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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 00:09

MAI-2013-7610.JPGla cour de Charles Quint attend François 1er 


Depuis 1494, les rois de France successifs tentent, sans succès, de prendre pied en Italie. Monté sur le trône en 1515, François Ier s’oppose dès 1519 au nouvel empereur Charles Quint, qui possède le nord de l’Italie. La guerre ensanglante l’Europe, puisque Charles Quint possède aussi les Flandres et l’Espagne. Entrecoupé de trêves diverses, le conflit s’éternise.

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En 1538, une nouvelle tentative de réconciliation entre les deux puissants souverains se déroule à Nice sous les auspices du pape Paul III : c’est la paix de Nice, que commémorent la Croix de Marbre érigée dans la rue de France et la voisine rue du Congrès. Mais l’accalmie est de courte durée et le conflit reprend en 1541. Alliés de Charles Quint, les États de Savoie sont en première ligne. François Ier s’allie avec l’empire ottoman et les galères turques mettent le cap sur la Méditerranée occidentale...

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Mme la Vicontesse Alexandra Di Maggio


 Le roi de France, François Ier allié depuis 1536 au sultan Turc Soliman le Magnifique par l'alliance franco-ottomane, ordonna de prendre la ville de Nice, se parjurant en transgressant sa propre décision, prise le 10 septembre 1523 « de renoncer solennellement à tous les droits que pourrait avoir la couronne de France sur Nice ».

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Vingt mille Franco-Turcs, sous les ordres du comte d’Enghien, mirent le siège devant la ville pendant que 120 galères de combat de la Sublime Porte, commandées par Khayr ad-Din dit Barberousse (au service du sultan Soliman), attaquaient Nice par la mer. Cette armada était accompagnée de 40 galiotes, 4 mahonnes et 22 galères françaises. C’était la plus grande armada guerrière des coalisés.

MAI-2013-0468.JPGle Marquis Del Vasto va embrocher l'émissaire de François 1er devant la garde de Provence


La flotte franco-turque, venant de Marseille, arriva dans la rade de Villefranche le 5 août 1543. Les chefs coalisés firent une proposition de reddition que les courageux Niçois rejetèrent. Le premier combat eut lieu dans la plaine de Riquier le 7 août, entre les milices urbaines et l'avant-garde ennemie. Les Niçois furent repoussés dans les murs. Les coalisés installèrent alors leurs batteries tout autour de l'actuel Vieux-Nice, qui formait la totalité de la ville à l'époque.

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Le 10 août, des renforts français arrivèrent par voie de terre venant de la Provence voisine. Le bombardement commença, incessant. Le 15 août, l'assaut général fut donné contre les murailles et les tours du rempart nord, dans l'actuelle zone de la place Garibaldi. Les assaillants, principalement des mercenaires et des soldats ottomans, furent finalement repoussés.

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C'est ici que la tradition rapporte deux événements : une apparition de la Vierge Marie protectrice de la ville, qui donna lieu, en grâce, à la construction d'une chapelle dite de la Madone de Sincaïre et l'intervention de Catherine Ségurane, une lavandière héroïque, qui aurait galvanisé la défense niçoise.

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Baronne Diana de Castelana et Mme la Marquise Elonora de Cunéo


 À la suite de l'échec de l'assaut, les dissensions gagnèrent le camp coalisé, tandis qu'en Piémont, le duc Charles II de Savoie et son allié le marquis Del Vasto, gouverneur de Milan au nom de Charles-Quint, levaient une armée de secours dont un premier détachement s'installa à Sospel le 14 août.

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François 1er , la Reine et l' Evéque de Grasse Augustin Grimaldi

 

Du 15 au 22 août, le bombardement reprit, et deux nouvelles brèches furent ouvertes, cette fois sur le rempart nord-ouest, au niveau des actuelles place Saint-François et rue du Pont-Vieux.  Le 19 août, une partie du contingent ottoman conduisit une razzia qui remonta la vallée du Paillon, jusqu'à L'Escarène, et franchit le col de Braus, jusqu'à Sospel. Certaines sources parlent de 500, voire de 1500 captifs. Emmenés vers l'Orient pour l’esclavage, ces captifs furent délivrés par la flotte espagnole au large de la Sardaigne.

MAI-2013-0480.JPGEnfin le 7 septembre, l'armée de secours, sous le double commandement de Charles II de Savoie et du marquis Del Vasto, s'annonça par voie de mer et de terre, venant de Ligurie. Les assiégeants levèrent le camp les 8 et 9 septembre 1543, tandis que la ville était en grande partie incendiée et pillée.

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l'Ecuyer Joseph André de Cavalhino et le petit Prince du Piemont Emmanuel Philibert

 

La flotte ottomane demeura cependant encore aux îles de Lérins (Cannes) jusqu'au 25 septembre, avant de se replier sur Toulon, que François Ier avait fait entièrement vider de ses habitants (la cathédrale Sainte-Marie-de-la-Seds, Sainte-Marie-Majeure fut transformé en mosquée au cours de l'hiver 1543–1544 afin d'accueillir les troupes musulmanes dirigées par l'amiral ottoman Khayr ad-Din dit Barberousse sur ordre du roi de France et de se mettre à leur disposition. L’étendard ottoman flottera sur la ville pendant plusieurs mois). Elle y demeura jusqu'en mai 1544. Progressivement, les troupes ducales de Savoie reprirent le contrôle du territoire.

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L'empereur Charles Quint et le roi  François 1er

Le Siège de 1543 a profondément marqué la construction de la mémoire civique de Nice. Le mythe de Catherine Ségurane et le récit de l'intervention miraculeuse de la Vierge Marie sur le bastion Sincaïre au plus fort de la bataille construisent la mémoire de Nice autour des valeurs de résistance et de courage, nous en sommes tous très fier !

MAI-2013-7679.JPGDès 1552 les consuls de Nice font construire une chapelle dédiée à Notre dame du Sincaïre qui entend montrer que la ville de Nice, en résistant héroïquement aux Turcs et à leurs alliés Français, est un vrai fer de lance de la croisade (croisade auquel la France ne participa jamais). Nice s'inscrit donc dans cet idéal combattant qui anime tout le XVIe siècle.

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 NICAEA, CIVITAS FIDELISSIMA .... NICE LA VICTORIEUSE


 La mémoire du siège de 1543 est toujours marquée par divers éléments disséminés dans le Vieux Nice, notamment les boulets des canons français présents dans certaines rues et sur la place Garibaldi, comme la plaque commémorant le vœu des consuls de 1552 qui se trouve sur la façade de la chapelle du saint Sépulcre, ou bien le monument à Catherine Ségurane érigé sur les restes du bastion Sincaïre, ou encore la statue de la Notre Dame du Sincaïre pieusement conservée par les pénitents bleus.

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Si aujourd’hui à Villeneuve Loubet l’heure est aux festivités, il est important de rappeler de triste mémoire, ces événements qui ne sont mentionnés dans les livres d’histoire que très partiellement, et pour cause, car ce ne sont pas des moments glorieux de l’histoire de France.

MAI-2013-0300-copie-1.JPGJe reprends à nouveau la liste de mes festivités ou les victuailles sont grandement représentées. Le ventre, c’est très important ! Un vaste espace de tavernes avait été installé sur le pré de ville ou hypocras et autres boissons enchanteresses coulèrent à flot, mais toujours avec modération n'est ce pas !

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Les archers proposèrent leur initiations, la compagnie « Los Mercatores » roublards et bonimenteurs ont colporté leurs aventures; les Monts Rieurs, des gueux et ribaudes sillonnaient les rues du village jouant le jeu de la basse société. Les Magnans, des danseurs et danseuses proposèrent des danses de cour; la compagnie Alchymére, joyeuse troupe de musiciens et de jongleurs burlesques ont enchanté nos esgourdes.

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Mr le chevalier de Céssole et sa cousine Magdaléna Orsini de Giordano fille de Paolo Giordano II Orsini, troisième duc de Bracciano


 Les compagnons de la tourrentelle et la sorcière, nous ont joué bien des tours ! Sans oublier toutes les auberges du village qui ont proposé des menus médiévaux. Il ne faut pas oublier que nous sommes dans la ville natale d’Auguste Escoffier « roi des cuisiniers » et « cuisinier des rois » qui a fait connaitre internationalement la cuisine française....

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La peu commode Contesse de Tende Anne de Montmorency (à gauche) et sa dame de compagnie    

                             

                                         DIAPORAMA DE LA FETE


  

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Published by freerider06 - dans ALPES MARITIMES

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