haute ville, on va de découvertes en trouvailles, avec des églises du XIVème siècle au XVIIème.

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Temple du baroque, ce petit nid d’aigle est un véritable musée à ciel ouvert, avec en prime une vue à couper le souffle sur la chaîne des Alpes. La superbe église baroque San Francesco est en cours de restauration, grâce à la Fondazione de la BRE (banque regionale europea). L’extérieur terminé, on en est à la restauration des magnifiques fresques, dues à Andréa Pozzo (1642-1709).

AOUT-2014-9536.JPGPalazzo dans le vieux Mondovi


Pour réaliser cette résurrection, la Fondazione a fait appel à l’Institut Paul Ghetty, ainsi qu’à l’école polytechnique de Milan, pour retrouver les pigments et les méthodes de restauration les plus proches des peintures initiales. Au pied de la colline, la petite ville regorge de ruelles, placettes et façades de toute beauté. Nous partons alors vers Mondovicino, le nouveau temple du shopping, à quelques 5 km de la ville.

AOUT-2014-9498.JPGReception de l'hotel I Gelsi


Il s’agit d’un immense « Outlet Village » de 40 hectares, ouvert en avril 2008, qui rassemble quelques 100 magasins de marque, un super marché, une « power station » où le prix de l’essence est le plus bas d'Italie, parkings en surface et sous terrain, nursery, minigolf, aire de jeux…et restaurants. Pour les passionné(e)s de shopping, c’est la caverne d’Ali Baba. Avec plus de 2 millions de visiteurs la 1ère année, et plus de 8 millions depuis son ouverture, les clients, venus essentiellement du Piémont, de la Ligurie et de la Côte d’Azur, se sont vite fidélisés.

AOUT-2014 9482Salon de l'hotel pour les fetes & les mariages


La cerise sur le cadeau : à cette époque de solde d'été, les boutiques, accordent une remise exceptionnelle, entre 10 et 20%, sur des prix dits d’usine qui ont déjà des réductions pouvant aller jusqu'a 70%. Les magasins, à 70 % vestimentaires, sont conçus comme des vitrines de luxe, avec de grandes marques présentes (créateurs italiens, D&G, Versace, Gucci, Bulgari, Moschino, Prada, Lanerossi, Roberto Cavalli, Marina Rinaldi, Diesel, Gaudi, Geox, Kappa, John Galliano, Fratelli Rossetti etc..). On y trouve aussi parfumeries, produits artisanaux, beauté, linge de maison, art de la table …

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Impossible de rentrer les mains vides, tant les prix sont attractifs : gants en cuir à 17 €, jean de marque à 10 €, ensemble « serveur de barbecue » à 16 €, coffret de 6 couteaux en ceramique Pradel pour 10 euros… Le Troyes Italien est encore bien plus intéressant ! Pour ceux qui seraient tenté par l'expérience du shopping dans cet Outlet village, nous avons réservé un hôtel à partir de Booking.fr qui s'est avéré bien convenable.

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Je n'aime pas trop les chaines d'hôtels impersonnelles et je préfère des établissements plus atypiques. De toute manière, il n'y a pas trop de choix sur Mondovi, puisque la ville n'en possède que trois et le 4e dont celui ci (I Gelsi), est en campagne. Et bien avec sa décoration façon cabaret burlesque et baroque flamboyant, a de quoi surprendre. En plus, son personnel est très aimable et accueillant et le menu du soir au restaurant à 12€ (entrée + plat + dessert) défie toute concurrence. Les plats sont bons et très copieux. La chambre double spacieuse pour 68€ petit déjeuner compris pour un hôtel classé 3 étoiles.

AOUT-2014-9492.JPGPetit salon bibliothéque


Un dernier petit tour le lendemain matin à l'outlet village pour voir si nous ne serions pas passé à coté d'une bonne affaire, puis nous empruntons la route du retour.  En chemin, nous visitons la basilique de Vicoforte voulu par le Duc Charles Emmanuel 1er de Savoie, Prince de Piémont et du Comté de Nice. L'architecte Francesco Gallo construit la coupole elliptique la plus grande du monde. Le sanctuaire abrite la dépouille de Charles Emmanuel et de Marguerite de France (la plus jeune des filles de François 1er).

AOUT-2014-9496.JPGSalon petit dejeuner rien que pour nous


Evidemment pour le retour, je ne prends pas l'autoroute qui rejoint Nice via Savone, mais, je passe par le col di Nava qui descend sur Imperia (Ligurie) Il est le col qui sépare les Alpes Liguriennes au Piémont. Il était le passage obligatoire entre le Piémont et la Ligurie, défendu par une enfilade de forteresses imposantes érigées à la fin du XIXe siècle contre les assauts de la France.

AOUT-2014-9612.JPGbasilique de Vicoforte


En cours de route, nous déjeunons assez tard dans le petit village d'Orméa et de son seul restaurant hôtel trois étoiles (Albergo Italia Ristorante). La aussi, le prix du menu défie toute concurrence, pour 15€, nous avons droit à l'entrée (primi), le plat de résistance (secondi), le dessert (dolci), le vin (ou la bière ou l’eau minérale) et le café.

AOUT-2014-9634.JPGla coupole elliptique la plus grande du monde et des fresques époustouflantes


Puis enfin, on descend le col di Nava vers la Ligurie Occidentale. La Montagne et les sapins font place à la mer, les oliviers et les palmiers.... Quand on voit les immenses oliveraies situées sur les flancs des collines, on comprend mieux pourquoi Imperia est la capitale de l’huile d’olive. D’Imperia, nous rejoignons Vintimille par le bord de Mer en passant par Bordighera et sa magnifique palmeraie, la seconde plus grande palmeraie naturelle d’Europe après Elche en Espagne. Nous voici de nouveau sur la Costa Azzurra !

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*L'interet de la vallée de la Roya est si important que Français et Italiens s'en sont longtemps disputé la posséssion. D'ailleurs, ce territoire n'est français que depuis 1947. Durant la deuxieme moitié du XIXe siécle ou s'élabore l'unité italienne, quelques tensions apparaissent avec la France qui face à l'émergence d'une nouvelle grande nation, se doit de veiller à ses frontiéres. D'ou le traité de 1860 qui rattache le Comté de Nice à la France. Ces territoires n'ont jamais été naturellement Français.... C'est Napoleon Bonaparte qui commencera l'occupation, annéxé plus tard par Napoleon III.

                             DIAPORAMA DE LA BALADE


 **Une erreur qui est faite habituellement : « Nice était italienne »... Cette affirmation est fausse, car cela sous-entendrai que Nice était un territoire de l’Etat italien. Hors, l’Italie en tant qu’Etat et Nation vit le jour le 17 mars 1861 : un peu moins d’un an après l’annexion frauduleuse de Nice par la France. Attention ! Il ne faut pas s’imaginer que Nice si « elle n’était pas italienne » serai alors « française », car comme le disait Garibaldi concernant la nationalité de Nice « Je ne suis ni Italien, Ni Français. Mais Niçois » Bien sûr Nice fut pendant des siècles influencée par la culture italienne (ou plutôt devrait-t-on dire les cultures de la péninsule italienne. Nice à une mentalité, une culture, une architecture, une façon de vivre italianisante si l’on peut dire ainsi. Les Romains faisaient arrêter l’Italie aux bords du Var. Nice s’était proclamé République indépendante en 1108 à l'image des petites républiques comme Florence ou Genes. En 1388, le peuple niçois choisi librement de rejoindre la Savoie.
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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 19:38

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Joubarde des montagnes

 

Pour tout randonneur de haute montagne, le refuge du lac d’Allos est incontournable. Ne pas y aller boire, ne serait ce qu'un verre est à mon sens une erreur tant le cadre est extraordinaire. Il va sans dire que ce peut être le point de départ de randonnées beaucoup plus ambitieuses pour les randonneurs expérimentés.

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Corydale Bulbeuse  et Joubarde à droite dans un rocher


En effet, le refuge du lac d’Allos est situé tout comme son nom l’indique aux pieds du lac d’Allos. On bénéficie d’une vue directe sur le lac que ce soit sur la terrasse ou à l’intérieur du gite. On y est  presque les pieds dans l’eau car la  terrasse est face au Lac. Imaginez l’instant. Quel luxe devant un paysage parfait.

JUILLET-2014-7821.JPGdes tapis de joubardes


Nous voici donc installé au refuge du Lac d'Allos, nous sommes immédiatement accueilli par Fréderic Sala qui nous dirige au dortoir pour y déposer une partie de nos sacs à dos, ce qui va nous soulager pour faire la prochaine randonnée autour du lac ainsi que ses surplombs. L’ambiance intérieure du refuge est de style montagnard bien évidemment (bois, sobriété..). L'accueil est immédiatement chaleureux et on plaisante deja avec Frederic.

JUILLET-2014-7841.JPGlac d'Allos, le sentier des merveilles


Le menu unique pour tous est lui aussi de type montagnard. Bien que la carte du repas soit assez peu fournie (vous comprendrez pourquoi, le gîte est soumis aux règles du parc national du Mercantour et le ravitaillement est rare), les plats servis  sont de qualité et recherchés. Le refuge est ouvert de juillet à septembre de chaque année, le reste du temps celui ci est sous la neige et peu accessible.La Randonnée alors, ce fera en raquette...

JUILLET-2014-7867.JPGAil à fleurs de narcisse


Le refuge est géré par Frederic Sala et Pierre Mercieca. Une étudiante Vietnamiene venue faire une thèse  vient renforcer l'effectif du refuge ainsi qu'une autre étudiante Française. Il y a trois dortoirs, l'un se situe dans le chalet annexe et se compose de 30 lits. Les deux autres sont dans le refuge principal et se composent d'un dortoir de huit lits et d'un autre de 6 lits.Ici, pas de reseau, ni de wifi, l'électricité se fait à partir d'un groupe électrogéne. Tout est éteint à partir de 22h et le matin, il faut liberer les dortoirs au plus tard à 8h. Nous sommes évidemment bien loin du Carlton de Cannes ou du Negresco de Nice.

JUILLET-2014-7872.JPGValeriane des montagnes


Frederic nous installe dans le dortoir de huit personnes. Nous serons deux hommes pour six femmes. Mon lit se trouve juste devant la fenêtre qui surplombe le lac, magique, extraordinaire, stupéfiant... je ne pouvais pas rêver mieux ! C'est le nirvana total.

JUILLET-2014-7919.JPGTussilages au pied de la roche


Lors de notre randonnée, nous ne sommes pas surpris de rencontrer une grande variété de plantes et d’animaux. Ainsi sur le site, nous observons des marmottes, et des vautours fauves toujours aussi impressionnant. Enfin on est en admiration par la très grande variété des plantes qui composent le paysage. C’est somptueux.

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La randonnée, ascension et tour du lac est d’environ 3 heures et s’adresse aux randonneurs avertis. Pour autant les sentiers sont de très bonne qualité et très agréables à pratiquer. On n’oubliera pas que nous sommes en haute montagne. Un minimum d’équipement est à prévoir. Pour notre sécurité, nous avons consulté la météo avant de partir qui ne prévoira pas d'orage important, mais de petites dépressions en milieu d'après-midi, ce qui me permet de vous faire voir des photos avec des lumières et des couleurs différentes.

JUILLET-2014-8134.JPGmarmotte sur un rocher de l'autre coté du torrent


On a de quoi être surpris devant un spectacle aussi saisissant. La flore du parc national du Mercantour est unique en Europe avec plus de 2000 espèces : saxifrage à fleurs multiples, joubarbe, silène acaule, gentiane, arnica, camomille, cintaurée, orchidée, safran qui offrent une palette multicolore au printemps.

JUILLET-2014-7996.JPGje sors un peu de mon terrier


Le Mercantour est le seul Parc national français de montagne où l’on retrouve tous les étages de végétation; depuis la végétation méditerranéenne : chêne vert, olivier, ostrya, jusqu’aux landes à rhododendrons et aux pelouses alpines au-dessus de 2500 m, en passant par les forêts de sapins, épicéas, pins à crochets, pins cembros et surtout mélèzes.

JUILLET-2014-8022.JPGjoubarde et anémone coronaire


Sur les 4.200 espèces de plantes connues en France, près de 2.000 sont représentées dans le Parc national du Mercantour, dont une soixantaine d’espèces endémiques (que l’on ne trouve nulle part ailleurs). Au printemps et en été, c’est une véritable symphonie de couleurs…Avec ses sommets de plus de 3000 m d’altitude, ses multiples lacs glaciaires et ses vallées au caractère très affirmé, le Parc national du Mercantour constitue, à une heure de la mer, le joyau unique d’une nature sauvage préservée.

JUILLET-2014-8044.JPGUn mélange complexe d’influences méditerranéennes et alpines contribue à l’originalité et à la variété des paysages, des milieux naturels, de la faune et de la flore ! Le massif du Mercantour est le dernier promontoire de l’arc alpin, juste avant qu’il ne plonge dans la mer Méditerranée et le Comté de Nice. Parcourir le Mercantour, c’est la garantie d’un émerveillement permanent : à chaque détour du chemin, un nouveau spectacle étonnant nous attend.

JUILLET-2014-8071.JPGlichen sur la roche


Sur le chemin du retour par exemple, je contemple à nouveau les méandres sculptés par le chadoulin (résurgence d'une source du lac, c'est à dire la réapparition à la surface du sol d'un cours d'eau souterrain) qui cherche son chemin parmi tous les obstacles de la nature.

JUILLET-2014-8187.JPGA l'origine, l'insolite plateau herbeux du Laus était un lac creusé par le même glacier. Au cours des millénaires suivants, le ruissellement, y déposa une importante quantité d'alluvions et de sédiments. Les eaux stagnantes furent ensuite colonisées par des organismes végétaux qui comblèrent peu à peu le lac en une succession de couches fossiles. On appelle cela une tourbiére. C'est ce que l'on peut voir en surplombant la prairie.

JUILLET-2014-8176.JPGEn ce qui concerne le lac d'Allos, j'ai oublié de vous dire que celui çi peut rester gelé six à huit mois de l'année. La couche de glace dépasse souvent un mètre d'épaisseur. Glace et neige interdisent la pénétration de la lumière. Le lac est alors en quasi hibernation.

JUILLET-2014-8203.JPGCampanule des montagnes


En quittant un peu le sentier de randonnée et en montant dans les alpages, nous pouvons surprendre les marmottes qui sont partout, toute proches. Mais à chaque fois qu'elles " sifflaient "nous regardions le ciel, pensant découvrir un rapace comme le gypaéte barbu (que nous aperçevons d'ailleurs)  ... Mais non, ce sont des marmottes, jouant, mangeant ou dormant devant leur terrier. Les fameuses marmottes du Mercantour.

JUILLET-2014-8254.JPGA quelques mètres de nous, elles sont là sur un rocher, cachées dans un trou, courant dans l’herbe…Sans bruit, j'en observe quelques une et j'ai la chance d'en photographier, mais, cela se mérite tout de même !

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gentiane jaune à droite

 

Pour survivre l'hiver, notre petit mammifère s'enferme dans son terrier et dort pendant six mois. Sa température peut descendre jusqu'a 5°, la respiration se réduit à un ou deux inspirations par minute et le coeur ne bat plus qu'a 10 ou 12 pulsations au lieu de 200 en pleine activité. Incroyable hein !

JUILLET-2014-8284.JPGSur des rochers, on croirait voir des peintures d'art naif.  Les taches vertes ou brunes que nous voyons sur les rochers sont une forme de végetation pionnière appelée "lichen" et qui comprend quelques 20 000 éspeces différentes. Des etres étranges, parmi les plus agées et les plus primitifs de la flore terrestre. On les trouve aussi bien à l'Equateur qu'au sommet du Mont Blanc, car leurs besoins sont si modestes qu'ils ont pu coloniser les milieux les plus inattendus et les plus inhospitaliers.

JUILLET-2014-8299.JPGsénéçon blanchatre


Leurs couleurs révelent la composition du support sur lequel ils se sont fixés. Une dominante verte signale la silice et noire quand il y a de l'humidité, c'est le cas pour ici. Il faut des siécles pour ajouter l'une de ces minuscules taches de couleurs sur la roche, pour vous dire l'extréme fragilité des lieux et le respect absolu que nous devons avoir dans ce parc d'une incroyable richesse.

JUILLET-2014-8521.JPGtroupeau de moutons dans l'alpage du bas et maison forestiére


Mais voila que le ciel se couvre vite et la brume descend sur les sommets des fameuses "tours" ! Il est temps de rentrer au refuge pour ne pas prendre l'orage en chemin ! L'endroit si joyeux sous le soleil devient presque éffrayant ! Heureusement le refuge n'est pas loin avec un bon chocolat... la pluie se met à tomber. C'est ça la haute montagne !

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Sur le chemin du retour, nous rencontrons le berger que nous avons vu la veille au refuge et qui était venu nous dire un petit bonsoir. Avec son fils et son épouse, ils sont en train de faire le tri des bêtes malades ou blessées de leur troupeau. Une fois fini, ils vont les soigner une à une, panser les bléssures, piqure d'antibiotique, anti inlamatoire, nettoyer leur sabot et parage des onglons. Notre randonnée se termine en se faisant la promesse d'y revenir une autre fois, on ne se lasse pas d'un endroit pareil. Entre ciel et mer, il est un paradis et il s'appelle Mercantour.

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                             DIAPORAMA DE LA RANDONNEE


  
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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 05:10

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On aperçoit les 5 tours de grés ( Tour Plate, Tour Noire, le Sabot, Grande Tour, et Petite Tour).

 

A partir de Grasse, nous prenons la route Napoleon. On dépasse la cité médiévale de Castellane, puis on prend à droite en direction du village de Saint André des Alpes, et enfin le joli village fortifié de Colmars, avec ces deux magnifiques forts, celui de France pour l'entrée sud et celui de Savoie pour le nord, coté comté de Nice, et enfin on arrive à Allos aprés une étape de 130kms.

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Pour aller au lac, il faut emprunter une route très étroite sur une dizaine de kilomètres ou l'on passe de l'altitude de 1300 mètres à celle de 1700 mètres pour ensuite garer son véhicule au parking du Laus (payant 7€). A partir de cet endroit, on rejoint le lac d'Allos et son refuge par un sentier de randonnée qui vous mènera à 2300 mètres d'altitude pour un dénivelé à 600m.

JUILLET-2014-7631.JPGVue du sentier sur la riviere serpentine résurgence du lac d'Allos merveille des Alpes du Sud. Cela me rappelle le Yellowstone aux USA


Sac au dos, appareil photo, barres de céréales, gel de cryothérapie (pour ma jambe et mon pied) et boisson énergisante sont prêtes pour une promenade dans l'un des plus beaux coins d'Europe avec les dolomites en Italie dont le Corbusier, l'un des plus célebres architectes du XXe siécle, a décrit ce massif comme "la plus belle oeuvre architecturale au monde".. Allez, c'est parti dans le Parc National du Mercantour, Lac d'Allos.

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Le parc national du Mercantour est riche d’un patrimoine géologique, naturel et protégé hors du commun comparable au Yosemite et aux plus grands parcs nationaux americains, il fait parti des deux plus beaux parcs naturels français avec celui de l'ile de la Reunion en outre mer et le Lac d’Allos confirme tout cela. En effet faire la randonnée du lac d’Allos est un passage obligé pour tout ceux qui désirent en avoir plein la vue tellement ce site est incroyable.

JUILLET-2014-7735.JPGOn arrive au lac: le refuge annexe comprend un dortoir pour 30 personnes


Tout au long du parcours sur le site du lac d'Allos, le parc national du Mercantour met à notre disposition bon nombre d’indication qui visera à nous faire apprécier l’incroyable qualité du site visité. Alors respectons les lieux, c'est primordial pour cet écosystème unique au monde à cause de son influence alpine, continentale et meditérranèenne à la fois.

JUILLET-2014-7750.JPGle refuge du lac d'Allos, un accueil chaleureux entre amoureux de la montagne


Le chemin se met à monter en écharpe (il y a un seul moment où on peut un peu hésiter sur le chemin à suivre: environ 1/4h après le départ, guère après une bifurcation, on prend à gauche, et on doit traverser un ruisseau). Le chemin se met à monter dans les alpages, au plus haut du col, on aperçoit progressivement le lac d'Allos qui apparaît dans un site remarquable, au devant des fameuses "tours" naturelles (falaises de grés).

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Puis le sentier continue dans une zone rocheuse. Le lac réchappa à deux reprises (une fois au début du XXe siècle, une fois dans les années trente) à des projets de construction d'un barrage hydroélectique, qui aurait défiguré le site. A noter que la baignade y est interdite depuis juin 1995, après qu'un jeune baigneur eut décédé d'hydrocution suite à un plongeon dans ses eaux limpides mais extrémements fraîches.

JUILLET-2014-7771.JPGle dortoir de huit lits


Le lac d'Allos se trouve au coeur du Parc National du Mercantour, il est le plus grand lac naturel d'altitude d'Europe (2228m),  le joyau des Alpes du sud. Enfant des glaciers de l'ère quaternaire, issu de la fonte des neiges et de sources, le lac d Allos d'une superficie de 60ha, atteint la profondeur de 50m ce qui confère à ce plan d’eau des couleurs sombres et des eaux très froides.

JUILLET-2014-7808.JPGOn part faire le tour du lac à la rencontre des marmottes


Milieu d'une extrême fragilité, il abrite la truite fario et l'omble chevalier. Les mélèzes et les sommets tels que la montagne de l’Avalanche 2732 m, la Tête du Lac 2678 m d’un coté et le Mont Pelat 3052m de l’autre qui l’encerclent donnent à ce lac l’environnement qu’il mérite, l'un des plus photogéniques au monde. L'accès au lac d'Allos s'entreprend tout d'abord par un petit chemin de montagne ouvert  du 26 mai au 15 octobre (selon arrêté municipal) jusqu'a l'entrée du sentier du Laus.

JUILLET-2014-7951.JPGDe là, il reste une heure trente de marche à pied avec un dénivelé de 600 mètres. Il est également possible d'accéder au lac d'Allos en 5h30 de marche depuis le village d'Allos par le GR 56B. Au XIIe siècle, il est appelé Levedone. C'est un lac d'origine glaciaire, ses eaux sont évacuées par un passage souterrain naturel, qui aboutit à la source du Chadoulin, dont les eaux rejoignent celles du  majestueux Verdon.

JUILLET-2014-7766.JPGAh oui ! j'oubliais de vous dire que mon lit a la vue directe sur le lac et les tours....magique !


Sur les bords du lac a été édifiée une chapelle consacrée à la Vierge Marie invoquée sous le vocable de Notre-Dame des Monts. Long de 1100 mètres, large de 650 mètres,  la capacité du lac est de 54 million de mètres cubes.  Il y a 20 000 ans un gigantesque glacier creuse ce lac, et l'érosion continue à s'adapter pour survivre, voici les raisons d'une eau si bleue.

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La montée vers le lac d'Allos se fait par un sentier d'interprétation, jalonné de différents panneaux explicatifs : le reboisement des lieux,"même à sec", le lichen sur les rochers, pourquoi les arbres sont-ils courbés ? etc ... La couleur bleu turquoise du lac est magnifique et remarquable. La raison ? L'eau, froide et pauvre en oxygène, ne constitue pas un milieu favorable pour la reproduction des plantes. Avec très peu de matières organiques en suspension, l'eau est transparente et se comporte comme un miroir sur lequel la couleur du ciel se réfléchit.

JUILLET-2014-8352.JPGla bonne soupe du refuge (39 euros en demi pension)


Comme « L’Île Noire » du lac de Crop dans Belledonne, un dicton local est gravé sur une pierre qui reposerait dans le lac, au même niveau de l'évacuation : "quouro mi veiras, plouraras" (quand tu me verras, tu pleureras). Cela signifie que si le niveau du lac baisse jusqu'à mettre à jour la pierre en question, les conséquences seront graves pour l'homme.

JUILLET-2014-8421.JPGLes eaux du lac rejoignent le Chadoulin qui se jette dans le Verdon au niveau du village d'Allos. Au sud, le lac est dominé par les "Tours du Lac", avec 5 tours qui culminent à plus de 2500 mètres d'altitude. Au nord, le sommet culminant est le Mont Pelat (3050 m). Au pied du lac, un refuge idéalement situé permet de se restaurer et de se désaltérer dans un cadre majestueux.

JUILLET-2014-8454.JPGLégèrement en contre-haut a été édifiée une chapelle consacrée à la Vierge Marie, la chapelle Notre-Dame des Monts. La petite chapelle de Notre-Dame des Monts est indissociable du site du lac d’Allos situé à 2 300 mètres d’altitude au cœur du parc du Mercantour. Ses blocs de pierres apparents et son clocheton semblent émerger d'un des gros rochers de grès des abords du lac.

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Cela se passe de commentaire, on reste admiratif !

 

Construite probablement à partir de 1924, elle est l’oeuvre d’un curé-doyen, l’Abbé Thiebaud, qui a également entrepris la réalisation du presbytère. Son clocheton, lui, fut édifié en 1927. La petite superficie de ses édifices, la simplicité de leur architecture et les difficultés d'accès au site témoignent de l'entreprise artisanale et pieuse de l'époque.

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La chapelle ne fait qu'un avec la nature de par son intégration quasi géologique au paysage qui l'environne et sa position dominante sur le Lac la rend difficile d'accès car le terrain est pentu. C'est aussi un lieu de pélerinage puisque tous les ans depuis sa création, une messe y est célébrée le 5 août en présence de plusieurs prêtres, suivi d’une procession au bord du lac et d’une bénédiction.

JUILLET-2014-8458.JPGchapelle de Notre Dame des Monts


On peut y admirer en toute saison des variétés de faunes et de flores protégées d’une très grande richesse que je vous ferai découvrir dans la seconde partie de mon article.

JUILLET-2014-8478.JPGvue sur les cinq "tours" et le refuge


Regardez ici et là gambader des marmottes, des chamois ou encore le fier vautour fauve du Verdon. A partir du printemps, on peut découvrir de nombreuses fleurs autours du lac : renoncules, myosotis, gentianes, silènes, arnicas...des paysages à vous couper le souffle.

JUILLET-2014-8503.JPGTrop souvent la plupart d’entre nous voulons tout, de suite, consommer un instant magique puis repartir. Cela  est contraire à la nature qui met beaucoup de temps à se livrer. Afin de pouvoir apprécier ce patrimoine, son histoire, sa beauté, souvent il faut savoir   "oser " aller hors des sentiers. Enfin il faut savoir écouter et se rapprocher des résidents locaux qui détiennent une grande part des clefs de la découverte de la nature. La randonnée des grandes tours du Lac d’Allos résume le propos car elle nous a été suggéré par un habitué du sentier.

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Afin de protéger la faune, les territoires centraux du massif du Mercantour ont d'abord été classés Réserve royale de chasse en 1859 par le roi Victor-Emmanuel II ( Royaume de Piemont Sardaigne). Le Comté de Nice etait l'un des territoires du Royaume de Sardaigne. Ce patrimoine exceptionnel, qui s'explique par la proximité des montagnes avec la mer et des influences climatiques à la fois méditerranéennes, alpines et continentales, confère à ce territoire un caractère d'une grande diversité qui le rend unique. Sa richesse biologique, la splendeur variée de ses paysages, une nature réputée sauvage, sa richesse culturelle et historique ont contribué largement à l'attribution du label de « Parc national » en 1979, reconnu dans le monde entier comme le plus haut niveau de qualité et de protection des espaces naturels remarquables.

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refuge et dortoir du lac d'Allos

 

                            DIAPORAMA DU LAC D'ALLOS


  
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13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 06:35

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C'est en Mer Ligure, sur les rivages du Comté de Nice, que les Alpes prennent leur essor. A quelques encablures des plages de la Riviera se dressent des nids d'aigles comme nulle part ailleurs, du haut desquels des villages fièrement plantés dans le roc surplombent les flots.

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Ils incarnent les premiers jalons d'un patrimoine exceptionnel, riche et contrasté qui essaime au fil des vallons frais et des collines escarpées. Ces Paysages méritent que l'on prenne le temps d'emprunter les routes pittoresques qui nous mèneront de villages en clochers, de fontaines en placettes, de sites sauvages en jardins, de splendides panoramas en espaces culturel, d'œuvres d'art en trésors de l'artisanat et Peillon possède tout ces trésors.

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Perché à une quinzaine de kilomètres du centre ville de Nice, sur un éperon rocheux, construit en pierre, il se fond dans le paysage, et est peu visible de la vallée du Paillon de l'Escarène. Les hautes maisons sont serrées les unes contre les autres le long des ruelles et escaliers en calade, reliés par d'étroits passages voutés.

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Ce nid d'aigle du haut de ses 376 m d'altitude contre une falaise abrupte domine la vallée. Les ruelles, coupées d'escaliers et de voutes ne sont que piétonnières. Les maisons sont regroupées en cercle suivant les dénivellations du terrain.

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Afin de se protéger des invasions et des méfaits des bandits du moyen age et de la renaissance, les cultivateurs niçois bâtissaient leurs habitations à l'écart de leurs cultures et les entouraient de remparts. Bâties avec les pierres du pays, couvertes de tuiles, elles se serrent les unes contre les autres formant un rempart en entourant l'église et le château qui les dominent.

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Certaines de ces maisons possèdent encore leurs pentures et leurs portes d'origines. A l'intérieur du village, les rues et les ruelles, pavées de pierres ou de galets, en pente et entrecoupées d'escaliers ne permettent pas le passage d'un véhicule. Parfois, des arcades mettent les passants à l'abri du soleil ou de la pluie.

JUILLET-2014-8734.JPGDe nos jours, malheureusement dans le Pays niçois, de nombreux châteaux ont disparus victimes des barbares de la révolution ou d'un certain Vauban sous les ordres de Louis XIV.. Certains ont été reconstruits, d'autres pas.

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A peu de distance de Nice, le village de Peillon est un pur joyau. Si vous ne pouvez en voir qu'un, visitez donc celui-là ! C'est sans doute le plus beau village perché de la Côte d'Azur avec celui de Saorge (Saorgio) dans la vallée de la Roya. C'est pourquoi il a été entièrement classé. Son architecture typiquement médiévale avec son empilement, ses arcades bâties, ses passages voûtés, ses petits escaliers tortueux, offre au visiteur une succession de surprises et d'occasions d'émerveillement.

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Ne soyez pas trop pressé, prenez le temps de savourer cette visite, de flâner dans les petites venelles, de découvrir les vieilles maisons une par une. Peillon est bâti sur un éperon rocheux impressionnant, entouré par un ravin abrupt. Sur les escaliers qui tiennent lieu de rues donnent les marches d'accès aux maisons, que des arcades, jetées sur d'étroites ruelles, relient entre elles. L'église qui date du XVIII° et la chapelle des pénitents blancs du XVI° siècle se trouve tout en haut du village comme s'il fallait les meriter pour atteindre le paradis. On peut y découvrir aussi son moulin à huile et à farine.

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La gleia di peila (l'eglise de peille)

Le village a été cité pour la première fois en 1150. La paroisse de Peillon était alors rattachée à l'abbaye de Saint-Pons. Le Pape les transfère sous l'autorité des chanoines de Saint-Ruff de Valence en mai 1154. Peille (le village voisin, qui est celui de Léo Ferré) et Peillon n'ont formé qu'une seule et même entité jusqu'en 1235, date à laquelle elles furent séparées. Cependant elle conservait la même administration consulaire.

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Peillon passa ensuite sous l'autorité savoyarde en 1388 qui protegea le Comté de Nice contre les envahisseurs Provencaux. Le fief peillonais était partagé entre de nombreux seigneurs jusqu'à la Révolution. Parmi ceux-ci se trouvent les Caïs, les Tonduti, les Borriglione ou encore les Barralis, des familles niçoises très connues dans le Comté.

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Le village a gardé intégralement son aspect médiéval. Peu de rues: partout des escaliers qui serpentent parmi les maisons fleuries, et de nombreux passages voûtés. La fontaine située à l'entrée du village a été inscrite au titre des Monuments historiques en 1941. Il y a aussi un lieu qui est devenu une institution pour les locaux, c'est un restaurant emblématique du pays niçois.

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Le restaurant dont je veux vous parler aujourd’hui fait  partie de ces lieux enchantés.  Vous arrivez, de nuit, dans un village haut perché de notre beau Pays Niçois et, déjà vous avez l’impression d’avoir quitté le monde dans lequel vous vivez au quotidien, ce monde plein de bruit, de vitesse et d’air chargé d’impuretés.

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Vous vous retrouvez subitement transporté ailleurs dans un havre de paix et de tranquillité, éclairé par quelques lumières bien placées ici et là, dans des rues désertes abandonnées aux chats (fort nombreux d’ailleurs) dans ce village qui semble avoir été conservé dans un écrin et préservé de la folie du monde moderne. Vous êtes à Peillon, bien sûr et dans une demeure mythique.

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Cette maison a une âme, une vie propre et, en plus, elle a une histoire. Elle fut le lieu de villégiature de Pierre Brasseur et de Catherine Sauvage puis de Claude Brasseur qui décida de la vendre un jour (de 1961 a 1980). Actuellement,  c’est Romain Clavel-Millo,  le petit fils de l’écrivain Bernard Clavel qui en a fait une table réputée.

JUILLET-2014-8838.JPGPourtant, ce n'est pas ici que nous irons déjeuner, mais dans une autre institution de la cuisine niçoise. A quelques kilometres de la... A Blausasc plus exactement, et dans un ancien moulin à huile. Chez eux que du frais et du fait "Maison" avec les produits de la vallée: Légumes, fruits, huile d'olives....

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A quelques kilomètres de Nice, dans un endroit fait de calme et de douceur de vivre, on découvre un lieu enchanteur protégé par de douces collines plantées de pins et d'oliviers. Quelques kilomètres pour oublier le stress de la ville et des touristes venant des quatre coins du monde…Quelques minutes à peine pour se ressourcer auprès d’une nature à la fois accueillante et vraie.

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Un court déplacement pour découvrir enfin une cuisine emprunte de tradition et de goûts, dans un cadre riche d’histoire et vigueur. Elle est ici cette nature méditerranéenne mélange d’essences végétales, d'oliviers séculaires, de forêts de pins et de chênes bercées par le chant des oiseaux et celui des cigales. Cette nature pleine de tempérament, un brin aride mais si belle !

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Un menu 100% niçois: Les fleurs de courgettes farcies à la Niçoise et son coulis de tomates. La salade de chèvre chaud et son émincé de jambon de pays et de sanguins, lamelle d’encornet géant grillée et sa piperade à la coriandre fraiche et en dessert le pain perdu à la fleur d'oranger et sa boule de glace miel. Socca en apéro et un bon rosé de Bellet sous les airs de Nissa la Bella !

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Vous connaissez tous ces représentations de villages du sud de la France, miniatures en terre cuite que l'on trouve en vente dans les magasins de souvenirs, les provencaux s'en accaparent souvent la paternité. Eh bien, gravir les calades de Peillon donne l'impression de parcourir ces représentations mythiques. Aussi, je ne serai pas surpris de voir déboucher à un croisement de ruelles quelques santons en costumes. Sauf qu'ici, nous ne sommes pas en Provence, mais dans le Comté de Nice ou les villages en nid d'aigles sont les plus nombreux et les plus authentiques....   

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  Ici nous sommes dans un pays qui est un Comté et qui abrite une principauté

 

                                   DIAPORAMA DU VILLAGE


  
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28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 20:37

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Grasse dominant la baie de Cannes et la baie de Napoule

 

Entre Méditerranée et Alpes du sud, la jolie cité médiévale de Grasse s’adosse à la montagne, à 350 mètres d’altitude environ. Le cadre est agréable, le climat presque langoureux à force de douceur et le lacis des ruelles étroites et pittoresques du centre historique incite à la flânerie dans un mélange unique d’architecture dite à la génoise.

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Cet environnement exceptionnel ne fait pas seulement de Grasse, classée Ville d’art et d’histoire par le Ministère de la Culture, un lieu privilégié de villégiature, alliant beauté du site et intérêt culturel. C’est également l’une des raisons essentielles de sa renommée mondiale dans le domaine de la parfumerie, née de la conjonction de plusieurs facteurs. Grasse est l’héritière d’une longue tradition commerçante et industrielle au Moyen-Age.

JUILLET-2014-0114.JPGGrasse l'Italienne


Dès cette époque, les marchands grassois concluent des accords commerciaux avec Gênes et Pise, exportant notamment du cuir tanné, du vin et du bétail. Grâce à la richesse en eau de la région de Grasse, le tannage deviendra l’activité principale de la cité dès le XIIème siècle, lui assurant une prospérité croissante et une flatteuse réputation quant à la qualité de ses produits.

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Les familles de négociants grassois dès cette époque et jusqu’au XVIIIème siècle, assureront la pérennité du tissu économique ainsi constitué, permettant à la ville de traverser les mutations commerciales, sociales ou politiques sans traumatisme. La Renaissance voit éclore une nouvelle mode en provenance d’Italie : celle des gants parfumés. Les tanneurs grassois prompts à s’adapter, s’emparent de ce nouveau créneau et parfument cuirs, sacs, gilets et ceintures avec des graisses et des huiles odoriférantes. Ils ont alors pour clients, nobles et têtes couronnées.

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Cité à l'influence Ligure capitale des figons


 En 1614, le Roi crée le titre de « Maître Gantier-Parfumeur ». Un siècle plus tard, en 1724, c’est de cette corporation définitivement détachée de la tannerie que naîtra « l’Ancêtre » de l’association actuelle des parfumeurs de Grasse. L’impulsion est donnée. Les paysans de la région profitant de la qualité du terroir argilo-calcaire, donc riche en oligo-éléments, du microclimat idéalement doux et de l’ensoleillement indispensable à la bonne croissance des fleurs, cultivent alors dans leurs champs idéalement situés entre mer et montagne, la Jacinthe, la Rose Centifolia autrement appelée Rose de Mai, le Jasmin et la Tubéreuse.

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Palais des congrés de style belle epoque


 Après le passage des barbares de la Révolution française, les impôts augmentent et l’industrie de la tannerie périclite, cédant la place à la production exclusive des parfums. Au XVIIIème et XIXème siècle, la ville connaît un essor économique fulgurant. Les parfumeurs, pour éviter la concurrence de leurs confrères parisiens, se spécialisent dans la fabrication et la vente des matières premières.

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Sieste dans la villa Fragonard 

Les techniques de production se modernisent et s’améliorent pour accroître la rentabilité et faire face à une demande croissante. Dès 1825, les conditionnements des parfums et autres produits dérivés (poudres, savons...) sont fabriqués industriellement et des précurseurs, comme Antoine Chiris, fondent les premières parfumeries de Grasse, rompant avec des méthodes jusqu’alors exclusivement artisanales.

JUILLET-2014-4989.JPGLe canal de la Siagne, ouvert en 1860, permet de développer les champs de plantes à parfum par l’irrigation. La faculté d’adaptation des parfumeurs grassois reste intacte. Et malgré les innovations ou les mutations, la tradition demeure. De très grands parfums sont toujours régulièrement créés à Grasse, entretenant la légende.

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Toutefois, Grasse n’est pas exclusivement un centre industriel mondialement connu pour sa réussite dans le domaine de la parfumerie ; c’est aussi un coin des Alpes Maritimes chargé d’histoire et de culture, comme en témoignent sa richesse architecturale et ses musées ; avec en plus flottant dans l’air, diffus mais perceptible, des effluves de roses et de jasmin.

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Cathédrale de Grasse et ancien Evéché


 Grasse a de nombreuses fois été peinte par des auteurs comme la ville où règne une multitude de fleurs. Dans son édition de 1894, "la Côte d'Azur", Stephen Liegeard, l'inventeur de cette appellation décrit tout le littoral de Cannes à San Remo et s'attarde poétiquement sur la ville de Grasse. "Sachez donc que, retenue par sa ceinture d'orangers sur des déclivités rapides du dernier contrefort des Alpes, la cité des parfums ne semble tenir debout que par un miracle d'équilibre".

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La présence des fleurs et de la parfumerie à Grasse naît de la convergence de faits économiques et sociaux. Pourtant depuis le moyen âge la ville de Montpellier était réputée pour sa Faculté de médecine, de pharmacie et pour ses liens avec la parfumerie. Mais son climat rude ne lui permettait pas l'acclimatation de certaines espèces et obligeait cette ville, propriétaire d'une flotte commerciale, à puiser les matières premières nécessaires à ses apothicaires parfumeurs en Orient et en Italie.

JUILLET-2014-5013.JPGSieste parfumée dans le vieux Grasse


Il fallait supprimer ce coûteux monopole et la ville de Grasse, du fait de son emplacement privilégié, de son micro climat et de l'abondance de ses sources, permettait d'offrir un réservoir d'espèces végétales et d'acclimater les plantes les plus fragiles du monde. Ainsi, la présence des orangers est attestée à Grasse dès le 17ème siècle. De la fin du 18ème siècle à la seconde moitié du 19ème siècle, la parfumerie artisanale grassoise se transforme en véritable industrie.

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De grandes usines spacieuses vont s'installer en périphérie et quitter le stade de fabrique.. Pour répondre à la demande locale en matières premières, outre des orangers qui transforment les baous en magnifiques jardins, des œillets, des rosiers, du jasmin vont être plantés sur les meilleures terres. Des tapis de menthe, sauge sclarée, tubéreuse, jonquilles, jacinthes, genêts, narcisses, géraniums, iris, mimosas, lavandes, cassiers vont fleurir à Grasse. La violette sera semée à proximité des terrasses d'oliviers, arbre symbole de la Méditerranée.

JUILLET-2014-5033.JPGSieste parfumée dans la villa de la Marquise Clapiers-Cabris


Les campagnes du pays de Grasse vont se couvrir de plantes à parfum, les nouvelles espèces remodeler le paysage et rendre les jours de cueillette, "l'air irrespirable à force de sentir bon". En l’an 1040, Grasse apparaît pour la première fois dans un texte historique. Le nom lui-même nous renvoie à l’époque romaine : la ville est située à environ 20 kilomètres du littoral. Ce promontoire s’appelle le « Grand Puy » ou en latin « Podium Grassum ».

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Grasse devint rapidement une ville commerçante. Dès 1171 les marchands concluaient des accords avec Gênes et Pise (les deux grandes républiques de Méditerranée), faisaient rentrer du blé et des peaux, exportaient du cuir tanné, de la toile, du vin et du bétail. Suivant l’exemple des petites républiques italiennes, vers 1138, quatre consuls élus à l’année dirigèrent la ville qui, au début du XIIème siècle devint un siège épiscopal.

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Durant les siècles suivants, les guerres n’épargnèrent pas Grasse. Mais l’essor économique et social qui avait déjà débuté au Moyen-Age se poursuivit sous la monarchie du XVIème au XVIIIème siècle. Il concernait surtout les tanneurs et l’artisanat du parfum. De plus, les marchands exportaient de l’huile d’olive vers la Hollande et l’Angleterre, des savons et des cuirs vers l’Italie. A partir de ces activités familiales furent constituées des sociétés commerciales.

JUILLET-2014-4984.JPGL’essentiel du pouvoir de la ville était détenu par une oligarchie composée de familles de négociants anoblies ou de la haute bourgeoisie. La vie sociale se développa dans l’élégance et le faste sans accentuer les luttes entre noblesse et tiers Etat qui conduiront la France en 1789 à la Révolution et à ses génocides. C’est la raison pour laquelle la ville fut épargnée par les grands bouleversements sociaux. Ce sont les mêmes familles qui dirigeront la ville sous l’empire Napoléonien et sous la Restauration.

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Dans la cour du musée de la parfumerie

 

A cause des impôts élevés et du libre échange post révolutionnaire, le commerce du cuir et les tanneries périclitèrent. La parfumerie accéda aux XVIIIème et XIXème siècles au rang qu’elle occupe encore aujourd’hui. Les nouvelles techniques préludèrent à la fabrication industrielle du parfum. La culture des fleurs en progression ainsi que la création de nouveaux produits et la fabrication de parfums entre les deux guerres donnèrent à Grasse la réputation de « Capitale Mondiale des Parfums.

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                          DIAPORAMA DE LA PROMENADE


  
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